{"id":1978,"date":"2022-01-04T20:32:40","date_gmt":"2022-01-04T19:32:40","guid":{"rendered":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/?p=1978"},"modified":"2022-01-04T20:33:20","modified_gmt":"2022-01-04T19:33:20","slug":"1825-premiere-agregation-de-philosophie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Agreges-de-philosophie\/1825-premiere-agregation-de-philosophie.html","title":{"rendered":"1825 : premi\u00e8re agr\u00e9gation de Philosophie"},"content":{"rendered":"\n<p>Quatre ans apr\u00e8s les premi\u00e8res agr\u00e9gations de lettres, de grammaire et de sciences, se d\u00e9roule pour la premi\u00e8re fois une agr\u00e9gation de philosophie, dont les r\u00e9sultats sont publi\u00e9s le 28 octobre 1825. Ainsi, dans le domaine des lettres, se reconstitue le syst\u00e8me ternaire de l\u2019Ancien R\u00e9gime.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>En effet, de 1766 \u00e0 1790 inclus, il y a dans l\u2019Universit\u00e9 de Paris, une agr\u00e9gation de grammaire, dite de troisi\u00e8me ordre ; une agr\u00e9gation de belles-lettres, dite de second ordre ; et une agr\u00e9gation de philosophie, dite de premier ordre.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019esprit de cette &lt; restauration &gt; des anciens concours, l\u2019agr\u00e9gation de philosophie se d\u00e9roule en 1825. Pas de session 1826 ; une session a lieu en 1827 ; pas de session en 1828 ni en 1829.<\/p>\n\n\n\n<p>A partir de 1830, \u00e0 l\u2019initiative du philosophe Victor Cousin [1792-1867] qui vient d\u2019\u00eatre nomm\u00e9, d\u00e8s le 6 ao\u00fbt 1830, membre du Conseil royal de l&rsquo;Instruction publique, le concours d\u2019agr\u00e9gation de philosophie se d\u00e9roule r\u00e9guli\u00e8rement chaque ann\u00e9e et fonctionne de mani\u00e8re ininterrompue jusqu\u2019en 1851 inclus.<br>Suspendu pendant onze ans, \u00e0 partir de 1852, le concours d\u2019agr\u00e9gation de philosophie reprendra \u00e0 nouveau en 1863, avec une interruption exceptionnelle en 1870.<br>Le concours d\u2019agr\u00e9gation de philosophie continue de fonctionner de nos jours.<\/p>\n\n\n\n<p>LES MEMBRES DU JURY DE 1825.<br>Comme les autres jurys de lettres ou de grammaire, le jury pour l\u2019agr\u00e9gation de philosophie est compos\u00e9 de cinq personnes.<br>La pr\u00e9sidence en est assur\u00e9e par l\u2019abb\u00e9 Jean-Marie Burnier-Fontanel [1763-1827], doyen de la Facult\u00e9 de Th\u00e9ologie de Paris, depuis 1811.<br>Participent au jury : l\u2019inspecteur d\u2019acad\u00e9mie de Paris, Augustin L\u00e9tendard [ou l\u2019\u00c9tendard], ancien professeur de latin et de grec en classe de rh\u00e9torique au coll\u00e8ge Charlemagne ; l\u2019abb\u00e9 Jean Jacques Caron [1760-1849] professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal de Versailles ; Pierre Laromigui\u00e8re [1756-1837] professeur titulaire de la chaire de &lt; Philosophie &gt; \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris, et son suppl\u00e9ant Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac [1766-1845].<\/p>\n\n\n\n<p>BURNIER-FONTANEL.