{"id":194,"date":"2011-12-18T14:31:56","date_gmt":"2011-12-18T14:31:56","guid":{"rendered":""},"modified":"2011-12-18T14:31:56","modified_gmt":"2011-12-18T14:31:56","slug":"La-mort-de-Martin-opium-et-ferveur-religieuse-1864","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/La-mort-de-Martin-opium-et-ferveur-religieuse-1864.html","title":{"rendered":"La mort de Martin : opium et ferveur religieuse, 1864"},"content":{"rendered":"<em>Paul Fran&ccedil;ois Dubois, pr&eacute;sident de l&rsquo;Association des Anciens &eacute;l&egrave;ves de  l&rsquo;&Eacute;cole normale [1850-1866] r&eacute;dige chaque ann&eacute;e les notices des &eacute;l&egrave;ves  disparus. En 1864, il consacre un texte &agrave; Pierre Martin [1793-1864], de la  promotion 1812. Comme &agrave; son accoutum&eacute;e, il donne libre cours &agrave; son  lyrisme pour d&eacute;crire les derniers jours de ce normalien.<\/em><!--more--><p>Paul Fran&ccedil;ois Dubois [1793-1874], lui-m&ecirc;me ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1812], directeur de l&rsquo;&Eacute;cole de mars 1840 &agrave; juillet 1850, vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Association des Anciens &eacute;l&egrave;ves [1846-1849] puis son pr&eacute;sident [1850-1866], r&eacute;dige r&eacute;guli&egrave;rement, dans le Bulletin de l&rsquo;association, les dizaines et dizaines de n&eacute;crologies se rapportant aux &eacute;l&egrave;ves disparus.<br \/><br \/>UNE N&Eacute;CROLOGIE BIENVEILLANTE. <br \/>Le plus souvent il donne aussi une place &agrave; des commentaires se rapportant &agrave; l&rsquo;histoire de l&rsquo;institution et &agrave; des &eacute;pisodes de la vie professionnelle ou personnelle de l&rsquo;ancien. Souvent sont soulign&eacute;s les traits qui se rapportent au c&ocirc;t&eacute; bien-pensant, entendons par l&agrave; le lib&eacute;ralisme orl&eacute;aniste et mod&eacute;r&eacute;, la r&eacute;ticence face &agrave; l&rsquo;imp&eacute;rialisme napol&eacute;onien, la religiosit&eacute; chr&eacute;tienne, qui forment la trame de l&rsquo;id&eacute;ologie dominante propre au normalien de cette &eacute;poque.<br \/>Le portrait de Pierre Martin [1793-1864], de la promotion 1812, d&eacute;c&eacute;d&eacute; en 1864, s&rsquo;inscrit dans cette d&eacute;marche g&eacute;n&eacute;rale. Il est d&rsquo;autant plus touchant que Paul Fran&ccedil;ois Dubois et Pierre Martin sont de la m&ecirc;me promotion. La fin &eacute;difiante de ce dernier est d&eacute;crite avec le lyrisme qui sied aux n&eacute;crologies bienveillantes.<br \/><br \/>LA MORT DE PIERRE MARTIN.<br \/>On trouvera ci-dessous, un large extrait de la notice r&eacute;dig&eacute;e par Paul Fran&ccedil;ois Dubois.<br \/><br \/>[Le tourbillon du monde].<br \/>&laquo; La r&eacute;volution de 1848, bien qu&rsquo;elle n&rsquo;e&ucirc;t pas ses sympathies, le trouva fid&egrave;le &agrave; ses devoirs, et le maintint &agrave; son poste. Mais lorsque la loi de 1850, &agrave; la fois impolitique et st&eacute;rile, m&ecirc;me pour le but qu&rsquo;elle se proposait, brisa les ressorts acad&eacute;miques pour les dissoudre dans cette poussi&egrave;re de quatre-vingt-six rectorats d&eacute;partementaux, et placer l&rsquo;autorit&eacute; universitaire amoindrie entre le pr&eacute;fet et l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que, avec le faux honneur d&rsquo;une pr&eacute;sidence qui n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;une servitude, [Pierre] Martin ne voulut pas descendre, demanda sa retraite et revint avec une large et s&ucirc;re aisance se fixer &agrave; Paris, o&ugrave; se renou&egrave;rent bien vite ses anciennes liaisons : les ambassades, les maisons fran&ccedil;aises et &eacute;trang&egrave;res les mieux inform&eacute;es lui furent rouvertes ; il y recueillait des observations, des nouvelles, des anecdotes dont il aimait &agrave; enrichir ses causeries avec quelques intimes. <br \/><br \/>[Le d&eacute;but des souffrances].