{"id":1733,"date":"2020-10-20T21:09:46","date_gmt":"2020-10-20T19:09:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/?p=1733"},"modified":"2020-10-20T21:09:51","modified_gmt":"2020-10-20T19:09:51","slug":"sicard-roch-ambroise-1742-1822-membre-de-linstitut","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/sicard-roch-ambroise-1742-1822-membre-de-linstitut.html","title":{"rendered":"Sicard, Roch Ambroise (1742-1822), membre de l\u2019Institut"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019\u00e9lection du 24 juin 1801, r\u00e9int\u00e8gre l\u2019abb\u00e9 Roch Ambroise Sicard [1742-1822] dans la Classe de Litt\u00e9rature et Beaux-Arts de l&rsquo;Institut National des Sciences et des Arts. Il avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 le 20 novembre 1795, comme membre de l\u2019Institut national, dans la troisi\u00e8me classe [Litt\u00e9rature et Beaux-arts] section de Grammaire.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Mais, il est exclu par la loi de d\u00e9portation du 19 fructidor an V [5 septembre 1797], dirig\u00e9 contre les royalistes.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9int\u00e9gr\u00e9 quatre ans plus tard, en 1801, Sicard sera transf\u00e9r\u00e9 dans la Classe de Langue et de Litt\u00e9rature fran\u00e7aise en 1803. Puis, maintenu dans la r\u00e9organisation du 21 mars 1816 comme membre de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, au fauteuil 3.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00c9DUCATION DES SOURDS-MUETS.<\/p>\n\n\n\n<p>Roch Ambroise Sicard, n\u00e9 le 20 septembre 1742, \u00e0 Fousseret [aujourd\u2019hui d\u00e9partement de Haute-Garonne], au sud-ouest de Toulouse&nbsp;; d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 10 mai 1822, \u00e0 Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Roch Ambroise Sicard ach\u00e8ve ses \u00e9tudes \u00e0 Toulouse, o\u00f9 il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre de la Congr\u00e9gation des pr\u00eatres de la Doctrine chr\u00e9tienne, sp\u00e9cialis\u00e9e dans l&rsquo;enseignement.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s \u00eatre venu \u00e9tudier, en 1785, \u00e0 Paris, pendant un an, la m\u00e9thode appliqu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole des sourds-muets cr\u00e9\u00e9e en 1760 \u00e0 l&rsquo;initiative de l&rsquo;abb\u00e9 Charles Michel de l&rsquo;\u00c9p\u00e9e [1712-1789] Sicard est plac\u00e9 en f\u00e9vrier 1786, par Mgr Champion de Cic\u00e9 [1725-1805], \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;\u00e9cole cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Bordeaux pour accueillir les pauvres sourds-muets du dioc\u00e8se.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la mort de l&rsquo;abb\u00e9 de l&rsquo;\u00c9p\u00e9e [23 d\u00e9cembre 1789], Sicard se pr\u00e9sente au concours ouvert pour la succession. Laur\u00e9at, il est install\u00e9 en avril 1790, comme directeur et instituteur en chef de l&rsquo;\u00c9cole des Sourds-muets \u00e0 Paris, qui devient un \u00e9tablissement national par la loi des 21 et 29 juillet 1791.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00c9cole des Sourds-muets, install\u00e9e tout d\u2019abord avec l\u2019\u00c9cole des Aveugles de Valentin Ha\u00fcy, dans le couvent des C\u00e9lestins, s\u2019en s\u00e9pare, pour s\u2019installer d\u00e9finitivement, en 1794, au S\u00e9minaire de l\u2019Oratoire [actuellement 254 rue Saint-Jacques].<\/p>\n\n\n\n<p>20 NOVEMBRE 1795. NOMM\u00c9 \u00c0 L&rsquo;INSTITUT NATIONAL.