{"id":212,"date":"2012-05-22T20:33:45","date_gmt":"2012-05-22T20:33:45","guid":{"rendered":""},"modified":"2012-05-22T20:33:45","modified_gmt":"2012-05-22T20:33:45","slug":"Anot-Auguste-1794-1879-professeur-de-Litterature-francaise-a-la-Faculte-des-Lettres-de-Poitiers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Anot-Auguste-1794-1879-professeur-de-Litterature-francaise-a-la-Faculte-des-Lettres-de-Poitiers.html","title":{"rendered":"Anot, Auguste (1794-1879), professeur de Litt\u00e9rature fran\u00e7aise \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Poitiers"},"content":{"rendered":"<em>Auguste Anot fait partie de cette g&eacute;n&eacute;ration de normaliens qui forment  la cohorte des premiers enseignants des Facult&eacute;s des Lettres,  reconstitu&eacute;es par ordonnance royale : Bordeaux, Lyon, Montpellier,  Rennes, en 1838 ; Poitiers, en 1845 ; Aix, en 1846.&nbsp; Il enseigne la  Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Poitiers pendant  dix-huit ans.<\/em><!--more--><p>&nbsp;<\/p><p>[Jean Baptiste] Auguste Anot. N&eacute; le 7 septembre 1794, &agrave; Saint-Germainmont, dans les Ardennes ; mort, le 18 juillet 1879, &agrave; Bordeaux.<\/p><p>1818. ANCIEN &Eacute;L&Egrave;VE DE L&rsquo;&Eacute;COLE NORMALE.<br \/>Ancien &eacute;l&egrave;ve de la neuvi&egrave;me promotion de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1818], dont le m&eacute;decin Fran&ccedil;ois Gu&eacute;neau de Mussy [1754-1857] est le directeur depuis septembre 1815.<br \/><br \/>Sont re&ccedil;us en 1818, dans l&rsquo;ordre alphab&eacute;tique : Pierre Ader [-1819] ; Fran&ccedil;ois Agnant, Professeur de rh&eacute;torique au lyc&eacute;e de Besan&ccedil;on ; Auguste Anot ; Jean Barreau, professeur de lettres au gymnase de Luxembourg ; Pierre Boulle, Professeur de philosophie au coll&egrave;ge de Bergerac ; Eus&egrave;be Corbin [ -1855], m&eacute;decin de l&rsquo;H&ocirc;tel-Dieu d&rsquo;Orl&eacute;ans ; Am&eacute;d&eacute;e Daveluy [1799-1867], premier directeur de l&rsquo;&Eacute;cole d&rsquo;Ath&egrave;nes [1846-1867] ; Louis Dubois [ -1884], professeur au coll&egrave;ge Rollin ; Fran&ccedil;ois Dunoyer [1799-1881], recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Nancy ; Jean Baptiste Forneron [1797-1886], proviseur du lyc&eacute;e Bonaparte [1856-1865] ; Jean Baptiste La Bastide [1797-1863], recteur d&eacute;partemental de l&rsquo;Acad&eacute;mie de l&rsquo;Oise [1853-1854] ; Jean Ladevi-Roche [1794-1871], professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Bordeaux ; &Eacute;tienne Lemoyne, Inspecteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Toulouse ; Fran&ccedil;ois Maug&eacute; [ -1832], chef d&rsquo;institution &agrave; Paris ; Victor Peytel, m&eacute;decin &agrave; Paris ; Fran&ccedil;ois Raison [1799-1868], Professeur &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Dijon ; Fran&ccedil;ois Rara, Professeur de troisi&egrave;me au lyc&eacute;e de Douai ; Jean Ribout [1799-1854], professeur de cinqui&egrave;me au lyc&eacute;e Louis-le-Grand ; Hippolyte Royer-Collard [1802-1850], m&eacute;decin ; Jean-Fran&ccedil;ois Sti&eacute;venart [1794-1860], Professeur de litt&eacute;rature grecque et Doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Dijon.<br \/><br \/>Auguste Anot y fait une scolarit&eacute; de trois ans. Il y obtient sa licence, dipl&ocirc;me qui lui permet d&rsquo;enseigner. Apr&egrave;s quoi, il est nomm&eacute; au coll&egrave;ge de Nevers.<br \/><br \/>1821. R&Eacute;GENT AU COLL&Egrave;GE DE NEVERS.<br \/>Fin septembre 1821, Auguste Anot est nomm&eacute; r&eacute;gent de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge de Nevers. Il y est affect&eacute;, en remplacement de Jean Baptiste D&eacute;sir&eacute; Labastide, lui aussi ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;Ecole de la promotion 1818, nomm&eacute; &agrave; Nevers, mais appel&eacute; au bout de quelques jours au coll&egrave;ge royal de Rennes.<br \/><br \/>Sont alors enseignants au coll&egrave;ge de Nevers, Aim&eacute; Bodin, r&eacute;gent de rh&eacute;torique ; Jean Baptiste Laporte, professeur de seconde ; Lancelot, r&eacute;gent de quatri&egrave;me ; Adolphe F&eacute;lix Gatien-Arnoult, r&eacute;gent de cinqui&egrave;me ; Joachim Garnier, r&eacute;gent de sixi&egrave;me.