{"id":174,"date":"2011-09-22T22:01:13","date_gmt":"2011-09-22T22:01:13","guid":{"rendered":""},"modified":"2011-09-22T22:01:13","modified_gmt":"2011-09-22T22:01:13","slug":"Lemoine-Albert-1824-1874-a-la-jonction-de-la-psychologie-et-de-la-physiologie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Lemoine-Albert-1824-1874-a-la-jonction-de-la-psychologie-et-de-la-physiologie.html","title":{"rendered":"Lemoine, Albert (1824-1874), \u00e0 la jonction de la psychologie et de la physiologie"},"content":{"rendered":"<em>Albert Lemoine parcourt sans encombre toutes les &eacute;tapes d&#39;une carri&egrave;re  universitaire r&eacute;ussie : professeur de lyc&eacute;e en province puis &agrave; Paris,  professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres &agrave; Nancy puis &agrave;  Bordeaux, ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure. Mais, bien  que laur&eacute;at de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, ne  parvient pas, malgr&eacute; cinq tentatives, &agrave; se faire &eacute;lire.<\/em><!--more--><p>[Jacques] Albert [F&eacute;lix] Lemoine [1824-1874]. N&eacute; le 8 avril 1824, &agrave; Paris ; mort le 25 septembre 1874, &agrave; Paris.1844. <\/p><p>ANCIEN &Eacute;L&Egrave;VE DE L&#39;&Eacute;COLE NORMALE.<br \/>Albert Lemoine est re&ccedil;u &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale en 1844. Il est class&eacute; huiti&egrave;me sur les dix-huit &eacute;l&egrave;ves re&ccedil;us, et b&eacute;n&eacute;ficie d&#39;une demi-bourse.<br \/><br \/>Sont re&ccedil;us cette ann&eacute;e, pour la section lettres, dans l&#39;ordre alphab&eacute;tique : Jean Anselme ; Aristide Aubert ; &Eacute;mile Beaussire ; Auguste Blandin ; Louis Br&eacute;tign&egrave;re ; Jean Nicolas Paul Th&eacute;ophile Caublot ; Fr&eacute;d&eacute;ric Duvernoy ; Jean Eug&egrave;ne Fallex ; Eug&egrave;ne Gandar ; Jules Girard ; Louis Ernest Gomond ; Joseph Daniel Guigniaut ; Albert Lemoine ; Fr&eacute;d&eacute;ric Morin ; Paul Alexandre Perrault ; Alexandre Pey ; Wilhelm Rinn ; Paul Wissemans.<br \/><br \/>Il effectue une scolarit&eacute; de trois ans.<br \/><br \/>1847. AGR&Eacute;GATION DE PHILOSOPHIE.<br \/><br \/>Agr&eacute;gation de philosophie, au sortir de l&#39;&Eacute;cole, en 1847.<br \/><br \/>Cette ann&eacute;e, sous la pr&eacute;sidence de l&#39;Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral Georges Ozaneaux [1795-1852], sont re&ccedil;us, dans l&#39;ordre de classement : Fran&ccedil;ois Julien Brisebarre, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1839] ; Albert Lemoine, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1844] ; Am&eacute;d&eacute;e de Margerie ; Augustin Pellissier ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1839], Louis Bourgeois, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1840].<br \/><br \/>1847. COLL&Egrave;GE ROYAL DE NANTES.<br \/><br \/>Au lendemain de l&#39;agr&eacute;gation, Albert Lemoine est nomm&eacute; professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal, puis lyc&eacute;e, de Nantes [1847-1853].<br \/><br \/>Il y pr&eacute;pare son doctorat, pass&eacute; &agrave; Paris. Et reste en fonction jusqu&#39;en 1853.<br \/><br \/>1850. DOCTORAT &Egrave;S-LETTRES.<br \/><br \/>Docteur &egrave;s-lettres [Paris, octobre 1850], avec une th&egrave;se latine Quid sit materia apud Leibnitium [Parisiis : A. Durand. In-8, 95 p., 1850].<br \/><br \/>La th&egrave;se fran&ccedil;aise a pour titre : Charles Bonnet, de Gen&egrave;ve, philosophe et naturaliste [Paris : A. Durand. In-8, 232 p., 1850].<br \/><br \/>1851. CONCOURS DE PHILOSOPHIE SUR LE SOMMEIL.<br \/><br \/>Dans le cadre des concours de la section de Philosophie, adopt&eacute;s par l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, est propos&eacute; par Victor Cousin en novembre 1851, le sujet suivant : Du sommeil au point de vue psychologique. Le concours est r&eacute;compens&eacute; par un prix de mille cinq cents francs [Prix du Budget]. Le terme est fix&eacute; au 31 d&eacute;cembre 1853.<br \/><br \/>Le programme est d&eacute;fini de la mani&egrave;re suivante :<br \/><br \/>Quelles sont les facult&eacute;s de l&rsquo;&acirc;me qui subsistent ou sont suspendues ou consid&eacute;rablement modifi&eacute;es dans le sommeil ?<br \/><br \/>Quelles diff&eacute;rences y a-t-il entre r&ecirc;ver et penser ?