{"id":2137,"date":"2023-05-17T21:00:10","date_gmt":"2023-05-17T19:00:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/?p=2137"},"modified":"2023-05-17T21:02:09","modified_gmt":"2023-05-17T19:02:09","slug":"de-guerle-1766-1824-premier-titulaire-de-la-chaire-deloquence-francaise-a-la-faculte-des-lettres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/de-guerle-1766-1824-premier-titulaire-de-la-chaire-deloquence-francaise-a-la-faculte-des-lettres.html","title":{"rendered":"De Guerle (1766-1824), premier titulaire de la chaire d&rsquo;\u00c9loquence fran\u00e7aise \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris"},"content":{"rendered":"\n<p>De pr\u00e9coces et charmantes productions po\u00e9tiques \u00e0 l&rsquo;imitation des Anciens ; des engagements politiques successifs, proclam\u00e9s d&rsquo;abord fi\u00e8rement en faveur de la Monarchie, puis le ralliement tacite au Consulat et \u00e0 l&rsquo;Empire forment l&rsquo;entrelac qui garantit le succ\u00e8s de la carri\u00e8re de Jean Nicolas Marie de Guerle, tout \u00e0 la fois consacr\u00e9e aux belles-lettres et \u00e0 l&rsquo;enseignement ainsi qu&rsquo;\u00e0 des fonctions d&rsquo;autorit\u00e9 dans l&rsquo;Universit\u00e9 maintenues \u00e0 la Restauration.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Jean Nicolas Marie de Guerle [1766-1824]. N\u00e9 le 5 janvier 1766, pr\u00e8s d&rsquo;Issoudun [Berry, aujourd\u2019hui d\u00e9partement de l\u2019Indre]&nbsp;; mort le 11 novembre 1824, \u00e0 Paris.<br>[autre forme du nom&nbsp;: Deguerle].<br>Beau-p\u00e8re du latiniste Charles H\u00e9guin de Guerle [1795-1881].<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tudes \u00e0 Paris au Coll\u00e8ge de Montaigu [1778-1784], situ\u00e9 sur l&#8217;emplacement actuel de la Biblioth\u00e8que Sainte-Genevi\u00e8ve. Le coll\u00e8ge, comme la plupart des \u00e9tablissements d&rsquo;enseignement, sera ferm\u00e9 en 1792 ; transform\u00e9 ult\u00e9rieurement en prison, en h\u00f4pital, en p\u00e9nitencier, en caserne, puis finalement d\u00e9truit presque en totalit\u00e9 en 1844 pour construire la biblioth\u00e8que.<\/p>\n\n\n\n<p>Laur\u00e9at du Concours g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n\n\n\n<p>COLL\u00c8GE DE LISIEUX.<br>Jean Nicolas Marie de Guerle est ma\u00eetre d&rsquo;\u00e9tudes [ma\u00eetre de quartier] \u00e0 Paris, au coll\u00e8ge de Lisieux, dont les locaux sont \u00e9tablis rue Jean-de-Beauvais [dans le prolongement de l&rsquo;impasse Chartri\u00e8re, proche de l&rsquo;actuel Coll\u00e8ge de France et croisant la rue de Latran et la rue de Sommerard].<br>C&rsquo;est l&rsquo;un des dix coll\u00e8ges parisiens de plein exercice, c&rsquo;est \u00e0 dire assurant toutes les classes, \u00e0 savoir : Louis-le-Grand ; Coll\u00e8ge du Cardinal Lemoine ; des Grassins ; d\u2019Harcourt ; de La Marche ; Lisieux ; Montaigu ; Navarre ; du Plessis ; des Quatre-Nations.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Jean Nicolas Marie de Guerle y prononce, \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;une distribution des prix, un Discours sur l&rsquo;Imitation.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1789\">\n<li>ORIGINE DU TEMPLE DE L&rsquo;AMOUR.