<br \/><br \/>Auguste Anot reste au coll&egrave;ge de Nevers jusqu&rsquo;en 1823.<br \/><br \/>1824. AGR&Eacute;GATION DES LETTRES &Agrave; CAHORS.<br \/>Depuis 1821, les concours d&rsquo;agr&eacute;gation, en lettres et en grammaire, parfois m&ecirc;me en sciences, sont &laquo; acad&eacute;miques &raquo;, autrement dit se d&eacute;roulent selon les besoins de chaque acad&eacute;mie. <br \/><br \/>&Agrave; partir de 1830, l&rsquo;agr&eacute;gation devient un concours national. &nbsp;<br \/>Anot est le seul agr&eacute;g&eacute; des lettres &agrave; Cahors cette ann&eacute;e 1824. Les autres agr&eacute;g&eacute;s des lettres sont Aim&eacute; Thuillier, Joseph Chanut &agrave; Paris ; Thomas Delhomme, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale en 1819, &agrave; Rouen.<br \/>Apr&egrave;s l&rsquo;agr&eacute;gation, Auguste Anot enseigne en rh&eacute;torique au coll&egrave;ge communal de&nbsp; Condom, puis au coll&egrave;ge royal de Cahors.<br \/><br \/>1832. DOCTORAT &Egrave;S-LETTRES.<br \/>Docteur &egrave;s-lettres [Toulouse, 10 janvier 1832], la m&ecirc;me ann&eacute;e qu&rsquo;Adolphe Franck avec une th&egrave;se : Avantages de l&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire nationale [Toulouse. In-8].<br \/>La th&egrave;se latine porte sur De Animi facultatibus [Toulouse. In-8].<br \/>Les th&egrave;ses ne sont &eacute;dit&eacute;es qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;usage de la Facult&eacute;.<br \/><br \/>ENSEIGNEMENT &Agrave; LYON.<br \/>Apr&egrave;s le doctorat enseigne &agrave; Lyon. <br \/>Auguste Anot est alors &eacute;lu &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie royale de Lyon, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; couronn&eacute; pour un M&eacute;moire r&eacute;pondant &agrave; la question : Quelle est le meilleur syst&egrave;me d&rsquo;instruction et d&rsquo;&eacute;ducation dans une monarchie constitutionnelle ? <br \/><br \/>1834. PROFESSEUR AU COLL&Egrave;GE DE BORDEAUX.<br \/>Auguste Anot enseigne par la suite la rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal de Bordeaux, o&ugrave; Ladevi-Roche enseigne la philosophie. <br \/>Alors qu&rsquo;il y est professeur Auguste Anot participe &agrave; un concours propos&eacute; par l&rsquo;Acad&eacute;mie nationale des Sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux pour lequel il adresse un M&eacute;moire intitul&eacute; Influence sur la civilisation des trois grands ouvrages de Montesquieu, Lettre Persanes, l&rsquo;Esprit des lois, Consid&eacute;rations sur la grandeur et la d&eacute;cadence des Romains. <br \/>Il obtient la m&eacute;daille d&rsquo;or de trois cents francs [1837].<br \/><br \/>Il avait &eacute;galement fait hommage, &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences, belles-lettres et arts, d&rsquo;un ouvrage intitul&eacute; De l&rsquo;Instruction et de l&rsquo;&Eacute;ducation dans une monarchie constitutionnelle, qui avait &eacute;t&eacute; compos&eacute; initialement &agrave; l&rsquo;intention de l&#39;Acad&eacute;mie royale de Lyon. Le sujet avait en effet &eacute;t&eacute; propos&eacute; par l&rsquo;Acad&eacute;mie de Lyon sur cette question : Quelle est le meilleur syst&egrave;me d&rsquo;instruction et d&rsquo;&eacute;ducation dans une monarchie constitutionnelle ?<br \/>Le M&eacute;moire d&rsquo;Anot avait &eacute;t&eacute; couronn&eacute; par l&rsquo;Acad&eacute;mie de Lyon. Puis publi&eacute; sous le titre : De l&#39;Instruction et de l&#39;&eacute;ducation dans une monarchie constitutionnelle. Fait l&rsquo;objet d&rsquo;une publication &agrave; part, paraissant &agrave; la fois &agrave; Paris et &agrave; Bordeaux [Paris : Hachette ; Bordeaux, Vve Laplace. In-8. 88 p.,1836].<br \/><br \/>1838-1846. RECONSTITUTION DE FACULT&Eacute;S DES LETTRES.<br \/>La Facult&eacute; des Lettres de Poitiers a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e en 1810, dans le cadre de l&rsquo;Universit&eacute; imp&eacute;riale, avec quatre chaires : Philosophie, &Eacute;loquence latine, &Eacute;loquence fran&ccedil;aise, Histoire.