{"id":2268,"date":"2024-08-22T12:48:30","date_gmt":"2024-08-22T10:48:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/?p=2268"},"modified":"2024-08-22T12:48:31","modified_gmt":"2024-08-22T10:48:31","slug":"charles-gouraud-1823-1876-distingue-par-lacademie-des-sciences-morales-et-politiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/charles-gouraud-1823-1876-distingue-par-lacademie-des-sciences-morales-et-politiques.html","title":{"rendered":"Charles Gouraud (1823-1876), distingu\u00e9 par l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques"},"content":{"rendered":"\n<p>Essayiste au talent multiple, philosophe dipl\u00f4m\u00e9, pourfendeur de 1848, partisan du protectionnisme \u00e9conomique, auteur de nombreux ouvrages sur des pays europ\u00e9ens, tent\u00e9 par le roman, et m\u00eame le th\u00e9\u00e2tre, Charles Gouraud, volontiers moralisateur, m\u00e9rite peut-\u00eatre l&rsquo;\u00e9pith\u00e8te d&rsquo; \u00ab auteur injustement oubli\u00e9 \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Charles [Mathurin Claude] Gouraud [1823-1876]. N\u00e9 le 20 octobre 1823, \u00e0 Choisy-le-Roy [Seine, aujourd&rsquo;hui Val-de-Marne] ; mort le 24 septembre 1876, \u00e0 Palerme [royaume d&rsquo;Italie].<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tudes \u00e0 Paris au lyc\u00e9e Charlemagne.<br>En classe de troisi\u00e8me [1838-1839] re\u00e7oit, dans la s\u00e9ance d&rsquo;ao\u00fbt 1839, un premier accessit pour le th\u00e8me latin, et un premier accessit pour le th\u00e8me grec.<br>Licenci\u00e9 de la Facult\u00e9 des Lettres de Paris [9 septembre 1843].<br>\u00c9tudes de Droit.<\/p>\n\n\n\n<p>1844<br>CONCOURS SUR L&rsquo;EXAMEN CRITIQUE DE L&rsquo;\u00c9COLE D&rsquo;ALEXANDRIE.<br>Charles Gouraud re\u00e7oit, en avril 1844, une mention tr\u00e8s honorable au cinqui\u00e8me concours de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques, propos\u00e9 en avril 1841, sur l&rsquo;Examen critique de l&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;Alexandrie, prix remport\u00e9 par \u00c9tienne Vacherot [1809-1897].<\/p>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;agissait du cinqui\u00e8me concours propos\u00e9, \u00e0 l&rsquo;initiative de Victor Cousin, le 24 avril 1841, comme prix du Budget, par la section de Philosophie de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques.<br>Les concours ant\u00e9rieurs avaient eu lieu en juin 1833 [Examen de la M\u00e9taphysique d\u2019Aristote] ; en mars 1835 [Examen critique de l&rsquo;Organum d&rsquo;Aristote ] ; en novembre-d\u00e9cembre 1836 [Examen critique de la philosophie allemande] ; en juin 1838 [Examen critique du cart\u00e9sianisme].<\/p>\n\n\n\n<p>Le programme \u00e9tait d\u00e9fini de la mani\u00e8re suivante :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Faire conna\u00eetre, par des analyses \u00e9tendues et approfondies, les principaux monuments de cette \u00e9cole depuis le II \u00e8me si\u00e8cle de notre \u00e8re, o\u00f9 elle commence avec Ammonius, Saccas et Plotin jusqu\u2019au VI \u00e8me si\u00e8cle, o\u00f9 elle s\u2019\u00e9teint, avec l\u2019antiquit\u00e9 philosophique, \u00e0 la cl\u00f4ture des derni\u00e8res \u00e9coles pa\u00efennes, par le d\u00e9cret c\u00e9l\u00e8bre de 529, sous le consulat de D\u00e9cius et sous le r\u00e8gne de Justinien.<\/li>\n\n\n\n<li>Insister particuli\u00e8rement sur Plotin et sur Proclus ; montrer le lien syst\u00e9matique qui rattache l\u2019\u00e9cole d\u2019Alexandrie aux religions antiques, et le r\u00f4le qu\u2019elle a jou\u00e9 dans la lutte du paganisme expirant contre la religion nouvelle.