{"id":208,"date":"2012-02-29T21:09:18","date_gmt":"2012-02-29T21:09:18","guid":{"rendered":""},"modified":"2012-02-29T21:09:18","modified_gmt":"2012-02-29T21:09:18","slug":"Les-programmes-des-concours-de-Philosophie-de-lAcademie-des-Sciences-morales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Les-programmes-des-concours-de-Philosophie-de-lAcademie-des-Sciences-morales.html","title":{"rendered":"Les programmes des concours de Philosophie de l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences morales"},"content":{"rendered":"<em>D&egrave;s 1833, au sein de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales, Victor Cousin (1792-1867) prend une part dominante dans l&rsquo;orientation de la section de Philosophie, notamment en ce qui concerne les concours r&eacute;guli&egrave;rement propos&eacute;s. Il veille chaque fois &agrave; fournir aux concurrents un programme &agrave; suivre pour la r&eacute;daction des M&eacute;moires. Cette tradition des consignes d&eacute;taill&eacute;es se maintient au del&agrave; de   1867, puis les programmes, apr&egrave;s &ecirc;tre r&eacute;duits &agrave; quelques lignes,   finissent par dispara&icirc;tre dans les ann&eacute;es 1890.<\/em><!--more--><p>On trouvera ci-dessous l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; des textes des programmes qui  sont indiqu&eacute;s pour les concours de Philosophie de l&#39;Acad&eacute;mie des  Sciences morales et politiques, de 1833 &agrave; 1897, que ce soit au titre du  Prix du Budget, du Prix Bordin, du Prix Crouzet, du Prix Victor Cousin,  du Prix Saintour.<\/p><p>D&rsquo;autres concours en rapport avec la philosophie  [Prix Gegner, Prix Charles L&eacute;v&ecirc;que, Prix Le Dissez de Penanrun, etc.]  qui concernent des ouvrages et non des M&eacute;moires, r&eacute;dig&eacute;s aux fins de la  comp&eacute;tition, ne sont pas signal&eacute;s : il ne font pas l&rsquo;objet de  programmes.<\/p><p><strong>LES SUJETS DE PHILOSOPHIE ET LEURS PROGRAMMES.<\/strong><br \/><br \/>EXAMEN CRITIQUE DE L&rsquo;OUVRAGE D&rsquo;ARISTOTE INTITUL&Eacute; M&Eacute;TAPHYSIQUE. <br \/>Prix du Budget.<br \/>Mis au concours : 22 juin 1833, sur proposition de Victor Cousin. <br \/><br \/>Programme.<br \/>1. Faire conna&icirc;tre cet ouvrage par une analyse &eacute;tendue et en d&eacute;terminer le plan.<br \/>2. En faire l&#39;histoire, en signaler l&#39;influence sur les syst&egrave;mes ult&eacute;rieurs dans l&#39;antiquit&eacute; et dans les temps modernes.<br \/>3.  Rechercher et discuter la part d&#39;erreur et la part de v&eacute;rit&eacute; qui s&#39;y  trouvent, et quelles y sont les id&eacute;es qui subsistent encore aujourd&#39;hui  ou qui pourraient entrer utilement dans la philosophie de notre si&egrave;cle.<br \/><br \/>Au  rapport de Victor Cousin, les 4 et 11 avril 1835, le premier prix est  d&eacute;cern&eacute; &agrave; F&eacute;lix Ravaisson [1813-1900], &eacute;tudiant &agrave; la Facult&eacute; des Lettres  de Paris.<br \/>Un deuxi&egrave;me prix &agrave; Karl Ludwig* Michelet [1801-1893], professeur de philosophie &agrave; Berlin. <br \/>Mention honorable &agrave; Claude Joseph Tissot [1801-1876], professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de Dijon.<br \/><br \/><br \/>EXAMEN CRITIQUE DE L&rsquo;ORGANUM D&rsquo;ARISTOTE.<br \/>Prix du Budget.<br \/>Mis au concours : mars-avril 1835,sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>1. Discuter l&#39;authenticit&eacute; de l&#39;Organum et des diverses parties dont il se compose.<br \/>2. Faire conna&icirc;tre l&#39;Organum par une analyse &eacute;tendue, d&eacute;terminer le plan, le caract&egrave;re et le but de cet ouvrage.<br \/>3.  En faire l&#39;histoire ; exposer l&#39;influence de la Logique d&#39;Aristote sur  tous les grands syst&egrave;mes de logique de l&#39;antiquit&eacute;, du moyen-&acirc;ge et de  la philosophie moderne.<br \/>4. Appr&eacute;cier la valeur intrins&egrave;que de cette  logique et signaler les emprunts utiles que pourrait lui faire la  philosophie de notre si&egrave;cle. <br \/><br \/>&nbsp;Au rapport verbal de Victor  Cousin, et rapport &eacute;crit de Jean Philibert Damiron, en novembre 1837, le  prix est d&eacute;cern&eacute; &agrave; Jules Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire [1805-1895]. Une  mention honorable est accord&eacute;e &agrave; Claude Joseph Tissot [1801-1876],  professeur de philosophie &agrave; Dijon, d&eacute;j&agrave; laur&eacute;at de l&rsquo;Institut. <br \/><br \/><br \/>EXAMEN CRITIQUE DE LA PHILOSOPHIE ALLEMANDE.