{"id":2016,"date":"2022-08-29T22:25:51","date_gmt":"2022-08-29T20:25:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/?p=2016"},"modified":"2022-08-29T22:27:58","modified_gmt":"2022-08-29T20:27:58","slug":"mablin-abbe-jean-baptiste-le-savant-et-modeste-mablin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/mablin-abbe-jean-baptiste-le-savant-et-modeste-mablin.html","title":{"rendered":"Mablin, abb\u00e9 Jean Baptiste, \u00ab le savant et modeste Mablin \u00bb."},"content":{"rendered":"\n<p>C\u2019est dans son Tableau historique et critique de la Po\u00e9sie fran\u00e7aise et du Th\u00e9\u00e2tre fran\u00e7ais au XVI\u00e8me si\u00e8cle [1828], que Sainte-Beuve, cite, comme en passant le nom<br>francis\u00e9 du Pi\u00e9montais [et non Toscan, comme il l\u2019\u00e9crit] en renvoyant au M\u00e9moire de Giovanni Battista Mabellini sur la Po\u00e9sie &lt; m\u00e9moire, plein d\u2019id\u00e9es neuves et profondes, et d\u2019une \u00e9rudition aussi forte qu\u2019ing\u00e9nieuse >.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Abb\u00e9 Jean Baptiste Mablin [1774-1834] [autre forme du nom : Mablin, J. B. ; ou encore Mablini, selon les documents, correspondant \u00e0 une francisation de son pr\u00e9nom et de son nom italiens : Giovanni Battista (Carlo Maria Pacifico) Mabellini].<br>N\u00e9 le 5 juin 1774, \u00e0 Savigliano, pr\u00e8s de Cun\u00e9o, en Pi\u00e9mont ; mort le 13 ao\u00fbt 1834, \u00e0 Paris.<br>Citoyennet\u00e9 fran\u00e7aise obtenue en d\u00e9cembre 1822.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"534\" src=\"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/MABELLINI.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2019\" srcset=\"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/MABELLINI.png 480w, https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/MABELLINI-270x300.png 270w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>PREMI\u00c8RES \u00c9TUDES.<br>Apr\u00e8s avoir fait ses \u00e9tudes dans sa ville natale, \u00e0 Savigliano, obtient une bourse au coll\u00e8ge royal des Provinces de Turin.<br>Apr\u00e8s le baccalaur\u00e9at, suit les cours de droit pour pouvoir succ\u00e9der \u00e0 son p\u00e8re, dans la profession d\u2019avocat.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9TUDES DE TH\u00c9OLOGIE.<br>Mais il abandonne la voie juridique, et embrasse la vie eccl\u00e9siastique. D\u00e8s lors, il s\u2019oriente vers l\u2019\u00e9tude de la th\u00e9ologie.<br>Docteur en th\u00e9ologie en avril 1792, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Turin.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9TUDES DES LANGUES ANCIENNES ET ORIENTALES.<br>Se consacre \u00e0 l\u2019\u00e9tude des langues anciennes et modernes, europ\u00e9ennes et orientales. Il approfondit ses connaissances plus particuli\u00e8rement en arabe, en grec et en h\u00e9breu. \u00c0 la demande de son professeur G. Fea, il enseigne quelques mois \u00e0 Savigliano.<br>Mais sa parfaite connaissance de l\u2019h\u00e9breu, sa familiarit\u00e9 avec la Bible le fait se rapprocher de la communaut\u00e9 isra\u00e9lite de Turin, \u00e0 tel point qu\u2019il est injustement accus\u00e9 de s\u2019\u00eatre converti \u00e0 la religion juive.<br>Il reprend ses \u00e9tudes de th\u00e9ologie, et est ordonn\u00e9 pr\u00eatre en 1797.<br>Il est nomm\u00e9 professeur de th\u00e9ologie au coll\u00e8ge royal de la province. Mais apr\u00e8s l\u2019annexion de Nice et de la Savoie par les arm\u00e9es fran\u00e7aises [1792] s\u2019ouvre au Pi\u00e9mont une p\u00e9riode de confusion : le gouvernement sarde, craignant des troubles \u00e9tudiants, ferme le coll\u00e8ge des Provinces et l\u2019Universit\u00e9 de Turin. Mabellini perd son emploi d\u2019enseignant.