<br>Abb\u00e9 Jean Marie Burnier-Fontanel [1763-1827].<br>N\u00e9 le 10 ao\u00fbt 1763, au ch\u00e2teau de Rigny, \u00e0 Reignier [Duch\u00e9 de Savoie, aujourd&rsquo;hui Reignier-Villy, d\u00e9partement de Haute-Savoie] ; mort le 15 d\u00e9cembre 1827, \u00e0 Paris [Seine].<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tudes au coll\u00e8ge d\u2019Annecy, puis \u00e0 Paris au coll\u00e8ge Mazarin [coll\u00e8ge des Quatre-Nations], sur l\u2019emplacement actuel de l\u2019Institut de France. Membre de la communaut\u00e9 religieuse des Robertiens est ordonn\u00e9 pr\u00eatre en 1787. Licenci\u00e9 en th\u00e9ologie [1788]. En 1790, devient chanoine et grand vicaire de Lescar [pr\u00e8s de Pau].<br>Quitte la France pendant la R\u00e9volution fran\u00e7aise, et \u00e9migre en 1791 d\u2019abord \u00e0 Annecy, terre du duch\u00e9 de Savoie, province du Genevois, o\u00f9 il enseigne au coll\u00e8ge. Puis se retire ult\u00e9rieurement en Suisse puis en Italie, o\u00f9 il s\u2019\u00e9tablit \u00e0 P\u00e9rouse.<br>De retour en France, vers 1803, Jean Marie Burnier-Fontanel cr\u00e9e \u00e0 Paris une maison d\u2019\u00e9ducation, o\u00f9 il enseigne entre 1804 et 1806, puis qu\u2019il c\u00e8de au Coll\u00e8ge des Irlandais.<br>En 1804, Jean Marie Burnier-Fontanel est pr\u00e9sent\u00e9 au Pape Pie VII [1742-1823], alors que ce dernier est en France, dans le cadre des c\u00e9r\u00e9monies du sacre de Napol\u00e9on. Le Pape lui donne le titre de Protonotaire apostolique, et souhaiterait l\u2019emmener \u00e0 Rome.<br>Jean Marie Burnier-Fontanel, comme pr\u00e9fet des \u00e9tudes, prend la direction du coll\u00e8ge des Irlandais, Anglais, et \u00c9cossais r\u00e9unis [1806].<br>En 1811, est professeur de &lt; Dogme &gt; \u00e0 la Facult\u00e9 de Th\u00e9ologie de Paris [r\u00e9tablie par l\u2019arr\u00eat\u00e9 du 16 juin 1809], o\u00f9 il pr\u00e9side les jurys de soutenance des th\u00e8ses de th\u00e9ologie. Et b\u00e9n\u00e9ficiant du soutien de Louis de Fontanes [1759-1821], Grand-Ma\u00eetre de l\u2019Universit\u00e9 [1808-1815], devient en m\u00eame temps le premier doyen de la Facult\u00e9 de Th\u00e9ologie de Paris [16 octobre 1811]. Il r\u00e9tablit les cours publics \u00e0 la Sorbonne.<\/p>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9side le premier jury d\u2019agr\u00e9gation de philosophie en octobre 1825. Sera remplac\u00e9, en 1827, comme pr\u00e9sident du deuxi\u00e8me jury d\u2019agr\u00e9gation de philosophie par l\u2019abb\u00e9 Andr\u00e9 Ren\u00e9 Pierre Daburon [1758-1838], Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Universit\u00e9 [1809], rappel\u00e9 en 1824, comme Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des \u00e9tudes.<\/p>\n\n\n\n<p>Membre &lt; correspondant &gt; [depuis le 8 janvier 1826] de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences, belles-lettres et arts de Savoie [cr\u00e9\u00e9 en 1820].<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00c9TENDARD.<br>Augustin L\u00e9tendard [ou l\u2019\u00c9tendard].<\/p>\n\n\n\n<p>Ancien clerc tonsur\u00e9.