<\/li>\n\n\n\n<li>Apr\u00e8s avoir reconnu les ant\u00e9c\u00e9dents de la philosophie d\u2019Alexandrie, en suivre la fortune \u00e0 travers les \u00e9coles chr\u00e9tiennes du Bas-Empire et du Moyen Age, et surtout au XIVe si\u00e8cle, dans cette philosophie qu\u2019on peut appeler philosophie de la Renaissance.<\/li>\n\n\n\n<li>Appr\u00e9cier la valeur historique et la valeur absolue de la philosophie d\u2019Alexandrie.<br>D\u00e9terminer la part d\u2019erreur et la part de v\u00e9rit\u00e9 qui s\u2019y rencontrent, et ce qu\u2019il est possible d\u2019en tirer au profit de la philosophie de notre si\u00e8cle.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Le rapport concernant les diff\u00e9rents m\u00e9moires remis est \u00e9tabli par Jules Barth\u00e9lemy-Saint-Hilaire [samedi 27 avril et samedi 4 mai 1844].<br>Le prix est d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 \u00c9tienne Vacherot [1809-1897], directeur des \u00e9tudes et ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale, qui publiera en 1846-1851, les trois tomes de l\u2019Histoire critique de l&rsquo;\u00c9cole d&rsquo;Alexandrie.<\/p>\n\n\n\n<p>1846<br>CONCOURS SUR LA TH\u00c9ORIE DE LA CERTITUDE.<br>Charles Gouraud obtient, en d\u00e9cembre 1846, la premi\u00e8re mention honorable dans le concours de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques, propos\u00e9 le 6 mai 1843, sur la Th\u00e9orie de la certitude, prix remport\u00e9 par Auguste Javary [1820-1852], r\u00e9gent de philosophie au coll\u00e8ge de Libourne [Gironde].<\/p>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;agit du sixi\u00e8me concours, propos\u00e9 en mai 1843.<br>Le programme \u00e9tait d\u00e9fini de la mani\u00e8re suivante :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>D\u00e9terminer le caract\u00e8re de la certitude et de ce qui la distingue de tout ce qui n&rsquo;est pas elle. Par exemple, la certitude et la plus haute probabilit\u00e9 se confondent-elles ?<\/li>\n\n\n\n<li>Quelle est la facult\u00e9 ou quelles sont les facult\u00e9s qui nous donnent la certitude ? Si l&rsquo;on admet qu&rsquo;il y a plusieurs facult\u00e9s de conna\u00eetre, en exposer avec pr\u00e9cision les diff\u00e9rences.<\/li>\n\n\n\n<li>De la v\u00e9rit\u00e9 et de ses fondements. La v\u00e9rit\u00e9 est-elle la r\u00e9alit\u00e9 elle-m\u00eame, la nature des choses tombant sous la connaissance de l&rsquo;homme, ou n&rsquo;est-elle qu&rsquo;une apparence, une conception arbitraire ou n\u00e9cessaire de notre esprit ?<\/li>\n\n\n\n<li>Exposer et discuter les plus c\u00e9l\u00e8bres opinions anciennes et modernes sur le probl\u00e8me de la certitude, et les suivre dans leurs cons\u00e9quences th\u00e9oriques et pratiques.<br>Soumettre \u00e0 un examen approfondi les grands monuments du scepticisme, les ouvrages de Sextus, de Huet, de Hume et de Kant.<\/li>\n\n\n\n<li>Rechercher quelles sont, malgr\u00e9 les attaques du scepticisme, les v\u00e9rit\u00e9s certaines qui doivent subsister dans la philosophie de notre temps.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Une seconde mention honorable est accord\u00e9e \u00e0 Christian Bartholom\u00e8s [1815-1856].<\/p>\n\n\n\n<p>1848<br>DOCTORAT \u00c8S-LETTRES.<br>Charles Gouraud est docteur \u00e8s-lettres [Paris, 12 ao\u00fbt 1848] avec une th\u00e8se en latin : Dissertatio de Carneadis philosophi academici vita et placitis, quam publice disceptandam proponit ad doctoris gradum promovendus Carolus Gouraud de Facultate litterarum parisiensi jam licenciatus [Parisiis : apud A. Durand, Bibliopolam. Via Dicta des Gr\u00e8s, 3. In-8, 72 p., 1848]. Notes en bas de pages.