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1802\"><li>BIBLIOTH\u00c9CAIRE DE L\u2019UNIVERSIT\u00c9 DE TURIN.<br>Cependant, gr\u00e2ce au soutien d\u2019un de ses protecteurs, l\u2019abb\u00e9 Giuseppe Matteo Pavesio [1757-1800], vice-biblioth\u00e9caire de l&rsquo;Universit\u00e9 de Turin, Mabellini devient biblioth\u00e9caire assistant puis biblioth\u00e9caire de l\u2019Universit\u00e9 de Turin [1798-1800]. Il continue d\u2019occuper cette fonction plusieurs ann\u00e9es apr\u00e8s l\u2019annexion du Pi\u00e9mont \u00e0 la France ; annexion \u00e0 la suite de laquelle, apr\u00e8s le 11 septembre 1802, et selon le mod\u00e8le universitaire fran\u00e7ais, Turin devient le chef-lieu acad\u00e9mique de l\u2019Universit\u00e9 de Turin, dont le ressort s\u2019\u00e9tend sur le d\u00e9partement du P\u00f4 [Turin] ; de la Doire [Ivr\u00e9e] ; de Stura [Coni].<\/li><li>INSTALLATION D\u00c9FINITIVE \u00c0 PARIS.<br>Giovanni Battista Mabellini vient une premi\u00e8re fois \u00e0 Paris en avril-mai 1807, avec une lettre de recommandation de C. M. Arnaud \u00e0 l\u2019abb\u00e9 Carlo Denina [1731-1813], \u00e9tabli depuis peu \u00e0 Paris, comme biblioth\u00e9caire de Napol\u00e9on. Mais il est conseill\u00e9 \u00e0 Mabellini de retourner \u00e0 Turin, en attendant une meilleure occasion. Au cours de ce premier voyage se rend \u00e0 Lyon, et visite la Biblioth\u00e8que publique, dont Antoine Delandine [1756-1820] est le conservateur.<br>Revient d\u00e9finitivement \u00e0 Paris, en 1808 comme secr\u00e9taire de l\u2019\u00e9v\u00eaque Jean Chrisost\u00f4me de Villaret [1739-1824], ancien aum\u00f4nier du coll\u00e8ge de Brienne, ancien \u00e9v\u00eaque d\u2019Amiens, \u00e9v\u00eaque de Casale Montferrato [province d\u2019Alexandrie dans la r\u00e9gion du Pi\u00e9mont], qui vient d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 [d\u00e9cret du 17 mars 1808] par l\u2019empereur Napol\u00e9on, chancelier de l\u2019Universit\u00e9 de Paris, alors que Louis Marcellin Fontanes [1757-1821] est Grand-Ma\u00eetre et Jean Baptiste Delambre [1749-1822], tr\u00e9sorier.<br>Mabellini est nomm\u00e9 secr\u00e9taire de l\u2019Universit\u00e9 imp\u00e9riale [1808-1814].<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>1810-1814 . MA\u00ceTRE DE CONF\u00c9RENCES \u00c0 L\u2019\u00c9COLE NORMALE.<br>Au moment de la cr\u00e9ation de l\u2019\u00c9cole normale, qui re\u00e7oit sa premi\u00e8re promotion de pensionnaires en d\u00e9cembre 1810, pour une scolarit\u00e9 d\u2019une dur\u00e9e de deux ans, Mabellini [appel\u00e9 Mablini dans les documents de l\u2019\u00c9cole] est nomm\u00e9 ma\u00eetre de conf\u00e9rences de Langue grecque,<br>En m\u00eame temps que lui sont nomm\u00e9s : Jean Louis Burnouf [1775-1844], ma\u00eetre de conf\u00e9rences de Litt\u00e9rature latine ; Fran\u00e7ois Villemain [1790-1870], ma\u00eetre de conf\u00e9rences de Litt\u00e9rature fran\u00e7aise ; Charles Fran\u00e7ois Antoine Leroy [1780-1854], ma\u00eetre de conf\u00e9rences de Math\u00e9matiques ; Pierre Laromigui\u00e8re [1756-1837] ma\u00eetre de conf\u00e9rences de Philosophie [1811-1812].<br>L\u2019\u00c9cole est d\u2019abord install\u00e9e dans un r\u00e9duit fort modeste, dans les combles de l\u2019ancien coll\u00e8ge Louis le Grand, puis est install\u00e9e, \u00e0 partir de la rentr\u00e9e 1814, dans ses propres locaux, dans l\u2019ancien s\u00e9minaire de la congr\u00e9gation du Saint-Esprit, rue des Postes [aujourd\u2019hui rue Lhomond].<br>Il a, en 1810, parmi ses \u00e9l\u00e8ves Mathurin Aubert-Hix [1791-1855], Louis Magloire Cottard [1790-1871], Victor Cousin[1792-1867], Raoul-Rochette [1789-1864] ; et en 1811, Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876], Henri Patin [1793-1876], Jean Baptiste Meuzy, etc.<br>Mais en 1814, au retour des Bourbons, en vertu de l\u2019ordonnance du 4 juin 1814, Mabellini est exclu de son poste comme \u00e9tranger.