<br>Ancien professeur \u00e0 Paris, au coll\u00e8ge de Montaigu [sur l\u2019emplacement de l\u2019actuelle Biblioth\u00e8que Sainte-Genevi\u00e8ve], en sixi\u00e8me [1786], puis en troisi\u00e8me.<br>Professeur en classe de quatri\u00e8me au lyc\u00e9e Napol\u00e9on [Henri-IV].<br>Professeur de latin et de grec en classe de rh\u00e9torique au lyc\u00e9e imp\u00e9rial puis coll\u00e8ge royal Charlemagne, notamment en 1811, en m\u00eame temps qu&rsquo;Abel Fran\u00e7ois Villemain [1790-1870].<br>Nomm\u00e9 inspecteur de l\u2019acad\u00e9mie de Paris, le 29 mars 1819, en remplacement de Pierre Chaudru de Raynal [1768-1849], inspecteur de l&rsquo;acad\u00e9mie de Paris [22 mai 1817-29 mars 1819], nomm\u00e9 Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral le 29 mars 1819.<br>Augustin L\u00e9tendard reste en fonction jusqu&rsquo;en 1833. A sa retraite re\u00e7oit l&rsquo;honorariat<\/p>\n\n\n\n<p>En octobre 1825, un des cinq membres du premier jury d\u2019agr\u00e9gation de philosophie.<\/p>\n\n\n\n<p>CARON.<br>Abb\u00e9 Jean Jacques Caron [1760-1849].<br>N\u00e9 le 28 d\u00e9cembre 1760 \u00e0 Nullemont [aujourd\u2019hui Seine-Maritime] ; mort le 2 janvier 1849, \u00e0 Versailles [Seine-et-Oise].<\/p>\n\n\n\n<p>Il arrive \u00e0 Versailles vers 1785 en qualit\u00e9 de pr\u00e9cepteur dans une famille proche de la Cour. La R\u00e9volution interrompt ses projets et il s&rsquo;oriente vers l&rsquo;\u00e9tude des sciences.<br>En janvier 1803, l&rsquo;abb\u00e9 Jean Jacques Caron est nomm\u00e9 professeur &lt; d\u2019\u00e9l\u00e9ments de math\u00e9matiques &gt; \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale du d\u00e9partement de Seine-et-Oise [\u00e0 Versailles] en remplacement de Pierre Denis Thuillier [1730- ], ancien professeur de math\u00e9matiques des Pages du Roi \u00e0 Versailles, premier titulaire du poste.<br>Au moment de la suppression d\u00e9finitive de l&rsquo;\u00c9cole centrale, le 23 octobre 1804, l&rsquo;abb\u00e9 Caron est nomm\u00e9 professeur de math\u00e9matiques puis de physique au lyc\u00e9e de Versailles, cr\u00e9\u00e9 par l\u2019arr\u00eat\u00e9 consulaire du 27 septembre 1803.<br>Puis, en 1809-1810, au moment de la cr\u00e9ation de l\u2019enseignement de la philosophie, est nomm\u00e9, toujours \u00e0 Versailles, professeur de philosophie. Il reste en poste jusqu&rsquo;en 1829-1830, le lyc\u00e9e \u00e9tant devenu en 1814, coll\u00e8ge royal.<\/p>\n\n\n\n<p>En octobre 1825, un des cinq membres du premier jury d\u2019agr\u00e9gation de philosophie.<br>Il est remplac\u00e9 comme professeur de philosophie en 1830-1831 par Adolphe Garnier [1801-1864], agr\u00e9g\u00e9 de philosophie [1827].<\/p>\n\n\n\n<p>Secr\u00e9taire perp\u00e9tuel de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Agriculture de Seine-et-Oise [1805-1820].<br>Aum\u00f4nier du palais de Trianon [1820].<br>L\u2019un des vingt-sept membres fondateurs de la soci\u00e9t\u00e9 des Sciences morales de Seine-et-Oise [1834] au sein de laquelle il cr\u00e9e un prix de vertu qui porte son nom.<br>Fondateur de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Horticulture [1840].<\/p>\n\n\n\n<p>LAROMIGUI\u00c8RE.