<br \/>Prix du Budget.<br \/>Mis au concours : 26 novembre 1836, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>1.  Faire conna&icirc;tre par des analyses &eacute;tendues les principaux syst&egrave;mes qui  ont paru en Allemagne depuis Kant inclusivement jusqu&rsquo;&agrave; nos jours.<br \/>2. S&rsquo;attacher surtout au syst&egrave;me de Kant, qui est le principe de tous les autres.<br \/>3.  Appr&eacute;cier la philosophie allemande ; discuter les principes sur  lesquelles elle repose, les m&eacute;thodes qu&rsquo;elle emploie, les r&eacute;sultats  auxquels elle est parvenue ; rechercher la part d&rsquo;erreurs et la part de  v&eacute;rit&eacute;s qui s&rsquo;y rencontrent, et ce qui, en derni&egrave;re analyse, peut  l&eacute;gitimement subsister, sous une forme ou sous une autre, du mouvement  philosophique de l&rsquo;Allemagne moderne.<br \/><br \/>Sur le dernier rapport de  Charles de R&eacute;musat, du 15 f&eacute;vrier, 1er, 8 et 15 et relu le 29 mars, 5 et  12 avril 1845, le prix est d&eacute;cern&eacute; en 1845 &agrave; Joseph Willm [1792-1853],  Inspecteur de l&#39;Acad&eacute;mie de Strasbourg.<br \/>Une mention tr&egrave;s honorable  est d&eacute;cern&eacute;e &agrave; Fortun&eacute; Guiran qui re&ccedil;oit un encouragement de cinq cents  francs du ministre de l&#39;Instruction publique. &nbsp;<br \/><br \/><br \/>EXAMEN CRITIQUE DU CART&Eacute;SIANISME.<br \/>Prix du Budget.<br \/>Mis au concours : 23 juin 1838, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>1.Exposer l&rsquo;&eacute;tat de la philosophie avant Descartes.<br \/>2.  D&eacute;terminer le caract&egrave;re de la r&eacute;volution philosophique dont Descartes  est l&rsquo;auteur : faire conna&icirc;tre la m&eacute;thode, les principes et le syst&egrave;me  entier de Descartes dans toutes les parties des connaissances humaines.<br \/>3.  Rechercher les connaissances et les d&eacute;veloppements de la philosophie de  Descartes, non seulement dans ses disciples avou&eacute;s, tels que R&eacute;gis,  Rohault, Delaforge, mais dans les hommes de g&eacute;nie qu&rsquo;elle a suscit&eacute;s,  par exemple Spinoza, Malebranche, Locke, Bayle et Leibnitz.<br \/>4. Appr&eacute;cier particuli&egrave;rement l&rsquo;influence du syst&egrave;me de Descartes sur celui de Spinoza et sur celui de Malebranche.<br \/>5. D&eacute;terminer le rang et la place de chacun dans le mouvement cart&eacute;sien.<br \/>6.  Appr&eacute;cier la valeur intrins&egrave;que de la r&eacute;volution cart&eacute;sienne consid&eacute;r&eacute;e  dans l&rsquo;ensemble de ses principes et de ses cons&eacute;quences et dans la  succession des grands hommes qu&rsquo;elle embrasse depuis l&rsquo;apparition du  Discours de la m&eacute;thode en 1637 jusqu&rsquo;au commencement du XVIII&egrave;me si&egrave;cle  et la mort de Leibnitz.<br \/>Rechercher quelle est la part d&rsquo;erreur que  renferme le cart&eacute;sianisme, et surtout quelle est la part de v&eacute;rit&eacute;s  qu&rsquo;il a l&eacute;gu&eacute;e &agrave; la post&eacute;rit&eacute;.<br \/><br \/>Au rapport de Jean Philibert  Damiron, le 3 et 10 avril 1841, le prix est partag&eacute; entre Jean  Bordas-Demoulin [1798-1859], homme de lettres. <br \/>et Francisque Bouillier [1813-1899], professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Lyon. <br \/>Une mention honorable est d&eacute;cern&eacute;e &agrave; Charles Renouvier [1815-1903], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole polytechnique.<br \/><br \/><br \/>EXAMEN CRITIQUE DE L&rsquo;&Eacute;COLE D&rsquo;ALEXANDRIE.<br \/>Prix du Budget.<br \/>Mis au concours : 24 avril 1841, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>1.  Faire conna&icirc;tre, par des analyses &eacute;tendues et approfondies, les  principaux monuments de cette &eacute;cole depuis le II&egrave;me si&egrave;cle de notre &egrave;re,  o&ugrave; elle commence avec Ammonius, Saccas et Plotin jusqu&rsquo;au VI&egrave;me si&egrave;cle,  o&ugrave; elle s&rsquo;&eacute;teint, avec l&rsquo;antiquit&eacute; philosophique, &agrave; la cl&ocirc;ture des  derni&egrave;res &eacute;coles pa&iuml;ennes, par le d&eacute;cret c&eacute;l&egrave;bre de 529, sous le  consulat de D&eacute;cius et sous le r&egrave;gne de Justinien.