{"id":2317,"date":"2024-11-20T20:19:55","date_gmt":"2024-11-20T19:19:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/?p=2317"},"modified":"2024-11-20T20:20:38","modified_gmt":"2024-11-20T19:20:38","slug":"debs-auguste-1813-1849-une-carriere-trop-breve","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/debs-auguste-1813-1849-une-carriere-trop-breve.html","title":{"rendered":"Debs, Auguste (1813-1849), une carri\u00e8re trop br\u00e8ve"},"content":{"rendered":"\n<p>Debs, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 trente-cinq ans, sa carri\u00e8re n&rsquo;a pu se d\u00e9ployer pleinement. Normalien [1834] ; agr\u00e9g\u00e9 de philosophie [1838] ; docteur \u00e8s-lettres [1844] : on imaginerait volontiers Debs devenir proviseur et peut-\u00eatre m\u00eame recteur.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>[Charles] Auguste Debs [1813-1849]. N\u00e9 le 14 d\u00e9cembre 1813, \u00e0 Strasbourg [Bas-Rhin] ; mort en mars 1849, \u00e0 Rouen [Seine-Inf\u00e9rieure ; aujourd&rsquo;hui Seine-Maritime].<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9l\u00e8ve \u00e0 Paris du coll\u00e8ge royal de Saint-Louis.<\/p>\n\n\n\n<p>1834<br>ANCIEN \u00c9L\u00c8VE DE L&rsquo;\u00c9COLE NORMALE.<br>Ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale [27 novembre 1834]. 1\/14.<br>Sont re\u00e7us au concours d\u2019entr\u00e9e, en 1834, dans l\u2019ordre de classement, comme \u00e9l\u00e8ves pensionnaires, section Lettres, pour une dur\u00e9e de scolarit\u00e9 de trois ans, les quatorze \u00e9l\u00e8ves suivants&nbsp;: Auguste Debs [1813-1849] ; L\u00e9on Puiseux [1815-1889] ; Henri Joseph Chevriaux [1816-1883]&nbsp;; Francisque Bouillier [1813-1899]&nbsp;; Pierre Hamel [1815-NNN]&nbsp;; Rudolph [1810-NNN]&nbsp;; Jean Jacques Guillemin [1814-1870]&nbsp;; D\u00e9sir\u00e9 Henne&nbsp;[1812-1869] ; Alexis Pierron [1814-1878]&nbsp;; Pierre Gabriel Fran\u00e7ois R\u00e9vol [1813-1847] ; Charles Picquet [1814-1874]&nbsp;; Jean Louis Taulier [1816-1896]&nbsp;; Antoine Mac\u00e9 de L\u00e9pinay [1812-1891]&nbsp;; Eug\u00e8ne Baret [1814-1887].<br>Sont \u00e0 demi-pension : Charles Picquet [1814-1874]&nbsp;; Jean Louis Taulier [1816-1896]&nbsp;; Antoine Mac\u00e9 de L\u00e9pinay [1812-1891]&nbsp;; Eug\u00e8ne Baret [1814-1887].<\/p>\n\n\n\n<p>1835<br>R\u00c9P\u00c9TITEUR D&rsquo;ALLEMAND \u00c0 L&rsquo;\u00c9COLE NORMALE.<br>Alors qu&rsquo;il est \u00e9l\u00e8ve de deuxi\u00e8me ann\u00e9e, de la section Lettres, en 1835\/1836, Auguste Debs, qui a v\u00e9cu dans son enfance \u00e0 Strasbourg, est charg\u00e9 d&rsquo;assurer un cours \u00e9l\u00e9mentaire d&rsquo;allemand \u00e0 ses condisciples [section Lettres et Sciences m\u00e9lang\u00e9es], \u00e0 raison d&rsquo;une heure et demie par semaine. Ceci en conformit\u00e9 avec le r\u00e8glement de 1834, qui avait cr\u00e9\u00e9 pour les langues vivantes des conf\u00e9rences libres, o\u00f9 les \u00e9l\u00e8ves qui en \u00e9taient reconnus capables servaient de ma\u00eetres \u00e0 leurs camarades.<\/p>\n\n\n\n<p>1837<br>COMPOSITION DU JURY D&rsquo;AGR\u00c9GATION DE PHILOSOPHIE.<br>Sont, aupr\u00e8s de Victor Cousin [1792-1867], conseiller au Conseil royal de l\u2019instruction publique, pr\u00e9sident du jury, membres du jury d&rsquo;agr\u00e9gation de philosophie en 1837&nbsp;:<br>Fr\u00e9d\u00e9ric Cuvier [1773-1838], Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des \u00e9tudes, depuis le 31 mars 1831&nbsp;; Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac [1766-1845], inspecteur de l\u2019acad\u00e9mie de Paris [1829-1845] depuis le 7 octobre 1829&nbsp;; Philibert Damiron [1794-1862], professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal de Louis-le-Grand&nbsp;; Marie Nicolas Bouillet [1798-1864], professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal de Charlemagne.