<br>Pierre Laromigui\u00e8re [1756-1837]<br>N\u00e9 le 3 novembre 1756, \u00e0 L\u00e9vignac-le-Haut [Province de Guyenne, aujourd&rsquo;hui d\u00e9partement de l&rsquo;Aveyron] ; mort le 12 ao\u00fbt 1837, \u00e0 Paris [Seine].<\/p>\n\n\n\n<p>Professeur au coll\u00e8ge de l\u2019Esquille \u00e0 Toulouse, tenu par la congr\u00e9gation religieuse des P\u00e8res de la Doctrine Chr\u00e9tienne [Doctrinaires]. Pr\u00eate serment \u00e0 la Constitution civile du clerg\u00e9.<br>Nomm\u00e9 le 25 d\u00e9cembre 1799 par le S\u00e9nat, l\u2019un des cent membres du Tribunat, assembl\u00e9e, renouvelable chaque ann\u00e9e par cinqui\u00e8me, d\u00e9lib\u00e9rant sur les projets de loi, soumis ult\u00e9rieurement au vote du Corps l\u00e9gislatif.<br>\u00c0 partir 1er d\u00e9cembre 1803, biblioth\u00e9caire des Lyc\u00e9es de Paris, autrement dit : de l\u2019ancienne Biblioth\u00e8que de l&rsquo;Universit\u00e9 de Paris fond\u00e9e en 1770 [Biblioth\u00e8que du Prytan\u00e9e fran\u00e7ais sous la R\u00e9volution, de l\u2019an VIII \u00e0 1808 ; puis Biblioth\u00e8que de l&rsquo;Universit\u00e9 de France [1861] et enfin Biblioth\u00e8que de la Sorbonne], poste qu\u2019il occupe jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s en ao\u00fbt 1837.<br>Th\u00e9odore Jouffroy [1796-1842], qui succ\u00e8de en novembre 1837 \u00e0 Laromigui\u00e8re dans la chaire de &lt; Philosophie &gt; \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris, lui succ\u00e8de \u00e9galement comme biblioth\u00e9caire de 1837 \u00e0 1842.<br>En 1811 Pierre Laromigui\u00e8re est nomm\u00e9 ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale qui vient d\u2019ouvrir ses portes \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e 1810. Il assure sa conf\u00e9rence de philosophie en 1811-1812 aupr\u00e8s des \u00e9l\u00e8ves de la premi\u00e8re promotion, puis est remplac\u00e9 en 1812-1815 par Gabriel Mauger [1774-1861], en m\u00eame temps professeur de philosophie au Coll\u00e8ge royal de Bourbon [aujourd\u2019hui Condorcet]. C\u2019est cette ma\u00eetrise de conf\u00e9rences que Victor Cousin, ancien \u00e9l\u00e8ve de la premi\u00e8re promotion de l\u2019\u00c9cole normale [1810], assurera en 1815-1822.<\/p>\n\n\n\n<p>Professeur de &lt; Philosophie &gt; \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris [19 septembre 1809-12 ao\u00fbt 1837], l\u2019une des trois chaires de philosophie de la Facult\u00e9 des Lettres.<br>Apr\u00e8s sa mort survenue le 12 ao\u00fbt 1837, Pierre Laromigui\u00e8re sera remplac\u00e9 comme professeur par Th\u00e9odore Jouffroy [1796-1842], deuxi\u00e8me titulaire de la chaire de Philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris, du 28 novembre 1837 au mardi 1er mars 1842.<\/p>\n\n\n\n<p>En octobre 1825, un des cinq membres du premier jury d\u2019agr\u00e9gation de philosophie. Membre du second jury de philosophie de 1827.<br>De 1830 \u00e0 1836 inclus, si\u00e8ge aux jurys d\u2019agr\u00e9gation de philosophie, aupr\u00e8s de Victor Cousin, pr\u00e9sident.<\/p>\n\n\n\n<p>CARDAILLAC.