{"id":221,"date":"2012-10-20T16:46:37","date_gmt":"2012-10-20T16:46:37","guid":{"rendered":""},"modified":"2012-10-20T16:46:37","modified_gmt":"2012-10-20T16:46:37","slug":"Elicagaray-abbe-Dominique-1758-1822-recteur-de-l-academie-de-Pau-1809-1816","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Elicagaray-abbe-Dominique-1758-1822-recteur-de-l-academie-de-Pau-1809-1816.html","title":{"rendered":"\u00c9li\u00e7agaray, abb\u00e9 Dominique (1758-1822), recteur de l&rsquo;acad\u00e9mie de Pau (1809-1816)"},"content":{"rendered":"<em>Ancien &eacute;migr&eacute; pendant la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, ses convictions  monarchiques fortement affirm&eacute;es d&egrave;s la premi&egrave;re Restauration,  permettent &agrave; l&#39;abb&eacute; Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; l&#39;un des cinq  membres de la Commission royale de l&#39;Instruction publique [mai 1816].<\/em><!--more--><p><br \/>&Eacute;li&ccedil;agaray, abb&eacute; Dominique [1758-1822]. N&eacute; le 7 juin 1758, &agrave; Ahaxe [Basse-Navarre, aujourd&#39;hui Pyr&eacute;n&eacute;es-Atlantiques] ; mort le 22 d&eacute;cembre 1822, &agrave; Paris.<\/p><p>&Eacute;TUDES.<br \/>&Eacute;tudes au&nbsp; petit s&eacute;minaire de Larresore [aujourd&#39;hui Pyr&eacute;n&eacute;es-Atlantiques], puis, &agrave; partir de 1773, pendant deux ans &agrave; l&#39;Universit&eacute; de Pau. Y obtient son dipl&ocirc;me de ma&icirc;trise &egrave;s-arts.Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray poursuit ses &eacute;tudes au s&eacute;minaire Saint-Charles de Toulouse [1777-1782].Obtient son baccalaur&eacute;at et sa licence de th&eacute;ologie, et son doctorat en th&eacute;ologie sacr&eacute;e [28 avril 1782].<br \/><br \/>PREMIERS ENSEIGNEMENTS. <br \/>D&egrave;s 1780, Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray enseigne au s&eacute;minaire Saint-Charles de Toulouse, puis au petit s&eacute;minaire de Larresore, o&ugrave; il a effectu&eacute; ses &eacute;tudes.<br \/><br \/>Ordonn&eacute; pr&ecirc;tre en septembre 1781, il est pr&ecirc;tre-major de Saint-Jean-Pied-de-Port en Basse-Navarre [1782]. Il est le cur&eacute; de Saint-Jean-Pied-de-Port,&nbsp; en 1784-1785, en remplacement de Marithourry, cur&eacute; de 1781 &agrave; 1784*.<br \/>Official de la Basse-Navarre [1790], autrement dit charg&eacute; du pouvoir judiciaire aupr&egrave;s d&#39;&Eacute;tienne Joseph de Pav&eacute;e de Villevieille [1739-1793], &eacute;v&ecirc;que de Bayonne. <br \/><br \/>1788. TITULAIRE DE LA CHAIRE DE TH&Eacute;OLOGIE.<br \/>L&#39;abb&eacute; Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray devient titulaire de la chaire de Th&eacute;ologie &agrave; la Facult&eacute; de Th&eacute;ologie de Pau en 1788. <br \/><br \/>1791. &Eacute;MIGR&Eacute; EN ESPAGNE. <br \/>Refuse de pr&ecirc;ter le serment exig&eacute; par la Constitution civile du clerg&eacute;, vot&eacute;e le 12 juillet 1790 &agrave; l&#39;Assembl&eacute;e constituante et promulgu&eacute; par le roi, le 24 ao&ucirc;t 1790. <br \/>Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray quitte la France en juillet 1791 et &eacute;migre en Espagne avec Jean Charles de Coucy [1746-1824], futur archev&ecirc;que de Reims, ancien aum&ocirc;nier de la reine, archev&ecirc;que de La Rochelle, dont le si&egrave;ge est supprim&eacute; par la Constitution civile du clerg&eacute;.<br \/>Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray reste en contact avec les royalistes et entretient une correspondance avec leurs repr&eacute;sentants&nbsp;: pour le Labour, avec le baron de Garro&nbsp;; pour le B&eacute;arn, avec de Gestas&nbsp;; pour la Navarre, avec de la Folie d&#39;Etcheparc.<br \/><br \/>En Espagne, il est d&#39;abord autoris&eacute; &agrave; s&#39;&eacute;tablir &agrave; Pampelune o&ugrave; il reste jusqu&#39;en octobre 1793, puis s&#39;&eacute;tablit &agrave; Saragosse. Il gagne sa vie en devenant &lt; pr&eacute;cepteur dans une famille aristocratique [et] directeur d&#39;une maison d&#39;&eacute;ducation &agrave; Madrid &gt; [Jean Fran&ccedil;ois Condette]. <br \/>Vers 1798, Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray d&eacute;pose une demande aupr&egrave;s de la Chambre royale de Castille visant &agrave; obtenir la nationalit&eacute; espagnole.<br \/><br \/>GRAND VICAIRE DE MONTEFIASCONE.