<br>Dans la veine d&rsquo;une po\u00e9sie vaguement \u00e9rotiques \u00e0 la mode \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de la R\u00e9volution, et sous le pseudonyme de Chan\u00e9ly, Jean Nicolas Marie de Guerle publie un ouvrage po\u00e9tique : Le Premier Temple de l&rsquo;Amour, opuscule po\u00e9tique, traduit du grec, par Chan\u00e9ly [Paris. In-8, 18 p., 1789]. Sans nom d&rsquo;\u00e9diteur.<\/li>\n\n\n\n<li>PROCLAMATION DU CAMP DE JAL\u00c8S.<br>En ao\u00fbt 1790, puis en f\u00e9vrier 1791, aux confins des d\u00e9partements de l&rsquo;Ard\u00e8che et du Gard, \u00e0 la suite de massacres et d&rsquo;\u00e9chaffour\u00e9es provoqu\u00e9es par des protestants et dont sont victimes plusieurs centaines de catholiques, des rassemblement arm\u00e9s, jusqu&rsquo;\u00e0 vingt-mille personnes, se produisent dans la plaine de Jal\u00e8s.<br>Un camp militaire, de plusieurs milliers d&rsquo;hommes s&rsquo;\u00e9tablit en juillet 1792, \u00e0 l&rsquo;initiative de Fran\u00e7ois Louis comte de Saillans [1741-1792], soutenu par les \u00e9migr\u00e9s de Coblence, pour allumer la Contre-R\u00e9volution dans le Midi, sur le th\u00e8me de la d\u00e9fense de la religion catholique [mise en cause par la Constitution civile du Clerg\u00e9] et de la restauration de la monarchie fran\u00e7aise. Et s&#8217;emparent du ch\u00e2teau de Bannes.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>La Notice sur la vie et les ouvrages de J. N. M. de Guerle, plac\u00e9e en t\u00eate de l&rsquo;\u00e9dition posthume de sa traduction de l&rsquo;En\u00e9ide de Virgile est sans ambigu\u00eft\u00e9 : &lt; [Jean Nicolas Marie de Guerle] embrassa la cause de la monarchie en danger [\u2026] et lorsqu&rsquo;une poign\u00e9e de braves gentilhommes lev\u00e8rent au camp de Jal\u00e8s l&rsquo;\u00e9tendard de la l\u00e9gitimit\u00e9 contre la r\u00e9volte, ce fut M. de Guerle qui r\u00e9digea cette courageuse Proclamation, ce noble appel \u00e0 tous les coeurs fran\u00e7ais [\u2026]. Cette proclamation, qui fit tant de bruit \u00e0 cette \u00e9poque sous le nom suppos\u00e9 du marquis d&rsquo;Arnay &gt;.<\/p>\n\n\n\n<p>Incarc\u00e9r\u00e9 \u00e0 la prison de l&rsquo;Abbaye, Jean Nicolas Marie de Guerle \u00e9chappe aux massacres de Septembre.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1794\">\n<li>LES AMOURS, IMITATIONS EN VERS.<br>Dans l&rsquo;esprit du temps, friand de r\u00e9f\u00e9rences litt\u00e9raires se rapportant \u00e0 la po\u00e9sie l\u00e9g\u00e8re, Jean Nicolas Marie de Guerle poursuit sa carri\u00e8re d&rsquo;homme de lettres, commenc\u00e9e en 1789, en publiant : Les Amours, Imitations en vers des plus jolis po\u00e8te latins, par J. N. M. de G***.<br>[Paris : Pigoreau. In-12, 126 p. An II (1794)]. Imprimerie de Cailleau.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Quarante ans plus tard encore, en 1836, dans la notice consacr\u00e9e \u00e0 Jean Nicolas Marie de Guerle, la Biographie universelle et portative des contemporains t\u00e9moigne de l&rsquo;opinion convenue : &lt; Les po\u00e9sies de M. Deguerle sont empreintes de cette d\u00e9licatesse et de cette gr\u00e2ce qui annoncent un go\u00fbt pur et un talent exerc\u00e9 &gt;.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon l&rsquo;expression de l&rsquo;\u00e9poque Jean Nicolas Marie de Guerle publie toute une s\u00e9rie de \u00ab\u00a0po\u00e9sies fugitives\u00a0\u00bb dissimin\u00e9es dans l&rsquo;Almanach des Muses ; les Veill\u00e9es des Muses ; l&rsquo;Almanach litt\u00e9raire, ou \u00c9trennes d&rsquo;Apollon, et d&rsquo;autres diff\u00e9rents recueils litt\u00e9raires de l&rsquo;\u00e9poque du Directoire [1795-1799].