<br \/>2. Insister  particuli&egrave;rement sur Plotin et sur Proclus ; montrer le lien  syst&eacute;matique qui rattache l&rsquo;&eacute;cole d&rsquo;Alexandrie aux religions antiques,  et le r&ocirc;le qu&rsquo;elle a jou&eacute; dans la lutte du paganisme expirant contre la  religion nouvelle.<br \/>3. Apr&egrave;s avoir reconnu les ant&eacute;c&eacute;dents de la  philosophie d&rsquo;Alexandrie, en suivre la fortune &agrave; travers les &eacute;coles  chr&eacute;tiennes du Bas-Empire et du Moyen Age, et surtout au XIV&egrave;me si&egrave;cle,  dans cette philosophie qu&rsquo;on peut appeler philosophie de la Renaissance.<br \/>4. Appr&eacute;cier la valeur historique et la valeur absolue de la philosophie d&rsquo;Alexandrie.<br \/>D&eacute;terminer  la part d&rsquo;erreur et la part de v&eacute;rit&eacute; qui s&rsquo;y rencontrent, et ce qu&rsquo;il  est possible d&rsquo;en tirer au profit de la philosophie de notre si&egrave;cle.<br \/><br \/>Au  rapport de Jules Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire, le 27 avril et 4 mai 1844,  le prix est d&eacute;cern&eacute; &agrave; &Eacute;tienne Vacherot [1809-1897], directeur des &eacute;tudes  et ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale.<br \/>Une mention honorable est d&eacute;cern&eacute; au m&eacute;moire n&deg;2, rest&eacute; inconnu.<br \/><br \/><br \/>TH&Eacute;ORIE DE LA CERTITUDE.<br \/>Prix du Budget.<br \/>Mis au concours : 6 mai 1843, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>1.  D&eacute;terminer le caract&egrave;re de la certitude et de ce qui la distingue de  tout ce qui n&#39;est pas elle. Par exemple , la certitude et la plus haute  probabilit&eacute; se confondent-elles <br \/>2. Quelle est la facult&eacute; ou quelles  sont les facult&eacute;s qui nous donnent la certitude&nbsp; Si l&#39;on admet qu&#39;il y a  plusieurs facult&eacute;s de conna&icirc;tre, en exposer avec pr&eacute;cision les  diff&eacute;rences.<br \/>3. De la v&eacute;rit&eacute; et de ses fondements. La v&eacute;rit&eacute; est-elle  la r&eacute;alit&eacute; elle-m&ecirc;me, la nature des choses tombant sous la connaissance  de l&#39;homme, ou n&#39;est-elle qu&#39;une apparence, une conception arbitraire  ou n&eacute;cessaire de notre esprit <br \/>4. Exposer et discuter les plus  c&eacute;l&egrave;bres opinions anciennes et modernes sur le probl&egrave;me de la certitude,  et les suivre dans leurs cons&eacute;quences th&eacute;oriques et pratiques.<br \/>Soumettre &agrave; un examen approfondi les grands monuments du scepticisme, les ouvrages de Sextus, de Huet, de Hume et de Kant.<br \/>5.  Rechercher quelles sont, malgr&eacute; les attaques du scepticisme, les  v&eacute;rit&eacute;s certaines qui doivent subsister dans la philosophie de notre  temps.<br \/><br \/>Au rapport d&#39;Adolphe Franck, mai-d&eacute;cembre 1846, le prix  est d&eacute;cern&eacute; &agrave; Auguste Javary [1820-1852], r&eacute;gent de philosophie au  coll&egrave;ge de Libourne. <br \/>Une premi&egrave;re mention, tr&egrave;s honorable, est d&eacute;cern&eacute;e &agrave; Charles Gouraud [1823-apr&egrave;s 1876], licenci&eacute; &egrave;s-lettres, &eacute;tudiant en droit. <br \/>Une deuxi&egrave;me mention, honorable, est d&eacute;cern&eacute;e &agrave; Christian Bartholm&eacute;ss* [1815-1856].<br \/><br \/><br \/>EXAMEN CRITIQUE DE LA PHILOSOPHIE SCOLASTIQUE.<br \/>Prix du Budget. <br \/>Mis au concours : 19 avril 1845, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>1.  Les concurrents renfermeront leurs recherches dans l&rsquo;&eacute;tude de la  philosophie scolastique en France, et particuli&egrave;rement dans l&rsquo;Universit&eacute;  de Paris, la France ayant &eacute;t&eacute; au moyen &acirc;ge la lumi&egrave;re de l&rsquo;Europe, et  l&rsquo;Universit&eacute; de Paris la m&egrave;re de toutes les autres universit&eacute;s,  fran&ccedil;aises et &eacute;trang&egrave;res.<br \/>2. Les concurrents s&rsquo;attacheront aussi &agrave; la  grande &eacute;poque, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque classique de la philosophie scolastique, &agrave;  savoir celle qui remplit le treizi&egrave;me et le quatorzi&egrave;me si&egrave;cle, qui  commence &agrave; l&rsquo;introduction en France de la m&eacute;taphysique et de la physique  d&rsquo;Aristote, et des commentateurs anciens de ces deux ouvrages, par le  moyen de traductions latines, et qui se termine &agrave; peu pr&egrave;s au concile de  Florence et &agrave; la prise de Constantinople, c&rsquo;est &agrave; dire &agrave; l&rsquo;introduction  en Europe des autres monuments et des autres syst&egrave;mes de la philosophie  grecque.