<br \/>&Agrave; son retour en France, en d&eacute;cembre 1800, au lendemain du Directoire, Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray publie une brochure sur les Droits de l&#39;&Eacute;glise. <br \/>&Agrave; la suite de quoi le cardinal Maury [1746-1817], &eacute;migr&eacute; en Allemagne apr&egrave;s septembre 1791, puis r&eacute;sidant en Italie, lorsqu&#39;il devient &eacute;v&ecirc;que de Montefiascone et de Corneto nomme Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray grand-vicaire de Montefiascone [dans la r&eacute;gion du Latium, en Italie centrale].<br \/><br \/>PROVISEUR DU LYC&Eacute;E DE PAU.<br \/>Le lyc&eacute;e de Pau est cr&eacute;&eacute;, sous le r&eacute;gime napol&eacute;onien du Consulat, &agrave; la suite de la loi du 1er mars 1802 [11 flor&eacute;al an X] qui d&eacute;cide de la cr&eacute;ation de lyc&eacute;es, &agrave; l&#39;&eacute;chelon de l&#39;arrondissement des Cours d&#39;appel, rempla&ccedil;ant les &Eacute;coles centrales, qui avaient &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;es, par la Convention, &agrave; l&#39;&eacute;chelon du d&eacute;partement.<br \/><br \/>Pau fait partie des premi&egrave;res villes accueillant un lyc&eacute;e, &agrave; savoir, si l&#39;on excepte les villes situ&eacute;es hors des fronti&egrave;res de 1789&nbsp;:&nbsp; Amiens, Angers, Avignon, Besan&ccedil;on, Bordeaux, Bourges,&nbsp; Caen, Cahors, Clermont, Dijon, Douai, Grenoble, Limoges, Lyon, Marseille, Metz, Montpellier, Moulins, Nancy, Nantes, Nice, N&icirc;mes, Orl&eacute;ans, Paris [avec quatre lyc&eacute;es], Pau, Poitiers, Pontivy, Reims, Rennes, Rodez, Rouen Strasbourg, Toulouse, Versailles.<br \/><br \/>Cependant cette cr&eacute;ation en 1802 est simplement &lt;sur le papier&gt;. L&#39;&Eacute;cole centrale des Basses-Pyr&eacute;n&eacute;es ferme ses portes seulement le 19 ao&ucirc;t 1804. Le lyc&eacute;e est d&eacute;finitivement organis&eacute; en novembre 1807, l&#39;ouverture est c&eacute;l&eacute;br&eacute;e le 1er avril 1808.<br \/><br \/>L&#39;abb&eacute; Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray est nomm&eacute; Proviseur du lyc&eacute;e de Pau en 1808-1809, en remplacement de Lagrave, premier proviseur du lyc&eacute;e. <br \/>Lorsqu&#39;il est nomm&eacute; recteur, Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; remplac&eacute; quelques mois par l&rsquo;abb&eacute; Pierre Nicolas Canaple [1765-1857], cumule &agrave; nouveau la fonction de recteur avec celle de proviseur, tandis que Laporte est censeur, S&eacute;r&eacute; aum&ocirc;nier et Forest &eacute;conome.<br \/><br \/>1809. RECTEUR DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE PAU.<br \/>L&#39;abb&eacute; Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray est nomm&eacute; recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Pau le 10 mars 1809.<br \/><br \/>A ce titre, il r&eacute;dige une circulaire, dat&eacute;e du 10 septembre 1809, dont le texte d&eacute;bute en ces termes : &laquo; Instructions de M. le Recteur de l&#39;Acad&eacute;mie de Pau, vicaire g&eacute;n&eacute;ral de S. E. Mgr. Le cardinal Maury, &agrave; MM. les doyens et professeurs de la Facult&eacute;, les proviseurs, censeurs, professeurs, ma&icirc;tres d&#39;&eacute;tudes du Lyc&eacute;e, principaux de coll&egrave;ges, directeurs d&#39;&eacute;coles secondaires, instituteurs, ma&icirc;tres de pension, et classes primaires dans les d&eacute;partements des Basses, Hautes Pyr&eacute;n&eacute;es et celui des Landes &raquo; [Pau : Tonnet. in-4, 24 p., 1809].<br \/><br \/>Quelques jours plus tard, le 17 septembre 1809, il prononce un discours &agrave; la distribution des prix du lyc&eacute;e de Pau. <br \/><br \/>Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray reste en fonction comme recteur jusqu&#39;aux Cent-Jours [mars-juillet 1815]. <br \/><br \/>JEAN BAPTISTE B&Eacute;GAT RECTEUR DES CENT-JOURS.<br \/>Il est alors remplac&eacute; par l&rsquo;abb&eacute; Jean-Baptiste B&eacute;gat [1764-1836], ancien professeur de rh&eacute;torique au lyc&eacute;e de Pau, professeur de Litt&eacute;rature &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Pau, nomm&eacute; recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Pau en mai 1815 et restant en poste jusqu&rsquo;en octobre 1815.<br \/>Jean-Baptiste B&eacute;gat est ult&eacute;rieurement nomm&eacute; proviseur du coll&egrave;ge royal d&#39;Orl&eacute;ans [octobre 1815] puis recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Bourges [mai 1817-mai 1823].<br \/><br \/>1814-1815. LA PREMI&Egrave;RE RESTAURATION.