{"id":1844,"date":"2021-04-20T19:45:49","date_gmt":"2021-04-20T17:45:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/?p=1844"},"modified":"2021-04-20T20:01:09","modified_gmt":"2021-04-20T18:01:09","slug":"werther-de-goethe-la-seconde-traduction-par-georges-deyverdun","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/livres-du-xviiie-siecle\/werther-de-goethe-la-seconde-traduction-par-georges-deyverdun.html","title":{"rendered":"Werther de Goethe, la seconde traduction par Georges Deyverdun"},"content":{"rendered":"\n<p>En 1776, c\u2019est la deuxi\u00e8me fois que le roman Die Leiden des jungen Werthers, publi\u00e9 en allemand, sans nom d\u2019auteur, \u00e0 Leipzig, en septembre 1774, est traduit en fran\u00e7ais, sous le simple titre de Werther, sans indication ni de \u00ab\u00a0Souffrances\u00a0\u00bb ni de \u00ab\u00a0Passions\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>On sait que cette oeuvre de Johann Wolfgang von Goethe [1749-1832], parue anonymement, un roman par lettres, d\u2019un peu plus de deux cents pages, qui s\u2019ach\u00e8ve m\u00e9lodramatiquement par le suicide de Werther, h\u00e9ros romantique par excellence emport\u00e9 par la temp\u00eate de sa passion, conna\u00eet d\u2019embl\u00e9e un grand succ\u00e8s, li\u00e9 \u00e0 la c\u00e9l\u00e9bration, \u00e0 la critique ou \u00e0 la moquerie dont il est imm\u00e9diatement l\u2019objet.<\/p>\n\n\n\n<p>NOMBREUSES \u00c9DITIONS ALLEMANDES DE 1775.<br>Plusieurs \u00e9ditions allemandes voient le jour d\u00e8s 1775. Faisant suite \u00e0 sa premi\u00e8re \u00e9dition [qui conna\u00eet deux tirages], une seconde \u00e9dition est publi\u00e9e par l\u2019\u00e9diteur Johann Friedrich Weygand [1743-1806], \u00e0 Leipzig. Avec un quatrain \u00e9dit\u00e9 sur la page de titre, pour chacune des deux parties, destin\u00e9 \u00e0 att\u00e9nuer les reproches d\u2019incitation au suicide.<br>Mais il y a \u00e9galement d\u2019autres \u00e9ditions, plus ou moins autoris\u00e9es.<br>\u00c0 Biel, en Suisse [Heilman], dans la cadre d\u2019une \u00e9dition compl\u00e8te des \u0153uvres de Goethe en trois volumes, o\u00f9 Werther occupe le deuxi\u00e8me volume.<br>\u00c0 Berlin [Christian Friedrich Himburg], \u00e9galement dans la cadre d\u2019une \u00e9dition compl\u00e8te des \u0153uvres de Goethe en trois volumes, o\u00f9 Werther occupe le deuxi\u00e8me volume.<br>\u00c0 Berne [Beat Ludwig Walthard].<br>\u00c0 Strasbourg et Hanau [s. n.].<br>\u00c0 Freystadt [sans doute en sous-main de l\u2019\u00e9diteur Weygand].<\/p>\n\n\n\n<p>PREMI\u00c8RE TRADUCTION EN FRAN\u00c7AIS.<br>Une premi\u00e8re traduction en fran\u00e7ais est parue au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1776, \u00e0 Erlangen, chez l\u2019\u00e9diteur Wolfgang Walther [1774-1806], due \u00e0 la plume du baron Carl Sigmund von Seckendorf [1744-1785], ancien lieutenant-colonel, et chambellan \u00e0 la cour de Weimar.<br>https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/livres-du-xviiie-siecle\/goethe-werther-premiere-traduction-en-francais-1776.html<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1776\"><li>TITRE DE LA SECONDE TRADUCTION.<br>La seconde traduction en fran\u00e7ais, par Georges Deyverdun [1734-1789], fait l\u2019\u00e9conomie de la traduction pr\u00e9cise du titre allemand Die Leiden des jungen Werthers, en \u00e9vitant d\u2019opter soit pour des \u00ab\u00a0Souffrances\u00a0\u00bb, soit pour des \u00ab\u00a0Passions\u00a0\u00bb, et en se contentant d\u2019un sobre Werther, nom du jeune h\u00e9ros, emport\u00e9 par la pouss\u00e9e incontr\u00f4l\u00e9e de ses sentiments.<br><\/li><\/ol>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"423\" height=\"508\" src=\"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/01-titre.