<\/p>\n\n\n\n<p>La th\u00e8se, en latin, est d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Philibert Damiron : &lt; Viro doctissimo et amatissimo\/ Philiberto Damiron\/ Instituto franciae socio\/ Magistro et fautori meo\/ Grati animi pignus impar offerebam\/\/ Car. Gouraud &gt;.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022https:\/\/books.google.fr\/books\/about\/Dissertatio_de_Carneadis_philosophi_acad.html?id=rlwcoiyy3UcC&amp;redir_esc=y<\/p>\n\n\n\n<p>La th\u00e8se, en fran\u00e7ais, a pour titre : Histoire du calcul des probabilit\u00e9s depuis ses origines jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours.<br>\u00c9dit\u00e9e : Histoire du calcul des probabilit\u00e9s depuis ses origines jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours, par Charles Gouraud, Docteur de la Facult\u00e9 des Lettres de Paris. Avec une th\u00e8se sur la l\u00e9gitimit\u00e9 des principes et des applications de cette analyse.<br>[Paris : Librairie d&rsquo;Auguste Durand, rue des Gr\u00e8s, 3. In-8, 148 p., 1848].<br>Avec en exergue, sur la page de titre une citation de Laplace : \u00ab Conservons avec soin, augmentons le d\u00e9p\u00f4t de ces hautes connaissances, les d\u00e9lices des \u00eatres pensants \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La th\u00e8se, en fran\u00e7ais, est d\u00e9di\u00e9e &lt; \u00c0 M. J. B. Royer\/ \u00c0 Mme Ve M. C. Royer\/ \u00c0 Mme J. B. Royer\/ Hommage de reconnaissance filiale &gt;.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k294041\/f5.item<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Le rapport de soutenance de th\u00e8se est sign\u00e9 Victor Leclerc, pr\u00e9sident du jury, en tant que doyen de la Facult\u00e9 des Lettres de Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>1848<br>CONCOURS POUR L&rsquo;AGR\u00c9GATION DE PHILOSOPHIE DES FACULT\u00c9S.<br>En tant que Ministre de l&rsquo;Instruction publique [1er mars-28 octobre 1840], Victor Cousin [1792-1867] cr\u00e9e [ordonnance royale du mardi 24 mars 1840], aupr\u00e8s des Facult\u00e9s \u00ab des agr\u00e9g\u00e9s, nomm\u00e9s au concours, capables de suppl\u00e9er des professeurs absents \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Charles Gouraud participe, en novembre 1848, au concours pour l&rsquo;agr\u00e9gation de philosophie des Facult\u00e9s, dont le rapport sera r\u00e9dig\u00e9 le 6 d\u00e9cembre.<br>Un premier concours pour la philosophie avait eu lieu en septembre-octobre 1840 ; un deuxi\u00e8me concours en 1843. Le concours de novembre 1848 [qui commence le 15 novembre] est le troisi\u00e8me concours.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce jury de 1848, pr\u00e9sid\u00e9 par Victor Cousin [1792-1867], membre de l&rsquo;Institut, Conseiller titulaire de l&rsquo;Universit\u00e9, est compos\u00e9 de : Georges Ozaneaux [1795-1852], Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral ; Adolphe Garnier [1801-1864], professeur \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres ; Jules Barth\u00e9lemy-Saint-Hilaire [1805-1895], membre de l&rsquo;Institut, professeur au Coll\u00e8ge de France ; Charles de R\u00e9musat [1797-1875], membre de l\u2019Institut, repr\u00e9sentant du peuple.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur sept candidats, tous docteurs \u00e8s-lettres : Joseph Ferrari [1811-1876] ; Charles Gouraud [1823-apr\u00e8s 1876] ; Paul Janet [1823-1899] ; Charles Jourdain [1817-1886] ; Charles Kastus (Waddington) [1819-1914] ; Antonin Rondelet [1823-1891] ; Auguste V\u00e9ra [1813-1885] ; trois sont re\u00e7us : Charles Kastus (Waddington) ; Paul Janet ; Charles Jourdain.