<br \/><br \/>Les concurrents comprendront dans leurs recherches le somnambulisme et ses diff&eacute;rentes esp&egrave;ces.<br \/><br \/>Dans le somnambulisme naturel y a-t-il conscience et identit&eacute; personnelle ?<br \/><br \/>Le somnambulisme artificiel est-il un fait ?<br \/><br \/>Si c&rsquo;est un fait, l&rsquo;&eacute;tudier et le d&eacute;crire dans ses ph&eacute;nom&egrave;nes les moins contestables, reconna&icirc;tre celles de nos facult&eacute;s qui y sont engag&eacute;es, et essayer de donner de cet &eacute;tat de l&rsquo;&acirc;me une th&eacute;orie, selon les r&egrave;gles d&rsquo;une saine m&eacute;thode philosophique.<br \/><br \/>Cinq m&eacute;moires sont remis et soumis &agrave; l&#39;appr&eacute;ciation de la section de Philosophie. Dans sa s&eacute;ance du 19 ao&ucirc;t 1854, Jules Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire lit le rapport pr&eacute;par&eacute; par le docteur Francisque L&eacute;lut.<br \/><br \/>Albert Lemoine &laquo; docteur &egrave;s-lettres, professeur de philosophie au lyc&eacute;e de Nantes &raquo;, qui a remis le M&eacute;moire n&deg;5 [Manuscrit in-folio de 221 feuillets] re&ccedil;oit le prix. Il &eacute;ditera son travail en 1855.<br \/><br \/>LE JUGEMENT DE RAVAISSON SUR LE M&Eacute;MOIRE DE LEMOINE.<br \/><br \/>Dans le cadre plus g&eacute;n&eacute;ral des nombreux Rapports sur les progr&egrave;s des lettres et des sciences en France, command&eacute;s par le Minist&egrave;re de l&#39;instruction publique, parall&egrave;lement &agrave; l&#39;Exposition universelle de l&#39;Industrie [avril-novembre 1867], F&eacute;lix Ravaisson [1813-1900], alors Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral pour l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur des lettres fait para&icirc;tre, en 1868, La Philosophie en France au XIX &egrave;me si&egrave;cle [Paris : Imprimerie imp&eacute;riale. In-8, 266 p., 1868].<br \/><br \/>Dans ce texte, il consacre quelques lignes au M&eacute;moire d&#39;Albert Lemoine :<br \/><br \/>&laquo; L&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques ayant mis la question du sommeil au concours, M. Albert Lemoine remporta le prix qu&#39;elle avait propos&eacute;. Dans son M&eacute;moire, il soutint et il appuya de nombreuses et ing&eacute;nieuses remarques des opinions peu diff&eacute;rentes de celles que M. L&eacute;lut avait sommairement expos&eacute;es [dans un M&eacute;moire sur le sommeil, les songes et le somnambulisme, lu &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques les 27 mars et 17 avril 1832] &raquo;.<br \/><br \/>1853. PROFESSEUR &Agrave; CONDORCET.<br \/><br \/>Apr&egrave;s le doctorat Albert Lemoine est nomm&eacute; en 1853, &agrave; Paris, comme professeur de Logique au lyc&eacute;e Bonaparte [Condorcet]. Il y reste une quinzaine de mois, jusqu&#39;en d&eacute;cembre 1854, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Nancy.<br \/><br \/>1854. FACULT&Eacute; DES LETTRES DE NANCY.<br \/><br \/>La Facult&eacute; des Lettres de Nancy, avec vingt-deux autres facult&eacute;s, est cr&eacute;&eacute;e en 1810, dans le cadre de l&rsquo;Universit&eacute; imp&eacute;riale.<br \/><br \/>Mais en 1815, avec la seconde Restauration, dix-sept acad&eacute;mies sont supprim&eacute;es par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; du 31 octobre 1815 de la commission de l&rsquo;Instruction publique, pr&eacute;sid&eacute;e par Paul Royer-Collard [1763-1845], arr&ecirc;t&eacute; confirm&eacute; par l&rsquo;ordonnance royale du 18 janvier 1816. ?C&rsquo;est le cas de la Facult&eacute; de Nancy.<br \/><br \/>La Facult&eacute; des Lettres de Nancy est reconstitu&eacute;e par d&eacute;cret en date du 22 ao&ucirc;t 1854.<br \/><br \/>Albert Lemoine y est nomm&eacute; en d&eacute;cembre 1854, comme d&eacute;l&eacute;gu&eacute; dans la chaire de Philosophie. Il y remplace Charles L&eacute;v&ecirc;que [1818-1900], nomm&eacute; &agrave; Nancy en octobre 1854, mais qui n&#39;a pas rejoint son poste ayant &eacute;t&eacute; nomm&eacute; simultan&eacute;ment charg&eacute; du cours d&rsquo;Histoire de la philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris [1854-1856] aupr&egrave;s de Jean Philibert Damiron.