<br \/><br \/>Mais elle est supprim&eacute;e en fin 1815, par la Restauration. En effet un arr&ecirc;t&eacute; de la commission de l&rsquo;Instruction publique du 31 octobre 1815, pr&eacute;sid&eacute;e par Paul Royer-Collard [1763-1845], arr&ecirc;t&eacute; confirm&eacute; par l&rsquo;ordonnance royale du 18 janvier 1816, d&eacute;cide de la suppression de Facult&eacute;s au sein de dix-sept Acad&eacute;mies. Ainsi, la Facult&eacute; des Lettres de Poitiers est supprim&eacute;e, tandis que la Facult&eacute; de Droit est maintenue.<br \/><br \/>Une ordonnance royale du 8 octobre 1845, prise sous le troisi&egrave;me minist&egrave;re Soult [alors que Narcisse Achille de Salvandy [1795-1856] est ministre de l&rsquo;Instruction publique, de 1840 &agrave; 1845] d&eacute;cide de la recr&eacute;ation de la Facult&eacute; des Lettres de Poitiers. L&rsquo;installation de la Facult&eacute; a lieu le 18 novembre 1845, par le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; minist&eacute;riel Saint-Marc Girardin [1801-1873], membre du Conseil royal de l&rsquo;instruction publique.<br \/><br \/>Cette reconstitution de la Facult&eacute; de Poitiers s&rsquo;inscrit dans un mouvement plus large qui voit la re-cr&eacute;ation des Facult&eacute;s des Lettres de Bordeaux, Lyon, Montpellier, Rennes, par ordonnance royale du 24 ao&ucirc;t 1838 ; et la re-cr&eacute;ation de la Facult&eacute; des Lettres d&rsquo;Aix, par ordonnance royale du 11 juin 1846. <br \/>&nbsp;<br \/>1845-1863. PROFESSEUR DE LITT&Eacute;RATURE &Agrave; LA FACULT&Eacute; DE POITIERS.<br \/>Auguste Anot est nomm&eacute; professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Poitiers [8 octobre 1845], dont l&rsquo;historien Th&eacute;odore Der&ocirc;me [1796-1873] est le premier doyen.<br \/>Les diff&eacute;rents enseignants, tous nomm&eacute;s le 8 octobre sont : Adolphe Bertereau [1811-1879] en philosophie ; Th&eacute;odore Der&ocirc;me [1796-1873] en Histoire ; Louis El&eacute;onore Marie Magnier [1792-1875], en Litt&eacute;rature ancienne ; Auguste Anot [1794-1879], en Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise ; Edmond Arnould [1811-1861], en Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re.<br \/><br \/>Auguste Anot reste en poste jusqu&rsquo;en 1863, date &agrave; laquelle il est mis &agrave; la retraite. Il a alors soixante-neuf ans. Re&ccedil;oit en compensation le titre de professeur honoraire, et se retire &agrave; Bordeaux.<br \/>Il est alors remplac&eacute; dans la chaire de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise par Paul Albert [1827-1880], lui aussi ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1848], qui a occup&eacute; ant&eacute;rieurement &agrave; Poitiers, la chaire de Litt&eacute;rature ancienne. <br \/><br \/>1864. &Eacute;TUDES SUR VOLTAIRE.<br \/>Alors qu&rsquo;il est &agrave; la retraite, Auguste Anot fait para&icirc;tre des &Eacute;tudes sur Voltaire [Poitiers : impr. de H. Oudin. In-8. 1864], &laquo; dont le fond est peu bienveillant pour l&rsquo;auteur&nbsp; [Beaussire].<br \/><br \/>SOURCE.<br \/>Bulletin de l&rsquo;Association des Anciens &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&Eacute;cole normale. Ann&eacute;e 1885. Pages 7 sq. Notice de &Eacute;mile Beaussire [promotion 1844], professeur de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la facult&eacute; des Lettres de Poitiers [1858-1867].<br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Auguste Anot fait partie de cette g&eacute;n&eacute;ration de normaliens qui forment  la cohorte des premiers enseignants des Facult&eacute;s des Lettres,  reconstitu&eacute;es par ordonnance royale : Bordeaux, Lyon, Montpellier,  Rennes, en 1838 ; Poitiers, en 1845 ; Aix, en 1846.&nbsp; Il enseigne la  Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Poitiers pendant  dix-huit ans.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-212","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/212","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=212"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/212\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=212"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=212"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=212"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}