<br>Un certain nombre d&rsquo;entre elles seront republi\u00e9es en 1829, apr\u00e8s sa mort, dans le recueil : Oeuvres diverses de J. N. M. De Guerle [Paris : Delangle fr\u00e8res].<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1797\">\n<li>R\u00c9DACTEUR AU M\u00c9MORIAL, JOURNAL ROYALISTE.<br>Sous le Directoire, Jean Nicolas Marie de Guerle est r\u00e9dacteur aupr\u00e8s du journal royaliste &lt; M\u00e9morial ou recueil historique, politique et litt\u00e9raire &gt;, dont le premier num\u00e9ro para\u00eet le 1er. prairial an V [20 mai 1797] &gt;.<br>Et \u00e0 ce titre collabore avec Jean Fran\u00e7ois de La Harpe [1739-1803] de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise [1776], r\u00e9dacteur au Mercure, professeur de litt\u00e9rature ; Louis de Fontanes [1757-1821], futur Grand-ma\u00eetre de l&rsquo;Universit\u00e9 imp\u00e9riale ; et Simon J\u00e9r\u00f4me Bourlet, abb\u00e9 de Vauxcelles [1733-1802].<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Le M\u00e9morial pol\u00e9mique contre les Id\u00e9ologues r\u00e9publicains du quotidien La Clef du Cabinet des Souverains, cr\u00e9\u00e9 au 1er janvier 1797, par Garat, Fontanes, Pommereuil, G\u00e9rard de Rayneval, Montlinot et Peuchet, et dont Charles-Joseph Panckoucke [1736-1798] est le directeur de publication.<br>Ou encore contre le quotidien Le Journal de Paris, fond\u00e9 d\u00e8s janvier 1777, et finalement plut\u00f4t favorable au courant de la monarchie constitutionnelle.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1799\">\n<li>TRADUCTION DE P\u00c9TRONE REPRISE \u00c0 PLUSIEURS REPRISES.<br>La Guerre civile, Po\u00ebme. Traduction libre de P\u00e9trone, orn\u00e9e du texte latin, et suivie de recherches sceptiques, tant sur la satyre de P\u00e9trone que sur son auteur. Par Jean-Nicolas Marie Deguerle, Membre de la soci\u00e9t\u00e9 libre des sciences, lettres et arts de Paris.<br>[Paris : J.-P. Brasseur, imprimeur-libraire, rue Honor\u00e9, n\u00b0 43, vis-\u00e0-vis la place Vend\u00f4me ; Buisson, libraire, rue Haute-Feuille, n\u00b0 20 ; Desenne, libraire, Palais-Egalit\u00e9, n\u00e0s 1 et 2. in-8, [2]-VI-163 p., An VII de la R\u00e9publique fran\u00e7aise (1799)].<br>Pr\u00e9face. Texte latin. Traduction fran\u00e7aise en alexandrins. Remarques du traducteur. Questions sur Petrone, ou Recherches sceptiques [trois parties]. Notes.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Le texte est r\u00e9imprim\u00e9 en 1816, avec de nouvelles corrections de l\u2019auteur, \u00e0 la suite l\u2019\u00e9dition de la Pharsale de Lucain publi\u00e9e par Amar-Duvivier [Paris : Auguste Delalain. Deux volumes in-12, 1816].<\/p>\n\n\n\n<p>Et, en 1821, dans la seizi\u00e8me livraison des Classiques latins, publi\u00e9s par Auguste Delalain.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 1862, Oeuvres compl\u00e8tes de P\u00e9trone avec la trad. fran\u00e7aise de la collection Panckoucke par M. H\u00e9guin de Guerle. Et pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es des Recherches sceptiques sur le Satyricon et son auteur par J. N. M. de Guerle. [Paris : Garnier fr\u00e8res. In-8, XLV-395 p., 1862].<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1800\">\n<li>VEILL\u00c9ES DES MUSES.