<br>Le concours a \u00e9t\u00e9 ouvert \u00e0 la Sorbonne, le 21 juillet 1837.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur les six candidats inscrits, quatre seulement ont r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019appel&nbsp;: M. Jeannel, charg\u00e9 du cours de philosophie au coll\u00e8ge royal de Pontivy, et MM. Bouillier, Debs et Henne, \u00e9l\u00e8ves actuels de l\u2019\u00c9cole normale, tous les quatre remplissant les conditions prescrites par les r\u00e8glements.<\/p>\n\n\n\n<p>Ont \u00e9t\u00e9 refus\u00e9s : Auguste Debs [1813-1849], ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale [1834] ; qui sera re\u00e7u \u00e0 l\u2019agr\u00e9gation de philosophie, l\u2019ann\u00e9e suivante, le 12 septembre 1838, alors qu&rsquo;il est charg\u00e9 de l&rsquo;enseignement de la philosophie au coll\u00e8ge royal de Limoges.<br>Charles Jeannel [1809-1886] ; qui sera lui aussi re\u00e7u \u00e0 l\u2019agr\u00e9gation de philosophie l\u2019ann\u00e9e suivante, le 12 septembre 1838, alors qu&rsquo;il est charg\u00e9 de la philosophie au coll\u00e8ge royal de Poitiers.<\/p>\n\n\n\n<p>1837<br>CHARG\u00c9 DE L&rsquo;ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE \u00c0 LIMOGES.<br>Apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l&rsquo;agr\u00e9gation de philosophie en 1837, Auguste Debs est nomm\u00e9 charg\u00e9 de l&rsquo;enseignement de la philosophie au coll\u00e8ge royal de Limoges [d\u00e9partement de Haute-Vienne ; acad\u00e9mie de Limoges] en remplacement d&rsquo;Adolphe Bertereau [1812-1879], ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale [1831], nomm\u00e9 professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal d\u2019Amiens.<\/p>\n\n\n\n<p>1838<br>RE\u00c7U \u00c0 L&rsquo;AGR\u00c9GATION DE PHILOSOPHIE.<br>Auguste Debs se pr\u00e9sente \u00e0 nouveau \u00e0 l&rsquo;agr\u00e9gation de philosophie en 1838.<br>C&rsquo;est Th\u00e9odore Jouffroy [1796-1842], professeur de Philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris, et non V. Cousin [sans doute pour des raisons de sant\u00e9], qui pr\u00e9side en 1838 le jury d&rsquo;agr\u00e9gation de philosophie.<br>Sont membres du jury : Philibert Damiron [1794-1862], professeur de d&rsquo;Histoire de la philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris ; Jean-Jacques S\u00e9verin de Cardaillac [1766-1845], inspecteur de l&rsquo;acad\u00e9mie de Paris ; Jules Barth\u00e9lemy Saint-Hilaire [1805-1895], professeur de Langue et de Philosophie grecques du Coll\u00e8ge de France ; Marie Nicolas Bouillet [1798-1864], professeur de philosophie au coll\u00e8ge Henr-IV.<br>Les r\u00e9sultats sont proclam\u00e9s le 12 septembre 1838.<\/p>\n\n\n\n<p>Sont re\u00e7us \u00e0 l&rsquo;agr\u00e9gation de philosophie en 1838, dans l&rsquo;ordre de classement&nbsp; : Auguste Debs [1813-1849], ancien \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;\u00c9cole normale [1834], charg\u00e9 de philosophie au coll\u00e8ge royal de Limoges&nbsp;; Charles Jeannel [1809-1886], charg\u00e9 de la philosophie au coll\u00e8ge royal de Poitiers&nbsp;; Auguste Morelle [1807-1887], ancien \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;\u00c9cole normale [1827, \u00c9cole pr\u00e9paratoire], r\u00e9gent de philosophie au coll\u00e8ge de Lille.