<br>Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac [1766-1845]<br>[\u00e9crit aussi parfois Cardailhac].<br>N\u00e9 le 12 juillet 1766, au ch\u00e2teau de La Treyne, paroisse de Mayraguet, commune de Pinsac [aujourd&rsquo;hui d\u00e9partement du Lot] ; mort le 22 juillet 1845, \u00e0 Pinsac [Lot].<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tudes au coll\u00e8ge de Sorr\u00e8ze, puis de La Fl\u00e8che, enfin au s\u00e9minaire de Saint-Sulpice \u00e0 Paris.<br>Ma\u00eetre de conf\u00e9rences de philosophie \u00e0 Paris, au s\u00e9minaire de Saint-Sulpice [1er octobre1786-1er octobre 1790].<br>Re\u00e7oit le titre d&rsquo;aum\u00f4nier de la Reine. Emprisonn\u00e9 sous la Terreur.<br>R\u00e9gent de philosophie, de 1810 \u00e0 1811, au coll\u00e8ge de Montauban [d\u00e9partement du Tarn-et-Garonne ; acad\u00e9mie de Toulouse].<br>Professeur de philosophie \u00e0 Paris, au lyc\u00e9e Bonaparte [Condorcet], \u00e0 partir de 1811, en remplacement de Desfontaines.<br>En 1825, en remplacement de Jean Fran\u00e7ois Thurot [1768-1832], professeur suppl\u00e9ant de Pierre Laromigui\u00e8re [1756-1837], dans la chaire de &lt; Philosophie &gt; \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>En octobre 1825, un des cinq membres du premier jury d\u2019agr\u00e9gation de philosophie.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac, est nomm\u00e9 inspecteur adjoint de l&rsquo;acad\u00e9mie de Paris par arr\u00eat\u00e9 du 7 octobre 1829, tout en conservant son titre de professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal de Bourbon [ex lyc\u00e9e Bonaparte].<br>Puis inspecteur en titre [24 septembre 1830]. Reste en fonction jusqu&rsquo;\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s survenu le 22 juillet 1845.<\/p>\n\n\n\n<p>LES \u00c9L\u00c8VES RE\u00c7US.<br>Sont re\u00e7us \u00e0 la premi\u00e8re agr\u00e9gation de Philosophie, \u00e0 Paris, le 28 octobre 1825, dans l&rsquo;ordre de classement, sur huit candidats, les quatre concurrents suivants :<br>Alexandre Gibon [1798-1871] ; Jean Saphary [c. 1796-1865] ; Adolphe F\u00e9lix Gatien-Arnoult [1800-1886] ; Andr\u00e9 Fran\u00e7ois Cassin [1795-1853].<\/p>\n\n\n\n<p>GIBON.<br>Alexandre [Edme] Gibon [1798-1871].<br>N\u00e9 le 4 octobre 1798, \u00e0 Paris ; mort le 19 juin 1871, \u00e0 Paris [Seine].<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tudes \u00e0 Paris au lyc\u00e9e Charlemagne, puis au lyc\u00e9e Henri-IV.<br>R\u00e9gent de philosophie au coll\u00e8ge de Ch\u00e2lons-sur-Marne.<br>Agr\u00e9gation de philosophie [28 octobre 1825]. 1\/4.<br>Par arr\u00eat\u00e9 minist\u00e9riel en date du 2 octobre 1829, charg\u00e9 de la chaire de philosophie du coll\u00e8ge royal Henri-IV, en remplacement de Georges Gabriel Mauger [1774-1861] nomm\u00e9 inspecteur adjoint de l&rsquo;acad\u00e9mie de Paris [arr\u00eat\u00e9 minist\u00e9riel du 7 octobre 1829].<\/p>\n\n\n\n<p>Par arr\u00eat\u00e9 du 31 ao\u00fbt 1840, Alexandre Edme Gibon, professeur de philosophie \u00e0 Paris, au coll\u00e8ge royal de Charlemagne, est nomm\u00e9 provisoirement professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal Saint-Louis, en remplacement d&rsquo;Adolphe Garnier [1801-1864], appel\u00e9 au coll\u00e8ge royal Henri-IV.