<br \/><br \/>Il prononce sa premi&egrave;re le&ccedil;on le 9 f&eacute;vrier 1855, et &eacute;dite sa le&ccedil;on d&#39;ouverture : Le&ccedil;on d&#39;ouverture du cours de philosophie profess&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Nancy, par Albert Lemoine, faite le 9 f&eacute;vrier 1855. [Nancy : impr. de A. Lepage. In-8, 27 p. 1855].<br \/><br \/>Il y reste un an comme charg&eacute; de cours [1855-1856], puis, nomm&eacute; &agrave; Bordeaux, est remplac&eacute; comme charg&eacute; de cours &agrave; Nancy, par Am&eacute;d&eacute;e [Jacquin] de Margerie [1825-1905], agr&eacute;g&eacute; de philosophie en 1847, docteur &egrave;s-lettres [Paris, 1855].<br \/><br \/>1855. DU SOMMEIL AU POINT DE VUE PHYSIOLOGIQUE ET PSYCHOLOGIQUE.<br \/><br \/>En 1855, &agrave; partir du M&eacute;moire qui a obtenu le prix de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, Albert Lemoine publie : Du Sommeil au point de vue physiologique et psychologique, par Albert Lemoine, docteur &egrave;s-lettres, professeur de philosophie &agrave; la facult&eacute; des Lettres de Nancy. Ouvrage couronn&eacute; par l&#39;Institut de France [Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques]. [Paris : Chez J. B. Bailli&egrave;re, librairie de l&#39;Acad&eacute;mie imp&eacute;riale de M&eacute;decine. Rue Hautefeuille, 19 [&#8230;]. In-8, VIII-410 p., 1855]. Avec, sur la page de titre une citation de Cic&eacute;ron et une citation de Pascal.<br \/><br \/>La Pr&eacute;face de l&#39;ouvrage donne l&#39;intitul&eacute; d&eacute;taill&eacute; du sujet.<br \/><br \/>&laquo; Aucun changement, pr&eacute;cise Albert Lemoine, n&#39;a &eacute;t&eacute; fait au fond m&ecirc;me de cette &eacute;tude, qui p&ucirc;t en alt&eacute;rer le sens et le caract&egrave;re ; mais nous avons d&ucirc; profiter des sages conseils et des justes critiques du savant rapporteur. Quelques lacunes ont donc &eacute;t&eacute; combl&eacute;es, quelques chapitres remani&eacute;s, afin de rendre ce travail le moins indigne qu&#39;il nous &eacute;tait possible d&#39;&ecirc;tre offert au public &raquo;.<br \/><br \/>1856. FACULT&Eacute; DES LETTRES DE BORDEAUX.<br \/><br \/>Apr&egrave;s la mise &agrave; la retraite de Jean Ladevi-Roche [1794-1871], professeur titulaire de 1840 &agrave; 1855, alors &acirc;g&eacute; de soixante deux ans, Albert Lemoine est charg&eacute; de cours [1856-1858], puis titulaire [1858-1859] dans la chaire de Philosophie de la Facult&eacute; des Lettres de Bordeaux.<br \/><br \/>Nomm&eacute; en 1858, &agrave; Paris, Albert Lemoine est suppl&eacute;&eacute; par Louis Lefranc pendant l&#39;ann&eacute;e universitaire 1858-1859.<br \/><br \/>1857. M&Eacute;MOIRE SUR STAHL ET L&#39;ANIMISME.<br \/><br \/>Dans les s&eacute;ances des samedis 22 et 29 ao&ucirc;t, puis du samedi&nbsp; 26 septembre, des samedis 10 et 17 octobre 1857, du samedi 7 novembre 1857 le secr&eacute;taire perp&eacute;tuel, Fran&ccedil;ois Mignet, fait la lecture d&rsquo;un M&eacute;moire d&#39; Albert Lemoine [1824-1874] sur Stahl et l&rsquo;animisme.<br \/><br \/>Publi&eacute; dans Compte-rendu des S&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques. Ann&eacute;e 1857. Tome 42, pages 461-480 ; et ann&eacute;e 1858, tome 43, pages 119-148 et 269-299 ; tome 44, pages 433 sq. ; tome 45, pages 197 sq.<br \/><br \/>Un an plus tard, en 1858, Albert Lemoine publie son M&eacute;moire sous forme d&#39;un ouvrage : Le vitalisme et l&#39;animisme de Stahl [Paris : Germer Bailli&egrave;re. In-18. 1858].<br \/><br \/>1858. PROFESSEUR DE LOGIQUE &Agrave; CONDORCET.<br \/><br \/>Nomm&eacute; &agrave; nouveau &agrave; Paris, Albert Lemoine quitte son enseignement &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Bordeaux, et vient enseigner au tr&egrave;s prestigieux lyc&eacute;e Condorcet [1858-1863].<br \/><br \/>1862. L&#39;ALI&Eacute;N&Eacute; DEVANT LA PHILOSOPHIE, LA MORALE ET LA SOCI&Eacute;T&Eacute;.<br \/><br \/>L&#39;ali&eacute;n&eacute; devant la philosophie, la morale et la soci&eacute;t&eacute;, par Albert Lemoine, professeur de philosophie au lyc&eacute;e Bonaparte [Paris : Librairie acad&eacute;mique Didier et Cie, libraires-&eacute;diteurs, 35, quai des Augustins. in-8, VII-552 p., 1862]. Dans l&#39;Avant-Propos, Albert Lemoine justifie son travail, bien qu&#39;il ne soit pas m&eacute;decin. Avec une Table des mati&egrave;res.<br \/><br \/>L&#39;ouvrage est r&eacute;&eacute;dit&eacute;, comme deuxi&egrave;me &eacute;dition, en 1863.<br \/><br \/>1862. L&#39;&Acirc;ME ET LE CORPS. &Eacute;TUDES DE PHILOSOPHIE NATURELLE.