<\/p>\n\n\n\n<p>1838<br>ORAL DE L&rsquo;AGR\u00c9GATION DE PHILOSOPHIE.<br>Un compte rendu de l&rsquo;oral du concours d&rsquo;agr\u00e9gation de philosophie, paru dans le Journal g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;instruction publique : enseignement sup\u00e9rieur, permet de conna\u00eetre le d\u00e9roulement des \u00e9preuves affront\u00e9es par Auguste Debs.<\/p>\n\n\n\n<p>&lt; Debs, appel\u00e9 le premier, avait \u00e0 exposer l&rsquo;objet et le plan de la M\u00e9taphysique d&rsquo;Aristote, et donner l&rsquo;explication des termes principaux introduits par le philosophe de Stagyre dans le langage de la science. Il a fait cette exposition avec clart\u00e9 et bri\u00e9vet\u00e9 &gt;.<br>Le lendemain [25 ao\u00fbt 1838], Debs est oppos\u00e9 \u00e0 Pierre Auguste Boutron [1813 -1874]. &lt; Debs a voulu ramener \u00e0 un principe unique toutes les objections d&rsquo;Aristote, l&rsquo;id\u00e9e de l&rsquo;utile qu&rsquo;il oppose \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de juste qui est le principe fondamental de Platon. Il a \u00e9mis l&rsquo;opinion qu&rsquo;une fois on aurait bien compris et appr\u00e9ci\u00e9 le principe d&rsquo;Aristote on pourrait plus facilement juger ses objections &gt;.<br>Enfin, le troisi\u00e8me jour [26 ao\u00fbt] &lt; Debs a fait la th\u00e9orie de la d\u00e9duction et de l&rsquo;induction. [\u2026]. Entrant r\u00e9ellement dans son sujet, il a fait une excellente th\u00e9orie de ces deux op\u00e9rations si importantes de l&rsquo;entendement ; et insistant principalement sur l&rsquo;induction qui est en effet celle dont la th\u00e9orie est la moins avanc\u00e9e, il a montr\u00e9 en quoi elle diff\u00e9rait de la d\u00e9duction et comment, toutefois, elle pouvait s&rsquo;y ramener. [\u2026]. Cette le\u00e7on, fort \u00e9tendue, \u00e9tait pleine de choses, et n&rsquo;a paru longue \u00e0 personne \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/books.google.fr\/books?hl=fr&amp;id=NqwoHDSLE54C&amp;q=Jouffroy#v=snippet&amp;q=Jouffroy&amp;f=false<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>1838<br>MA\u00ceTRE SURVEILLANT \u00c0 L&rsquo;\u00c9COLE NORMALE.<br>Apr\u00e8s l&rsquo;agr\u00e9gation, Victor Cousin retient Auguste Debs comme ma\u00eetre surveillant \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale : Auguste Debs y est ma\u00eetre surveillant en 1838-1839, en m\u00eame temps que Delaprovostaye [1835-1839] qui pr\u00e9pare l&rsquo;agr\u00e9gation de sciences physiques pr\u00e8s les Facult\u00e9s. Debs continue son enseignement d&rsquo;allemand.<br>Apr\u00e8s cette ann\u00e9e pass\u00e9e comme ma\u00eetre surveillant, Auguste Debs est nomm\u00e9 enseignant \u00e0 Blois [1842].<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est \u00e0 partir du 28 septembre 1841 [1841-1843] que sera nomm\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale, avec Adolphe R\u00e9gnier [1804-1884], le premier ma\u00eetre de conf\u00e9rences d&rsquo;allemand ; et \u00e0 partir du 18 novembre 1845 [1845-1849] que sera nomm\u00e9, avec Francis Churchill, le premier ma\u00eetre de conf\u00e9rences d&rsquo;anglais.<\/p>\n\n\n\n<p>1839<br>PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE \u00c0 ORL\u00c9ANS.<br>Auguste Debs est nomm\u00e9, le 31 ao\u00fbt 1839, au coll\u00e8ge royal d&rsquo;Orl\u00e9ans [d\u00e9partement du Loiret ; acad\u00e9mie d&rsquo;Orl\u00e9ans], en remplacement de Francisque Bouillier [1813-1899], rest\u00e9 deux ans \u00e0 Orl\u00e9ans [1837-1838], qui vient d&rsquo;\u00eatre promu \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Lyon, r\u00e9tablie le 24 ao\u00fbt 1838, comme charg\u00e9 des fonctions de professeur [fin 1838] puis professeur titulaire de la chaire de Philosophie de 1839 \u00e0 1864.