<br \/>Au cours de la premi&egrave;re Restauration [avril 1814-mars 1815] l&#39;abb&eacute; Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray se met au service des Bourbons. Au moment des Cent-Jours il rejoint la duchesse d&#39;Angoul&ecirc;me [1778-1851], fille a&icirc;n&eacute;e de Louis XVI et de Marie-Antoinette, qui tente d&#39;organiser dans le Sud-Ouest une r&eacute;sistance &agrave; Napol&eacute;on, alors que Louis XVIII, son oncle, est d&eacute;j&agrave; &eacute;migr&eacute; &agrave; Gand.<br \/>Abandonnant son rectorat de l&#39;acad&eacute;mie de Pau, Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray accompagne la duchesse d&#39;Angoul&ecirc;me dans son exil en Angleterre.<br \/><br \/>1815. AU LENDEMAIN DES CENT-JOURS.<br \/>Avec la seconde Restauration, Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray reprend son poste comme recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Pau en octobre 1815. Il reste en fonction jusqu&#39;en mai 1816.<br \/>Apr&egrave;s quoi Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray est nomm&eacute; &agrave; Paris &agrave; la Commission royale de l&rsquo;Instruction publique [mai 1816-1821].<br \/><br \/>Les inspecteurs qui l&#39;assistent, alors qu&#39;il est recteur &agrave; Pau, sont&nbsp;: l&#39;abb&eacute; Boyer [1757-1834], ancien directeur et ma&icirc;tre de conf&eacute;rences au S&eacute;minaire de Saint-Nicolas du Chardonneret, futur grand-vicaire de Bayonne&nbsp;; et Charles &Eacute;lisabeth de Preissac Fezensac, comte d&#39;Esclignac<br \/>Le secr&eacute;taire est Domeng&eacute;.<br \/><br \/>CUMUL DES FONCTIONS.<br \/>En m&ecirc;me temps que Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray est recteur de l&#39;acad&eacute;mie [mars 1809], il assure &eacute;galement, depuis quelques mois, la fonction de proviseur du lyc&eacute;e [avril 1808], et de professeur de philosophie dans ce m&ecirc;me lyc&eacute;e. Il en est en m&ecirc;me temps l&#39;aum&ocirc;nier.<br \/><br \/>Il est &eacute;galement professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres&nbsp;; o&ugrave; Jean Baptiste Sentetz, puis Jean Baptiste B&eacute;gat [1764-1836], ancien oratorien, assurent un enseignement de Litt&eacute;rature&nbsp;; et Nays de Candau, ancien conseiller au Parlement de Navarre, un enseignement d&#39;Histoire.<br \/>Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray est nomm&eacute; doyen de la Facult&eacute; des Lettres, Nays de Candau lui servant de secr&eacute;taire dans cette fonction.<br \/><br \/>1814. MEMBRE DE LA CONGR&Eacute;GATION.<br \/>La &lt; Congr&eacute;gation &gt; est reconstitu&eacute;e &agrave; la premi&egrave;re Restauration, sous la direction du p&egrave;re Pierre Ronsin, de la compagnie de J&eacute;sus. Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray y est admis en 1814, en m&ecirc;me temps que Jules de Polignac, rentrant &agrave; peine d&#39;exil ; Louis de Rosambo ; le colonel de Gontaut, gouverneur des pages de Monsieur ; Dubois de Montlignon, garde du corps de la compagnie de Noailles. <br \/><br \/>SUPPRESSION DE LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE PAU.<br \/>La seule facult&eacute; existante en 1810-1811 est la Facult&eacute; des Lettres.<br \/>Un arr&ecirc;t&eacute; de la Commission royale de l&rsquo;Instruction publique du 31 octobre 1815, pr&eacute;sid&eacute;e par Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], arr&ecirc;t&eacute; confirm&eacute; par l&rsquo;ordonnance royale du 18 janvier 1816, d&eacute;cide de la suppression de Facult&eacute;s au sein de dix-sept acad&eacute;mies&nbsp;:<br \/>Amiens&nbsp;; Bordeaux&nbsp;; Bourges&nbsp;;&nbsp; Cahors&nbsp;; Clermont&nbsp;; Douai&nbsp;; Grenoble&nbsp;; Limoges&nbsp;; Lyon&nbsp;; Montpellier&nbsp;; Nancy&nbsp;; N&icirc;mes&nbsp;; Orl&eacute;ans&nbsp;; Pau&nbsp;; Poitiers&nbsp;; Rennes&nbsp;; Rouen. <br \/>&Agrave; partir de 1815, et pour tout le reste du XIX &egrave;me si&egrave;cle, il n&#39;y a donc plus de Facult&eacute; &agrave; Pau.<br \/><br \/>Sont maintenues, en lettres, les Facult&eacute;s de Besan&ccedil;on, Caen, Dijon, Paris, Strasbourg, Toulouse.<br \/><br \/>REMPLACEMENT D&#39;&Eacute;LI&Ccedil;AGARAY COMME RECTEUR.<br \/>Nomm&eacute; &agrave; la Commission royale de l&rsquo;Instruction publique en mai 1816, Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray est remplac&eacute; comme recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Pau par l&#39;abb&eacute; Jacques Jourdan [1758-1831], ancien principal du coll&egrave;ge de Saint-S&eacute;ver [1811], en fonction &agrave; Pau du 25 mai 1816 &agrave; septembre 1830.