<br \/><br \/>L&#39;&acirc;me et le corps. &Eacute;tudes de philosophie morale et naturelle, par Albert Lemoine, professeur de philosophie au lyc&eacute;e Bonaparte [Paris : Librairie acad&eacute;mique Didier et Cie, libraires-&eacute;diteurs, 35 quai des Augustins. in-12, IV-424 p., 1862].<br \/><br \/>Le livre est un recueil d&#39;articles parus dans des revues :<br \/><br \/>Pages 1-60 : Opinion des Anciens et recherches des modernes sur le si&egrave;ge de l&#39;&acirc;me.<br \/><br \/>Pages 61-178 : Apologie des sens par un spiritualiste.<br \/><br \/>Pages 179-268 Le G&eacute;nie. La folie et l&#39;idiotisme.<br \/><br \/>Pages 269-294. Le D&eacute;mon de Socrate. Commentaire de l&#39;ouvrage de Louis Francisque L&eacute;lut qui avait fait para&icirc;tre en 1836 Le D&eacute;mon de Socrate : Specimen d&#39;une application de la science psychologique &agrave; celle de l&#39;histoire [Paris : Trinquart, libraire-&eacute;diteur, rue de l&#39;&Eacute;cole de m&eacute;decine, 9. In-8, 363 p., 1836]. Paru initialement dans les Annales m&eacute;dico-psychologiques, et publi&eacute; en tir&eacute; &agrave; part [Paris : imprimerie de L. Martinet. In-8, 16 p., 1857].<br \/><br \/>Pages 295-337. Descartes m&eacute;decin. A propos de la publication des Oeuvres in&eacute;dites de Descartes par le comte Foucher de Careil. Deux parties 1859-1860.<br \/><br \/>Pages 339-362. Broussais. Philosophie.<br \/><br \/>Pages 363-423. Maine de Biran. A propos de la publication des Oeuvres philosophiques [de Maine de Biran] par M. Cousin. Quatre volumes 1834-1841 ; et des Oeuvres in&eacute;dites publi&eacute;es par Naville. Trois volumes 1859.<br \/><br \/>D&#39;&eacute;vidence ce recueil vise &agrave; conforter la position d &#39;Albert Lemoine par rapport aux membres de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, acad&eacute;mie prestigieuse dans laquelle il songe, depuis quelques mois, &agrave; se faire &eacute;lire.<br \/><br \/>1863. PREMI&Egrave;RE TENTATIVE AUPR&Egrave;S DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DES SCIENCES MORALES.<br \/><br \/>Cette m&ecirc;me ann&eacute;e 1862, Albert Lemoine songe &agrave; se faire &eacute;lire &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, dans la section de Philosophie.<br \/><br \/>Un fauteuil s&#39;est lib&eacute;r&eacute; en 1862 avec le d&eacute;c&egrave;s de Jean Philibert Damiron [1794-1862], survenu le le 11 janvier 1862.<br \/><br \/>Il soumet sa candidature, en sachant qu&#39;en se pr&eacute;sentant cette premi&egrave;re fois, il prend simplement date.<br \/><br \/>L&#39;&eacute;lection a lieu le 7 f&eacute;vrier 1863. La section de Philosophie avait plac&eacute; au premier rang &Eacute;mile Saisset [1814-1863], professeur d&#39;Histoire de la philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris [1856-1863] ; au deuxi&egrave;me rang Nicolas Bouillet [1798-1864], Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Instruction publique pour l&#39;enseignement secondaire [1861-1864] ; au troisi&egrave;me rang Charles L&eacute;v&ecirc;que [1818-1900], professeur de Philosophie grecque et latine au coll&egrave;ge de France, qui avait pos&eacute; tardivement sa candidature le 3 janvier 1863 ; enfin au quatri&egrave;me rang ex-&aelig;quo, et dans l&#39;ordre alphab&eacute;tique, le math&eacute;maticien Antoine Augustin Cournot [1801-1877] ancien Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral et Recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Dijon ; Alexandre Louis Foucher de Careil [1826-1891], sp&eacute;cialiste de Leibniz ; Albert Lemoine [1824-1874].<br \/><br \/>Sur trente-deux votants, &Eacute;mile Saisset, d&egrave;s le premier tour obtient vingt-sept suffrages ; deux pour Nicolas Bouillet ; deux pour Foucher de Careil, un seul pour Charles L&eacute;v&ecirc;que.<br \/><br \/>Albert Lemoine ne recueille aucun suffrage. Mais il va se repr&eacute;senter en mai 1865.<br \/><br \/>1863. MA&Icirc;TRE DE CONF&Eacute;RENCES &Agrave; L&#39;&Eacute;COLE NORMALE.<br \/><br \/>En 1863, Albert Lemoine est d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aux fonctions de ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de philosophie &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, en remplacement de Charles L&eacute;v&ecirc;que [1818-1900], qui n&#39;y reste qu&#39;un an [1861-1862].