<br \/>3. Parmi les discussions des &eacute;coles rivales au treizi&egrave;me et  au quatorzi&egrave;me si&egrave;cle, les concurrents sont invit&eacute;s &agrave; donner une  attention toute particuli&egrave;re &agrave; la querelle du r&eacute;alisme, du  conceptualisme et du nominalisme.<br \/>4. Les concurrents ne se borneront  point &agrave; retracer l&rsquo;histoire des &eacute;coles et des syst&egrave;mes : ils  rechercheront la part d&rsquo;erreur et surtout la part de v&eacute;rit&eacute; que ces  syst&egrave;mes et ces &eacute;coles peuvent contenir ; ils s&rsquo;appliqueront &agrave; d&eacute;gager  et &agrave; mettre en lumi&egrave;re ce qui, soit parmi les principes, soit parmi les  proc&eacute;d&eacute;s, soit parmi les r&eacute;sultats que nous a l&eacute;gu&eacute;s la philosophie  scolastique, pourrait encore &ecirc;tre mis &agrave; profit par la philosophie de  notre temps.<br \/>5. L&rsquo;Acad&eacute;mie recommande aux concurrents de se renfermer  dans le domaine de la philosophie proprement dite, et de rester  &eacute;tranger &agrave; celui de la th&eacute;ologie, autant du moins que le permettra le  lien intime de ces deux sciences au moyen &acirc;ge.<br \/><br \/>Au rapport de  Victor Cousin, le 20 mai 1848, le prix est attribu&eacute;, &agrave; Barth&eacute;lemy  Haur&eacute;au [1812-1896], conservateur des manuscrits &agrave; la Biblioth&egrave;que  nationale.<br \/><br \/><br \/>COMPARAISON DE LA PHILOSOPHIE DE PLATON ET D&rsquo;ARISTOTE.<br \/>Prix du Budget.<br \/>Mis au concours : 3 juin 1848, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>Sur  la comparaison de la philosophie morale et politique de Platon et  d&#39;Aristote avec les doctrines des plus grands philosophes modernes sur  les m&ecirc;mes mati&egrave;res.<br \/>Appr&eacute;cier ce qu&rsquo;il y a de temporaire et de faux, et ce qu&rsquo;il y a de vrai et d&rsquo;immortel, dans ces diff&eacute;rents syst&egrave;mes.<br \/><br \/>Au  rapport final de Jules Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire, le 2 avril-4 mai 1853,  le prix est d&eacute;cern&eacute; &agrave; Paul Janet [1823-1899], professeur de Philosophie  &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Strasbourg.<br \/><br \/><br \/>EXAMEN CRITIQUE DES PRINCIPAUX SYST&Egrave;MES MODERNES DE TH&Eacute;ODIC&Eacute;E.<br \/>Prix du Budget.<br \/>Mis au concours : 18 mai 1850, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>Le  caract&egrave;re des m&eacute;moires demand&eacute;s par l&rsquo;Acad&eacute;mie doit &ecirc;tre, sous la forme  de la critique et de l&rsquo;histoire, essentiellement th&eacute;orique et  sp&eacute;culatif.<br \/>Les concurrents mettront surtout en relief l&rsquo;esprit  g&eacute;n&eacute;ral des diff&eacute;rents syst&egrave;mes, leur m&eacute;thode, leurs principes, leurs  r&eacute;sultats.<br \/>Ils pourront comprendre dans leur travail les syst&egrave;mes  contemporains les plus c&eacute;l&egrave;bres, particuli&egrave;rement ceux qui sont sortis  de la derni&egrave;re philosophie allemande. Ils les consid&eacute;reront dans leurs  rapports avec l&rsquo;&eacute;tat pr&eacute;sent des connaissances humaines et avec les  besoins r&eacute;els des soci&eacute;t&eacute;s modernes.<br \/>Ils concluront en faisant conna&icirc;tre la doctrine qui leur para&icirc;t conforme &agrave; la v&eacute;rit&eacute;.<br \/><br \/>Au  rapport de Jean Philibert Damiron, le 20 mai 1854, le prix est d&eacute;cern&eacute; &agrave;  &Eacute;mile Saisset [1814-1863], professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des  lettres de Pariset ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure.<br \/>Une  mention honorable est d&eacute;cern&eacute;e &agrave; Joseph Tissot [1801-1876], professeur  de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Dijon, d&eacute;j&agrave; laur&eacute;at de  l&rsquo;Institut.<br \/><br \/><br \/>DU SOMMEIL DU POINT DE VUE PSYCHOLOGIQUE. <br \/>Prix du Budget.<br \/>Mis au concours : 15 novembre 1851, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>Quelles sont les facult&eacute;s de l&rsquo;&acirc;me qui subsistent ou sont suspendues ou consid&eacute;rablement modifi&eacute;es dans le sommeil <br \/>Quelles diff&eacute;rences y a-t-il entre r&ecirc;ver et penser <br \/>Les concurrents comprendront dans leurs recherches le somnambulisme et ses diff&eacute;rentes esp&egrave;ces.