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1853\" srcset=\"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/01-titre.png 423w, https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/01-titre-250x300.png 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 423px) 100vw, 423px\" \/><figcaption>Illustration de la page de titre de la premi\u00e8re partie<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Werther, traduit de l\u2019allemand.\u00b0<br>[A Maestricht : Chez Jean-Edme Dufour &amp; Philippe Roux, Imprimeurs &amp; Libraires, associ\u00e9s. In-12, VIII-201+230 pp., M. DCC. LXXVI. (1776)].<br><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k1510376t\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k1510376t<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Deux parties en un seul volume. Chaque partie porte, sur sa page de titre, une illustration grav\u00e9e de Daniel Chodowiecki [1726-1801].<\/p>\n\n\n\n<p>On trouve parfois cet ouvrage \u00e9dit\u00e9 en volumes s\u00e9par\u00e9s : 201 pages pour le premier volume ; 230 pages pour le second volume.<\/p>\n\n\n\n<p>LE CONTENU DE L\u2019OUVRAGE.<br>Contient :<br>Pr\u00e9face du traducteur [I-V].<br>Pr\u00e9face de l\u2019auteur [VII-VIII].<\/p>\n\n\n\n<p><br>Premi\u00e8re partie : Lettre I (page 1) en date du 4 mai 1771-Lettre XXXVI (page 201), en date du 10 septembre 1771.<br>Chaque partie a sa propre num\u00e9rotation.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"251\" height=\"423\" src=\"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/03-lettre.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1857\" srcset=\"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/03-lettre.png 251w, https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/03-lettre-178x300.png 178w\" sizes=\"auto, (max-width: 251px) 100vw, 251px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><br>Deuxi\u00e8me partie : Lettre XXXVII (page 1) en date du 20 octobre 1771-Lettre LXXV (page 129) en date du 17 d\u00e9cembre 1772\u00b0.<br>Plus un texte de pr\u00e8s de soixante-dix pages (pages 132-201), intitul\u00e9 \u00ab\u00a0L\u2019\u00c9diteur au Lecteur\u00a0\u00bb fournissant des informations compl\u00e9mentaires par le suppos\u00e9 \u00e9diteur, ainsi que le texte d\u2019une derni\u00e8re lettre de Werther [Lettre LXXVI] en date du 20 d\u00e9cembre 1772.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/04-lettre-XXXVII.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1858\" width=\"267\" height=\"457\" srcset=\"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/04-lettre-XXXVII.png 374w, https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/04-lettre-XXXVII-175x300.png 175w\" sizes=\"auto, (max-width: 267px) 100vw, 267px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin de l\u2019ouvrage [\u00e0 partir de la page 203 jusqu\u2019\u00e0 la page 230] Observations du traducteur sur Werther, &amp; sur les \u00c9crits publi\u00e9s \u00e0 l&rsquo;occasion de cet Ouvrage.<\/p>\n\n\n\n<p>LES DEUX ILLUSTRATIONS DE DANIEL CHODOWIECKI.<br>Le soin apport\u00e9 \u00e0 rendre attrayante l\u2019\u00e9dition se manifeste par le choix d\u2019une page de titre illustr\u00e9e, pour chacune des parties.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re illustration, joliment dessin\u00e9e, repr\u00e9sente Werther, l\u2019\u00e9p\u00e9e au c\u00f4t\u00e9, entrant dans la pi\u00e8ce o\u00f9 se trouve Charlotte, avec autour d\u2019elle, tout un groupe d\u2019enfants, ses s\u0153urs et ses fr\u00e8res, auxquels elle donne du pain.<br>Elle fait pr\u00e9cis\u00e9ment r\u00e9f\u00e9rence au texte de la lettre X, en date du 16 juin 1771, page 51 de l\u2019\u00e9dition ; au moment o\u00f9 le h\u00e9ros Werther voit Charlotte pour la premi\u00e8re fois : \u00ab [\u2026] Je traversai la cour, montai l\u2019escalier, &amp; en entrant dans l\u2019appartement, je vis six enfants, dont le plus \u00e2g\u00e9 n\u2019avait qu\u2019onze ans, qui s\u2019agitaient autour d\u2019une jeune fille bien faite, v\u00eatue d\u2019une simple robe blanche avec des n\u0153uds de rubans d\u2019un rouge p\u00e2le : elle tenait un pain bis \u00e0 la main, leur coupait des tranches de pain et de beurre, en proportion de leur \u00e2ge &amp; de leur app\u00e9tit, &amp; les leur distribuait d\u2019un air tendre et gracieux \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"426\" height=\"507\" src=\"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/02-titre-page-2-.