<br \/><br \/>Albert Lemoine assure une des deux conf&eacute;rences de philosophie, et reste en fonction jusqu&#39;en 1872. L&#39;autre conf&eacute;rence est assur&eacute;e par Elme Marie Caro [1826-1887], de 1857 &agrave; 1864, puis par Jules Lachelier [1832-1918], de 1863 &agrave; 1877.<br \/><br \/>Albert Lemoine est remplac&eacute; en 1872 par Alfred Fouill&eacute;e [1838-1912].<br \/><br \/>1863. LES FUN&Eacute;RAILLES D&#39;&Eacute;MILE SAISSET.<br \/><br \/>&Eacute;mile Saisset [1814-1863], meurt le 27 d&eacute;cembre 1863.<br \/><br \/>Ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1833], agr&eacute;g&eacute; de philosophie [1836], il avait succ&eacute;d&eacute; &agrave; Jean Philibert Damiron [1856-1863] dans la chaire d&#39;Histoire de la philosophie moderne de la Facult&eacute; des Lettres de Paris.<br \/><br \/>Il venait d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;lu, le 7 f&eacute;vrier 1863, &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, dans la section de Philosophie [fauteuil 1], en remplacement de Jean-Philibert Damiron, d&eacute;c&eacute;d&eacute; lui-m&ecirc;me le 11 janvier 1862.<br \/><br \/>Aussi, trois discours sont-ils prononc&eacute;s le 29 d&eacute;cembre 1863 &agrave; ses fun&eacute;railles : celui de Joseph Naudet [1786-1878], alors Pr&eacute;sident de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, au nom de l&#39;Institut ; celui de Paul Janet [1823-1899], au nom de la Facult&eacute; des Lettres de Paris ; et enfin celui d&#39;Albert Lemoine, au nom des anciens &eacute;l&egrave;ves de l&#39;&Eacute;cole normale [Paris : impr. de P.-A. Bourdier. In-8, 20 p., 1863].<br \/><br \/>1864. LE VITALISME ET L&#39; ANIMISME DE STAHL.<br \/><br \/>Albert Lemoine publie sous forme d&#39;ouvrage : **Le vitalisme et l&#39;animisme de Stahl, par Albert Lemoine, ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;Ecole normale sup&eacute;rieure [Paris : Germer Bailli&egrave;re, libraire-&eacute;diteur, rue de l&#39;Ecole de m&eacute;decine, 17. Collection Biblioth&egrave;que de philosophie contemporaine. In-18, VII-206 p., 1864].<br \/><br \/>Dans la s&eacute;ance du 29 octobre 1864, Raymond Wolowski [1810-1876], membre de la section d&rsquo;&Eacute;conomie politique, pr&eacute;sente en hommage &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques l&rsquo;ouvrage d&#39; Albert Lemoine, &laquo; ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure &raquo; sur Le Vitalisme et l&rsquo;animisme de Stahl ; mani&egrave;re de pr&eacute;parer une seconde candidature d&#39;Albert Lemoine, rendue possible par le d&eacute;c&egrave;s d&#39; &Eacute;mile Saisset.<br \/><br \/>1865. DE LA PHYSIONOMIE ET DE LA PAROLE.<br \/><br \/>Albert Lemoine intervient devant les membres de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques sur le th&egrave;me De la Physionomie et de la parole, au cours de plusieurs s&eacute;ances.<br \/><br \/>Notamment dans les s&eacute;ances du 11 et 18 f&eacute;vrier 1865, quelques semaines avant l&#39;&eacute;lection qui doit pourvoir au fauteuil lib&eacute;r&eacute; par le d&eacute;c&egrave;s d&#39; &Eacute;mile Saisset.<br \/><br \/>Il ach&egrave;ve sa lecture dans la s&eacute;ance du 18 novembre 1865, apr&egrave;s son &eacute;chec &agrave; l&#39;&eacute;lection.<br \/><br \/>Ces lectures sont reproduites dans le Compte-rendu des S&eacute;ances et travaux de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques. Ann&eacute;e 1865. Tome 72, pages 437-468 ; et dans le tome 73, pages 73-104. Au titre des articles des savants &eacute;trangers.<br \/><br \/>Dans la m&ecirc;me ann&eacute;e, en 1865, Albert Lemoine publie sous forme d&#39;un ouvrage : De la Physionomie et de la parole [Paris : Germer Bailli&egrave;re. Biblioth&egrave;que de philosophie contemporaine. In-18, 219 p., 1865].<br \/><br \/>1865. DEUXI&Egrave;ME TENTATIVE &Agrave; L&#39;ACAD&Eacute;MIE DES SCIENCES MORALES.<br \/><br \/>Le d&eacute;c&egrave;s d&#39; &Eacute;mile Saisset [1814-1863] le 27 d&eacute;cembre 1863, l&#39;ann&eacute;e m&ecirc;me de son &eacute;lection lib&egrave;re &agrave; nouveau un fauteuil dans la section de Philosophie de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques.<br \/><br \/>Albert Lemoine d&eacute;cide de s&#39;y pr&eacute;senter. L&#39;&eacute;lection a lieu le 6 mai 1865.