<br \/>Dans le somnambulisme naturel y a-t-il conscience et identit&eacute; personnelle <br \/>Le somnambulisme artificiel est-il un fait <br \/>Si  c&rsquo;est un fait, l&rsquo;&eacute;tudier et le d&eacute;crire dans ses ph&eacute;nom&egrave;nes les moins  contestables, reconna&icirc;tre celles de nos facult&eacute;s qui y sont engag&eacute;es, et  essayer de donner de cet &eacute;tat de l&rsquo;&acirc;me une th&eacute;orie, selon les r&egrave;gles  d&rsquo;une saine m&eacute;thode philosophique.<br \/><br \/>Au rapport de Francisque  L&eacute;lut, lu en son absence, le 19 ao&ucirc;t 1854 par Jules  Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire, le prix est d&eacute;cern&eacute; &agrave; Albert Lemoine  [1824-1874], docteur &egrave;s-lettres, professeur de philosophie au lyc&eacute;e de  Nantes. <br \/><br \/><br \/>EXAMEN CRITIQUE DE LA PHILOSOPHIE DE SAINT THOMAS D&rsquo;AQUIN. <br \/>Prix du Budget.<br \/>Mis au concours : 21 mai 1853, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>L&rsquo;Acad&eacute;mie  n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;avertir les concurrents qu&rsquo;ils n&rsquo;ont &agrave; consid&eacute;rer dans  saint Thomas que le philosophe. Elle appelle leur attention sur les  points suivants :<br \/>1. Examiner l&rsquo;authenticit&eacute; des divers ouvrages  attribu&eacute;s &agrave; saint Thomas, et d&eacute;terminer, autant qu&rsquo;il est possible,  l&rsquo;ordre dans lequel ils ont &eacute;t&eacute; compos&eacute;s.<br \/>2. Exposer dans une juste  &eacute;tendue la philosophie de saint Thomas, sa m&eacute;taphysique, sa morale et sa  politique. Rechercher ce qu&rsquo;il doit &agrave; Aristote, aux grands docteurs  chr&eacute;tiens, &agrave; l&rsquo;enseignement et aux &eacute;crits d&rsquo;Albert ; marquer ce qui lui  appartient.<br \/>3. Suivre la philosophie de saint Thomas dans ses  principaux disciples de l&rsquo;ordre de Saint-Dominique, et dans les  controverses qu&rsquo;elle a fait na&icirc;tre entre cet ordre et les ordres rivaux,  particuli&egrave;rement celui de Saint-Fran&ccedil;ois, au XIV&egrave;me et au XV&egrave;me si&egrave;cle.  Faire l&rsquo;histoire de cette philosophie jusqu&rsquo;&agrave; la chute de la  scolastique et l&rsquo;av&egrave;nement du cart&eacute;sianisme.<br \/>4. Terminer par un  jugement approfondi de la doctrine de saint Thomas en ses diverses  parties. mettre en lumi&egrave;re ce qu&rsquo;il peut y avoir dans cette doctrine de  d&eacute;fectueux, et ce qui para&icirc;t vrai et durable, et digne encore de trouver  sa place dans la philosophie de notre temps.<br \/><br \/>Au rapport de  Charles de R&eacute;musat, le 24-31 janvier 1857, le prix est d&eacute;cern&eacute;, &agrave;  Charles Jourdain [1817-1886], agr&eacute;g&eacute; des Facult&eacute;s des lettres, chef de  division au Minist&egrave;re de l&#39;Instruction publique et des cultes. <br \/>Mention honorable accord&eacute;e &agrave; Edmond Charles Eug&egrave;ne Domet de Vorges [1829-1910], attach&eacute; au Minist&egrave;re des Affaires &eacute;trang&egrave;res.<br \/><br \/><br \/>HISTOIRE CRITIQUE DE LA PHILOSOPHIE ARABE EN ESPAGNE.<br \/>Prix Bordin.<br \/>Mis au concours : 22 juillet 1854, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>Les  concurrents rappelleront quel &eacute;tait l&rsquo;&eacute;tat de la philosophie arabe dans  les &eacute;coles de l&rsquo;&Eacute;gypte, de la Syrie et de la Perse, avant qu&rsquo;elle  p&eacute;n&eacute;tr&acirc;t dans le Maroc et dans l&rsquo;Espagne. Ils rechercheront quelles  &eacute;coles les Arabes fond&egrave;rent en Espagne, quelle place occupa la  philosophie dans ces &eacute;coles, sous quelle forme elle y &eacute;tait enseign&eacute;e,  et quelles mati&egrave;res elle y comprenait.<br \/>Ils d&eacute;termineront de quelles  ressources les philosophes, qui parurent alors successivement, purent  faire usage, quels ouvrages de l&rsquo;antiquit&eacute; &eacute;taient &agrave; leur disposition,  et si, par exemple, ils connurent directement les Dialogues de Platon.<br \/>Parmi  les philosophes arabes que les concurrents auront &agrave; faire conna&icirc;tre,  ils insisteront sur Avempace, de Saragosse ; sur Ibn-ben-Tofail de  Cordoue, et sur Avicebron. Ils exposeront la doctrine de ce dernier  philosophe, non pas seulement comme les historiens de la philosophie  l&rsquo;ont fait jusqu&rsquo;ici, d&rsquo;apr&egrave;s des citations incompl&egrave;tes d&rsquo;Albert le  Grand et de saint Thomas, mais d&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;ouvrage c&eacute;l&egrave;bre d&rsquo;Avicebron,  intitul&eacute; : La Source de la vie, dont une traduction latine est conserv&eacute;e  &agrave; la Biblioth&egrave;que imp&eacute;riale de Paris.