<br \/><br \/>1816. NOMINATION &Agrave; LA COMMISSION ROYALE DE L&#39;INSTRUCTION PUBLIQUE.<br \/>Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray est nomm&eacute; membre de la Commission royale de l&rsquo;Instruction publique [nouveau nom, de 1815 &agrave; 1820, du Conseil royal de l&rsquo;Instruction publique], avec le titre et la fonction d&#39;Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Universit&eacute; [mai 1816-d&eacute;cembre 1822], en remplacement de l&#39;abb&eacute; Denis Frayssinous [1765-1841 futur Grand-Ma&icirc;tre de l&#39;Universit&eacute; [juin 1822] qui, en d&eacute;saccord avec Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], a quitt&eacute; la Commission.<br \/><br \/>LES DIFF&Eacute;RENTES APPELLATIONS DE LA COMMISSION. <br \/>Cr&eacute;&eacute;e en 1808, dans le cadre de l&rsquo;Universit&eacute; imp&eacute;riale, le Conseil de l&rsquo;Universit&eacute; fonctionne sous ce nom de 1808 &agrave; 1815.<br \/>Cette instance prend le nom de Conseil royal de l&rsquo;Instruction publique en f&eacute;vrier 1815, puis, apr&egrave;s les Cent-jours, de Commission royale de l&rsquo;Instruction publique de 1815 &agrave; 1820&nbsp;; de Conseil royal de l&rsquo;Instruction publique du 1er novembre 1820 &agrave; 1845&nbsp;; de Conseil de l&rsquo;Universit&eacute; de France de 1848 &agrave; 1850&nbsp;; de Conseil sup&eacute;rieur de l&rsquo;Instruction publique de 1850 &agrave; 1853&nbsp;; de Conseil imp&eacute;rial de l&rsquo;Instruction publique de 1853 &agrave; 1870&nbsp;; de Conseil sup&eacute;rieur de l&rsquo;Instruction publique de 1873 &agrave; 1904.<br \/><br \/>1816. COMPOSITION DE LA COMMISSION ROYALE DE L&#39;INSTRUCTION.<br \/>L&#39;ordonnance du 15 ao&ucirc;t 1815, prise au d&eacute;but de la seconde Restauration, institue une commission de cinq membres, appel&eacute;e Commission royale de l&#39;Instruction publique. &nbsp;<br \/>Cette Commission est initialement compos&eacute;e de cinq membres : Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], pr&eacute;sident ; Georges Cuvier [1769-1832] ; Antoine Isaac Silvestre de Sacy [1758-1838] ; l&#39;abb&eacute; Denis Frayssinous [1765-1841] ; Philibert Gu&eacute;neau de Mussy [1776-1854].<br \/><br \/>Avec la nomination de Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray, &agrave; la place de Denis Frayssinous en d&eacute;saccord avec Pierre Paul Royer-Collard, la Commission royale de l&rsquo;Instruction publique est compos&eacute;e des cinq membres suivants&nbsp;: <br \/><br \/>Royer-Collard.<br \/>Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], conseiller d&rsquo;&Eacute;tat, ancien conseiller au Conseil royal de l&rsquo;Instruction publique. Pr&eacute;sident de la Commission. Il prend en charge cette fonction le 15 ao&ucirc;t 1815, et la conserve jusqu&rsquo;au 29 d&eacute;cembre 1818. <br \/>Autrement dit, il assume cette pr&eacute;sidence, en partie, dans le cabinet Talleyrand, qui fonctionne du 9 juillet au 26 septembre 1815. Et en totalit&eacute; dans le cabinet d&rsquo;Armand, duc de Richelieu, qui fonctionne du 26 septembre 1815 au 29 d&eacute;cembre 1818.<br \/>Pierre Paul Royer-Collard est remplac&eacute; &agrave; la pr&eacute;sidence par Georges Cuvier le 13 septembre 1819.<br \/>Ayant &eacute;t&eacute; &eacute;limin&eacute; du conseil d&#39;&Eacute;tat, il quitte la Commission au d&eacute;but de l&#39;ann&eacute;e 1820.<br \/>&nbsp; <br \/>Cuvier.<br \/>Le naturaliste Georges Cuvier [1769-1832], conseiller d&rsquo;&Eacute;tat [1815], conseiller au Conseil royal.<br \/>Georges Cuvier avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; nomm&eacute;, par ordonnance royale du 17 f&eacute;vrier 1815, membre du Conseil royal, dont l&#39;&eacute;v&ecirc;que Louis Fran&ccedil;ois de Bausset [1748-1824] &eacute;tait alors le pr&eacute;sident pour quelques semaines [17 f&eacute;vrier-15 mars 1815], Conseil, qui compte-tenu des Cent-Jours, n&rsquo;avait pu fonctionner.<br \/>Commissaire pour la formation des lyc&eacute;es [arr&ecirc;t&eacute; du 11 juin 1802], Georges Cuvier est nomm&eacute; membre de la&nbsp; Commission royale de l&rsquo;Instruction publique le 15 ao&ucirc;t 1815.<br \/>Il sera pr&eacute;sident par interim de cette commission de l&rsquo;Instruction publique du 21 juin 1821 au 1er juin 1822, en remplacement de Jacques Joseph Corbi&egrave;re [1766-1853], qui donne sa d&eacute;mission de Pr&eacute;sident de la Commission en juin 1821, et avant que l&#39;abb&eacute; Denis Frayssinous [1765-1841] soit nomm&eacute; Grand-Ma&icirc;tre de l&#39;Universit&eacute; par l&#39;ordonnance du 1er juin 1822.