<br \/><br \/>La section de Philosophie ne place Albert Lemoine qu&#39;au troisi&egrave;me rang, ce qui ne lui donne &agrave; nouveau aucune chance d&#39;&ecirc;tre &eacute;lu.<br \/><br \/>Le classement par la section &eacute;tait le suivant : au premier rang ex-&aelig;quo Charles L&eacute;v&ecirc;que [1818-1900], professeur de Philosophie grecque et latine au coll&egrave;ge de France ; et &Eacute;tienne Vacherot [1809-1897], ancien directeur des &eacute;tudes &agrave; l&#39;Ecole normale ; au deuxi&egrave;me rang ex-&aelig;quo Elme Marie Caro [1826-1887], Inspecteur de l&#39;Acad&eacute;mie de Paris [1861-1864] et Jean F&eacute;lix Nourrisson [1825-1899], professeur de Logique au lyc&eacute;e Napol&eacute;on, aujourd&rsquo;hui lyc&eacute;e Henri-IV [1858-1871] ; au troisi&egrave;me rang ex-&aelig;quo Ernest Bersot [1816-1880], alors critique philosophique et litt&eacute;raire au Journal des D&eacute;bats ; Albert Lemoine [1824-1874], ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de Philosophie &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure ; Charles Waddington [1819-1914], professeur de philosophie au lyc&eacute;e Saint-Louis, d&eacute;j&agrave; correspondant de la section de Philosophie depuis le 20 juin 1863.<br \/><br \/>Au premier tour de scrutin, sur trente-quatre votants, quinze suffrages pour Charles L&eacute;v&ecirc;que ; dix pour &Eacute;tienne Vacherot ; trois pour Elme Marie Caro ; trois pour Jean F&eacute;lix Nourrisson ; trois pour Ernest Bersot.<br \/><br \/>Au deuxi&egrave;me tour de scrutin sur trente-cinq votants, vingt-six suffrages pour Charles L&eacute;v&ecirc;que, cinq pour &Eacute;tienne Vacherot, quatre pour Ernest Bersot. Charles L&eacute;v&ecirc;que, ayant r&eacute;uni la majorit&eacute; absolue des suffrages est proclam&eacute; &eacute;lu.<br \/><br \/>Albert Lemoine n&#39;a encore recueilli aucun suffrage. Il d&eacute;cide pourtant de se repr&eacute;senter encore.<br \/><br \/>1866. TROISI&Egrave;ME TENTATIVE &Agrave; L&#39;ACAD&Eacute;MIE DES SCIENCES MORALES.<br \/><br \/>En mai 1866, &agrave; la suite du d&eacute;cret imp&eacute;rial du 9 mai 1866, le nouveau r&egrave;glement de l&#39;Institut pr&eacute;voit que la section de Philosophie de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques comptera huit membres [au lieu de six ant&eacute;rieurement]. En effet le d&eacute;cret, en son premier article, supprime la section Politique, administration, finances, cr&eacute;&eacute;e le 14 avril 1855. Ainsi chacune des autres sections voit son nombre de membres port&eacute; de six &agrave; huit.<br \/><br \/>A la suite de la cr&eacute;ation de deux nouveaux fauteuils l&#39;un de ceux-ci [fauteuil 7] est attribu&eacute; &agrave; Paul Janet, qui se voit transf&eacute;r&eacute; de la section de Morale &agrave; la section de Philosophie.<br \/><br \/>Mais il y a encore un autre fauteuil [fauteuil 8] &agrave; pourvoir.<br \/><br \/>Albert Lemoine se pr&eacute;sente &agrave; l&#39;&eacute;lection, qui a lieu le 23 juin 1866.<br \/><br \/>Au premier rang &eacute;tait plac&eacute; le duc Victor de Broglie, d&eacute;j&agrave; membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise [1855], qui avait le soutien de V. Cousin, bien que de Broglie fut le candidat du parti monarchiste et religieux, combattu par Sainte-Beuve ; au deuxi&egrave;me rang ex-&aelig;quo, Elme Marie Caro [1826-1887], Inspecteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Paris depuis 1861, qui s&rsquo;est d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent&eacute; en mai 1865 ; Albert Lemoine [1824-1874], ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de philosophie &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1863-1872] ; Jean F&eacute;lix Nourrisson [1825-1899], professeur de philosophie au lyc&eacute;e Napol&eacute;on [aujourd&rsquo;hui lyc&eacute;e Henri-IV], qui s&rsquo;est d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent&eacute; en mai 1865 ; Charles Waddington [1819-1914], professeur de philosophie au lyc&eacute;e Saint-Louis, d&eacute;j&agrave; correspondant de l&rsquo;Institut depuis 1863, qui s&rsquo;est d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent&eacute; en mai 1865, face &agrave; Charles L&eacute;v&ecirc;que, pour tenter d&#39; &ecirc;tre &eacute;lu membre titulaire.