{"id":198,"date":"2011-12-23T11:16:08","date_gmt":"2011-12-23T11:16:08","guid":{"rendered":""},"modified":"2011-12-23T11:16:08","modified_gmt":"2011-12-23T11:16:08","slug":"Rattier-Marie-Stanislas-1793-1871-de-lenseignement-confessionnel-au-petit-rectorat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Rattier-Marie-Stanislas-1793-1871-de-lenseignement-confessionnel-au-petit-rectorat.html","title":{"rendered":"Rattier, Marie Stanislas [1793-1871] de l\u2019enseignement confessionnel au petit rectorat"},"content":{"rendered":"<em>Dans l&rsquo;histoire mouvement&eacute;e du XIX &egrave;me si&egrave;cle, Marie Stanislas Rattier, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale, m&ecirc;le des activit&eacute;s d&rsquo;enseignant, d&rsquo;avocat, de journaliste, d&rsquo;&eacute;diteur scolaire, de recteur et d&rsquo;Inspecteur d&rsquo;Acad&eacute;mie.L&rsquo;unit&eacute; de ce kal&eacute;idoscope professionnel ce sont, fond&eacute;es sur un l&eacute;gitimisme militant, la d&eacute;fense et l&rsquo;illustration de la religion catholique.<\/em><!--more-->Marie Stanislas Rattier [1793-1871] N&eacute; le 1er juin 1793, &agrave; Provins [d&eacute;partement de Seine-et-Marne]&nbsp; ; mort le 3 octobre 1871, &agrave; Troyes [d&eacute;partement de l&rsquo;Aube].<br \/><br \/>PREMI&Egrave;RES &Eacute;TUDES.<br \/>Fis d&rsquo;un instituteur, Marie Stanislas Rattier&nbsp; est &eacute;lev&eacute; au presbyt&egrave;re de Villethierry [Yonne], o&ugrave; son oncle est cur&eacute;.<br \/><br \/>1811. ANCIEN &Eacute;L&Egrave;VE DE L&rsquo;&Eacute;COLE NORMALE. <br \/>&Eacute;l&egrave;ve de la seconde promotion de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1811], recrut&eacute;, comme&nbsp; il en est encore l&rsquo;usage &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, sans concours, sur avis d&rsquo;un Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral, pour une scolarit&eacute; de deux ans.<br \/><br \/>Sont re&ccedil;us cette ann&eacute;e &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole, dans la section lettres, par ordre alphab&eacute;tique&nbsp;: Alphonse Beljame [1793- ], Inspecteur d&rsquo;Acad&eacute;mie &agrave; Bourges ; Bernard Beyne [1791- ], magistrat ; Pierre Blaise Carr&egrave;re [1793-1864], directeur du Journal de l&rsquo;Aveyron ; Am&eacute;d&eacute;e Champanhet [1791-1862], Vice-pr&eacute;sident du tribunal civil de Privas ; Louis Cherest, Principal du coll&egrave;ge d&rsquo;Abbeville ; Claude Decaix [ -1882], secr&eacute;taire du conseil de la Banque de France ; Hyacinthe Dev&egrave;s [1793-1871], conseiller &agrave; la Cour d&rsquo;appel de Bordeaux ; Alphonse Ducazau [1793-1838], recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie d&rsquo;Angers&nbsp;; Gabriel Fort Dutrey [1792-1879], Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Instruction publique ; Philippe Foy, professeur au lyc&eacute;e Charlemagne ; Mathieu Gabriel ; Antoine Garrigues, professeur de rh&eacute;torique et d&rsquo;histoire au lyc&eacute;e de Versailles ; Pierre Grattepain, professeur de sixi&egrave;me au coll&egrave;ge de Castelsarrasin ; Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876], professeur d&rsquo;Histoire et de morale au coll&egrave;ge de France [1854-1862] ; Jean Guyot, professeur au lyc&eacute;e Louis-le-Grand ; Alexandre Hourdou, [1793-1868], homme de lettres ; Jean Laquerbe, [ -1854] professeur de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge de B&eacute;darieux ; Jean Louis Larauza [1793-1825], Ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de