<br>Auguste Debs reste en poste jusqu&rsquo;en septembre 1843.<\/p>\n\n\n\n<p>Est remplac\u00e9 \u00e0 Orl\u00e9ans par D\u00e9sir\u00e9 Henne [1812-1869], ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale [1834], agr\u00e9g\u00e9 de philosophie [1837], qui vient de soutenir sa th\u00e8se de doctorat \u00e8s-lettres sur l&rsquo;\u00c9cole de M\u00e9gare.<\/p>\n\n\n\n<p>1843<br>PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE \u00c0 AMIENS.<br>Nomm\u00e9 le 26 septembre 1843, professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal d\u2019Amiens [d\u00e9partement de la Somme ; acad\u00e9mie d&rsquo;Amiens], en remplacement d\u2019Alfred Lorquet [1815-1883], qui vient, \u00e0 la suite d&rsquo;un concours, d&rsquo;\u00eatre institu\u00e9 le 15 septembre 1843 en qualit\u00e9 d\u2019agr\u00e9g\u00e9 pr\u00e8s les Facult\u00e9s des Lettres des d\u00e9partements ; et nomm\u00e9 \u00e0 Paris au coll\u00e8ge Charlemagne.<\/p>\n\n\n\n<p>1844<br>DOCTORAT \u00c8S-LETTRES.<br>Docteur \u00e8s-lettres [Paris, ao\u00fbt 1844] avec une th\u00e8se latine qui porte sur la vie et les \u0153uvres de Jordano Bruno : Ph. Jordani Bruni Nolani vita et placita, conscripsit A. Debs, philos. prof. Scholae norm. olim alumni.<br>[Amiens : Imprimerie de E. Yvert, Rue des sergents, 32. In-8, 131 p., 1844].<br>Avec, en exergue, sur la page de titre : La morte in un secolo fa vivo in tutti gli altri\u2026(J. Bruno.)<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k5328200f.texteImage<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>La th\u00e8se fran\u00e7aise a pour titre : Tableau de l&rsquo;activit\u00e9 volontaire pour servir \u00e0 la science de l&rsquo;\u00e9ducation, par A. Debs, Professeur de philosophie, Ancien \u00c9l\u00e8ve de l&rsquo;\u00c9cole normale.<br>[Amiens : Imprimerie de Duval et Herment, Place P\u00e9rigord. In-8, 196 p. , 1844].<br>La th\u00e8se est \u00e9dit\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/books.google.com.ag\/books?id=5FM04MTqXNIC&amp;printsec=frontcover#v=onepage&amp;q&amp;f=false<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>MAINTENU PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE \u00c0 AMIENS.<br>Apr\u00e8s le doctorat, Auguste Debs est maintenu \u00e0 Amiens. Il y reste jusqu&rsquo;en d\u00e9but 1848.<br>Est remplac\u00e9 en janvier 1848 par Pierre Boutron [1813-1874], ancien \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;\u00c9cole normale [1833], agr\u00e9g\u00e9 de philosophie [1845].<\/p>\n\n\n\n<p>1848.<br>PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE \u00c0 ROUEN.<br>Auguste Debs est nomm\u00e9, le 22 janvier 1848, professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal, puis lyc\u00e9e de Rouen [Seine-Inf\u00e9rieure], en remplacement de Charles B\u00e9nard [1807-1898], en poste \u00e0 Rouen depuis le 5 octobre 1840, nomm\u00e9 professeur divisionnaire de philosophie \u00e0 Paris au coll\u00e8ge royal Bourbon [Condorcet].<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le chapitre III de ses M\u00e9moires d&rsquo;un critique, publi\u00e9 en 1895, Jules Levallois [1829-1903] consacre dans le chapitre III un passage \u00e0 Auguste Debs [1813-1849], qui a \u00e9t\u00e9 en 1849 son professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal de Rouen.