<br \/><br \/>Victor de Broglie est &eacute;lu au premier tour de scrutin avec vingt-quatre suffrages sur trente-et-un votants. Elme Marie Caro obtient une voix. Il y a six billets blancs [c&rsquo;est un nombre anormalement &eacute;lev&eacute;, manifestation de la mauvaise humeur de l&rsquo;Acad&eacute;mie au sujet de cette &eacute;lection].<br \/><br \/>Albert Lemoine n&#39;a encore recueilli aucun suffrage. Il d&eacute;cide pourtant de se repr&eacute;senter une nouvelle fois.<br \/><br \/>1868. LECTURE SUR L&#39;IMMORTALIT&Eacute; DE L&#39;&Acirc;ME.<br \/><br \/>Albert Lemoine est &agrave; nouveau autoris&eacute; &agrave; prononcer une lecture devant l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, sur le th&egrave;me de l&#39;Immortalit&eacute; de l&#39;&acirc;me. Il intervient le 18 janvier et 1er f&eacute;vrier 1868, soit environ &agrave; peu pr&egrave;s un mois avant les prochaines &eacute;lections qui visent &agrave; pourvoir, dans la section de Philosophie, le fauteuil lib&eacute;r&eacute; par le d&eacute;c&egrave;s de Victor Cousin.<br \/><br \/>Le texte de cette intervention est publi&eacute;e dans le Compte-rendu des S&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques. Ann&eacute;e 1868. Tome 84, pages 101-129.<br \/><br \/>1868. QUATRI&Egrave;ME TENTATIVE &Agrave; L&#39;ACAD&Eacute;MIE DES SCIENCES MORALES.<br \/><br \/>Le d&eacute;c&egrave;s de Victor Cousin [1792-1867], qui se produit le 14 janvier 1867, lib&egrave;re &agrave; nouveau une place dans la section de Philosophie de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques.<br \/><br \/>L&#39;&eacute;lection a lieu, presque un an plus tard, le 7 mars 1868. Et cette fois Albert Lemoine est plac&eacute; en deuxi&egrave;me et non pas en troisi&egrave;me ligne ; mais cependant il a tr&egrave;s peu de chances d&#39;&ecirc;tre &eacute;lu.<br \/><br \/>La section de Philosophie pr&eacute;sentait en premi&egrave;re ligne &Eacute;tienne Vacherot [1809-1897], ancien directeur de l&#39;&Eacute;cole normale ; en deuxi&egrave;me ligne ex-&aelig;quo Elme Marie Caro [1826-1887], professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris ; Albert Lemoine [1824-1874] ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de Philosophie &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure ; Jean F&eacute;lix Nourrisson [1825-1899], professeur de Logique au lyc&eacute;e Napol&eacute;on, aujourd&#39;hui Henri-IV ; en troisi&egrave;me ligne Charles Mallet [1807-1875], ancien recteur de l&#39;Acad&eacute;mie de Seine-Maritime [1850-1852], qui s&#39;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent&eacute; sans succ&egrave;s le 13 f&eacute;vrier 1864, dans la section de Morale, face &agrave; Paul Janet, pour le fauteuil de Louis Villerm&eacute;, d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 16 novembre 1863. <br \/><br \/>Le premier tour de scrutin donne dix-huit suffrages pour &Eacute;tienne Vacherot, neuf pour Elme Marie Caro, neuf pour Jean F&eacute;lix Nourrisson.<br \/><br \/>Le deuxi&egrave;me tour de scrutin donne dix-neuf suffrages pour Vacherot, dix pour Nourrisson, sept pour Caro. &Eacute;tienne Vacherot, ayant obtenu la majorit&eacute; absolue, est &eacute;lu.<br \/><br \/>Albert Lemoine, une fois de plus, n&#39;a recueilli aucun suffrage.<br \/><br \/>1869. M&Eacute;MOIRE SUR L&#39; HABITUDE.<br \/><br \/>Albert Lemoine est admis, &agrave; nouveau, &agrave; lire un travail devant les membres de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques. Il intervient dans les s&eacute;ances du 16 octobre et 6 novembre 1869, avec un M&eacute;moire sur l&#39;Habitude.<br \/><br \/>Le texte de cette intervention est publi&eacute;e dans le Compte-rendu des S&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques. Ann&eacute;e 1870. Tome 91, pages 149-165 ; et Tome 92, pages 79-107.<br \/><br \/>Sera repris en 1875, dans l&#39;ouvrage posthume : l&#39;Habitude et l&#39; Instinct, &eacute;tude de psychologie compar&eacute;e [Paris : Germer-Bailli&egrave;re].<br \/><br \/>1870. CINQUI&Egrave;ME ET DERNI&Egrave;RE TENTATIVE &Agrave; L&#39;ACAD&Eacute;MIE.<br \/><br \/>Albert Lemoine tente encore de se faire &eacute;lire &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, lorsqu&#39;une place se lib&egrave;re &agrave; nouveau dans la section de Philosophie, &agrave; l&#39;occasion du d&eacute;c&egrave;s du duc Victor de Broglie [1785-1870], survenu le 25 janvier 1870.