<br>En 1800, de Guerle rejoint le petit groupe d&rsquo;hommes de lettres et dramaturges qui ont cr\u00e9\u00e9 le recueil litt\u00e9raire les \u00ab\u00a0Veill\u00e9es des Muses\u00a0\u00bb en janvier 1798; organe du Lyc\u00e9e [ou Ath\u00e9n\u00e9e] des \u00c9trangers, install\u00e9 Faubourg Honor\u00e9 et appel\u00e9 tout d&rsquo;abord Lyc\u00e9e Marboeuf. Tous \u00e2g\u00e9s d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;ann\u00e9es, auteurs c\u00e9l\u00e9br\u00e9s de pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre \u00e0 succ\u00e8s, et politiquement plut\u00f4t hostiles \u00e0 la R\u00e9volution.<br>\u00c0 savoir Antoine Vincent Arnault [1766-1834], ancien \u00e9migr\u00e9, membre de l&rsquo;Institut [27 septembre 1799] ; Jean-Louis Laya [1761-1833] ; Gabriel Legouv\u00e9 [1764-1812], membre de l&rsquo;Institut [13 f\u00e9vrier 1796] ; Louis Jean Baptiste \u00c9tienne Vig\u00e9e [1758-1820] ; et Charles Albert Demoustiers [1760-1801], membre de l&rsquo;Institut [24 mai 1799].<br>L&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e des \u00c9trangers, fond\u00e9 et dirig\u00e9 par le po\u00e8te Ponce Denis \u00c9couchard Lebrun [1729-1807], membre de l&rsquo;Institut [nomm\u00e9 le 20 novembre 1795], avec ses s\u00e9ances et ses prix litt\u00e9raires, ses cours sur les sciences et les arts, est \u00e9tabli d&rsquo;abord, en 1798, dans l&rsquo;h\u00f4tel particulier et les jardins Marbeuf, Faubourg Honor\u00e9 [ancienne rue Hazard Richelieu] ; puis ult\u00e9rieurement \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel particulier du banquier Thelusson, 30 rue de Provence ; et enfin rue Neuve-Saint-Eustache. De Guerle y lit \u00e0 plusieurs reprises des textes litt\u00e9raires de sa composition.<\/li>\n\n\n\n<li>PROFESSEUR DE GRAMMAIRE G\u00c9N\u00c9RALE \u00c0 ANVERS.<br>Jean Nicolas Marie de Guerle est nomm\u00e9 professeur de Grammaire g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale du d\u00e9partement des Deux-N\u00e8thes [Anvers] le 3 ao\u00fbt 1800, en remplacement de Pierre Gu\u00e9don de la Berch\u00e8re [1746-1832], ancien notaire, premier titulaire de la chaire.<br>A la suite de l&rsquo;annexion par la France, le d\u00e9partement des Deux-N\u00e8thes rel\u00e8ve alors de l&rsquo;acad\u00e9mie de Bruxelles, dont l&rsquo;arrondissement s&rsquo;\u00e9tend sur les cinq d\u00e9partements : de Jemappes [chef-lieu : Mons], de la Dyle [chef-lieu : Bruxelles], des Deux-N\u00e8thes [chef-lieu : Anvers], de l\u2019Escaut [chef-lieu : Gand] et de la Lys [chef-lieu : Bruges].<br>Compte tenu de la structure d&rsquo;enseignement en vigueur, il fait partie du groupe des professeurs de la troisi\u00e8me section, charg\u00e9s de l&rsquo;enseignement aupr\u00e8s des \u00e9l\u00e8ves \u00e2g\u00e9s de seize \u00e0 dix-huit ans&nbsp;: Jean Nicolas Marie de Guerle [1766-1824], pour la Grammaire g\u00e9n\u00e9rale&nbsp;; \u00c9tienne Tetel Arbeltier [1760-1831], pour les Belles-Lettres&nbsp;; Nicolas Billotey, pour l&rsquo;Histoire&nbsp;; Th\u00e9odore Fran\u00e7ois Godin, pour la L\u00e9gislation.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Jean Nicolas Marie de Guerle reste en poste jusqu&rsquo;en 1801, un peu avant la fermeture de l&rsquo;\u00c9cole centrale fix\u00e9e en mars 1803.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9j\u00e0 membre du Lyc\u00e9e de Paris, cr\u00e9\u00e9 en 1782, Jean Nicolas Marie de Guerle est inscrit \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 libre des Sciences, lettres et arts de Paris, dans la Classe des belles-lettres, au titre d&rsquo;associ\u00e9 correspondant \u00e0 Anvers. Cette classe, r\u00e9sidants et correspondants, comporte une soixantaine de membres.