<br>Alexandre Edme Gibon est remplac\u00e9 au coll\u00e8ge Charlemagne, par Adolphe Franck [1809-1893], professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal de Versailles.<br>Par arr\u00eat\u00e9 du 19 septembre 1840, Alexandre Edme Gibon, professeur de philosophie \u00e0 Paris, au coll\u00e8ge Stanislas, obtient un cong\u00e9 d&rsquo;un an. Il est suppl\u00e9\u00e9 par \u00c9mile Saisset [1814-1863], charg\u00e9 de cours, ant\u00e9rieurement professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal de Caen [23 janvier 1838-19 septembre 1840].<\/p>\n\n\n\n<p>SAPHARY.<br>Jean Saphary [1796-1865].<br>N\u00e9 an V [1796\/1797], \u00e0 Vic-sur-S\u00e8ze [Cantal] ; mort le 16 avril 1865, \u00e0 Polminhac [Cantal].<\/p>\n\n\n\n<p>Licenci\u00e9 \u00e8s-lettres.<br>Publie un po\u00e8me, couronn\u00e9 par l&rsquo;Acad\u00e9mie des Jeux floraux : L&rsquo;Habitant du Cantal au pied des Pyr\u00e9n\u00e9es, po\u00e8me. [Toulouse : impr. de J. M. Douladoure. In-8, 24 p., 1825]. La m\u00eame ann\u00e9e agr\u00e9gation de philosophie.<br>Agr\u00e9gation de philosophie [28 octobre 1825] 2\/4.<br>Professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal de Nancy [=1827], en remplacement de l\u2019abb\u00e9 Charles Fran\u00e7ois Jean Bataill\u00e9 [1792-1868], nomm\u00e9 \u00e0 Strasbourg. Un de ses \u00e9l\u00e8ves obtient le premier prix au Concours g\u00e9n\u00e9ral. Selon l&rsquo;usage de l&rsquo;\u00e9poque, et comme le rapporte le journal Le Lyc\u00e9e, il est alors d\u00e9cor\u00e9 et nomm\u00e9 \u00e0 Paris, dans la chaire de philosophie au coll\u00e8ge royal de Bourbon [Condorcet] [1827].<br>Suppl\u00e9ant du professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal de Bourbon, est nomm\u00e9 provisoirement ma\u00eetre de conf\u00e9rences de philosophie \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole pr\u00e9paratoire [\u00c9cole normale], par arr\u00eat\u00e9 du 2 novembre 1829.<\/p>\n\n\n\n<p>Obtient, par arr\u00eat\u00e9 du 31 ao\u00fbt 1840, un cong\u00e9 d&rsquo;un an. Est remplac\u00e9 dans la chaire de philosophie du coll\u00e8ge royal de Bourbon par Am\u00e9d\u00e9e Jacques, agr\u00e9g\u00e9 de philosophie.<br>Sous les auspices du National, que dirige son ami Armand Marrast se pr\u00e9sente aux \u00e9lections l\u00e9gislatives d\u2019 ao\u00fbt 1846 \u00ab comme l&rsquo;adversaire du communisme et le d\u00e9fenseur de l&rsquo;agriculture. \u00bb [cit\u00e9 par Fran\u00e7ois Picavet]. Mais pourtant il \u00e9choue \u00e0 ces \u00e9lections, qui donneront la majorit\u00e9 absolue au centre conservateur au pouvoir.<\/p>\n\n\n\n<p>Il prend sa retraite en 1854, s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 Vic sur C\u00e8re, o\u00f9 il meurt une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es plus tard, en 1865.<\/p>\n\n\n\n<p>GATIEN-ARNOULT.<br>Adolphe F\u00e9lix Gatien-Arnoult [1800-1886].<br>N\u00e9 le 30 octobre 1800, \u00e0 Vend\u00f4me [Loir-et-Cher] ; mort le 18 janvier 1886, \u00e0 Mont-de-Marsan [Landes].