<br \/>Les concurrents s&rsquo;attacheront &agrave;  Averro&egrave;s de Cordoue, le dernier et le plus illustre repr&eacute;sentant de la  philosophie arabe en Espagne, et ils s&rsquo;efforceront d&rsquo;achever, par un  travail approfondi, les diverses &eacute;tudes dont en ces derniers temps  Averro&egrave;s a &eacute;t&eacute; l&rsquo;objet.<br \/>On appelle leur attention sur les points suivants : <br \/>1. La biographie d&rsquo;Averro&egrave;s la plus compl&egrave;te qu&rsquo;il soit possible ; <br \/>2.  L&rsquo;&eacute;num&eacute;ration de ses ouvrages, l&rsquo;examen de l&rsquo;authenticit&eacute; de chacun  d&rsquo;eux, l&rsquo;appr&eacute;ciation du m&eacute;rite des traductions latines r&eacute;pandues en  France au XIII &egrave;me si&egrave;cle, et de celles qui ont &eacute;t&eacute; imprim&eacute;es &agrave; Venise  et ailleurs &agrave; la suite des ouvrages d&rsquo;Aristote ; <br \/>3. Y aurait-il  encore, dans quelque biblioth&egrave;que europ&eacute;enne, des &eacute;crits d&rsquo;Averro&egrave;s qui  n&rsquo;aient pas &eacute;t&eacute; traduits en latin, et dont la connaissance importerait &agrave;  la pleine intelligence de sa philosophie<br \/>4. Averro&egrave;s n&rsquo;a-t-il laiss&eacute; que des commentaires d&rsquo;Aristote, et n&rsquo;a-t-il pas compos&eacute; aussi des ouvrages originaux <br \/>Ces  pr&eacute;liminaires &eacute;tablis, les concurrents aborderont l&rsquo;&eacute;tude de la  doctrine m&ecirc;me d&rsquo;Averro&egrave;s, il la feront conna&icirc;tre par des analyses  &eacute;tendues, et m&ecirc;me par des citations qui mettront en lumi&egrave;re le caract&egrave;re  de cette doctrine et les conclusions auxquelles elle aboutit.<br \/>Parmi les diff&eacute;rentes th&eacute;ories dont se compose la philosophie d&rsquo;Averro&egrave;s, trois surtout doivent &ecirc;tre &eacute;claircies : <br \/>1. Averro&egrave;s est-il nominaliste, conceptualiste ou r&eacute;aliste <br \/>2.  Le Dieu d&rsquo;Averro&egrave;s est-il celui d&rsquo;Aristote&nbsp; Est-ce un Dieu, principe  premier du mouvement et de la pens&eacute;e, ayant conscience de lui-m&ecirc;me, et  essentiellement diff&eacute;rent du monde&nbsp; Averro&egrave;s admet-il des attributs  moraux de la Divinit&eacute;, et a-t-il connu la Providence <br \/>3. Quel est  pour Averro&egrave;s le principe de la morale&nbsp; S&rsquo;arr&ecirc;te-t-il au juste milieu  d&rsquo;Aristote&nbsp; P&eacute;ripat&eacute;ticien, quelle est sa d&eacute;finition de la justice, et  n&rsquo;a-t-il pas des vues plus ou moins d&eacute;velopp&eacute;es de droit civil et de  droit politique&nbsp; Musulman, n&rsquo;a-t-il pas connu la charit&eacute; qui avait pass&eacute;  de l&rsquo;&Eacute;vangile dans le Coran <br \/>Comparer Averro&egrave;s dans l&rsquo;ensemble de  ses diverses th&eacute;ories et le caract&egrave;re de son g&eacute;nie avec ses devanciers  des autres &eacute;coles arabes, particuli&egrave;rement avec Avicenne ; par cette  comparaison, faire voir les rapports et les diff&eacute;rences de la  philosophie arabe en Espagne et de cette m&ecirc;me philosophie lorsqu&rsquo;elle  s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute;e sur un autre sol, en Syrie et en Perse.<br \/>Les concurrents termineront par une appr&eacute;ciation g&eacute;n&eacute;rale de la philosophie dont ils viennent de faire l&rsquo;histoire.<br \/><br \/>Au  rapport de Victor Cousin, le 7 f&eacute;vrier 1857, le prix n&#39;est pas d&eacute;cern&eacute;.  Il est remplac&eacute; par le sujet suivant : Des Principes et de la science  du Beau.<br \/><br \/><br \/>DES PRINCIPES DE LA SCIENCE DU BEAU. <br \/>Prix du Bordin.<br \/>Mis au concours : 7 f&eacute;vrier 1857, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>Rechercher  quels sont les principes de la science du Beau et les v&eacute;rifier en les  appliquant aux beaut&eacute;s les plus certaines de la nature, de la po&eacute;sie et  des arts, ainsi que par un examen critique des plus c&eacute;l&egrave;bres syst&egrave;mes  auxquels la science du Beau a donn&eacute; naissance dans l&rsquo;antiquit&eacute;, et  surtout chez les modernes. <br \/><br \/>Au rapport de Jules  Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire, 16-20 avril 1859, le prix est d&eacute;cern&eacute; &agrave;  Charles L&eacute;v&ecirc;que [1818-1900], charg&eacute; de cours de Philosophie grecque et  latine au Coll&egrave;ge de France. <br \/>Mention honorable ex aequo &agrave; Paul Eug&egrave;ne Voituron, [1801-1876], avocat belge &agrave; la cour de Gand.