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1854\" srcset=\"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/02-titre-page-2-.png 426w, https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/02-titre-page-2--252x300.png 252w\" sizes=\"auto, (max-width: 426px) 100vw, 426px\" \/><figcaption>Illustration de la page de titre de la seconde partie.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La seconde illustration, particuli\u00e8rement aust\u00e8re \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 de la premi\u00e8re, repr\u00e9sente la chambre vide de Werther : double fen\u00eatre, tableau, bureau-\u00e9critoire, deux fauteuils, les rideaux du lit tir\u00e9s.<br>Pour le lecteur qui abordant la lecture de la deuxi\u00e8me partie, devine la fin tragique du roman, cette illustration, au-del\u00e0 du rapport direct avec le texte, repr\u00e9sente le lieu imaginaire et maintenant d\u00e9sol\u00e9, o\u00f9 aura v\u00e9cu le h\u00e9ros, avant qu\u2019il ne mette fin \u00e0 ses jours.<\/p>\n\n\n\n<p>LE GRAVEUR DANIEL CHODOWIECKI.<br>Daniel [Nikolaus] Chodowiecki [1726-1801]. Issu d\u2019une famille de n\u00e9gociants polonais de Danzig [aujourd\u2019hui Gdansk].<br>S\u2019\u00e9tablit \u00e0 Berlin en 1743. S\u2019int\u00e9resse aux miniatures, \u00e0 la peinture, puis se consacre, \u00e0 dater de 1758, essentiellement \u00e0 la gravure pour l\u2019illustration d\u2019ouvrages scientifiques, d\u2019almanachs et de livres. Les principaux libraires-\u00e9diteurs font appel \u00e0 lui pour illustrer leurs publications concernant J. J. Rousseau, Sterne, Lessing, Goethe, Schiller, Smollet, etc.<br>Pour cette \u00e9dition de Werther, ont fait appel \u00e0 lui l\u2019imprimeur d\u2019origine fran\u00e7aise Jean-Edme Dufour [1728-1789], associ\u00e9 \u00e0 Maestricht avec son confr\u00e8re suisse, l\u2019imprimeur Philippe Roux.<br>Membre [1764], recteur [1786], directeur de l\u2019Acad\u00e9mie de Berlin [1797].<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019IMPRIMEUR-LIBRAIRE JEAN EDME DUFOUR.<br>Apr\u00e8s une premi\u00e8re formation dans une librairie parisienne, Jean Edme Dufour [1728-1789] est ensuite [1762] correcteur de Jean-Fran\u00e7ois I Bassompierre [1709-1776], imprimeur-libraire de Li\u00e8ge.<br>En 1766, s\u2019installe \u00e0 Maastricht, comme libraire, et en 1771 comme imprimeur faisant fonctionner cinq presses. Publie un catalogue de ses ouvrages, la plupart en fran\u00e7ais, et le diffuse \u00e0 sa client\u00e8le internationale r\u00e9partie dans toute l\u2019Europe.<br>A des d\u00e9m\u00eal\u00e9s avec les autorit\u00e9s au sujet de l\u2019impression de livres prohib\u00e9s. Est d\u00e9clar\u00e9 en faillite \u00e0 deux reprises, en juin 1773 et en juillet 1782.<br>De 1775 \u00e0 1789, travaille en association avec Philippe Roux, actif \u00e0 Maastricht depuis 1737.<\/p>\n\n\n\n<p>OBSERVATIONS SUR LES \u00c9CRITS PUBLI\u00c9S AU SUJET DE WERTHER.<br>Dans la partie intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Observations du traducteur sur Werther, &amp; sur les \u00c9crits publi\u00e9s \u00e0 l&rsquo;occasion de cet Ouvrage\u00a0\u00bb Georges Deyverdun expose une recherche qui n\u2019a \u00e9t\u00e9 faite par aucun autre traducteur de Werther en langue fran\u00e7aise. \u00c0 savoir la recension de sept ouvrages de langue allemande, parmi la multitude de ceux qui sont parus en 1775, c\u2019est-\u00e0-dire dans l\u2019ann\u00e9e unique qui s\u00e9pare la publication de Die Leiden des jungen Werthers [1774] et la traduction de Georges Deyverdun [1776].