<br \/>&nbsp;<br \/>Silvestre de Sacy.<br \/>L&rsquo;orientaliste Antoine Isaac Silvestre de Sacy [1758-1838], membre de l&rsquo;Institut, professeur au coll&egrave;ge royal de France, recteur de l&rsquo;Universit&eacute; de Paris [f&eacute;vrier 1815]. Nomm&eacute; &agrave; la Commission royale de l&rsquo;Instruction publique, en avril 1815. Il y reste en fonction&nbsp; jusqu&#39;&agrave; sa d&eacute;mission en 1823, avant de devenir administrateur du coll&egrave;ge de France.<br \/>Antoine Isaac Sylvestre de Sacy avait &eacute;t&eacute; &eacute;lu membre libre de l&#39;Acad&eacute;mie des Inscriptions et belles-lettres en 1785, et membre ordinaire en 1792.<br \/>Antoine Isaac Silvestre de Sacy, professeur d&rsquo;Arabe &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole des langues orientales [1795] est &eacute;lu en 1806 professeur de Persan au coll&egrave;ge de France. Il garde sa chaire jusqu&#39;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s, le 21 f&eacute;vrier 1838.<br \/><br \/>Gu&eacute;neau de Mussy.<br \/>Philibert Gu&eacute;neau de Mussy [1776-1854] ancien Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes. Philibert Gu&eacute;neau de Mussy avait &eacute;t&eacute; nomm&eacute; par ordonnance royale du 17 f&eacute;vrier 1815 secr&eacute;taire du Conseil royal, dont Louis Fran&ccedil;ois de Bausset &eacute;tait le pr&eacute;sident. La fonction de secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral donnait &agrave; Gu&eacute;neau de Mussy la qualit&eacute; d&rsquo;Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes.<br \/>&nbsp;<br \/>&Eacute;li&ccedil;agaray.<br \/>L&rsquo;abb&eacute; Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray [1758-1822], ancien &eacute;migr&eacute;, qui a &eacute;t&eacute; l&rsquo;aum&ocirc;nier de la duchesse d&rsquo;Angoul&ecirc;me lorsqu&rsquo;elle &eacute;tait r&eacute;fugi&eacute;e en Angleterre, au moment des Cent-Jours [20 mars-22 juin 1815]. <br \/>Professeur puis proviseur du lyc&eacute;e de Pau [avril 1808], professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Pau, il a &eacute;t&eacute; recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Pau de 1809 &agrave; 1816, avec une br&egrave;ve interruption au moment des Cent-Jours. <br \/>Il est nomm&eacute; &agrave; la Commission de l&#39;Instruction publique en mai 1816, avec les fonctions d&#39;Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Universit&eacute;. <br \/>Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray assume ses fonctions jusqu&#39;en juin 1821, date &agrave; laquelle il est mis &agrave; la retraite.<br \/><br \/>Le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de cette commission est Claude Bernard Petitot [1772-1825], <br \/>ancien Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Universit&eacute; [1808-1815]. Il restera secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral&nbsp; de la&nbsp; Commission de l&rsquo;Instruction publique, puis directeur de l&rsquo;Instruction publique [1824]*,&nbsp; jusqu&#39;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s, le 6 avril 1825.<br \/>Il avait &eacute;t&eacute; nomm&eacute; inspecteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Paris, par ordonnance royale du 17 f&eacute;vrier 1815.<br \/><br \/>Cette Commission de l&rsquo;Instruction publique est charg&eacute;e d&rsquo;exercer, sous l&rsquo;autorit&eacute; du Ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur&nbsp;; autrement dit de Vi&eacute;not de Maublanc [1756-1845] jusqu&rsquo;au 7 mai 1816&nbsp;; puis de Joseph La&icirc;n&eacute; [1768-1835] jusqu&rsquo;au 29 d&eacute;cembre 1818, les pouvoirs pr&eacute;c&eacute;demment attribu&eacute;s, sous le gouvernement de Napol&eacute;on, au Grand-Ma&icirc;tre et au Conseil de l&rsquo;Universit&eacute;, ainsi qu&rsquo;au Chancelier et au Tr&eacute;sorier.<br \/><br \/>Une ordonnance du 22 juillet 1820 portera &agrave; sept le nombre des membres de la Commission de l&#39;instruction publique : trois nouveaux membres y sont nomm&eacute;s : l&#39;abb&eacute; Charles Dominique* Nicolle [1758-1835] ; Ambroise Rendu [1778-1860] ; le math&eacute;maticien Sim&eacute;on Denis Poisson [1781-1840].<br \/>Enfin, une ordonnance du 1er novembre 1820, redonne &agrave; la Commission de l&#39;Instruction publique le nom de Conseil royal de l&#39;Instruction publique.