<br \/>Un int&eacute;rieur charm&eacute; par les soins et la tendresse d&rsquo;une s&oelig;ur d&eacute;vou&eacute;e lui adoucissait les souffrances d&rsquo;un mal qui, de jour en jour cependant, devenait plus cruel. Bient&ocirc;t, malheureusement, celle qui donnait calme et appui &agrave; cette vieillesse et &agrave; cette &acirc;me &eacute;branl&eacute;e par la douleur lui fut brusquement enlev&eacute;e ; et bien que l&rsquo;h&eacute;ritage d&rsquo;affection et de soins e&ucirc;t &eacute;t&eacute; pieusement recueilli par la fille et le gendre de cette s&oelig;ur bien-aim&eacute;e, ainsi que par leurs deux jeunes fils, une profonde et invincible m&eacute;lancolie vint s&rsquo;ajouter aux infirmit&eacute;s. <br \/><br \/>[Des acc&egrave;s de solitude].<br \/>Cet homme, qui ne se plaisait que dans les salons, fuyait le monde et ses amis eux-m&ecirc;mes, se faisait conduire dans les all&eacute;es les plus solitaires du bois de Boulogne aux heures o&ugrave; personne ne les visitait, et l&agrave; s&rsquo;abandonnait &agrave; d&rsquo;absorbantes pens&eacute;es de d&eacute;couragement, qui ne pr&eacute;paraient que trop, par l&rsquo;irritabilit&eacute;, les crises de ses nuits ; et bien souvent le jour le surprenait sans qu&rsquo;il e&ucirc;t un moment clos la paupi&egrave;re. Longtemps il trompa l&rsquo;insomnie et le mal par l&rsquo;effort de la volont&eacute;, la m&eacute;ditation, les souvenirs d&rsquo;une pieuse enfance rappel&eacute;s comme appui, et les r&ecirc;ves m&ecirc;mes de la po&eacute;sie. Dans ces derniers temps, sa sollicitude religieuse et politique, &eacute;mue par les p&eacute;rils du Saint-Si&egrave;ge, s&rsquo;&eacute;tait tourn&eacute;e en esp&egrave;ce d&rsquo;acc&egrave;s lyriques. Il priait en vers ou s&rsquo;adressait au souverain pontife, qui ne d&eacute;daigna pas de faire r&eacute;pondre &agrave; l&rsquo;envoi d&rsquo;une de ces pi&egrave;ces &eacute;crites durant la fi&eacute;vreuse exaltation de son z&egrave;le ; une autre, compos&eacute;e pour &ecirc;tre grav&eacute;e sur sa tombe, a &eacute;t&eacute; l&eacute;gu&eacute;e &agrave; sa famille. <br \/><br \/>[Hallucinations et opium].<br \/>Mais l&rsquo;heure vint o&ugrave; tous les efforts de la pens&eacute;e et de la pri&egrave;re fl&eacute;chirent impuissants ; une funeste ressource fut invoqu&eacute;e, celle de l&rsquo;opium : l&rsquo;hallucination d&eacute;vorait&nbsp; cette t&ecirc;te en feu ; la main &eacute;gar&eacute;e pressait et redoublait les doses, et comme autrefois le po&egrave;te Coleridge, l&rsquo;infortun&eacute; s&rsquo;endormit pour ne plus se r&eacute;veiller. Elle est tragique et sombre cette fin d&rsquo;un honn&ecirc;te homme et d&rsquo;un sage esprit : mais quelques douceurs du moins furent m&ecirc;l&eacute;es &agrave; ces terribles crises. Il est consolant de le penser, puisque Dieu, les lettres, les souvenirs de l&rsquo;&Eacute;cole, et la satisfaction d&rsquo;un bienfait &agrave; notre &oelig;uvre ont occup&eacute; les derni&egrave;res lucidit&eacute;s de sa raison &raquo;.<br \/><br \/>&Eacute;L&Eacute;MENTS BIOGRAPHIQUES.<br \/>Pierre Martin, n&eacute; en 1793, est d&rsquo;abord &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;institution de l&rsquo;abb&eacute; Claude Rosalie Liautard [1774-1842], la maison d&rsquo;&eacute;ducation de la rue Notre-Dame des Champs, futur coll&egrave;ge Stanislas.<br \/>Puis est &eacute;l&egrave;ve au Lyc&eacute;e imp&eacute;rial Louis-le-Grand, pour se pr&eacute;parer &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale, au lieu d&rsquo;entrer au s&eacute;minaire, comme le pr&eacute;voyaient initialement ses parents.<br \/><br \/>LA PROMOTION 1812.