<br>\u00c0 chaque fois est formul\u00e9e une appr\u00e9ciation sur la critique formul\u00e9e dans l\u2019\u0153uvre cit\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"370\" height=\"638\" src=\"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/05-observations.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1859\" srcset=\"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/05-observations.png 370w, https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/05-observations-174x300.png 174w\" sizes=\"auto, (max-width: 370px) 100vw, 370px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Ainsi sont pass\u00e9s plus ou moins rapidement en revue :<br>De Friedrich Nicolai [1733-1811].<br>Leiden und Freuden Werthers des Mannes voran und zuletzt ein Gespr\u00e4ch.<br>[Souffances et joies de l\u2019homme Werther, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 et suivi d\u2019un entretien].<br>[Berlin : Bey Friedrich Nicolai. In-8, 60 p., 1775].<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019Isaac Daniel Dilthey [1752-1793].<br>Werther an seinen Freund Wilhelm, aus dem Reiche der Todten.<br>[(Lettre de) Werther \u00e0 son ami Wilhelm, du royaume des morts].<br>[Berlin : Bey G. L. Winters Witwe und Erben. 165 p., 1775].<\/p>\n\n\n\n<p>De Johann August Schlettwein [1731-1802]<br>Briefe an eine Freundinn, \u00fcber die Leiden des jungen Werthers.<br>[Lettres \u00e0 une amie sur les Peines du jeune Werther].<br>[Carlsruhe : Maklott. In-8, 60 p., 1775].<\/p>\n\n\n\n<p>De Johann Melchior Goeze [1717-1786].<br>Kurze aber nothwendige Erinnerungen \u00fcber die Leyden des jungen Werthers.<br>[Avertissement court, mais n\u00e9cessaire, sur les malheurs du jeune Werther].<br>[Hamburg. 1775].<\/p>\n\n\n\n<p>De Johann Christian Ribbe [1755-1828]<br>Uber die Leiden des jungen Werthers, Gespr\u00e4che.<br>Entretiens sur les malheurs du jeune Werther.<br>[Berlin : bey George Jacob Decker. In-8, 76 p., 1775].<br>Avec en exergue une phrase de Rousseau.<\/p>\n\n\n\n<p>De Christian Garve [1712-1798].<br>\u00dcber die Leiden des jungen Werther. Aus einem Briefe<br>[Sur les Souffrances du jeune Werther. \u00c0 partir d\u2019une lettre].<br>Ins\u00e9r\u00e9e dans le Philosophe du monde [1775] de Johann Jacob Engel [1741-1802].<\/p>\n\n\n\n<p>Et was \u00fcber die Leyden des jungen Werthers &#8211; Mogenfie doch reden, was K\u00fcmerts mich.<br>[Quelque chose sur les malheurs du jeune Werther, etc. qu\u2019ils parlent, que m\u2019importe ?].<br>\u00ab\u00a0C\u2019est un Discours lu dans une soci\u00e9t\u00e9 de Gens de Lettres, par un jeune homme sensible. Admirateur passionn\u00e9 des Ouvrages de Mr. Goethe, et sur-tout de celui-ci, il en rel\u00e8ve les beaut\u00e9s, et s\u2019\u00e9chauffe contre les critiques\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>GEORGES DEYVERDUN.<br>[Jacques] Georges Deyverdun [1734-1789]. N\u00e9 \u00e0 Lausanne, o\u00f9 il se noue d\u2019amiti\u00e9 avec le futur historien anglais Edward Gibbon [1737-1794], Deyverdun s\u2019expatrie en Prusse comme pr\u00e9cepteur en 1761 dans plusieurs familles aristocratiques.<br>En 1765, avec le soutien de Gibbon s\u2019\u00e9tablit en Angleterre en \u00e9tant gouverneur d\u2019enfants de grandes familles, tout en participant aux recherches et aux publications de son protecteur, et en effectuant avec ses \u00e9l\u00e8ves plusieurs voyages en Europe.<br>De retour en Suisse en 1772, Georges Deyverdun s\u2019\u00e9tablit \u00e0 Lausanne. Il y fonde une \u00ab\u00a0Soci\u00e9t\u00e9 litt\u00e9raire\u00a0\u00bb, active plus particuli\u00e8rement en 1772-1773 et en 1780-1783.<br>Il signe des articles, dans la revue M\u00e9langes helv\u00e9tiques des fr\u00e8res Bridel. Et publie, en 1786, Caroline de Lichtfield, le premier roman d\u2019Isabelle de Montolieu [1752-1831].<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00c9\u00c9DITIONS DE LA TRADUCTION DE GEORGES DEYVERDUN.<br>\u00c9dit\u00e9e la premi\u00e8re fois en 1776, l\u2019ouvrage dans la traduction de Georges Deveyrdun, est r\u00e9\u00e9dit\u00e9 \u00e0 nouveau \u00e0 Maestricht, chez Jean Edme Dufour &amp; Philippe Roux, en 1784.