Litt&eacute;rature, puis de grammaire g&eacute;n&eacute;rale &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale [1815-1822] ; Charles Loyson [1791-1819] ; Pierre Alphonse Martin (1812) ; Jean Baptiste Meuzy [vers 1792-1848], professeur de Litt&eacute;rature ancienne &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Besan&ccedil;on ; Louis M&eacute;zi&egrave;res [1793-1872], recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Metz ; Louis Monal, principal du coll&egrave;ge de Perpignan ; Henri Patin [1793-1876], professeur de Po&eacute;sie latine &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Paris [1832-1876], doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Paris&nbsp; [1865-1876]&nbsp;; Pierre Qu&eacute;til, agr&eacute;&eacute; au tribunal de commerce de Paris ; Marie Stanislas Rattier [1793-1871], Inspecteur d&rsquo;Acad&eacute;mie &agrave; Troyes ; Pierre Remy [ -1870], principal du coll&egrave;ge de Joigny ; Joseph Riballier-Desilles, officier d&rsquo;infanterie ; Pierre Rioust, professeur au coll&egrave;ge de Sedan ; Nicolas Rougeron [1794-1867] ; Jean Sallandrouze [1791- ] ; Thibault ; Augustin Thierry [1795-1856], historien ; Jacques Veissier-Descombes [1791- ], professeur de quatri&egrave;me au lyc&eacute;e Henri-IV ; &Eacute;pagom&egrave;ne Viguier [1793-1867], Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Instruction publique ; Louis [Eug&egrave;ne Sylvain] Villevaleix-Seguy [1792-1859], Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes de l&rsquo;&Eacute;cole normale.<br \/><br \/>&Agrave; la sortie de l&rsquo;&Eacute;cole [octobre 1813] est nomm&eacute; r&eacute;gent de septi&egrave;me au coll&egrave;ge de Troyes. Mais, en octobre 1814, abandonne l&rsquo;enseignement &agrave; l&rsquo;occasion des Cent-Jours et du retour des Bourbons.<br \/>En 1814, se rend &agrave; Paris pour faire son droit, en m&ecirc;me temps qu&rsquo;il enseigne les humanit&eacute;s dans plusieurs institutions.<br \/><br \/>1817. JOURNALISTE &Agrave;&nbsp; LA QUOTIDIENNE.<br \/>Marie Stanislas Rattier collabore &eacute;galement &agrave; La Quotidienne, journal royaliste beaucoup plus ancien fond&eacute; initialement en 1790, et relanc&eacute; par Joseph Fran&ccedil;ois Michaud 1767-1839], membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise [1813], promoteur de la Biographie universelle, et que son Histoire des Croisades [1812-1822] rend tr&egrave;s c&eacute;l&egrave;bre. Michaud devient le r&eacute;dacteur en chef de La Quotidiene en 1817. Rattier y rencontre Pierre S&eacute;bastien Laurentie [1793-1876] qui, appel&eacute; par Michaud, collabore au journal d&egrave;s 1817.<br \/><br \/>1818. LE SPECTATEUR RELIGIEUX ET POLITIQUE. <br \/>A partir d&rsquo;octobre 1818, Marie Stanislas Rattier est avec Pierre S&eacute;bastien Laurentie [1793-1876]&nbsp;; l&rsquo;abb&eacute; Jean Jacques Fayet [1786-1849], futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes&nbsp;; l&rsquo;abb&eacute; F&eacute;licit&eacute; de Lamennais [1782-1854]&nbsp;; Eug&egrave;ne de Genoude [1792-1849]&nbsp;; Claude Louis Bouchard de La Poterie [1744-1819], l&rsquo;un des journalistes de la publication intitul&eacute;e Le Spectateur religieux et politique [Paris&nbsp;: A la librairie eccl&eacute;siastique de Beauc&eacute;-Rusand, rue de l&rsquo;Abbaye Saint-Germain, n&deg; 31. In-8, 1818].<br \/>La premi&egrave;re livraison para&icirc;t le 19 octobre 1818, et la publication se poursuit jusqu&rsquo;au 10 f&eacute;vrier 1819.