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1801\">\n<li>PROFESSEUR DE BELLES-LETTRES \u00c0 COMPI\u00c8GNE.<br>Professeur de belles-lettres [rh\u00e9torique] au Coll\u00e8ge national de Compi\u00e8gne (1801) qui vient d&rsquo;\u00eatre cr\u00e9\u00e9.<br>Le coll\u00e8ge, ant\u00e9rieurement Coll\u00e8ge national de Liancourt, est install\u00e9 en 1800 dans le ch\u00e2teau de Compi\u00e8gne, et va devenir la quatri\u00e8me section du Prytan\u00e9e militaire, puis le 25\u2009f\u00e9vrier 1803, prendre le nom d\u2019\u00c9cole d\u2019Arts et M\u00e9tiers.<br>Jean Nicolas Marie de Guerle ne va y rester que quelques mois.<\/li>\n\n\n\n<li>PROFESSEUR DE RH\u00c9TORIQUE \u00c0 SAINT-CYR.<br>Professeur de rh\u00e9torique au Prytan\u00e9e de Saint-Cyr [ao\u00fbt 1801]. En remplacement de l&rsquo;h\u00e9ll\u00e9niste Jacques Nicolas Belin de Ballu [1753-1815], qui a \u00e9t\u00e9 tout \u00e0 la fois directeur du Prytan\u00e9e et professeur de rh\u00e9torique, traducteur de Lucien et de Th\u00e9ocrite.<br>Jean Nicolas Marie de Guerle reste en poste \u00e0 Saint-Cyr jusqu&rsquo;au 2 brumaire an XIII [24 octobre 1804].<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Y prononce le 27 thermidor an IX [15 ao\u00fbt 1801] de la R\u00e9publique fran\u00e7aise, \u00e0 la distribution solennelle des prix, devant les autorit\u00e9s, dont le Ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur, un Discours sur la Grammaire g\u00e9n\u00e9rale, par J. M. N. Deguerle [A Paris : De l&rsquo;Imprimerie de Gill\u00e9 fils, rue Jean-de-Beauvais. An X]. Couverture muette.<br>Le texte comporte les discours de Jean Antoine Chaptal, Ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur ; de Pierre Crouzet [1753-1811], directeur du coll\u00e8ge depuis le 7 germinal an IX [28 mars 1801] ; J. M. N. Deguerle [1766-1824], professeur de rh\u00e9torique.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1805\">\n<li>PROFESSEUR DE BELLES-LETTRES AU LYC\u00c9E BONAPARTE.<br>Jean Nicolas Marie de Guerle est nomm\u00e9 en 1805 \u00e0 Paris, au lyc\u00e9e Bonaparte [aujourd&rsquo;hui Condorcet], \u00e9tabli dans le b\u00e2timent des ci-devant Capucins de la Chauss\u00e9e d&rsquo;Antin.<br>En 1805, dans le cadre de l&rsquo;enseignement des belles-lettres, Jean Nicolas Marie* de Guerle, est charg\u00e9 de l&rsquo;enseignement de la Po\u00e9sie, tandis que Jean Baptiste Dumouchel [1748-1820] est charg\u00e9 de l&rsquo;enseignement de Langues anciennes.<br>La classe des belles-lettres, ach\u00e8ve le cycle des enseignements litt\u00e9raires assur\u00e9s dans les lyc\u00e9es.<br>Au lyc\u00e9e Bonaparte, les autres enseignements, de la classe la plus basse \u00e0 la classe la plus \u00e9lev\u00e9e se r\u00e9partissent de la mani\u00e8re suivante : sixi\u00e8me et cinqui\u00e8me classe, L. A. Hamoche ; quatri\u00e8me classe, Augustin L&rsquo;\u00c9tendart [1759-NNN] et troisi\u00e8me classe, Jean Louis Laya [1761-1833] ; deuxi\u00e8me classe, abb\u00e9 Marie Nicolas Sylvestre Guillon [1759-1847] et premi\u00e8re classe, Desfontaines, futur professeur de philosophie.<br>Jean Nicolas Marie de Guerle devient ult\u00e9rieurement professeur d&rsquo;\u00c9loquence, tandis que, dans un chass\u00e9-crois\u00e9, Jean Baptiste Dumouchel est charg\u00e9 de l&rsquo;enseignement de Po\u00e9sie. Angelet est nomm\u00e9 suppl\u00e9ant de belles-lettres.