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1815\"><li>ENSEIGNANT \u00c0 L\u2019INSTITUTION MASSIN.<br>Giovanni Battista Mabellini est embauch\u00e9, comme professeur de grec, par l\u2019institution Massin. Depuis 1810, l\u2019un des meilleurs pensionnats du quartier du Marais, \u00e0 Paris, dans les locaux de l\u2019ancien couvent des Minimes, au 12 rue des Minimes, assurant des r\u00e9p\u00e9titions \u00e0 ses pensionnaires qui dans la journ\u00e9e suivent normalement l\u2019enseignement du coll\u00e8ge imp\u00e9rial Charlemagne, qui ne re\u00e7oit que des externes.<\/li><li>LAUR\u00c9AT DE L\u2019INSTITUT DE FRANCE.<br>C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque que Giovanni Battista Mabellini publie son \u00ab M\u00e9moire sur ces deux questions : Pourquoi ne peut-on faire des vers fran\u00e7ais sans rime? Quelles sont les difficult\u00e9s qui s&rsquo;opposent \u00e0 une traduction du rhythme des anciens dans la po\u00e9sie fran\u00e7aise ? \u00bb<br>Ouvrage qui obtient une mention honorable \u00e0 la seconde classe de l\u2019 &lt; Institut de France &gt;, le 5 avril 1815. Par J. B. Mablin, ancien ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale, secr\u00e9taire de M. le chancelier de l\u2019Universit\u00e9 imp\u00e9riale. [Paris : Chez Debray, libraire, rue Saint Nicaise, n\u00b01. In-8, [2] 74 p., s. d.].<br>\u2022 https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k56785047\/f80.item.texteImage<br>L\u2019ouvrage comporte, hors pagination, le texte du Programme mis au concours par l\u2019Institut :<br>\u00ab Quelles sont les difficult\u00e9s r\u00e9elles qui s\u2019opposent \u00e0 l\u2019introduction du rhythme des Grecs et des Latins dans la po\u00e9sie fran\u00e7aise ? Pourquoi ne peut-on faire des vers fran\u00e7ais sans rimes ?<br>Suppos\u00e9 que le d\u00e9faut de fixit\u00e9 de la prosodie fran\u00e7aise soit une des raisons principales, est-ce un obstacle invincible ? et comment peut-on parvenir \u00e0 \u00e9tablir \u00e0 cet \u00e9gard des principes s\u00fbrs, clairs et faciles ?<br>Quelles sont les tentatives, les recherches et les ouvrages remarquables qu\u2019on a faits jusqu\u2019ici sur cet objet ? En donner l\u2019analyse ; faire voir jusqu\u2019\u00e0 quel point on est avanc\u00e9 dans cet examen int\u00e9ressant. Par quelles raisons, enfin, si la r\u00e9ussite est impossible, les autres langues modernes y sont-elles parvenues ? \u00bb.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>AUTOUR DU M\u00c9MOIRE SUR LA PO\u00c9SIE.<br>C\u2019est \u00e0 la suite d\u2019une donation de mille francs \u00e0 la seconde Classe de l\u2019Institut de France, par une personne qui ne s\u2019est pas fait conna\u00eetre, qu\u2019un concours extraordinaire, annonc\u00e9 dans la s\u00e9ance du jeudi 1er avril 1813, a \u00e9t\u00e9 mis en place sur le sujet : \u00ab Quelles sont les difficult\u00e9s r\u00e9elles qui s\u2019opposent \u00e0 l\u2019introduction du rhythme des Grecs et des Latins dans la po\u00e9sie fran\u00e7aise ? \u00bb, etc.<br>Le prix est une m\u00e9daille d\u2019or, d\u2019une valeur de mille francs.<br>Treize M\u00e9moires ont \u00e9t\u00e9 admis au concours.<br>Le M\u00e9moire couronn\u00e9 par l\u2019Institut [M\u00e9moire n\u00b011] est celui de l\u2019abb\u00e9 Antoine Scoppa, sicilien, employ\u00e9 extraordinaire \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 royale de France. Ouvrage publi\u00e9 sous le titre Des Beaut\u00e9s po\u00e9tiques de toutes les langues, consid\u00e9r\u00e9es sous les rapports de l\u2019accent et du rythme [Paris : Firmin Didot. In-8, 268 p., 1816].<br>Le M\u00e9moire n\u00b0 10 a obtenu un accessit.