<br \/>Marie Stanislas Rattier y participe avec de nombreux articles et quelques comptes-rendus d&rsquo;ouvrages&nbsp;: La Charit&eacute; chr&eacute;tienne et la tol&eacute;rance philosophique&nbsp;; l&rsquo;Amour de la patrie est l&rsquo;amour de l&rsquo;ordre&nbsp;; De la v&eacute;ritable ind&eacute;pendance&nbsp;; De l&rsquo;Ath&eacute;isme politique&nbsp;; Comparaison de la philosophie de l&rsquo;&Eacute;vangile et de la philosophie moderne.<br \/>Une large place est donn&eacute;e au Cours de Morale chr&eacute;tienne, ou conf&eacute;rences de l&rsquo;abb&eacute; Frayssinous, futur Grand-Ma&icirc;tre de l&rsquo;Universit&eacute;. <br \/><br \/>1819. JOURNALISTE AU DRAPEAU BLANC.<br \/>Marie Stanislas Rattier m&egrave;ne une activit&eacute; journalistique. Il collabore au Drapeau blanc [1819-1830] journal ultra-conservateur favorable aux l&eacute;gitimistes, fond&eacute; par le publiciste et &eacute;crivain de th&eacute;&acirc;tre Alphonse de Martainville [1776-1830] &nbsp;et quelques hommes de lettres en juin 1819. <br \/>Le journal para&icirc;t tout d&rsquo;abord comme p&eacute;riodique in-octavo &agrave; publication irr&eacute;guli&egrave;re, pour &eacute;chapper &agrave; la censure&nbsp;; puis, apr&egrave;s les lois de 1819 &nbsp;sur la presse, comme journal quotidien in-folio paraissant jusqu&rsquo;en f&eacute;vrier 1827. Henri de Bonald [1754-1840], membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise [1816]&nbsp;; l&rsquo;historien Achille de Jouffroy [1785-1859]&nbsp;; Charles Nodier [1789-1844] alors journaliste au Journal des D&eacute;bats&nbsp;; l&rsquo;abb&eacute; F&eacute;licit&eacute; de Lamennais [1782-1854]&nbsp; sont &eacute;galement des collaborateurs du journal.<br \/><br \/>1819. LA C&Eacute;L&Eacute;BRATION D&rsquo;UN ARCHICUBE. <br \/>Charles Loyson [1791-1819], ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de Litt&eacute;rature &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale &agrave; partir de 1815, r&eacute;dacteur au Journal des D&eacute;bats, chef de bureau au minist&egrave;re de la Justice, meurt en fin juin 1819. <br \/>Charles Loyson avait collabor&eacute; avec Fran&ccedil;ois Guizot, aux Archives philosophiques et au Spectateur fran&ccedil;ais, et avait &eacute;t&eacute; un des fondateurs du journal le Lyc&eacute;e fran&ccedil;ais.<br \/>Marie Stanislas Rattier a &eacute;t&eacute; pendant deux ans son camarade de promotion [1811] &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale, et avait partag&eacute; le m&ecirc;me id&eacute;al chr&eacute;tien.<br \/>Il participe, le 29 juin 1819, aux c&ocirc;t&eacute;s des professeurs Victor Cousin [1792-1867] de la promotion 1810, et Henri Patin [1793-1876], de la promotion 1811, &agrave; ses fun&eacute;railles.<br \/><br \/>1821. LA FRANCE CHR&Eacute;TIENNE.<br \/>C&rsquo;est avec le journaliste anti-lib&eacute;ral Pierre S&eacute;bastien Laurentie [1793-1876], futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Universit&eacute; [septembre 1824-1826], et farouche partisan de la libert&eacute; de l&rsquo;enseignement, qu&rsquo;il fonde La France chr&eacute;tienne, journal religieux, politique et litt&eacute;raire, paraissant deux fois par semaine.<br \/><br \/>En 1827, le journal change l&eacute;g&egrave;rement de titre et devient&nbsp;: La France chr&eacute;tienne, journal politique et litt&eacute;raire et devient hebdomadaire [depuis 1826].<br \/><br \/>1822-1823. R&Eacute;P&Eacute;TITEUR &Agrave; L&rsquo;&Eacute;COLE POLYTECHNIQUE.<br \/>Devient r&eacute;p&eacute;titeur du cours des belles-lettres et d&rsquo;histoire &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole polytechnique. Son ami Pierre S&eacute;bastien Laurentie y avait rempli les m&ecirc;mes fonctions en avril 1818.