<\/p>\n\n\n\n<p>En 1817, r\u00e9gent de sixi\u00e8me, puis en 1821 r\u00e9gent de cinqui\u00e8me \u00e0 Nevers<br>R\u00e9gent de seconde \u00e0 Auch [1823] puis r\u00e9gent de rh\u00e9torique \u00e0 Vienne [1823].<br>En 1824, professeur de sixi\u00e8me \u00e0 Bourges [Cher].<br>Agr\u00e9gation de philosophie [28 octobre 1825] 3\/4.<br>Apr\u00e8s l\u2019agr\u00e9gation de philosophie est nomm\u00e9 professeur agr\u00e9g\u00e9 de philosophie au coll\u00e8ge royal de Reims [1825], en remplacement de l\u2019abb\u00e9 Maquart [1752-1831]; au coll\u00e8ge royal de Nancy [29 novembre 1827-1830], en remplacement de Jean Saphary [1796-1865] nomm\u00e9 \u00e0 Paris, au coll\u00e8ge Bourbon [Condorcet] ; au coll\u00e8ge royal de Toulouse [9 octobre 1830], en remplacement de Marie Joseph Camille Mahuzi\u00e8s.<br>Professeur de philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Toulouse, comme suppl\u00e9ant [1830-1831], dans la chaire occup\u00e9e par l\u2019abb\u00e9 Jacques Saurimont [1770-NNN], jusqu&rsquo;en 1830. Adolphe Gatien-Arnoult en est titulaire de 1831 \u00e0 1870.<br>Enfin, en d\u00e9cembre 1870 est nomm\u00e9 recteur de l&rsquo;acad\u00e9mie de Toulouse, en remplacement de Roch Roustan [1801-1870], d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en fonction.<br>Admis \u00e0 la retraite le 18 septembre 1873. Re\u00e7oit le titre de recteur honoraire.<br>\u00c9lu d\u00e9put\u00e9 pour la Haute-Garonne, en 1871, il est battu, en 1876, aux \u00e9lections s\u00e9natoriales.<\/p>\n\n\n\n<p>CASSIN.<br>Andr\u00e9 Fran\u00e7ois [Magdeleine] Cassin [1795-1853].<br>N\u00e9 le 29 mars 1795, \u00e0 Saint Georges de Livoye, commune du canton de Brecey [d\u00e9partement de la Manche] ; mort le 12 avril 1853, \u00e0 la Roche-sur-Yon [d\u00e9partement de la Vend\u00e9e].<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s des \u00e9tudes au coll\u00e8ge d\u2019Avranches [d\u00e9partement de la Manche, acad\u00e9mie de Caen], Andr\u00e9 Fran\u00e7ois Cassin est r\u00e9gent de math\u00e9matiques \u00e9l\u00e9mentaires au coll\u00e8ge de Mortain [Manche] de d\u00e9cembre 1815 \u00e0 novembre 1818.<br>Se rend \u00e0 Paris, o\u00f9 il est r\u00e9p\u00e9titeur et ma\u00eetre d&rsquo;\u00e9tudes dans diff\u00e9rentes institutions.<br>Ma\u00eetre d&rsquo;\u00e9tudes de philosophie et de math\u00e9matiques au coll\u00e8ge Louis-le-Grand d\u2019octobre 1820 \u00e0 octobre 1822.<br>Obtient sa licence en droit \u00e0 Paris [1822], puis sa licence \u00e8s-lettres \u00e0 Caen.<br>Professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal d\u2019Avignon [octobre 1824-novembre 1825].<br>Agr\u00e9gation de philosophie [28 octobre 1825] 4\/4.<br>Apr\u00e8s son agr\u00e9gation de philosophie Cassin est charg\u00e9 du cours de math\u00e9matiques \u00e9l\u00e9mentaires au coll\u00e8ge royal de Caen [novembre 1825-octobre 1828].<br>En octobre 1828, Cassin est \u00e0 nouveau professeur de philosophie, \u00e0 titre provisoire au coll\u00e8ge royal de Tournon, dans l&rsquo;acad\u00e9mie de N\u00eemes, en remplacement de l\u2019abb\u00e9 Jean Henri Prompsaut [1798-1858], devenu \u00e0 Paris l\u2019un des chapelains de l\u2019Hospice des Quinze-Vingts. En d\u00e9but 1830, y est nomm\u00e9 d\u00e9finitivement [arr\u00eat\u00e9 du mardi 5 janvier 1830].