<br>Enfin, le M\u00e9moire n\u00b09 [celui de Giovanni Battista Mabellini], a obtenu une mention honorable. Il a pour \u00e9pigraphe : \u00ab Nam veneres habet et charites vox undique vestra ;<br>Sed veneres alias, atque alias charites \u00bb, vers emprunt\u00e9 \u00e0 Thomae Valpergae di Caluso. Latina carmina [1807].<\/p>\n\n\n\n<p>La proclamation des prix a lieu dans la s\u00e9ance publique du 25 ao\u00fbt 1815, par Jean Baptiste Antoine Suard [1732-1817], secr\u00e9taire perp\u00e9tuel de l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise [1803].<br>Le rapport d\u00e9taill\u00e9, fait \u00e0 l\u2019intention de la Classe de la Langue et de la Litt\u00e9rature fran\u00e7aise, de l\u2019Institut, r\u00e9dig\u00e9 par le Comte Daru, \u00e0 l\u2019intention de ses coll\u00e8gues, sur les ouvrages envoy\u00e9s au Concours ouvert par le d\u00e9cret du 14 avril 1813, est reproduit dans son int\u00e9gralit\u00e9 dans le Magasin Encyclop\u00e9dique, 1815, tome III. Mai 1815.<br>Ce rapport expose les conclusions de la Commision, charg\u00e9e d\u2019examiner les treize M\u00e9moires admis \u00e0 concourir, commission compos\u00e9e de Jean Baptiste Antoine Suard [1732-1817], Fran\u00e7ois Andrieux [1759-1833], Roch Sicard [1742-1822], Parseval-Grandmaison [1759-1834], Pierre Bruno Daru [1767-1829].<br>Le M\u00e9moire n\u00b0 9 [celui de Giovanni Battista Mabellini] est examin\u00e9 pages 68 sq.<\/p>\n\n\n\n<p>1816-1822. \u00c0 NOUVEAU MAITRE DE CONF\u00c9RENCES.<br>Giovanni Battista Mabellini est rappel\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale en 1816 et garde sa conf\u00e9rence de Langue grecque jusqu\u2019\u00e0 la suppression de l\u2019\u00c9cole, en 1822.<br>L\u2019\u00c9cole normale est alors accus\u00e9e par le gouvernement Vill\u00e8le [form\u00e9 le 14 d\u00e9cembre 1821] d\u2019\u00eatre &lt; un foyer de pestilence et d&rsquo;agitation lib\u00e9rale &gt;. L\u2019\u00c9cole est ferm\u00e9e, par ordonnance royale du 6 septembre 1822, sign\u00e9e Corbi\u00e8re, ministre secr\u00e9taire d\u2019\u00e9tat au d\u00e9partement de l\u2019Int\u00e9rieur, tandis que l\u2019abb\u00e9 Denis Frayssinous [1765-1841, nouveau Grand-Ma\u00eetre depuis le 1er juin 1822, reprend en mains l\u2019Universit\u00e9 au profit des ultras.<br>Les cinquante huit \u00e9l\u00e8ves, de premi\u00e8re et de deuxi\u00e8me ann\u00e9e sont licenci\u00e9s. Tous les enseignants, dont Jean Louis Burnouf [1775-1844], Victor Cousin [1792-1867], Daniel Guigniault [1794-1876], Th\u00e9odore Jouffroy [1796-1842], Jean Louis Larauza [1793-1825], \u00c9pagom\u00e8ne Viguier [1793-1867], Joseph Naudet [1786-1878], Guillaume Patin [1793-1876], Giovanni Battista Mabellini [1774-1834], etc. perdent leur emploi.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1824\"><li>\u00c0 LA BIBLIOTH\u00c8QUE DE LA SORBONNE.<br>La suppression [de 1822 \u00e0 1826] de l\u2019\u00c9cole normale, am\u00e8ne, par un arr\u00eat\u00e9 pris en 1823, le tranfert de la biblioth\u00e8que de l\u2019\u00c9cole, d\u00e9sormais sans emploi, vers la Biblioth\u00e8que de l\u2019Universit\u00e9, plac\u00e9e d\u2019abord dans les b\u00e2timents du coll\u00e8ge royal Louis-le-Grand, puis enfin en Sorbonne.<br>Mabellini est charg\u00e9 d\u2019assurer le catalogage des livres transf\u00e9r\u00e9s. En juillet 1824 il est, avec Th\u00e9odore Lebrun, l\u2019un des deux conservateurs adjoint [sous-biblioth\u00e9caire] de la biblioth\u00e8que de la Sorbonne, dont le conservateur est depuis 1808 Pierre Laromigui\u00e8re [1756-1837], titulaire, depuis la cr\u00e9ation de l\u2019Universit\u00e9 imp\u00e9riale, de la chaire de &lt; Philosophie &gt; \u00e0 la Facult\u00e9 des lettres de Paris [1809-1837].<br>Un peu plus tard, Mabellini est nomm\u00e9 inspecteur d\u2019acad\u00e9mie, charg\u00e9 de l\u2019\u00e9valuation pour l\u2019enseignement des ouvrages provenant de l\u2019\u00e9tranger.