<\/p>\n\n\n\n<p>Charles Kastus (Waddington) est class\u00e9 premier et re\u00e7oit le titre d\u2019agr\u00e9g\u00e9 pr\u00e8s la Facult\u00e9 des Lettres de Paris ; Paul Janet est class\u00e9 second, et Charles Jourdain troisi\u00e8me. Ils re\u00e7oivent le titre d\u2019agr\u00e9g\u00e9s aupr\u00e8s des Facult\u00e9s des d\u00e9partements.<\/p>\n\n\n\n<p>Charles Gouraud, l&rsquo;un des sept candidats, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9faillant au cours de la premi\u00e8re \u00e9preuve.<\/p>\n\n\n\n<p>1849<br>LE SOCIALISME D\u00c9VOIL\u00c9.<br>Charles Gouraud est en m\u00eame temps l&rsquo;auteur d&rsquo;une brochure : Le Socialisme d\u00e9voil\u00e9. Simple discours, par Charles Gouraud.<br>[Paris : Auguste Durand. 6 rue des Gr\u00e8s, et chez tous les libraires. In-18, 36 p., 1849].<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k5727104d.texteImage<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Traduction anglaise, en 1850 : &lt; Socialism unmasked. A plain lecture. From the French of Charles Gourard {sic] [London : George Slater. 252 Strand. In-12, 76 p., 1850] &gt;. Couverture illustr\u00e9e pleine page. Pr\u00e9face.<br>Coquille sur le nom de l&rsquo;auteur, sur la couverture et dans la Pr\u00e9face : Charles Gourard, au lieu de Charles Gouraud.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/archive.org\/details\/socialism-unmasked-a-plain-lecture-from\/page\/14\/mode\/2up<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Cette publication s&rsquo;inscrit dans le tr\u00e8s fort courant de r\u00e9action hostile \u00e0 la R\u00e9volution de f\u00e9vrier 1848, courant qui s&rsquo;exprime \u00e0 la faveur de la r\u00e9pression sanglante des Journ\u00e9es de Juin [22-26 juin].<br>De nombreux publicistes apportent leur soutien sous forme de libelles, de brochures de contre-propagande, d&rsquo;ouvrages th\u00e9oriques, d\u00e9non\u00e7ant socialisme et communisme.<br>L&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques s&rsquo;est elle m\u00eame mobilis\u00e9e, en acceptant l&rsquo;injonction de Cavaignac, avec la publication de dix-sept Petits Trait\u00e9s qui paraissent \u00e0 partir de septembre 1848 &lt; pour la d\u00e9fense des lois et des r\u00e8gles de l&rsquo;ordre social menac\u00e9es par de fausses et dangereuses doctrines &gt;, sign\u00e9s par Victor Cousin ; Raymond Th\u00e9odore Troplong ; Hippolyte Passy ; Philibert Damiron, etc..<br>Plus d&rsquo;une cinquantaine de publications paraissent coup sur coup sur moins d&rsquo;un an, avec notamment les signatures de quelques c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s : Antoine \u00c9lis\u00e9e Charbuliez ; Adolphe Franck ; Alphonse Gr\u00fcn ; Ernest Merson ; Adolphe Thiers.<\/p>\n\n\n\n<p>1852<br>ARTICLES DANS LA REVUE DES DEUX-MONDES.<br>Charles Gouraud publie plusieurs articles dans la Revue des Deux-Mondes, sur diff\u00e9rends pays europ\u00e9ens : l&rsquo;Italie, avec un article Rome sous le pontificat de Pie IX [1er janvier 1852] ; l&rsquo;Angleterre, avec un article Tendances de l&rsquo;\u00e9conomie politique en Angleterre et en France [15 avril 1852] ; l&rsquo;Autriche, avec un article l&rsquo;Autriche et le prince Schwarzenberg [1er mai 1852].<\/p>\n\n\n\n<p>Charles Gouraud poursuivra sa collaboration avec la Revue des Deux-Mondes en 1857. Avec un article sur L\u2019Italie, son avenir, ses partis et ses publicistes, 15 [janvier 1857].<br>Et un compte-rendu bibliographique des OEuvres in\u00e9dites de Leibniz, publi\u00e9es par M. Foucher de Careil.