<br \/><br \/>1823. LA POLICE DES LETTRES.<br \/>En avril 1823, Marie Stanislas Rattier entre &agrave; la Pr&eacute;fecture de police comme chef du troisi&egrave;me bureau, celui des lettres, du th&eacute;atre et des m&oelig;urs, o&ugrave; il succ&egrave;de, encore une fois, &agrave; Pierre S&eacute;bastien Laurentie. Il y reste jusqu&rsquo;en ao&ucirc;t 1830, au lendemain de la R&eacute;volution de Juillet, date &agrave; laquelle il donne sa d&eacute;mission.<br \/><br \/>1830-1835. AVOCAT &Agrave; LA COUR ROYALE DE PARIS.<br \/>Il ouvre alors un cours particulier de droit, et dirige des &eacute;l&egrave;ves dans leurs &eacute;tudes juridiques. Il s&rsquo;inscrit comme avocat au tableau de la Cour royale de Paris.<br \/>Il continue &agrave; apporter sa collaboration aux journaux royalistes : le Correspondant, le Courrier de l&rsquo;Europe, l&rsquo;Univers.<br \/><br \/>1835-1850. PHILOSOPHIE ET &Eacute;COLE LIBRE.<br \/>En 1835, Marie Stanislas Rattier est appel&eacute; pour enseigner la philosophie [1835-1846] &agrave; l&rsquo;&eacute;cole libre de Pontlevoy [dans le Loir-et-Cher], anciennement coll&egrave;ge b&eacute;n&eacute;dictin, et &Eacute;cole militaire. <br \/>Il publie son enseignement sous le titre : Cours complet de philosophie mis en rapport avec le programme universitaire, et ramen&eacute; aux principes du catholicisme, par M. Rattier, avocat, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale, ancien r&eacute;p&eacute;titeur du cours de Belles-lettres et d&rsquo;histoire &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole polytechnique, professeur de philosophie &agrave; l&rsquo;&eacute;cole de Pont-Le Voy [Paris : Gaume fr&egrave;res, libraires-&eacute;diteurs, rue du Pot de fer, n&deg;5. Trois volumes. 1843-1844]. Ainsi qu&rsquo;un abr&eacute;g&eacute; de ce cours : Manuel &eacute;l&eacute;mentaire de philosophie, ou Abr&eacute;g&eacute; du cours complet de philosophie, publi&eacute; par M. Rattier, [Paris : Gaume fr&egrave;resIn-16, 383 p., 1844] qui conna&icirc;t plusieurs tirages. &laquo; La science philosophique y est ramen&eacute;e aux principes du catholicisme &raquo;.<br \/>Devient en 1843 le directeur de cette institution.<br \/><br \/>1846. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU COLL&Egrave;GE ROYAL DE REIMS.<br \/>En juin 1846, Marie Stanislas Rattier est nomm&eacute; professeur de Philosophie au coll&egrave;ge royal de Nantes. <br \/>Mais il n&rsquo;y reste que quelques semaines&nbsp;; car en septembre est nomm&eacute;, dans l&rsquo;Acad&eacute;mie de Paris, professeur de Philosophie au coll&egrave;ge royal de Reims [d&eacute;partement de la Marne]. L&rsquo;Acad&eacute;mie de Paris est alors tr&egrave;s &eacute;tendue et&nbsp; comprend les d&eacute;partements de l&rsquo;Aube&nbsp;; de l&rsquo;Eure-et-Loire&nbsp;; de la Marne&nbsp;;&nbsp; de la Seine&nbsp;; de la Seine-et-Marne&nbsp;; de la Seine-et-Oise,&nbsp;; de l&rsquo;Yonne. <br \/><br \/>Il y rencontre d&rsquo; anciens normaliens&nbsp;: le censeur des &eacute;tudes, Pierre Bazile Flammanville, de la promotion de 1816, futur Inspecteur d&rsquo;Acad&eacute;mie&nbsp;; Isidore Boulian [vers 1812-1847], professeur de rh&eacute;torique, de la promotion de 1831&nbsp;; Charles Thurot [1823-1882], professeur de seconde, de la promotion de 1841&nbsp;; Jules Helleu [1824-1874], professeur de quatri&egrave;me, de la promotion de 1843.<br \/>Le proviseur est Louis Pierre Soilly [1795-1866], futur recteur d&eacute;partemental de l&rsquo;Acad&eacute;mie de l&rsquo;Eure [ao&ucirc;t 1850-ao&ucirc;t 1854].