<br>Puis \u00e0 nouveau en 1791, et sans tenir compte de la nouvelle \u00e9dition allemande du Werther de Goethe, remani\u00e9e et compl\u00e9t\u00e9e en 1787, parue \u00e0 Leipzig chez Georg Joachim G\u00f6schen.<br>Nouvelle \u00e9dition en 1792, toujours dans la traduction de Georges Deyverdun, paraissant \u00e0 Maestricht, chez J. P. Roux, qui a succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 Jean Edme Dufour, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1789. L\u2019ouvrage para\u00eet en m\u00eame temps en France, \u00e0 Grenoble [J. L. A. Giroud, Imprimeur-libraire, Place aux Herbes].<br>Puis en 1793, cette fois \u00e0 Lille [C. F. J. Lehoucq, Libraire, rue des Buisses].<\/p>\n\n\n\n<p>Ces \u00e9ditions successives reprenant la traduction de Georges Deyverdun, sous le titre Werther, s\u2019entrecroisent avec les r\u00e9\u00e9ditions de la traduction de Philipe Fran\u00e7ois Aubry<br>[1744-1812, publi\u00e9e la premi\u00e8re fois en 1777, \u00e0 Manheim, sous le titre Les Passions du jeune Werther.<br>Quant aux Souffrances du jeune Werther, ouvrage traduit par Sigmund von Seckendorf [1744-1785], publi\u00e9 la premi\u00e8re fois en 1776, elles ne semblent pas avoir fait l\u2019objet d\u2019une quelconque r\u00e9\u00e9dition.<\/p>\n\n\n\n<p>DE NOUVEAUX TRADUCTEURS.<br>Enfin, mais seulement \u00e0 partir de 1800, de nouveaux traducteurs proposent leurs textes. Traductions fran\u00e7aises qui finissent par tenir compte de la nouvelle \u00e9dition allemande de 1787 de Die Leiden des jungen Werthers.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est L. C. de Salse, avec l\u2019\u00e9dition parue en 1800 \u00e0 B\u00e2le [De l\u2019imprimerie de J. Decker. Se trouve : \u00e0 Paris, chez Ch. Pougens, quai Voltaire, n\u00b0 10 et chez Maradan, rue du Cimeti\u00e8re St Andr\u00e9-des-arts, n\u00b0 9 ; \u00e0 Strasbourg, chez Levrault ; \u00e0 Lyon, chez Bruyset a\u00een\u00e9 &amp; Cie. Deux volumes, XIV-187+212 pp., 1800].<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est Charles Louis Sevelinges [1763-1831], en 1804 [A Paris : Chez Demonville, Imprimeur-libraire, rue Christine, n\u00b0 12, XXVI-125 p., an XII, 1804]. R\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 1825.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est Henri de La B\u00e9doy\u00e8re [1782-1861], \u00e9galement en 1804 [A Paris : chez Colnet ; Fain ; Mongie ; Debray. In-12. An XII (1804)]. Reprise en 1809, et remani\u00e9e en 1845.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est Pierre Leroux [1797-1871], parue anonymement en 1829 [Paris : au Bureau de la Biblioth\u00e8que choisie, rue du Coq Saint-Honor\u00e9, n\u00b0 13. NNN, 214 p., 1829], r\u00e9\u00e9dit\u00e9 ult\u00e9rieurement \u00e0 de nombreuses reprises : 1839 ; 1841 ; 1842 ; 1843 ; 1845 ; 1850 ; 1852 ; etc.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1776, c\u2019est la deuxi\u00e8me fois que le roman Die Leiden des jungen Werthers, publi\u00e9 en allemand, sans nom d\u2019auteur, \u00e0 Leipzig, en septembre 1774, est traduit en fran\u00e7ais, sous le simple titre de Werther, sans indication ni de \u00ab\u00a0Souffrances\u00a0\u00bb ni de \u00ab\u00a0Passions\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[17],"tags":[],"class_list":["post-1844","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-livres-du-xviiie-siecle"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1844","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1844"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1844\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1860,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1844\/revisions\/1860"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1844"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1844"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1844"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}