<\/li><li>LETTRE SUR LE TEXTE DES LUSIADES DE CAM\u00d6ENS.<br>C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque [1826], que Giovanni Battista Mabellini publie [en la signant \u00e0 la fin de son texte : Mablin, sous-biblioth\u00e9caire de l\u2019Universit\u00e9 de France, 15 mars 1826] sa Lettre \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie royale des sciences de Lisbonne, sur le texte des Lusiades. [Paris : chez Treuttel et W\u00fcrtz, libraires, rue de Bourbon, n\u00b017 ; \u00e0 Strasbourg et \u00e0 Londres, m\u00eame maison de commerce. In-8, 77 p., 1826].<br>Dans le compte-rendu qu\u2019il publie en 1826 dans le Bulletin des sciences historiques, antiquit\u00e9s, philologie, \u00e9dit\u00e9 par les Champollion, C. Landresse \u00e9crit :<br>\u00ab Les deux \u00e9ditions originales du po\u00ebme des Lusiades, qui seules peuvent en \u00e9tablir le texte d&rsquo;une mani\u00e8re incontestable, parurent dans la m\u00eame ann\u00e9e (1572), chez le m\u00eame imprimeur. Tout doit faire pr\u00e9sumer que le Camo\u00ebns a surveill\u00e9 et dirig\u00e9 l&rsquo;impression de l&rsquo;une et de l&rsquo;autre; cependant elles diff\u00e8rent en plusieurs endroits, et la seconde, plus correcte que la premi\u00e8re, contient des le\u00e7ons plus conformes au g\u00e9nie de la langue portugaise, et des variantes plus po\u00e9tiques. Cela devait \u00eatre, si l\u2019on suppose, ce qui est vraisemblable, que le chantre de Gama, en surveillant l&rsquo;impression de la seconde \u00e9dition de son po\u00ebme, a rectifi\u00e9 quelques locutions qui lui semblaient peu correctes, et a chang\u00e9 quelques tournures peu po\u00e9tiques ou peu harmonieuses, pour leur en substituer de plus \u00e9l\u00e9gantes et de plus euphoniques. Quoi qu&rsquo;il en soit, il ne para\u00eet pas que ces variantes aient jamais \u00e9t\u00e9 un objet de discussions avant la publication de la lettre de M. Mablin. M. de Souza, qui le premier a donn\u00e9 un relev\u00e9 exact et complet de ces variantes, dans son excellente \u00e9dition des Lusiades, para\u00eet avoir trop n\u00e9glig\u00e9 ces secondes le\u00e7ons, dont il n&rsquo;a adopt\u00e9 qu&rsquo;un petit nombre, et il se montre, dans plusieurs endroits de son avertissement, partisan d\u00e9clar\u00e9 des premi\u00e8res. M. Mablin prend parti, contre M. de Souza, pour la seconde \u00e9dition. Il prouve que les changemens qu&rsquo;elle contient ne peuvent avoir \u00e9t\u00e9 faits que par l&rsquo;auteur lui-m\u00eame, et que toutes les variantes qui en r\u00e9sultent, ont une sup\u00e9riorit\u00e9 plus ou moins marqu\u00e9e sur les le\u00e7ons qu&rsquo;elles remplacent, d&rsquo;o\u00f9 doit r\u00e9sulter l&rsquo;obligation de les adopter.<br>Cette brochure, qui annonce une connaissance profonde de la langue et de la litt\u00e9rature portugaise, est r\u00e9dig\u00e9e avec beaucoup de pr\u00e9cision et de clart\u00e9 ; et il est impossible d&rsquo;apporter dans la discussion, plus d&rsquo;urbanit\u00e9, de bonne foi et de modestie que ne l&rsquo;a fait M. Mablin \u00bb.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>Un compte-rendu \u00e9logieux du travail de Giovanni Battista Mabellini para\u00eet dans la livraison de septembre 1826 du Journal des Savants, sous la plume de Fran\u00e7ois Just Marie Raynouard [1761-1836], secr\u00e9taire perp\u00e9tuel de l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1826\"><li>EXAMINATEUR AU CONCOURS D\u2019ENTR\u00c9E DE L\u2019\u00c9COLE PR\u00c9PARATOIRE.<br>Une circulaire, en date du 19 juillet 1826, d\u00e9finit l&rsquo;organisation et la nature des \u00e9preuves du concours d\u2019entr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale, approximativement reconstitu\u00e9e sous le nom d\u2019\u00c9cole pr\u00e9paratoire et dont la premi\u00e8re rentr\u00e9e est fix\u00e9e au 1er novembre 1826. R\u00e9dig\u00e9s \u00e0 Paris, les sujets sont envoy\u00e9s aux diff\u00e9rents rectorats, o\u00f9 les aspirants, au nombre de soixante-seize, pour les lettres et les sciences, se sont fait inscrire.