<br>Cependant Andr\u00e9 Fran\u00e7ois Cassin ne reste que quelques mois \u00e0 Tournon, \u00e9tant nomm\u00e9 \u00e0 nouveau \u00e0 Caen, mais cette fois comme professeur de philosophie.<br>A Caen, il succ\u00e8de par permutation \u00e0 Paul Jean Ladevi-Roche [1794-1871] qui y est enseignant depuis 1828, mais qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9trograd\u00e9 au coll\u00e8ge de Tournon, d&rsquo;o\u00f9 vient Andr\u00e9 Fran\u00e7ois Cassin.<br>Doctorat \u00e8s-lettres [Caen, 28 f\u00e9vrier 1832]. Sur la Po\u00e9sie consid\u00e9r\u00e9e sp\u00e9cialement dans sa nature, son objet et ses conditions essentielles.<br>Th\u00e8se latine : De libera voluntate.<br>Andr\u00e9 Fran\u00e7ois Cassin est nomm\u00e9 censeur des \u00e9tudes au coll\u00e8ge royal de Caen [22 septembre 1835-22 d\u00e9cembre 1843], aupr\u00e8s de l\u2019abb\u00e9 Jacques Louis Daniel [1794-1862] proviseur.<br>Puis le 22 d\u00e9cembre 1843, succ\u00e9dant \u00e0 Bayan, est promu inspecteur d&rsquo;acad\u00e9mie \u00e0 Angers, aupr\u00e8s du recteur Pierre Henry [1802-1885]. Y reste en poste jusqu\u2019en ao\u00fbt 1850.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 pour quelques jours recteur de l\u2019acad\u00e9mie de l\u2019Orne [chef-lieu : Alen\u00e7on] entre le 10 et le 31 ao\u00fbt 1850, est nomm\u00e9 le 1er septembre 1850 recteur de l\u2019acad\u00e9mie d\u00e9partementale de Vend\u00e9e, \u00e9tabli \u00e0 Napol\u00e9on-Vend\u00e9e [La Roche-sur-Yon], chef-lieu de l&rsquo;acad\u00e9mie. Fonction qu\u2019il occupe jusqu\u2019au 10 janvier 1853.<br>Enfin, recteur de l&rsquo;acad\u00e9mie d\u00e9partementale de l&rsquo;Indre [chef-lieu : Ch\u00e2teauroux], du 10 janvier au 12 avril 1853, date de son d\u00e9c\u00e8s, \u00e0 la suite d\u2019une fi\u00e8vre typho\u00efde.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quatre ans apr\u00e8s les premi\u00e8res agr\u00e9gations de lettres, de grammaire et de sciences, se d\u00e9roule pour la premi\u00e8re fois une agr\u00e9gation de philosophie, dont les r\u00e9sultats sont publi\u00e9s le 28 octobre 1825. Ainsi, dans le domaine des lettres, se reconstitue le syst\u00e8me ternaire de l\u2019Ancien R\u00e9gime.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[42],"tags":[],"class_list":["post-1978","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Agreges-de-philosophie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1978","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1978"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1978\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1979,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1978\/revisions\/1979"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1978"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1978"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1978"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}