<br \/><br \/>1847. CORRESPONDANT DE L&rsquo;ACAD&Eacute;MIE DES SCIENCES ET DES ARTS DE REIMS. <br \/>A cette &eacute;poque, Marie Stanislas Rattier est nomm&eacute; correspondant de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences, arts et belles-lettres de Reims. Il adresse &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie son Cours complet de philosophie, en trois volumes, qui fait l&rsquo;objet d&rsquo;un rapport de l&rsquo;abb&eacute; Querry. <br \/>Et produit un Rapport sur les opuscules de M. de Maizi&egrave;re intitul&eacute;s&nbsp;: Th&eacute;orie du r&egrave;gne du mal sur terre, et Dialogues entre un adjoint et un ma&icirc;tre d&rsquo;&eacute;cole sur la loi divine du travail.<br \/><br \/>1850. RECTEUR D&Eacute;PARTEMENTAL.<br \/>La loi organique du 15 mars 1850, inspir&eacute;e par Alfred de Falloux [1811-1886], et mise en &oelig;uvre par le ministre de l&rsquo;Instruction publique et des Cultes [octobre 1849-janvier 1851] F&eacute;lix Esquirou de Parieu [1815-1893], transforme profond&eacute;ment le syst&egrave;me universitaire. Les acad&eacute;mies, jusqu&rsquo;alors regroupement de plusieurs d&eacute;partements voient leur ressort restreint. Con&ccedil;ues pour un encadrement plus &eacute;troit du personnel enseignant, elles deviennent, selon l&rsquo;article 7 de la loi, strictement d&eacute;partementales et de &laquo; petits recteurs &raquo;, aux attributions r&eacute;duites, sont nomm&eacute;s.<br \/><br \/>Aussi quatre-vingt sept acad&eacute;mies sont cr&eacute;&eacute;es et quatre-vingt-sept postes sont &agrave; pourvoir, dont beaucoup sont occup&eacute;s par d&#39;anciens inspecteurs d&#39;acad&eacute;mie.<br \/>C&rsquo;est &agrave; cette occasion que Marie Stanislas&nbsp; Rattier est nomm&eacute; le 10 ao&ucirc;t 1850, recteur d&eacute;partemental de la Corr&egrave;ze, et &eacute;tabli &agrave; Tulle, devenu chef-lieu acad&eacute;mique. <br \/>Mais, remplac&eacute; par Jean Jacques Guillemin [1814-1870], professeur d&#39;histoire au lyc&eacute;e de Nancy, Rattier ne reste en poste que quelques jours.<br \/>Il est d&eacute;finitivement nomm&eacute; recteur d&eacute;partemental de l&rsquo;Acad&eacute;mie de la Creuse [1850-1854], en remplacement de Joseph Guichemerre [1794-1870] ancien Inspecteur d&rsquo;Acad&eacute;mie &agrave; Bordeaux qui, lui aussi, n&rsquo;a &eacute;t&eacute; en poste comme recteur que quelques jours.<br \/>Marie Stanislas Rattier est &eacute;tabli &agrave; Gu&eacute;ret, chef-lieu de l&#39;Acad&eacute;mie de la Creuse. Son secr&eacute;taire est P&eacute;tard.<br \/><br \/>1854. INSPECTEUR D&rsquo;ACAD&Eacute;MIE EN R&Eacute;SIDENCE &Agrave; TROYES.<br \/>Mais, en 1854, par la loi du 14 juin 1854 et le d&eacute;cret imp&eacute;rial du 22 ao&ucirc;t de la m&ecirc;me ann&eacute;e, les Acad&eacute;mies r&eacute;gionales sont r&eacute;tablies.<br \/>Le plus souvent les anciens recteurs d&eacute;partementaux sont nomm&eacute;s &agrave; nouveaux Inspecteurs d&rsquo;Acad&eacute;mie.<br \/>C&rsquo;est la cas de Marie Stanislas Rattier, nomm&eacute; dans l&rsquo;Acad&eacute;mie de Dijon, aupr&egrave;s du nouveau recteur Antoine Augustin Cournot [1801-1877], ancien Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes [1838-1854] nomm&eacute; recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Dijon, l&rsquo;une des dix-sept acad&eacute;mies r&eacute;tablies.