<br \/>&nbsp;<br \/>1816. MEMBRE D&#39;UNE COMMISSION SUR UN PROJET D&#39;ORDONNANCE. <br \/>En juillet 1816, Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray fait partie d&#39;une commission nomm&eacute;e le 16 juillet 1816 par Joseph Henri Joachim Lain&eacute; [1768-1835], ministre de l&#39;Int&eacute;rieur [7 mai 1816-29 d&eacute;cembre 1818] pour s&#39;occuper d&#39;un projet d&#39;ordonnance sur l&#39;Instruction publique.<br \/>Font partie de cette commission&nbsp;: Fran&ccedil;ois Ren&eacute; de Chateaubriand [1768-1848] ; Louis Fran&ccedil;ois de Beausset [1748-1824], pr&eacute;sident &eacute;ph&eacute;m&egrave;re du Conseil royal de l&#39;Instruction publique en f&eacute;vrier 1815 ; Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], nouveau pr&eacute;sident de la Commission de l&#39;Instruction publique.<br \/><br \/>Cette commission devait examiner : <br \/>S&#39;il ne convient pas de confier l&#39;instruction publique &agrave; un corps enseignant dans lequel entreront les eccl&eacute;siastiques qui peuvent s&#39;y destiner, et qui soit sous la direction imm&eacute;diate de S. M. [sa Majest&eacute;]. <br \/><br \/>Elle est charg&eacute;e de rechercher comment on peut admettre dans ce corps les restes des congr&eacute;gations enseignantes, y introduire les congr&eacute;gations eccl&eacute;siastiques autoris&eacute;es, ou qui pourront l&#39;&ecirc;tre, soit pour les &eacute;coles primaires, soit pour les coll&egrave;ges. <br \/><br \/>S&#39;il n&#39;est pas utile de consolider, en l&#39;am&eacute;liorant, l&#39;&eacute;tablissement de l&#39;&Eacute;cole normale. <br \/><br \/>S&#39;il y aura un chef unique de l&#39;Instruction publique, ou si la direction et l&#39;administration sup&eacute;rieure en seront confi&eacute;es &agrave; un conseil royal. <br \/><br \/>La commission recherchera par quels moyens de finances&nbsp; vont pourvoir aux d&eacute;penses de l&#39;instruction publique. <br \/><br \/>En un mot, elle pr&eacute;parera, avec tout le soin que S. M. attend de son z&egrave;le, le plan qui lui para&icirc;tra le meilleur en laissant subsister de l&#39;&eacute;tat actuel tout ce qui sera possible.<br \/><br \/>Mais les travaux de cette commission n&#39;aboutissent pas.<br \/><br \/>1817. GRAND VICAIRE DE L&#39;&Eacute;V&Ecirc;CH&Eacute; DE REIMS.<br \/>En 1817, l&#39;abb&eacute; Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray est nomm&eacute; grand-vicaire de l&#39;&eacute;v&ecirc;ch&eacute; de Reims, alors que Jean Charles de Coucy [1746-1824], en est l&#39;archev&ecirc;que. C&#39;est avec lui qu&#39;en juillet 1791, Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray avait &eacute;migr&eacute; en Espagne, alors que le si&egrave;ge de La Rochelle, dont Jean Charles de Coucy &eacute;tait alors l&#39;archev&ecirc;que, avait &eacute;t&eacute; supprim&eacute; par la Constitution civile du clerg&eacute;.<br \/><br \/>1820. PR&Eacute;SIDE UNE DISTRIBUTION DES PRIX &Agrave; VERSAILLES.<br \/>Le 17 ao&ucirc;t 1820, l&#39;abb&eacute; Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray, au titre de la Commission d&#39;Instruction publique, accompagn&eacute; de M. Taillefer, inspecteur, pr&eacute;side la distribution des prix du coll&egrave;ge royal de Versailles, en pr&eacute;sence de Mgr. l&#39;&Eacute;v&ecirc;que, des autorit&eacute;s civiles et militaires du d&eacute;partement.<br \/>Fait l&#39;objet d&#39;une brochure [Versailles&nbsp;: imprimerie de la Pr&eacute;fecture. in-8, 36 p., s.d. ].<br \/><br \/>1821. MISSION D&#39;INSPECTION &Agrave; MARSEILLE.<br \/>En 1821, l&#39;abb&eacute; Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray est charg&eacute; par le&nbsp; Conseil royal de l&#39;Instruction publique d&#39;aller inspecter les d&eacute;partements du Midi. Sa mission, comme il est d&#39;usage constant, se fait avec un autre Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral. <br \/>Pour cette tourn&eacute;e d&#39;inspection il part avec l&#39;abb&eacute; Andr&eacute; Ren&eacute; Pierre Daburon [1758-1838], Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Universit&eacute; depuis 1808, et r&eacute;cemment rappel&eacute; dans le corps des Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux [septembre 1820], apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; un des inspecteurs de l&#39;acad&eacute;mie de Paris. Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray se rend d&#39;abord &agrave; Marseille<br \/><br \/>Une de ses t&acirc;ches est d&#39;exposer la politique universitaire d&eacute;cid&eacute;e par Jacques , comte Corbi&egrave;re [1766-1853], nouveau pr&eacute;sident du Conseil royal de l&#39;Instruction publique [21 d&eacute;cembre 1820-31 juillet 1821], visant &agrave; subordonner l&#39;Universit&eacute; au clerg&eacute;. Dans son discours, apr&egrave;s avoir indiqu&eacute; que l&#39;&eacute;v&ecirc;que de Marseille sera re&ccedil;u le lendemain au coll&egrave;ge royal, l&#39;abb&eacute; Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray pr&eacute;cise&nbsp;: &laquo; Nous sommes venus pour &eacute;tablir Monseigneur l&#39;archev&ecirc;que dans ses nouveaux droits. [&#8230;]&nbsp; Une surveillance active va commencer. Vous &ecirc;tes maintenant soumis &agrave; l&#39;autorit&eacute; &eacute;piscopale, non seulement &agrave; l&#39;autorit&eacute; morale, qui serait immense, mais &agrave; une toute autre autorit&eacute;. Le roi a promis qu&#39;aucune demande d&#39;un &eacute;v&ecirc;que ne resterait sans r&eacute;sultat &raquo;.<br \/><br \/>Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray, au cours de cette inspection se rend par deux fois au coll&egrave;ge de Marseille, dont la premi&egrave;re visite a lieu le 5 juin 1821. <br \/>Sa venue fait l&#39;objet d&#39;un article dans un journal litt&eacute;raire d&#39;opposition de Marseille intitul&eacute; Le Caduc&eacute;e, dans le num&eacute;ro 67, du lundi 18 juin 1821. Cet exemplaire du journal sera r&eacute;&eacute;dit&eacute; &agrave; plusieurs reprises.<br \/>L&#39;arriv&eacute;e des inspecteurs est annonc&eacute;e dans une lettre imaginaire, comme s&#39;ils venaient de Chine&nbsp;: on racontait l&#39;arriv&eacute;e des deux mandarins dont l&#39;un avait &eacute;tonn&eacute; la ville par ses propos. <br \/>Ce texte est &eacute;dit&eacute; &agrave; part&nbsp;: Discours prononc&eacute; par M. &Eacute;li&ccedil;agaray &agrave; sa premi&egrave;re visite au coll&egrave;ge de Marseille [Carcassonne&nbsp;: P. Pol&egrave;re. In-8, 4 p., 1821]. Le texte est &eacute;galement publi&eacute; &agrave; Grenoble&nbsp;: [Grenoble&nbsp;: impr. Barnel. In-8, 4 pages non chiffr&eacute;es. s.d.].<br \/><br \/>&Agrave; la suite de sa deuxi&egrave;me visite, le journal Le Caduc&eacute;e effectue un second compte-rendu en date du mercredi 20 juin 1821, dans lequel il fournit le texte du discours. L&#39;article est repris sous forme d&#39;une brochure, cette fois &agrave; Paris&nbsp;: Discours prononc&eacute; par M. &Eacute;li&ccedil;agaray [Paris&nbsp;: Corr&eacute;ard. Imprimerie P. Dupont. In-8, 8 p., 1821].<br \/><br \/>Un des passages de son exhortation indique clairement&nbsp;: &laquo; Nous vous r&eacute;p&eacute;terons le discours de l&#39;empereur d&#39;Autriche dans les journaux, aux professeurs de Laybach&nbsp;: le roi de France pense absolument comme l&#39;empereur d&#39;Autriche. Nous n&#39;avons pas besoin de savants, les &eacute;tudes sont ce qu&#39;elles doivent &ecirc;tre, nous voulons des sujets fid&egrave;les et d&eacute;vou&eacute;s &raquo;.<br \/><br \/>L&#39;article du Caduc&eacute;e fait dire &agrave; &Eacute;li&ccedil;agaray que l&#39;administration devait avoir deux poids et deux mesures selon les sentiments religieux des individus sous sa juridiction.<br \/><br \/>Des caricatures sont m&ecirc;me &eacute;dit&eacute;es &lt; repr&eacute;sentant M. &Eacute;li&ccedil;agaray tenant une balance et deux poids&gt;. Les brochures paraissent avec sur leurs couvertures un &acirc;ne costum&eacute; en eccl&eacute;siastique tenant &agrave; la main un &eacute;teignoir, avec ce mot&nbsp;: ignorantins. Des chansons moqueuses sont reprises, sur le th&egrave;me des deux poids, deux mesures.<br \/><br \/>LES SUITES MALHEUREUSES DE L&#39;INSPECTION.<br \/>Apr&egrave;s sa venue &agrave; Marseille, l&#39;abb&eacute; Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray, qui n&#39;est pas au courant de l&#39;ampleur des protestations, se rend &agrave; Montpellier, o&ugrave; l&agrave; encore des incidents se produisent &agrave; l&#39;occasion du discours pr&eacute;liminaire qu&#39;il tient &agrave; la Facult&eacute; de M&eacute;decine, alors qu&#39;il participe &agrave; une soutenance de th&egrave;se.