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9voquant la d\u00e9nonciation aupr\u00e8s des autorit\u00e9s religieuses dont Debs est l&rsquo;objet, \u00e0 la suite d&rsquo;une le\u00e7on sur la pri\u00e8re, Jules levallois poursuit : &lt; Ses le\u00e7ons \u00e9taient pourtant d\u2019une extr\u00eame innocence. Il nous enseignait la placide philosophie \u00e9cossaise de Dugald Stewart et de Thomas Reid, \u00e0 laquelle il ajoutait deux parties nouvelles : L&rsquo;esth\u00e9tique et la p\u00e9dagogie. La psychologie, qui commen\u00e7ait \u00e0 poindre alors, avait en lui un sectateur z\u00e9l\u00e9. \u00ab Vous, Debs, vous serez orientaliste \u00bb, lui avait dit Victor Cousin \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale ; et comme Debs s\u2019obstinait \u00e0 rester psychologue, il fut promen\u00e9 de coll\u00e8ge en coll\u00e8ge, ballott\u00e9 de disgr\u00e2ce en disgr\u00e2ce &gt;.<\/p>\n\n\n\n<p>Auguste Debs d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Rouen, en mars 1849, dans sa trente-sixi\u00e8me ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Est remplac\u00e9 par Augusto Vera [1813-1885], agr\u00e9g\u00e9 de philosophie [1844], ant\u00e9rieurement professeur de philosophie \u00e0 Limoges, nomm\u00e9 \u00e0 Rouen le 4 avril 1849.<\/p>\n\n\n\n<p>CORRESPONDANT DE L&rsquo;ASSOCIATION DES ANCIENS \u00c9L\u00c8VES.<br>A \u00e9t\u00e9 correspondant de l\u2019Association des anciens \u00e9l\u00e8ves de l\u2019\u00c9cole normale. D\u00e9cid\u00e9e en 1845, l&rsquo;Association fraternelle et charitable entre tous les anciens \u00e9l\u00e8ves de l\u2019\u00c9cole normale, cr\u00e9\u00e9e au 1er janvier 1846, pr\u00e9sid\u00e9e par Victor Cousin, de 1846 \u00e0 1849, puis par Paul Fran\u00e7ois Dubois, de 1850 \u00e0 1866, re\u00e7oit les cotisations et le soutien de nombreux anciens \u00e9l\u00e8ves, enseignants et administratifs, r\u00e9partis sur tout le territoire.<\/p>\n\n\n\n<p>SOURCES.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/data.bnf.fr\/10183142\/auguste_debs\/<\/li>\n\n\n\n<li>https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Debs-Auguste-et-l-enseignement-de-la-philosophie-dans-les-annees-1840.html<\/li>\n\n\n\n<li>Michel Espagne, Fran\u00e7oise Lagier, Michael Werner. [Revue] Philologiques, II. \u00ab Les premiers enseignants d\u2019allemand en France [1830-1850]. [Paris : \u00c9ditions de la Maison des Sciences de l\u2019Homme. 240 p., 1991].<\/li>\n\n\n\n<li>Jules Levallois. M\u00e9moires d&rsquo;un critique. 1895.<br>https:\/\/fr.wikisource.org\/w\/index.php?title=Page:Levallois_-_M%C3%A9moires_d%E2%80%99un_critique,_Librairie_illustr%C3%A9e.djvu\/80&amp;action=edit&amp;redlink=1<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Debs, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 35 ans, sa carri\u00e8re n&rsquo;a pu se d\u00e9ployer pleinement. Normalien [1834] ; agr\u00e9g\u00e9 de philosophie [1838] ; docteur \u00e8s-lettres [1844] : on imaginerait volontiers Debs devenir proviseur et peut-\u00eatre m\u00eame recteur.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-2317","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2317","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2317"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2317\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2319,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2317\/revisions\/2319"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2317"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2317"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2317"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}