<br \/>Est re&ccedil;u, sans concours, &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale, avec la trentaine d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves qui constituent sa troisi&egrave;me promotion. <br \/><br \/>Ses anciens camarades sont devenus enseignants [Pierre Fabius de Calonne ; Charles Colmache ; Eug&egrave;ne Delahaye ; Pierre Fran&ccedil;ois Delestre-Boulage ; Louis Demensy ; Rabany ; R&eacute;gis Salanson]; banquiers [Nicolas Gardien ; Fran&ccedil;ois Eug&egrave;ne Jarry] ; journalistes [Achille Darmaing ] ; d&rsquo;autres avocats ou avou&eacute;s [Pierre Albrand ; Pierre Gheerbrand ; Paul Lacourt-Delacour ; Th&eacute;odore Lerebours; Victor Quintius Thouron]. <br \/>Et dans le domaine du droit, il faut signaler la carri&egrave;re exceptionnelle d&rsquo;Augustin Charles Renouard, pair de France, Procureur g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la Cour de cassation, s&eacute;nateur inamovible, Membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, section de L&eacute;gislation, droit public et jurisprudence [20 avril 1861].<br \/><br \/>Quelques uns sont devenus Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux de l&rsquo;enseignement [Nicolas Louis Artaud ; Charles Cayx ; Paul Fran&ccedil;ois Dubois en tant que directeur de l&rsquo;&Eacute;cole normale ; Jean Georges Ozaneaux]. <br \/>D&rsquo;autres, plus modestement, dans leur carri&egrave;re administrative, qui succ&egrave;de au temps d&rsquo;enseignement, en sont rest&eacute;s &agrave; des fonctions d&rsquo;Inspecteur d&rsquo;Acad&eacute;mie [Vincent Larg&eacute;, Inspecteur d&rsquo;Acad&eacute;mie &agrave; Clermont] ou ont pu m&ecirc;me se hisser &agrave; des fonctions rectorales [Chrysanthe Ovide Desmichels, recteur &agrave; Aix, et &agrave; Rouen ; Charles Dumoulin, Inspecteur d&rsquo;Acad&eacute;mie &agrave; Grenoble, recteur d&eacute;partemental de l&rsquo;Ard&egrave;che ; Pierre Martin lui-m&ecirc;me, Inspecteur d&rsquo;Acad&eacute;mie &agrave; Montpellier, recteur &agrave; Amiens].<br \/><br \/>1830. INSPECTEUR D&rsquo;ACAD&Eacute;MIE &Agrave; MONTPELLIER.<br \/>Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; r&eacute;gent d&rsquo;humanit&eacute;s au coll&egrave;ge communal de Fontainebleau, et au coll&egrave;ge communal de Valenciennes, puis agr&eacute;g&eacute; d&rsquo;histoire au coll&egrave;ge royal de Douai [1818], Pierre Martin est appel&eacute;, comme pr&eacute;cepteur, &agrave; diriger l&rsquo;&eacute;ducation des fils de la duchesse de Dino, neveux de Charles Maurice de Talleyrand-P&eacute;rigord.<br \/><br \/>En 1830, Pierre Martin est r&eacute;int&eacute;gr&eacute; dans l&rsquo;enseignement public, et nomm&eacute; Inspecteur d&rsquo;Acad&eacute;mie &agrave; Montpellier, en fonction de mai 1830 &agrave; janvier 1833. L&rsquo;autre inspecteur nomm&eacute; aupr&egrave;s du recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Montpellier Joseph Diez Gergonne [1771-1849] est Gary.<br \/>Apr&egrave;s quoi Pierre Martin est nomm&eacute; recteur.<br \/><br \/>1833. RECTEUR DE L&rsquo;ACAD&Eacute;MIE D&rsquo;AMIENS.<br \/>Pierre Martin devient l&rsquo;un des recteurs des vingt-six acad&eacute;mies de l&rsquo;Universit&eacute; de France. <br \/>En effet il est nomm&eacute; en janvier 1833, par arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel de Fran&ccedil;ois Guizot [1787-1874], ministre de l&rsquo;Instruction publique [18 novembre 1834-22 f&eacute;vrier 1836], recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie d&rsquo;Amiens, en remplacement de Jean Joseph Soulacroix [1790-1848] qui vient d&rsquo;&ecirc;tre nomm&eacute; recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Lyon [janvier 1833-f&eacute;vrier 1845].<br \/><br \/>Install&eacute; le 1er f&eacute;vrier *, Pierre Martin reste en fonction jusqu&rsquo;en juin 1847.