<br \/><br \/>L&rsquo;Acad&eacute;mie de Dijon, comprend alors dans son ressort les d&eacute;partements de la C&ocirc;te-d&#39;Or, de l&rsquo;Aube, de la Haute-Marne, de la Ni&egrave;vre, de l&rsquo; Yonne. Et Marie Stanislas Rattier est l&rsquo;un des cinq Inspecteurs d&rsquo;Acad&eacute;mie nomm&eacute;s le 24 ao&ucirc;t 1854<br \/>Ainsi, pour le d&eacute;partement de la C&ocirc;te-d&rsquo;Or, Eug&egrave;ne Garsonnet [1814-1876], en r&eacute;sidence &agrave; Dijon [ao&ucirc;t 1854-novembre 1861], futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;enseignement secondaire pour les lettres [18741876] &nbsp;; pour le d&eacute;partement de l&rsquo;Aube, Marie Stanislas Rattier [1793-1871], ancien recteur d&eacute;partemental de la Creuse, en r&eacute;sidence &agrave; Troyes [1854-1863]&nbsp;&nbsp;; pour le d&eacute;partement de la Haute-Marne, Pierre Fayet [1801-1893], ancien recteur d&eacute;partemental de la Haute-Marne, en r&eacute;sidence &agrave; Chaumont [1854-1863]&nbsp;; pour le d&eacute;partement de la Ni&egrave;vre, Jacques Reynaud [1795-1874], ancien recteur d&eacute;partemental de la Ni&egrave;vre, en r&eacute;sidence &agrave; Nevers [ao&ucirc;t 1854-f&eacute;vrier 1856]&nbsp;; pour le d&eacute;partement de l&rsquo; Yonne, Charles Huret [1800-1875], ancien recteur d&eacute;partemental de la Vend&eacute;e, en r&eacute;sidence &agrave; Auxerre [ao&ucirc;t 1854-f&eacute;vrier 1858].<br \/><br \/>Marie Stanislas Rattier garde son poste jusqu&rsquo;au 1er janvier 1864, date &agrave; laquelle il prend sa retraite, un peu plus d&rsquo;un an apr&egrave;s le d&eacute;part d&rsquo; Antoine Augustin Cournot du rectorat. <br \/>Marie Stanislas Rattier est remplac&eacute; comme inspecteur d&rsquo;Acad&eacute;mie &agrave; Troyes, par Henri Wartel [ -1887]. Re&ccedil;oit le titre d&rsquo; Inspecteur honoraire d&rsquo;Acad&eacute;mie.<br \/><br \/>DECORATION.<br \/>Chevalier de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur [1829].<br \/><br \/>SOURCES.<br \/>Gustave Vapereau. Dictionnaire universel des contemporains. 1870.<br \/><br \/>Annuaire de l&rsquo;Association des anciens &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&Eacute;cole normale. [Ann&eacute;e 1872, pages 11 et 12].<br \/><br \/>Jean-Fran&ccedil;ois Condette. Les Recteurs d&rsquo;Acad&eacute;mie en France de 1808 &agrave; 1940. Tome II, Dictionnaire biographique. [Paris : Institut national de recherche p&eacute;dagogique. Collection : Histoire biographique de l&rsquo;enseignement. In-8, 411 p.+3. 2006]. <br \/>Fournit les dates pr&eacute;cises des nominations, et des extraits de rapports d&rsquo;inspection.<br \/><br \/>c JJB, 12-2011","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Dans l&rsquo;histoire mouvement&eacute;e du XIX &egrave;me si&egrave;cle, Marie Stanislas Rattier, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale, m&ecirc;le des activit&eacute;s d&rsquo;enseignant, d&rsquo;avocat, de journaliste, d&rsquo;&eacute;diteur scolaire, de recteur et d&rsquo;Inspecteur d&rsquo;Acad&eacute;mie.L&rsquo;unit&eacute; de ce kal&eacute;idoscope professionnel ce sont, fond&eacute;es sur un l&eacute;gitimisme militant, la d&eacute;fense et l&rsquo;illustration de la religion catholique.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-198","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/198","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=198"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/198\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=198"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=198"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=198"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}