<br \/>et &agrave; Antelme &Eacute;douard Chaignet [1819-1901], professeur de seconde au Prytan&eacute;e imp&eacute;rial militaire de La Fl&egrave;che.<br \/><br \/><br \/>DE LA PHILOSOPHIE DE LEIBNIZ. <br \/>Prix du Budget.<br \/>Mis au concours : 7 f&eacute;vrier 1857, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>1.  Rechercher, en s&rsquo;appuyant sur des faits certains, et non sur des  assertions post&eacute;rieures, &eacute;quivoques ou int&eacute;ress&eacute;es, quels progr&egrave;s et  quels changements s&rsquo;&eacute;taient accomplis dans l&rsquo;esprit de Leibnitz depuis  sa th&egrave;se de Principio individui, soutenue &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Leipzig en  1663, jusqu&rsquo;&agrave; son voyage en France ; d&eacute;terminer avec pr&eacute;cision o&ugrave;  Leibnitz en &eacute;tait parvenu en philosophie et dans les diverses parties  des connaissances humaines avant son s&eacute;jour &agrave; Paris d&egrave;s l&rsquo;ann&eacute;e 1672, et  avant le commerce intime qu&rsquo;il y forma avec les hommes les plus  illustres qui y florissaient alors, Huygens, Arnauld, Malebranche, pour  &eacute;tablir &eacute;quitablement la part plus ou moins consid&eacute;rable que le  cart&eacute;sianisme et la France peuvent r&eacute;clamer dans le d&eacute;veloppement du  g&eacute;nie de Leibnitz.<br \/>2. &Agrave; quelle &eacute;poque para&icirc;t v&eacute;ritablement le principe propre &agrave; Leibnitz que la force est l&rsquo;essence de toute substance <br \/>3.  Du caract&egrave;re nouveau introduit dans les discussions philosophiques par  l&rsquo;intervention de l&rsquo;&eacute;rudition et de la critique, c&rsquo;est &agrave; dire par  l&rsquo;histoire m&ecirc;me de la philosophie, jusqu&rsquo;alors enti&egrave;rement n&eacute;glig&eacute;e et  ignor&eacute;e.<br \/>4. &Eacute;tablir en quoi consiste ce qu&rsquo;on a appel&eacute; l&rsquo;&eacute;clectisme de Leibnitz.<br \/>5.  Appr&eacute;cier la pol&eacute;mique institu&eacute;e par Leibnitz contre ses trois  contemporains Descartes, Spinoza et Locke. Insister particuli&egrave;rement sur  la critique des diverses th&eacute;ories de Descartes ; exposer et juger le  r&ocirc;le de Leibnitz &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de la pers&eacute;cution du cart&eacute;sianisme.<br \/>6.  Des th&eacute;ories les plus c&eacute;l&egrave;bres auxquelles demeure attach&eacute; le nom de  Leibnitz, par exemple, la loi de continuit&eacute;, l&rsquo;harmonie pr&eacute;&eacute;tablie, la  monadologie.<br \/>7. Terminer par un examen approfondi de l&rsquo;ouvrage par  lequel Leibnitz a couronn&eacute; ses travaux, la Th&eacute;odic&eacute;e ; la comparer &agrave;  celle de Platon, d&rsquo;Aristote et des Alexandrins dans l&rsquo;antiquit&eacute;, de  saint Anselme et de saint Thomas au moyen-&acirc;ge, de Descartes, de  Malebranche et de Clarke chez les modernes.<br \/>8. Enfin l&rsquo;Acad&eacute;mie  demande aux concurrents, comme une sorte de conclusion pratique &agrave; leur  m&eacute;moire, d&rsquo;assigner la part du bien et celle du mal dans l&rsquo;ensemble de  la philosophie de Leibnitz, de faire voir ce qui en a p&eacute;ri et ce qui en  subsiste et peut encore &ecirc;tre mis &agrave; profit par la philosophie au XIX&egrave;me  si&egrave;cle.<br \/>&nbsp;<br \/>Au rapport de Jean Philibert Damiron, le 14-21 janvier  1860, le prix est d&eacute;cern&eacute; &agrave; Jean F&eacute;lix Nourrisson [1825-1899],  professeur de logique au lyc&eacute;e Napol&eacute;on [lyc&eacute;e Henri-IV]. <br \/>et &agrave; Louis Alexandre Foucher de Careil [1826-1891], &eacute;diteur d&#39;in&eacute;dits de Leibniz.<br \/><br \/><br \/>DU R&Ocirc;LE DE LA PSYCHOLOGIE EN PHILOSOPHIE.<br \/>Prix du Budget.<br \/>Mis au concours : 14 janvier 1860, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>Avec  une appr&eacute;ciation des principales th&eacute;ories psychologiques, anciennes et  modernes, et de l&rsquo;influence qu&rsquo;elles ont exerc&eacute;e sur les syst&egrave;mes  g&eacute;n&eacute;raux de leurs auteurs.