<br \/>Les deux inspecteurs qui l&rsquo;assistent sont en 1833, de Finance [ -1835], ancien Inspecteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie d&rsquo;Angers, nomm&eacute; &agrave; Amiens le 30 septembre 1824, et qui reste en fonction jusqu&rsquo;&agrave; sa mise &agrave; la retraite en fin septembre 1835 ; et Planche.<br \/>En septembre 1835, les deux inspecteurs sont Charles Joseph Hubert [1790-1864], ancien Inspecteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Dijon [septembre 1832-septembre 1835], qui a remplac&eacute; de Finance ; et Planche.<br \/><br \/>Le secr&eacute;taire est Candas.<br \/><br \/>Pierre Martin est &agrave; la retraite en d&eacute;but juillet 1847. Il est remplac&eacute; comme recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie d&rsquo;Amiens par Louis Camaret [1795-1860], ancien recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Douai [1842-1846], nomm&eacute; en octobre 1847.<br \/><br \/>BIOGRAPHIE APPROXIMATIVE.<br \/>Par l&#39;arr&ecirc;t&eacute; du 7 septembre 1848, les vingt-six acad&eacute;mies de la France m&eacute;tropolitaine sont ramen&eacute;es &agrave; dix-neuf. L&#39;Acad&eacute;mie d&#39;Amiens est supprim&eacute;e &agrave; partir du 1er octobre 1848*. La r&eacute;partition du territoire de l&rsquo;ancienne acad&eacute;mie d&rsquo;Amiens se fait entre les acad&eacute;mies de Douai, Reims et Paris. L&rsquo;Acad&eacute;mie d&rsquo;Amiens ne sera pas r&eacute;tablie en 1854. <br \/><br \/>La notice n&eacute;crologique de Paul Fran&ccedil;ois Dubois, aussi aimable soit-elle &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de Pierre Martin, est assez approximative.<br \/>Elle omet l&rsquo;existence de Louis Camaret comme recteur succ&eacute;dant pendant douze mois &agrave; Pierre Martin.<br \/>Elle oublie la suppression de l&rsquo;acad&eacute;mie d&rsquo;Amiens au 1er octobre 1848.<br \/>Elle pr&ecirc;te &agrave; Pierre Martin une prise de position contre la mise en place des petits rectorats, d&eacute;cid&eacute;e par la loi organique du 15 mars 1850, inspir&eacute;e par Alfred de Falloux [1811-1886], et mise en oeuvre par le ministre de l&rsquo;Instruction publique et des Cultes [octobre 1849-janvier 1851] F&eacute;lix Esquirou de Parieu [1815-1893].<br \/>Con&ccedil;ues pour un encadrement plus &eacute;troit du personnel enseignant, les nouvelles acad&eacute;mies deviennent strictement d&eacute;partementales et de &laquo; petits recteurs &raquo;, aux attributions r&eacute;duites, sont nomm&eacute;s.<br \/>L&#39;article 7 de la loi stipulant qu&#39;il est &eacute;tabli une acad&eacute;mie par d&eacute;partement, quatre-vingt sept acad&eacute;mies sont cr&eacute;&eacute;es [dont celle d&rsquo;Alger]. Quatre-vingt-sept postes sont &agrave; pourvoir. <br \/>Pierre Martin a peut-&ecirc;tre simplement &eacute;t&eacute; mis &agrave; l&rsquo;&eacute;cart. <br \/><br \/>SOURCE.<br \/>Annuaire de l&rsquo;association des anciens &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&Eacute;cole normale. 1865. Notice sign&eacute;e P. Dubois. Reprise dans le M&eacute;morial de l&rsquo;Association des anciens &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&Eacute;cole normale, pages 159-160.??<br \/><br \/>Jean-Fran&ccedil;ois Condette. Les Recteurs d&rsquo;Acad&eacute;mie en France de 1808 &agrave; 1940. Tome II, Dictionnaire biographique. [Paris : Institut national de recherche p&eacute;dagogique. Collection : Histoire biographique de l&rsquo;enseignement. In-8, 411 p.+3. 2006]. Fournit les dates pr&eacute;cises des nominations.<br \/><\/p><p>&copy; JJB, 12-2011<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Paul Fran&ccedil;ois Dubois, pr&eacute;sident de l&rsquo;Association des Anciens &eacute;l&egrave;ves de  l&rsquo;&Eacute;cole normale [1850-1866] r&eacute;dige chaque ann&eacute;e les notices des &eacute;l&egrave;ves  disparus. En 1864, il consacre un texte &agrave; Pierre Martin [1793-1864], de la  promotion 1812. 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