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors qu&rsquo;il a repris ses fonctions de directeur de l&rsquo;\u00c9cole des Sourds-muets de Paris, apr\u00e8s une p\u00e9riode o\u00f9 il est incarc\u00e9r\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Abbaye Saint-Germain des Pr\u00e9s, Roch Ambroise Sicard est d\u00e9sign\u00e9 le 20 novembre 1795, comme membre de l\u2019Institut national des Sciences et des arts, dans la troisi\u00e8me classe [Litt\u00e9rature et Beaux-arts] section de Grammaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette section de Grammaire de six personnes \u00e9tait compos\u00e9e&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>De deux membres nomm\u00e9s&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;abb\u00e9 Roch Ambroise Sicard&nbsp;[1742-1822] ; le po\u00e8te Fran\u00e7ois Andrieux&nbsp;[1759-1833] qui remplace Dominique Joseph Garat [1749-1833], nomm\u00e9 dans la section de Grammaire de la troisi\u00e8me classe mais qui opte pour la seconde Classe.<\/p>\n\n\n\n<p>De quatre membres \u00e9lus&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;abb\u00e9 No\u00ebl Gabriel Luce Villar [1748-1826], alors membre de l&rsquo;Assembl\u00e9e l\u00e9gislative&nbsp;; l&rsquo;homme de lettres Jean Baptiste Louvet de Couvray [1760-1797], qui vient d&rsquo;\u00eatre \u00e9lu au Conseil des Cinq-Cents&nbsp;; le grammairien et journaliste Urbain Domergue [1745-1810]&nbsp;; le lexicographe et grammairien Fran\u00e7ois de Wailly [1724-1801].<\/p>\n\n\n\n<p>5 SEPTEMBRE 1797. SICARD ET LA LOI DE D\u00c9PORTATION.<\/p>\n\n\n\n<p>A la suite du coup d\u2019\u00c9tat du Directoire contre les royalistes, du 18 fructidor an V [4 septembre 1797], Sicard, dont les sympathies \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des royalistes se manifestent par sa collaboration aux Annales religieuses, politiques et litt\u00e9raires, est du nombre des membres r\u00e9sidants faisant l\u2019objet de la loi de d\u00e9portation du 19 fructidor an V, en m\u00eame temps que Lazare Carnot [1753-1823], membre r\u00e9sidant de la Classe des Sciences physiques et math\u00e9matiques [premi\u00e8re Classe], section des Arts m\u00e9caniques&nbsp;; Louis de Fontanes [1759-1821], membre r\u00e9sidant de la Classe Litt\u00e9rature et Beaux-arts [troisi\u00e8me Classe], section de Po\u00e9sie&nbsp;; Emmanuel Pastoret [1755-1840], membre r\u00e9sidant de la Classe des Sciences morales et politiques [deuxi\u00e8me Classe], section de Science sociale et l\u00e9gislation.<\/p>\n\n\n\n<p>Sicard se cache Faubourg Saint-Marcel, dans les environs proches de Paris, jusqu\u2019au coup d&rsquo;\u00c9tat du 18 brumaire de l&rsquo;an VIII [9 novembre 1799] qui marque la fin du Directoire et le d\u00e9but du Consulat.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec l\u2019instauration du Consulat, Sicard b\u00e9n\u00e9ficie du rappel des proscrits, dans une liste o\u00f9 figurent aussi Louis de Fontanes [1759-1821], membre r\u00e9sidant de la Classe Litt\u00e9rature et Beaux-arts [troisi\u00e8me classe], section de Po\u00e9sie&nbsp;; Jean Fran\u00e7ois de La Harpe [1739-1803], membre de l&rsquo;ancienne Acad\u00e9mie fran\u00e7aise&nbsp;; Antoine Suard [1732-1817], membre de l&rsquo;ancienne Acad\u00e9mie fran\u00e7aise&nbsp;; Joseph Fran\u00e7ois Michaud [1767-1839]&nbsp;; Joseph Fi\u00e9v\u00e9e [1767-1839].