<br>Il y a six \u00e9preuves \u00e9crites : un discours latin [six heures] ; un d\u00e9veloppement fran\u00e7ais [six heures] ; des vers latins [six heures] ; une version latine [quatre heures] ; une version grecque [quatre heures] ; une question de philosophie [trait\u00e9e en fran\u00e7ais] .<br>Les copies sont corrig\u00e9es \u00e0 Paris :<br>Le discours latin, la version grecque et le d\u00e9veloppement fran\u00e7ais, par l\u2019abb\u00e9 Beato Mablini [1774-1834], ancien ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale .<br>Les vers latins et la version latine, par Jean Louis Burnouf [1775-1849], ancien ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale [1810-1822] et titulaire de la chaire d\u2019\u00c9loquence latine du coll\u00e8ge de France [1816-1844].<br>La question de philosophie par l&rsquo;abb\u00e9 Andr\u00e9 Ren\u00e9 Pierre Daburon [1758-1838], Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des \u00e9tudes.<br>Sont d\u00e9clar\u00e9s re\u00e7us au concours du mois d\u2019ao\u00fbt 1826, dans la section Lettres, comme \u00e9l\u00e8ves pensionnaires de l&rsquo;\u00c9cole pr\u00e9paratoire, pour une dur\u00e9e de scolarit\u00e9 de deux ans [de 1826 \u00e0 1829 inclus] treize \u00e9l\u00e8ves.<\/li><li>MEMBRE DU JURY D\u2019AGR\u00c9GATION DES LETTRES.<br>Dans le cadre de l\u2019Universit\u00e9 imp\u00e9riale l\u2019agr\u00e9gation des lettres est institu\u00e9e en 1821. A partir de cette date elle se d\u00e9roule chaque ann\u00e9e : en 1821, \u00e0 Paris ; en 1822, \u00e0 Paris, \u00e0 Strasbourg, \u00e0 Toulouse ; en 1823, \u00e0 Paris, \u00e0 Toulouse ; en 1824, \u00e0 Cahors, \u00e0 Grenoble, \u00e0 Paris, \u00e0 Rouen ; en 1825, \u00e0 Aix ; en 1826, \u00e0 Caen, \u00e0 Montpellier, \u00e0 Paris, \u00e0 Toulouse ; en 1827, \u00e0 Dijon ; en 1828, \u00e0 Paris ; en 1829, \u00e0 Paris.<br>A partir de 1830, toutes les agr\u00e9gations sont centralis\u00e9es \u00e0 Paris.<br>Le jury d\u2019agr\u00e9gation se r\u00e9unit, sur plusieurs jours, pour examiner les concurrents d\u00e9j\u00e0 admissibles ayant \u00e0 soutenir plusieurs \u00e9preuves orales, le nombre des admissibles \u00e9tant g\u00e9n\u00e9ralement le double des places mises au concours.<br>Giovanni Battista Mabellini est membre du jury d\u2019agr\u00e9gation des lettres en septembre 1832. Sous la pr\u00e9sidence d\u2019Abel Fran\u00e7ois Villemain [1790-1870], vice-pr\u00e9sident du Conseil royal de l\u2019instruction publique, sont membres du jury : Joseph Naudet [1786-1858], inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des \u00e9tudes depuis le 21 septembre 1830 ; Paul Fran\u00e7ois Dubois [1793-1874], Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des \u00e9tudes depuis le 21 septembre 1830 ; \u00c9pagom\u00e8ne Viguier [1793-1867], inspecteur de l\u2019acad\u00e9mie de Paris ; Charles Alexandre [1797-1870], professeur de r\u00e9htorique au coll\u00e8ge royal Saint-Louis ; l\u2019abb\u00e9 Jean Baptiste Mablin [1774-1834], ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale.<br>Sont re\u00e7us au 21 septembre 1832 sept candidats.