<br>Tandis qu&rsquo;il est nomm\u00e9 en 1807 censeur au-dit lyc\u00e9e, garde son enseignement litt\u00e9raire de belles-lettres. Est remplac\u00e9 seulement en 1809\/1810, comme professeur de rh\u00e9torique [nouvelle appellation de la classe de belles-lettres] par la promotion de l&rsquo;abb\u00e9 Marie Nicolas Sylvestre Guillon [1759-1847] ; l&rsquo;autre professeur de rh\u00e9torique est L. A. Hamoche.<\/li>\n\n\n\n<li>CENSEUR DES \u00c9TUDES AU LYC\u00c9E BONAPARTE.<br>Censeur des \u00e9tudes au lyc\u00e9e Bonaparte [qui prendra le nom de coll\u00e8ge royal Bourbon en 1814], du 25 ao\u00fbt 1807 au 10 octobre 1809, en remplacement de Jean Baptiste Targe [1740-1817], premier censeur, du 18 ao\u00fbt 1804 au 25 ao\u00fbt 1807.<br>Travaille aupr\u00e8s de Ren\u00e9 Binet [1732-1812], premier proviseur du lyc\u00e9e Bonaparte [Condorcet], du 18 ao\u00fbt 1804 au 31 octobre 1812.<br>En fonction jusqu&rsquo;au 10 octobre 1809, est remplac\u00e9 comme censeur par Nicolas Legrand [1775-1847], ant\u00e9rieurement r\u00e9gent de rh\u00e9torique au coll\u00e8ge d&rsquo;Auxerre [Yonne].<\/li>\n\n\n\n<li>CENSEUR DES \u00c9TUDES AU LYC\u00c9E IMP\u00c9RIAL.<br>Promu le 10 octobre 1809, censeur des \u00e9tudes au Lyc\u00e9e Imp\u00e9rial [Louis-le-Grand], en remplacement de Le Pr\u00e9vost d\u2019Iray [1768-1849], censeur du 19 ao\u00fbt 1804 au 10 octobre 1809, promu Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Universit\u00e9.<br>Jean Nicolas Marie* de Guerle travaille aupr\u00e8s des cinq proviseurs successifs&nbsp;: Louis Joseph Sermand&nbsp;[1759-1829] ; abb\u00e9 Louis Gabriel Taillefer [1767-1852]&nbsp;; Fran\u00e7ois Christophe Malleval [1785-1847]&nbsp;; Nicolas Berthot [1776-1850], administrateur provisoire&nbsp;; Pierre Laurent Laborie [1767-1847].<br>Est maintenu dans son poste \u00e0 la premi\u00e8re Restauration, pendant les Cent-Jours et \u00e0 la seconde Restauration.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Dans la p\u00e9riode des Cent-Jours [20 mars-8 juillet 1815], tandis que Louis Fran\u00e7ois de Beausset [1748-1824] est le Grand-Ma\u00eetre de l&rsquo;Universit\u00e9 imp\u00e9riale, Jean Nicolas Marie* de Guerle refuse, en mai 1815, la promotion que constitue la place de proviseur au-dit lyc\u00e9e, poste qui sera finalement confi\u00e9e le 1 er juin \u00e0 l&rsquo;abb\u00e9 Louis Gabriel Taillefer [1767-1852].<\/p>\n\n\n\n<p>Malade, est suppl\u00e9\u00e9 comme censeur du coll\u00e8ge Louis-le-Grand par Gustave \u00c9mond [1797-1852], \u00e0 dater du 30 septembre 1824. Jean Nicolas Marie de Guerle d\u00e9c\u00e8de<br>le 11 novembre 1824.<br>Gustave \u00c9mond est maintenu dans le poste et devient \u00e0 son tour censeur des \u00e9tudes du coll\u00e8ge Louis-le-Grand. Y rstera dix ans, jusqu&rsquo;au 21 octobre 1834.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1809\">\n<li>PROFESSEUR D&rsquo;\u00c9LOQUENCE FRANCAISE \u00c0 LA FACULT\u00c9 DES LETTRES.<br>En m\u00eame temps, qu&rsquo;il est nomm\u00e9 censeur des \u00e9tudes au lyc\u00e9e Louis-le-Grand, Jean Nicolas Marie de Guerle est nomm\u00e9 premier titulaire de la chaire d&rsquo;\u00c9loquence fran\u00e7aise \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris, titulaire de la chaire du 6 mai 1809 au 13 novembre 1815.