<br \/><br \/>Au Rapport d&#39;Adolphe Franck, le 21  f&eacute;vrier-7 mars 1863, le prix est partag&eacute; entre Jean F&eacute;lix Nourrisson  [1825-1899], professeur de logique au lyc&eacute;e Napol&eacute;on [lyc&eacute;e Henri-IV],  d&eacute;j&agrave; laur&eacute;at de l&rsquo;Institut. <br \/>et &Eacute;mile* Maurial [1816-1874], professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Strasbourg.<br \/>Mention tr&egrave;s honorable &agrave; l&#39;auteur du m&eacute;moire n&deg;2 rest&eacute; inconnu.<br \/><br \/><br \/>LA PHILOSOPHIE DE SAINT AUGUSTIN. <br \/>Prix Bordin.<br \/>Mis au concours : 30 novembre 1861, sur proposition de Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire.<br \/><br \/>Programme.<br \/>La  philosophie de saint Augustin, ses sources, son caract&egrave;re ; ses  m&eacute;rites, ses d&eacute;fauts ; son influence, et particuli&egrave;rement au XVII&egrave;me  si&egrave;cle.<br \/><br \/>Au rapport de Jules Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire, le 13-20  ao&ucirc;t 1864, le prix est d&eacute;cern&eacute; &agrave; Jean F&eacute;lix Nourrisson [1825-1899],  professeur de logique au lyc&eacute;e Napol&eacute;on [lyc&eacute;e Henri-IV], d&eacute;j&agrave; laur&eacute;at  de l&#39;Acad&eacute;mie.<br \/>Mention tr&egrave;s honorable d&eacute;cern&eacute;e &agrave; l&rsquo;auteur du m&eacute;moire n&deg;5 rest&eacute; inconnu.<br \/><br \/><br \/>EXAMEN DE LA PHILOSOPHIE DE MALEBRANCHE.<br \/>Prix du Budget.<br \/>Mis au concours : 18 avril 1863, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Programme.<br \/>1. Dans la partie biographique du M&eacute;moire, rechercher quelle a &eacute;t&eacute; dans l&#39;Oratoire l&#39;&eacute;ducation philosophique de Malebranche.<br \/>2.  Exposer les ressemblances et les diff&eacute;rences de la philosophie de  Descartes et celle de Malebranche pour la m&eacute;thode, les principes, les  conclusions.<br \/>3. Appr&eacute;cier la pol&eacute;mique de Malebranche et d&#39;Arnauld  sur la th&eacute;orie des id&eacute;es, la critique faite par Locke de la vision en  Dieu, et celle du syst&egrave;me entier, par les &eacute;crivains de la Compagnie de  J&eacute;sus.<br \/>4. Suivre la fortune de la philosophie de Malebranche jusqu&#39;au milieu du XVIII&egrave;me si&egrave;cle.<br \/>5.  Finir en &eacute;tablissant les m&eacute;rites et les d&eacute;fauts de cette philosophie,  et en se demandant si elle laisse, en m&eacute;taphysique, en morale, en  th&eacute;odic&eacute;e, quelque id&eacute;e qui subsiste, et que puisse recueillir et mettre  &agrave; profit la philosophie de notre temps.<br \/><br \/>Au rapport final de Paul  Janet, le 12 d&eacute;cembre 1868, le prix est d&eacute;cern&eacute; &agrave; L&eacute;on Oll&eacute;-Laprune  [1839-1898], professeur de philosophie au lyc&eacute;e de Versailles.<br \/>Une  mention, honorable &agrave; Jean Baptiste Royer [1835-1915], ancien &eacute;l&egrave;ve de  l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1854], professeur de seconde au lyc&eacute;e de  Dijon. <br \/><br \/><br \/>EXAMEN DE LA TH&Eacute;ORIE DES ID&Eacute;ES DE PLATON. <br \/>Prix Bordin.<br \/>Mis au concours : 13 ao&ucirc;t 1864, sur proposition de Victor Cousin.<br \/><br \/>Program","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>D&egrave;s 1833, au sein de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales, Victor Cousin (1792-1867) prend une part dominante dans l&rsquo;orientation de la section de Philosophie, notamment en ce qui concerne les concours r&eacute;guli&egrave;rement propos&eacute;s. Il veille chaque fois &agrave; fournir aux concurrents un programme &agrave; suivre pour la r&eacute;daction des M&eacute;moires. Cette tradition des consignes d&eacute;taill&eacute;es se maintient au del&agrave; de   1867, puis les programmes, apr&egrave;s &ecirc;tre r&eacute;duits &agrave; quelques lignes,   finissent par dispara&icirc;tre dans les ann&eacute;es 1890.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-208","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-philo-du-xixe-en-france-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/208","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=208"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/208\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=208"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=208"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=208"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}