<br>Giovanni Battista Mabellini est \u00e9galement membre du jury d\u2019agr\u00e9gation des lettres en ao\u00fbt-septembre 1833. Sous la pr\u00e9sidence d\u2019Abel Fran\u00e7ois Villemain [1790-1870], sont membres du jury : l\u2019abb\u00e9 Jean Baptiste Mablin [1774-1834], ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale ; Charles Alexandre [1797-1870], professeur de rh\u00e9torique au coll\u00e8ge royal Saint-Louis ; Eug\u00e8ne G\u00e9ruzez [1799-1865], suppl\u00e9ant de la chaire d&rsquo;\u00c9loquence fran\u00e7aise \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris ; Paul Fran\u00e7ois Dubois [1793-1874], Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des \u00e9tudes \u00e0 partir du 21 septembre 1830 ; Jean Pierre Charpentier [1797-1878], suppl\u00e9ant de Joseph Victor Leclerc [1789-1865] dans la chaire d\u2019\u00c9loquence latine \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris.<br>Sont re\u00e7us au 11 septembre 1833 cinq candidats.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>1830-1834. MA\u00ceTRE DE CONF\u00c9RENCES EN LITT\u00c9RATURE GRECQUE.<br>Apr\u00e8s la R\u00e9volution de juillet, au moment du r\u00e9tablissement du nom de l\u2019\u00c9cole normale [partiellement r\u00e9tablie en 1826 sous le nom d\u2019\u00c9cole pr\u00e9paratoire], obtient \u00e0 nouveau [octobre 1830] la ma\u00eetrise de conf\u00e9rences de Langue et Litt\u00e9rature grecques, assur\u00e9e de 1826 \u00e0 1830 par Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876], qui a \u00e9t\u00e9 son \u00e9l\u00e8ve en 1811-1812.<br>Apr\u00e8s sa mort soudaine, en ao\u00fbt 1834, Mabellini est remplac\u00e9 comme ma\u00eetre de conf\u00e9rences par Philippe Le Bas [1794-1860] qui assume ses fonctions de 1834 \u00e0 1860.<br>L\u00e9gion d\u2019honneur. 1832.<\/p>\n\n\n\n<p>PUBLICATIONS POSTHUMES.<br>Est publi\u00e9 avec le commentaire de Mablini, le texte grec de la premi\u00e8re Idylle de Th\u00e9ocrite *[Parisiis : Apud L. Hachette bibliopolam. In via dicta Pierre Sarrazin, n\u00b012. In-12, 1841]. R\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 1847.<\/p>\n\n\n\n<p>Le texte intitul\u00e9 en grec Th\u00e9ocrite, premi\u00e8re idylle, a sans doute \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9 \u00e0 part. Il fait partie, par ailleurs, d\u2019un recueil \u00ab classiques grecs \u00bb de cinq textes grecs publi\u00e9s \u00e0 des dates diff\u00e9rentes par Hachette : Premi\u00e8re Idylle de Th\u00e9ocrite, \u00e9dit\u00e9 par Mablini [1841] ; \u0152dipe-roi de Sophocle, \u00e9dit\u00e9 par L. de Sinner [1841] ; Iphig\u00e9nie en Aulide d\u2019Euripide, \u00e9dit\u00e9 par Th. Fix et Ph. Le Bas [1843] ; H\u00e9cube d\u2019Euripide, \u00e9dit\u00e9 par A. R\u00e9gnier [1844] ; \u0152dipe \u00e0 Colonne de Sophocle, \u00e9dit\u00e9 par L. de Sinner [1842].<br>\u00c0 chaque fois le texte est \u00e9dit\u00e9 en grec, avec aussi une traduction du titre en latin ; les notes, souvent tr\u00e8s nombreuses, sont r\u00e9dig\u00e9es en latin.<br>La premi\u00e8re Idylle de Th\u00e9ocrite, sur les 162 pages de l\u2019\u00e9dition du recueil, occupe les dix premi\u00e8res pages. La page de titre comporte le titre en grec et sa traduction latine : Theocriti Idyllum primum. Notis instructum maximam partem haustis ex faliliari interpretatione qua hoc idyllum in schola normali. Olim illustravit Beatus Mablinus.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1842, para\u00eet le texte grec du Second Alcibiade, revu sur les meilleures \u00e9ditions et accompagn\u00e9es d\u2019un choix de notes en fran\u00e7ais recueillies en 1820 dans le cours de feu Mablin [Paris : Hachette. In-12].<\/p>\n\n\n\n<p>En 1842, para\u00eet le texte grec d\u2019une pi\u00e8ce d\u2019Eschyle, annot\u00e9 par Mablin [Paris : Hachette. In-12].<\/p>\n\n\n\n<p>JUGEMENT DE GUIGNIAUT SUR MABELLINI.