<br>A partir de 1810, Jean Nicolas Marie de Guerle sera assist\u00e9 par Jean Louis Laya [1761-1833], professeur adjoint de 1810 \u00e0 1815.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Est remplac\u00e9, en 1815, comme professeur d&rsquo;\u00c9loquence fran\u00e7aise par Abel Fran\u00e7ois Villemain [1790-1870], deuxi\u00e8me titulaire de la chaire d&rsquo;\u00c9loquence fran\u00e7aise \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris, sur la tr\u00e8s longue p\u00e9riode qui va du 13 novembre 1815 au 7 mai 1852, avec de nombreuses suppl\u00e9ances [Jules Amable Pierrot de Seilligny [1792-1845] ; Henri Joseph Guillaume Patin [1793-1876] ; Jean Baptiste Fran\u00e7ois G\u00e9ruzez [1763-1830].<br>Admis \u00e0 la retraite de la Facult\u00e9, Jean Nicolas Marie de Guerle re\u00e7oit le titre de professeur honoraire de la Facult\u00e9 des Lettres le 3 novembre 1815, mais continue d&rsquo;assurer les fonctions de censeur des \u00e9tudes au Lyc\u00e9e Louis-le-Grand,jusqu&rsquo;\u00e0 son d\u00e9c\u00e9s en 1824.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1824\">\n<li>DISCOURS AUX FUN\u00c9RAILLES DE J.N.M. DE GUERLE.<br>Les fun\u00e9railles de Jean Nicolas Marie de Guerle, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 11 novembre 1824 \u00e0 Paris, sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9es le 12 novembre.<br>Charles Du Rozoir [1790-1844], professeur d&rsquo;histoire et g\u00e9ographie au coll\u00e8ge royal Louis-le-Grand y prononce un discours d&rsquo;\u00e9loge : Discours prononc\u00e9, le 12 novembre 1824, aux fun\u00e9railles de M. de Guerle, censeur des \u00e9tudes au coll\u00e9ge de Louis-le-Grand [\u2026] par M. Charles Du Rozoir [Paris : Imprimerie de Gratiot. 1824].<\/li>\n\n\n\n<li>L&rsquo;EN\u00c9IDE DE VIRGILE. TRADUCTION NOUVELLE.<br>Para\u00eet en deux volumes : L&rsquo;En\u00e9ide de Virgile, traduction nouvelle [Texte latin en regard]. Ouvrage posthume de J. N. M. de Guerle, Professeur d&rsquo;\u00c9loquence fran\u00e7aise \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres. Censeur des \u00e9tudes au coll\u00e8ge Louis-le-Grand. Publi\u00e9 d&rsquo;apr\u00e8s le manuscrit autographe de l&rsquo;auteur, par Ch. H\u00e9guin de Guerle, professeur au coll\u00e8ge Louis-le-Grand.<br>[Paris : Auguste Delalain, Imprimeur-libraire. Rue des Mathurins-St-Jacques, n\u00b0 5. Deux tomes. In-8. MDCCC XXV (1825)].<br>\u2022 https:\/\/books.google.co.cr\/books?hl=fr&amp;output=text&amp;id=ExOzRWFwGxAC&amp;q=guerle#v=snippet&amp;q=guerle&amp;f=false<\/li>\n\n\n\n<li>OEUVRES DIVERSES EN UN VOLUME.<br>Oeuvres diverses de J. N. M. De Guerle, publi\u00e9es pour la premi\u00e8re fois en un volume.<br>[Paris : Delangle fr\u00e8res, \u00c9diteurs-Libraires. Rue du Battoir-Saint-Andr\u00e9-des-Arcs, N\u00b019. 531 p., MDCCCXXIX (1829)]. Avant-Propos de l&rsquo;\u00e9diteur.<br>\u2022 https:\/\/books.google.fr\/books?id=GCowAAAAYAAJ&amp;printsec=frontcover&amp;hl=fr&amp;source=gbs_ge_summary_r&amp;cad=0#v=onepage&amp;q&amp;f=false<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>AUTRES PUBLICATIONS.<br>En 1790.<br>Les \u00c9tats g\u00e9n\u00e9raux des b\u00eates (anonyme). 1790.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1799.<br>[sous le pseudonyme de Docteur Akerlio].<br>\u00c9loge des perruques, enrichi de notes plus amples que le texte ; par le Docteur Akerlio.