<br \/><br \/>Pour cette &eacute;lection, qui a lieu le 14 mai 1870, la section de Philosophie pr&eacute;sente au premier rang F&eacute;lix Ravaisson [1813-1900] alors Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral pour l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur des lettres ; au deuxi&egrave;me rang Jean F&eacute;lix Nourrisson [1825-1899], professeur de Logique au lyc&eacute;e Napol&eacute;on, aujourd&#39;hui Henri-IV ; au troisi&egrave;me rang Albert Lemoine [1824-1874], ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de philosophie &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure. Il y a trente sept votants, la majorit&eacute; absolue est 19.<br \/><br \/>Au premier tour Jean F&eacute;lix Nourrisson obtient vingt suffrages, F&eacute;lix Ravaisson quatorze suffrages, Albert Lemoine deux suffrages. Il y a un billet blanc. Jean F&eacute;lix Nourrisson est donc &eacute;lu au premier tour.<br \/><br \/>C&#39;est la derni&egrave;re fois que Albert Lemoine se pr&eacute;sente, d&#39;autant qu&#39;aucun fauteuil ne se lib&egrave;re avant septembre 1874, mois et ann&eacute;e de son d&eacute;c&egrave;s.<br \/><br \/>1872. INSPECTEUR D&#39; ACAD&Eacute;MIE DE PARIS.<br \/><br \/>Pour des raisons de sant&eacute;, Albert Lemoine quitte son enseignement &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure et obtient un poste comme Inspecteur de l&#39;Acad&eacute;mie de Paris, en r&eacute;sidence &agrave; Paris. A ce titre fait partie du Conseil acad&eacute;mique.<br \/><br \/>Sont Inspecteurs en r&eacute;sidence &agrave; Paris, en m&ecirc;me temps que lui : Augustin Boutan [1820-1900] ; Marie Antoine Alexis Chassang [1827-1888] ; Henri Joseph Chevriaux [1816-1883] ; Julien Alexis Courgeon [1814-1887] ; Nicolas F&eacute;lix Deltour [1822-1904] ; Eug&egrave;ne Garsonnet [1814-1876] ; Eug&egrave;ne Manuel [1823-1901].<br \/><br \/>On peut noter que pour beaucoup de ses coll&egrave;gues le poste d&#39;Inspecteur de l&#39;Acad&eacute;mie de Paris, est une &eacute;tape vers l&#39;Inspection g&eacute;n&eacute;rale.<br \/><br \/>Albert Lemoine reste en fonction jusqu&#39;&agrave; sa mort qui intervient le 25 septembre 1874.<br \/><br \/>La fin de sa vie est endeuill&eacute;e par la mort de l&#39;a&icirc;n&eacute; de ses quatre enfants, qui venait d&#39;&ecirc;tre admissible &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale.<br \/><br \/>1875. OUVRAGE POSTHUME.<br \/><br \/>En 1875, quelques mois apr&egrave;s sa mort, para&icirc;t L&#39; Habitude et l&#39; Instinct. &Eacute;tudes de psychologie compar&eacute;e, par Albert Lemoine, Inspecteur de l&#39;Acad&eacute;mie de Paris [Paris : Librairie Germer Bailli&egrave;re, 17 rue de l&#39;&Eacute;cole de M&eacute;decine. In-12, VI-186 p., 1875]. Avec un Avertissement qui indique que la partie consacr&eacute;e &agrave; l&#39; Instinct a &eacute;t&eacute; revue par &Eacute;lie Rabier, professeur de philosophie au lyc&eacute;e Charlemagne et Victor Egger, agr&eacute;g&eacute; de philosophie avec le concours d&#39;&Eacute;mile Beaussire. Albert Lemoine y expose la th&eacute;orie de Condillac, de Lamarck, de Darwin.<br \/><br \/>1875. C&Eacute;L&Eacute;BRATION DE LEMOINE &Agrave; L&#39;ACAD&Eacute;MIE DES SCIENCES MORALES.<br \/><br \/>Dans la s&eacute;ance du 19 juin 1875 de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, quelques mois apr&egrave;s la mort d&#39;Albert Lemoine, Adolphe Franck fait un compte-rendu tr&egrave;s &eacute;logieux du travail de Lemoine sur l&#39;Habitude, en renvoyant d&#39;une part au Compte-rendu des S&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques. Ann&eacute;e 1870. Tome 91, pages 149-165 ; et Tome 92, pages 79-107 ; et d&#39;autre part au livre posthume qui vient de para&icirc;tre sur L&#39;habitude et l&#39;instinct &eacute;tude de psychologie compar&#038;eac","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Albert Lemoine parcourt sans encombre toutes les &eacute;tapes d&#39;une carri&egrave;re  universitaire r&eacute;ussie : professeur de lyc&eacute;e en province puis &agrave; Paris,  professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres &agrave; Nancy puis &agrave;  Bordeaux, ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure. 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