<\/p>\n\n\n\n<p>1853<br>ESSAI SUR LA LIBERT\u00c9 DU COMMERCE DES NATIONS.<br>Essai sur la libert\u00e9 du commerce des nations ; examen de la th\u00e9orie anglaise du libre-\u00e9change, par Charles Gouraud.<br>[Paris : A. Durand, Rue des Gr\u00e8s, 5. ; Amyot, Rue de la Paix ; Garnier, au Palais-Royal. In-8, 375 p., 1853] Table.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=mdp.39015035059164&amp;seq=5<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Charles Gouraud s&rsquo;y oppose au libre-\u00e9change.<\/p>\n\n\n\n<p>1854<br>HISTOIRE DE LA POLITIQUE COMMERCIALE DE LA FRANCE.<br>Histoire de la politique commerciale de la France et de son influence sur le progr\u00e8s de la richesse publique, depuis le moyen-\u00e2ge jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours.<br>[Paris : Auguste Durand-Dentu. Deux volumes in-8., 388 +459 pp., 1854]. Table de mati\u00e8res.<br>Le premier tome traite le sujet du Moyen Age jusqu&rsquo;au r\u00e8gne de Louis XV compris.<\/p>\n\n\n\n<p>Volume 1.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=mdp.39015064473385&amp;seq=9<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Volume 2.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=mdp.39015064473393&amp;seq=9<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>1856<br>HISTOIRE DES CAUSES DE LA GRANDEUR DE L&rsquo;ANGLETERRE.<br>Histoire des causes de la grandeur de l&rsquo;Angleterre depuis les origines jusqu&rsquo;\u00e0 la paix de 1763, par Charles Gouraud.<br>[Paris : Auguste Durand, Libraire. Rue des Gr\u00e8s, 7. In-8, 516 p., 1856]. Avant-Propos. Table des mati\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/books.google.fr\/books?id=RBdYAAAAcAAJ&amp;printsec=frontcover&amp;hl=fr&amp;source=gbs_ge_summary_r&amp;cad=0#v=onepage&amp;q&amp;f=false<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>1857<br>NOUVEAUX ARTICLES DANS LA REVUE DES DEUX-MONDES.<br>Charles Gouraud avait d\u00e9j\u00e0 collabor\u00e9 en 1852 \u00e0 la Revue des Deux-Mondes, par trois articles.<br>Il reprend sa collaboration en 1857, avec un article d&rsquo;Apr\u00e8s le Rinnovamento de Gioberti et les Istorie de M. Ranalli [15 janvier 1857].<\/p>\n\n\n\n<p>Et un compte-rendu bibliographique des OEuvres in\u00e9dites de Leibniz, publi\u00e9es par M. Foucher de Careil [15 mars 1857].<br>Charles Gouraud avait d\u00e9j\u00e0 en octobre 1855 publi\u00e9 un compte-rendu bibliographique des El\u00e9mens m\u00e9taphysiques de Kant, traduits par M. J. Barni. [15 octobre 1855].<\/p>\n\n\n\n<p>1859<br>LYSIS.<br>Lysis, histoire contemporaine.<br>[Paris : A. Durand. Libraire, Rue des Gr\u00e8s, 7. In-8, 426 p., 1859].<\/p>\n\n\n\n<p>1862<br>CORN\u00c9LIE.<br>Corn\u00e9lie.<br>Paris : L. Hachette et Cie. In-8. 559 p., 1862.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1863, le roman Corn\u00e9lie fait l&rsquo;objet d&rsquo;une longue recension \u00e9logieuse dans la Revue germanique et fran\u00e7aise [1863, tome vingt-septi\u00e8me].<br>https:\/\/books.google.fr\/books?id=QgDOAAAAMAAJ&amp;pg=PA368&amp;lpg=PA368&amp;dq=charles+Gouraud+corn%C3%A9lie&amp;source=bl&amp;ots=O_CO7tq2W6&amp;sig=ACfU3U0VgeWLytp9ZX0YY-pCvPfmW4T_rA&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwjA88vyruiHAxXjRKQEHeL9JNY4UBDoAXoECB4QAw#v=onepage&amp;q=charles%20Gouraud%20corn%C3%A9lie&amp;f=false<\/p>\n\n\n\n<p>1864<br>C\u00c9L\u00c9BRATION DE PHILIBERT DAMIRON.<br>Charles Gouraud r\u00e9dige en 1864, deux ans apr\u00e8s la mort de Philibert Damiron [1794-1862], survenue le 11 janvier 1862, &lt; l&rsquo;Introduction &gt; au troisi\u00e8me volume [posthume] des M\u00e9moires pour servir \u00e0 l&rsquo;histoire de la philosophie au XVIII \u00e8me si\u00e8cle.