<br>[De l&rsquo;imprimerie de Crapelet. A Paris : chez Maradan, Libraire, rue Pav\u00e9e-Andr\u00e9-des-Arcs. N\u00b0 16. In-12. V-X, 215 p., an VII (1799)].Pr\u00e9caution oratoire en guise de Pr\u00e9face. Notes. Table de quelques \u00e9loges.<br>\u2022 https:\/\/books.google.bj\/books?id=Yl4YN3qGW6kC&amp;printsec=frontcover&amp;hl=fr&amp;source=gbs_ge_summary_r&amp;cad=0#v=onepage&amp;q&amp;f=false<br>Traduit en 1800, en n\u00e9erlandais.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1799.<br>Stratonice et son peintre, ou les Deux portraits ; Conte qui n&rsquo;en est pas un, par Deguerle. Suivent : Phryn\u00e9 devant l&rsquo;Ar\u00e9opage, Pradon \u00e0 la com\u00e9die, ou les Sifflets, Bonaparte en Italie, etc.<br>[Paris : imprimerie de Chaignieau a\u00een\u00e9. In-16, 31 p. Brumaire an VIII].<br>Pr\u00e9face. Textes en vers, le plus souvent alexandrins.<br>\u2022 https:\/\/www.google.fr\/books\/edition\/Stratonice_et_son_peintre_ou_les_deux_po\/SnA4IOox2BsC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=deguerle&amp;printsec=frontcover<\/p>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;un conte satirique, \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;un portrait \u00e9pigrammatique de Mlle Lange, expos\u00e9 par Girodet, au salon de l&rsquo;an V, m\u00e9content de n&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 que de la moiti\u00e9 de la somme pr\u00e9alablement convenue.<\/p>\n\n\n\n<p>SOURCES.<br>\u2022 https:\/\/data.bnf.fr\/fr\/10020619\/jean-nicolas-marie_de_guerle\/<br>\u2022 Fran\u00e7oise Huguet et Boris Nogu\u00e8s. Les Professeurs des facult\u00e9s des lettres et des sciences en France au XIXe si\u00e8cle (1808-1880).<br>http:\/\/facultes19.ish-lyon.cnrs.fr\/fiche.php?indice=490<br>\u2022 Gustave Dupont-Ferrier. [La Vie quotidienne d\u2019un coll\u00e8ge parisien pendant plus de trois cent cinquante ans] Du coll\u00e8ge de Clermont au lyc\u00e9e Louis le Grand [1563-1920]. Tome 3 [Paris&nbsp;: E. de Boccard, \u00e9diteur, 1925]. Fournit les dates pr\u00e9cises des diff\u00e9rentes nominations.<br>\u2022 Sur le Recueil : les Veill\u00e9es des Muses.<br>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k63717188\/f6.item<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De pr\u00e9coces et charmantes productions po\u00e9tiques \u00e0 l&rsquo;imitation des Anciens ; des engagements politiques successifs, proclam\u00e9s d&rsquo;abord fi\u00e8rement en faveur de la Monarchie, puis le ralliement tacite au Consulat et \u00e0 l&rsquo;Empire forment l&rsquo;entrelac qui garantit le succ\u00e8s de la carri\u00e8re de Jean Nicolas Marie de Guerle  (1766-1824), tout \u00e0 la fois consacr\u00e9e aux belles-lettres et \u00e0 l&rsquo;enseignement ainsi qu&rsquo;\u00e0 des fonctions d&rsquo;autorit\u00e9 dans l&rsquo;Universit\u00e9 maintenues \u00e0 la Restauration.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-2137","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2137","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2137"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2137\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2140,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2137\/revisions\/2140"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2137"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2137"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2137"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}