<br>Dans un article ins\u00e9r\u00e9 au Moniteur du 19 ao\u00fbt 1834, quelques jours apr\u00e8s la mort de Mabellini, survenue le 13 ao\u00fbt, Joseph Daniel Guigniaut, son \u00e9l\u00e8ve, puis son coll\u00e8gue \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale, et son ami, lui rend cet hommage : \u00ab Tous ceux qui l&rsquo;ont connu ne se lassaient pas d&rsquo;admirer son immense \u00e9rudition et son extr\u00eame modestie, souvent embarrassante pour ceux qui avaient recours \u00e0 ses lumi\u00e8res. M. Mablin n&rsquo;a laiss\u00e9 que quelques m\u00e9moires ; mais ces m\u00e9moires sont des chefs-d&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;\u00e9rudition ing\u00e9nieuse et de clart\u00e9. Au reste, ses \u00e9l\u00e8ves sont le t\u00e9moignage vivant de sa science ; son oeuvre se perp\u00e9tuera par les rejetons qu&rsquo;il a form\u00e9s, et son nom, peu connu pendant sa vie, obtiendra avec le temps une c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 durable \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>SOURCES.<br>\u2022 Biographie universelle, ancienne et moderne. Suppl\u00e9ment [\u2026]. Ouvrage enti\u00e8rement neuf, r\u00e9dig\u00e9 par une soci\u00e9t\u00e9 de gens de lettres et de savants. [Paris : L. G. Michaud, in-8, 1843]. Notice sign\u00e9e Ren\u00e9 Alby et de Gr\u00e9gory, tome 72, pages 257-258. Mabellini est appel\u00e9 abb\u00e9 Louis Mablini.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Sous la direction du Dr. Hoefer. Nouvelle biographie g\u00e9n\u00e9rale depuis les temps les plus recul\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 nos jours. [Paris : Firmin Didot. Vers 1857]. Notice sign\u00e9e N. Tome 31, pages 434-435, sur deux colonnes. L\u2019auteur est appel\u00e9 Mabellini, Giovanni Battista Carlo Maria Pacifico.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Dizionario Biografico degli Italiani. Instituto della Enciclopedia Italiana. Fondata da Giovanni Treccani. Roma. In-8, 2006 [notice de Gerardo Bianco, tome 66, pages 761-762, 2 colonnes. Donne des sources et une bibliographie].<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Rapport de Daru, concernant le M\u00e9moire de Giovanni Battista (Carlo Maria Pacifico) Mabellini, sur la Po\u00e9sie.<br>https:\/\/books.google.fr\/books?id=E2W7lDmEn5cC&amp;pg=PA7&amp;lpg=PA7&amp;dq=magasin+encyclop%C3%A9dique+rapport+Daru&amp;source=bl&amp;ots=G9dISdU0pP&amp;sig=ACfU3U2uZ6kLI9HeML2tAFrhOQM77jQ6WA&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwiLk-X74ub5AhU_hc4BHRjEAEM4PBDoAXoECBEQAw#v=onepage&amp;q=Daru&amp;f=false<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 T\u00e9moignage de Paul Dupuy [1856-1948], Surveillant g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale, dans la Revue internationale de l\u2019enseignement. 1887, n\u00b0 13, pp. 559-565. Sous le titre : Vieux souvenirs de l\u2019\u00c9cole normale. M. Mablin.<br>https:\/\/education.persee.fr\/doc\/revin_1775-6014_1887_num_13_1_2197<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u2019est dans son Tableau historique et critique de la Po\u00e9sie fran\u00e7aise et du Th\u00e9\u00e2tre fran\u00e7ais au XVI\u00e8me si\u00e8cle [1828], que Sainte-Beuve, cite, comme en passant le nom<br \/>\nfrancis\u00e9 du Pi\u00e9montais [et non Toscan, comme il l\u2019\u00e9crit] en renvoyant au M\u00e9moire de Giovanni Battista Mabellini sur la Po\u00e9sie \u00a0\u00bb m\u00e9moire, plein d\u2019id\u00e9es neuves et profondes, et d\u2019une \u00e9rudition aussi forte qu\u2019ing\u00e9nieuse .\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-2016","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2016","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2016"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2016\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2020,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2016\/revisions\/2020"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2016"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2016"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2016"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}