&nbsp;&nbsp; &nbsp;<br \/><br \/>Ensuite de quoi, Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray se rend &agrave; Toulouse. C&#39;est l&agrave; qu&#39;il est inform&eacute; du vacarme qui s&#39;amplifie. <br \/><br \/>Il laisse passer presqu&#39;un mois avant de r&eacute;agir publiquement et d&#39;affirmer, par voie de presse, dans un article, publi&eacute; par le Journal des D&eacute;bats du 20 juillet 1821, qu&#39;il n&#39;a jamais tenu aucun des propos qui lui sont imput&eacute;s, d&eacute;non&ccedil;ant une cabale&nbsp;: &laquo; En d&eacute;veloppant devant les professeurs et devant les &eacute;l&egrave;ves des sentiments religieux et monarchiques je n&#39;ai ni attaqu&eacute; la Charte, ni soutenu l&#39;arbitraire, ni provoqu&eacute; la d&eacute;sob&eacute;issance aux lois, ni fait l&#39;&eacute;loge de l&#39;ignorance, ni compromis l&#39;universit&eacute; &raquo;. <br \/><br \/>Toujours est-il que des sanctions sont prises contre un certain Toulouzan [ou Todxootan de Saint-Martin] professeur d&#39;histoire au coll&egrave;ge royal de Marseille, qui perd sa chaire.<br \/>Et que Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray interrompant son inspection revient &agrave; Paris, se dispensant, dit-on, de si&eacute;ger &agrave; nouveau au Conseil royal de l&#39;Instruction publique. <br \/>Toujours est-il que le baron de Barante, dans ses Souvenirs, &agrave; propos de l&#39;incident de Montpellier signale que le comte de Corbi&egrave;res &laquo; avait promis [hier] de d&eacute;savouer &agrave; la tribune l&#39;abb&eacute; &Eacute;li&ccedil;agaray et qu&#39;il n&#39;en a rien fait &raquo;.<br \/><br \/>1822. ADMINISTRATEUR DES QUINZE-VINGTS. <br \/>Apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de l&#39;abb&eacute; Sicard [1742-1822], survenu le 10 mai 1822, Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray est nomm&eacute; l&#39;un des cinq administrateurs de l&#39;Institution royale des aveugles, autrement dit les quinze-Vingts, rue Saint-Vctor, et conjointement l&#39;un des sept administrateurs de l&#39;Institution royale des sourds-muets, rue du Faubourg Saint-Jacques.<br \/><br \/>REMPLAC&Eacute; &Agrave; L&#39;INSTRUCTION PUBLIQUE PAR CLAUSEL DE COUSSERGUES.<br \/>Apr&egrave;s son d&eacute;c&egrave;s, survenu le 22 d&eacute;cembre 1822, Dominique&nbsp; &Eacute;li&ccedil;agaray est remplac&eacute; au Conseil royal de l&#39;Instruction publique par l&#39;abb&eacute; Michel Armand Clausel de Coussergues [1763-1835], ancien grand-vicaire d&#39;Amiens, qui restera au Conseil jusqu&#39;&agrave; sa d&eacute;mission accept&eacute;e le 6 ao&ucirc;t 1830.<br \/><br \/>D&Eacute;C&Egrave;S DE DOMINIQUE &Eacute;LI&Ccedil;AGARAY.<br \/>Dans la notice qui lui est consacr&eacute;e dans la Biographie universelle et portative des contemporains, de Rabbe, Vieilh de Boisjolin et Sainte-Preuve, il est dit&nbsp;: &laquo; Le nom d&#39;&Eacute;li&ccedil;agaray, un moment c&eacute;l&egrave;bre, fut bient&ocirc;t oubli&eacute;&nbsp;; le chagrin qu&#39;il &eacute;prouva de cette affaire contribua, dit-on, &agrave; acc&eacute;l&eacute;rer le terme de ses jours. Cette assertion para&icirc;tra peu vraisemblable&nbsp; &agrave; ceux qui savent qu&#39;il avait d&eacute;j&agrave; ressenti plusieurs attaques d&#39;apoplexie avant la derni&egrave;re qui l&#39;enleva, le 22 d&eacute;cembre 1822 &raquo;, &agrave; l&#39;&acirc;ge de soixante-quatre ans. <br \/><br \/>OBS&Egrave;QUES.<br \/>Ses obs&egrave;ques ont &eacute;t&eacute; c&eacute;l&eacute;br&eacute;es &agrave; Paris, dans l&#39;&eacute;glise Saint-Sulpice, l&#39;enterrement a eu lieu, extra-muros, au cimeti&egrave;re de l&#39;Est [aujourd&#39;hui P&egrave;re-Lachaise]. <br \/>Pierre S&eacute;bastien Laurentie [1796-1867], ancien r&eacute;p&eacute;titeur de Morale et belles-lettres &agrave; l&#39;&Eacute;cole polytechnique [1818], futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes [1824-1826], qui avait &eacute;t&eacute; professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge de Sai","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Ancien &eacute;migr&eacute; pendant la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, ses convictions  monarchiques fortement affirm&eacute;es d&egrave;s la premi&egrave;re Restauration,  permettent &agrave; l&#39;abb&eacute; Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; l&#39;un des cinq  membres de la Commission royale de l&#39;Instruction publique [mai 1816].<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-221","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/221","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=221"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/221\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=221"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=221"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=221"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}