<br>Les deux premiers volumes en ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s par les soins de Damiron en 1858.<br>Ces trois volumes rassemblent les textes de douze M\u00e9moires lus \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales, portant sur des philosophes du XVIII \u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>Gouraud, dans cette introduction au troisi\u00e8me volume, t\u00e9moigne de la dette qu&rsquo;il a \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de Philibert Damiron, \u00e0 qui il avait en 1848, d\u00e9di\u00e9 sa th\u00e8se en latin sur Carn\u00e9ade : \u00ab C&rsquo;est ce volume qu&rsquo;on vient, en quelques pages, pr\u00e9senter au public. De plus autoris\u00e9s par la renomm\u00e9e et le talent auraient pu se charges de cette t\u00e2che. Mais celui qui trace ces lignes avait \u00e0 la revendiquer un titre particuli\u00e8rement pieux, en consid\u00e9ration duquel on la lui a laiss\u00e9e. Il est le dernier n\u00e9 de la famille intellectuelle que l&rsquo;enseignement de M. Damiron avait form\u00e9e, et que, tant qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 de ce monde, ses conseils et ses exemples ont soutenue. Il a paru y avoir quelque int\u00e9r\u00eat \u00e0 ce que ce f\u00fbt le plus r\u00e9cent \u00e9cho de cette tradition modeste, mais s\u00fbre, des grandes doctrines de la philosophie, qui v\u00eent en r\u00e9p\u00e9ter une derni\u00e8re fois les accents \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00e9moires pour servir l&rsquo;histoire de la philosophie au XVIII \u00e8me si\u00e8cle, par Ph. Damiron. Membre de l&rsquo;Institut. Tome troisi\u00e8me. Pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d&rsquo;une Introduction par Ch. Gouraud.<br>[Paris : Librairie philosophique de Ladrange, 39 rue Saint-Andr\u00e9 des Arts. In-8, 429 p., 1864]. Table g\u00e9n\u00e9rale des mati\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/books.google.fr\/books?id=860uAAAAYAAJ&amp;printsec=frontcover&amp;hl=fr&amp;source=gbs_ge_summary_r&amp;cad=0#v=onepage&amp;q&amp;f=false<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Ce troisi\u00e8me volume, apr\u00e8s l&rsquo;Introduction de Ch. Gouraud, contient le dixi\u00e8me m\u00e9moire de Philibert Damiron, sur Maupertuis [lu en 1857] ; le onzi\u00e8me m\u00e9moire sur Dumarsais [lu en 1859], le douzi\u00e8me m\u00e9moire sur Condillac [lu en 1861].<br>Et en Appendice, le Rapport \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques sur le concours relatif \u00e0 l&rsquo;Organum d&rsquo;Aristote [novembre 1837], et le Rapport \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques sur le concours relatif \u00e0 la Philosophie de Leibnitz [janvier 1860].<\/p>\n\n\n\n<p>1865<br>LUDOVIC.<br>Ludovic, Com\u00e9die en cinq actes, en prose, par Charles Gouraud.<br>[Paris : Imprimerie de Dubusisson et Compagnie. 5 rue du Coq-H\u00e9ron. In-12, XIV-170 p., 1865]. Pr\u00e9face [dat\u00e9e du 30 mai 1865].<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9dition du texte d&rsquo;une pi\u00e8ce refus\u00e9e par le Comit\u00e9 de lecture des soci\u00e9taires de la Com\u00e9die Fran\u00e7aise, puis publi\u00e9e par le journal La Gazette de France.<br>Charles Gouraud d\u00e9nonce dans la Pr\u00e9face, la vogue contemporaine des &lt; oeuvres d&rsquo;imagination, romans, pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, etc., con\u00e7ues dans le d\u00e9tachement le plus tranquille de tout pr\u00e9jug\u00e9 moral. [\u2026] Il y a l\u00e0 un p\u00e9ril social, dont je le r\u00e9p\u00e8te, tous les esprits r\u00e9f\u00e9chis s&rsquo;\u00e9meuvent &gt;.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/books.google.fr\/books?id=5RJdAAAAcAAJ&amp;printsec=frontcover&amp;hl=fr&amp;source=gbs_ge_summary_r&amp;cad=0#v=onepage&amp;q&amp;f=false<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>1868<br>LES DESTIN\u00c9ES.<br>Les Destin\u00e9es : de l&rsquo;In\u00e9galit\u00e9 entre les hommes.<br>[Paris : A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie (Bruxelles). In-16, 307 p., 1868]. Note. Table des mati\u00e8res.<br>L&rsquo;ouvrage est d\u00e9di\u00e9 : \u00c0 la m\u00e9moire\/ de \/M. J. B. Royer\/ Mon Oncle.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k15042647<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>1870<br>LA SOCI\u00c9T\u00c9 FRAN\u00c7AISE ET LA D\u00c9MOCRATIE.<br>La Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise et la d\u00e9mocratie [Paris &amp; Bruxelles &amp; Leipzig &amp; Livourne : Librairie internationale A. Lacroix &amp; Verboeckhoven &amp; Cie. In-8, 368 p., 1870]. Table des mati\u00e8res.<br>Avec en exergue sur la page de titre : La d\u00e9mocratie est le plus solide des gouvernements, parce que c&rsquo;est la majorit\u00e9 qui y domine, et que l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 dont on y jouit, fait ch\u00e9rir la constitution qui la donne. Aristote. De la Politique. Liv. VIII, chap. 6.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=uc1.$b266968&amp;seq=9<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>1872<br>L&rsquo;\u00c9COLE DE LA R\u00c9PUBLIQUE.<br>L&rsquo;\u00c9cole de la R\u00e9publique, par Charles Gouraud.<br>[Paris : A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie. In-18, 299 p., 1872].<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/books.google.fr\/books?id=M4_40uJKlbIC&amp;printsec=frontcover&amp;hl=fr&amp;source=gbs_ge_summary_r&amp;cad=0#v=onepage&amp;q&amp;f=false<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, en trois actes, suivie d&rsquo;un \u00c9pilogue sous forme de lettres.<\/p>\n\n\n\n<p>1876<br>LE PR\u00c9TENDANT.<br>Le Pr\u00e9tendant de Charles Gouraud.<br>[Paris : Librairie internationale. A. Lacroix et Cie. \u00c9diteurs. 13 rue du Faubourg-Montmartre. In8, 373 p., 1876]. Prologue.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k54610176.texteImage<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>SOURCE.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>http:\/\/data.bnf.fr\/12460002\/charles_gouraud\/<\/li>\n\n\n\n<li>https:\/\/www.idref.fr\/033770255<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Essayiste au talent multiple, philosophe dipl\u00f4m\u00e9, pourfendeur de 1848, partisan du protectionnisme \u00e9conomique, auteur de nombreux ouvrages sur des pays europ\u00e9ens, tent\u00e9 par le roman, et m\u00eame le th\u00e9\u00e2tre, Charles Gouraud, volontiers moralisateur, m\u00e9rite peut-\u00eatre l&rsquo;\u00e9pith\u00e8te d&rsquo; \u00ab auteur injustement oubli\u00e9 \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-2268","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2268","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2268"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2268\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2269,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2268\/revisions\/2269"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2268"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2268"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2268"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}