<\/p>\n\n\n\n<p>Sicard retrouve la direction de l&rsquo;Institut national des sourds-muets, qu&rsquo;il avait assum\u00e9 une premi\u00e8re fois de 1790 \u00e0 1797, et qu&rsquo;il assumera \u00e0 nouveau de 1799 au 10 mai 1822, date de son d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>24 JUIN 1801. SICARD R\u00c9\u00c9LU \u00c0 L&rsquo;INSTITUT.<\/p>\n\n\n\n<p>Plac\u00e9 sur une liste de proscrits le 5 septembre 1797, Sicard perd son fauteuil, qui se lib\u00e8re. Ce dernier est alors occup\u00e9 par Fran\u00e7ois de Neufch\u00e2teau [1750-1828], \u00e0 nouveau ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur, d\u00e9j\u00e0 associ\u00e9 non-r\u00e9sidant de la Classe de Litt\u00e9rature et Beaux-arts de l\u2019Institut national, puis \u00e9lu membre le 25 novembre 1798.<\/p>\n\n\n\n<p>Peu de temps apr\u00e8s que Sicard puisse r\u00e9appara\u00eetre, il est r\u00e9\u00e9lu, d\u00e8s le 24 juin 1801, dans la troisi\u00e8me Classe de l&rsquo;Institut [Litt\u00e9rature et Beaux-Arts], dans la section de Grammaire, au fauteuil de de Fran\u00e7ois de Wailly [1724-1801], membre \u00e9lu de la section de Grammaire, d\u00e8s la cr\u00e9ation de l&rsquo;Institut national, et qui vient de d\u00e9c\u00e9der le 7 avril 1801.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme \u00e0 l&rsquo;origine, cette classe, est divis\u00e9e en huit sections&nbsp;: Grammaire&nbsp;; Langues anciennes&nbsp;; Po\u00e9sie&nbsp;; Antiquit\u00e9s et monuments&nbsp;; Peinture&nbsp;; Sculpture&nbsp;; Architecture&nbsp;; Musique et d\u00e9clamation. Chaque section de huit membres \u00e0 Paris [membres r\u00e9sidents] et huit associ\u00e9s dans les d\u00e9partements.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec la r\u00e9\u00e9lection de Sicard, la section de Grammaire est compos\u00e9e de Fran\u00e7ois Andrieux&nbsp;[1759-1833] ; No\u00ebl Gabriel Luce Villar [1748-1826]&nbsp;; Urbain Domergue [1745-1810]&nbsp;; Fran\u00e7ois de Neuch\u00e2teau [1750-1828], qui avait pris la place de Roch Ambroise Sicard, exclu&nbsp;; Jean Fran\u00e7ois Cailhava [1731-1813] qui a remplac\u00e9 Jean Baptiste Louvet de Couvray [1760-1797], d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 25 ao\u00fbt 1797&nbsp;; Roch Ambroise Sicard [1742-1822].<\/p>\n\n\n\n<p>28 JANVIER 1803. SICARD DANS LA CLASSE DE LANGUE ET LITT\u00c9RATURE.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais, sous le Consulat, dans la r\u00e9organisation du 23 janvier 1803 [3 pluvi\u00f4se an XI] la Classe des Sciences morales [deuxi\u00e8me Classe] est supprim\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Et quelques jours apr\u00e8s, un arr\u00eat\u00e9 du 8 pluvi\u00f4se an XI [28 janvier 1803] r\u00e9partit les membres titulaires de l\u2019Institut national entre quatre nouvelles Classes&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Sciences physiques et math\u00e9matiques, compos\u00e9e de soixante-trois membres.<\/p>\n\n\n\n<p>Langue et Litt\u00e9rature fran\u00e7aises, compos\u00e9e de quarante membres.<\/p>\n\n\n\n<p>Histoire et Litt\u00e9rature ancienne, compos\u00e9e de quarante membres, huit associ\u00e9s \u00e9trangers et soixante correspondants.<\/p>\n\n\n\n<p>Beaux-Arts, compos\u00e9e de vingt-neuf membres, huit associ\u00e9s \u00e9trangers et trente-six correspondants.<\/p>\n\n\n\n<p>Roch Ambroise Sicard, retir\u00e9 de la Classe de Litt\u00e9rature et Beaux-Arts, est nomm\u00e9, le 28 janvier 1803, le dix-septi\u00e8me sur la liste dans la Classe de la Langue et de la Litt\u00e9rature fran\u00e7aises, au fauteuil 3, qui avait \u00e9t\u00e9 occup\u00e9 en 1744, au temps de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, par Fran\u00e7ois Joachim de Pierres, cardinal de Bernis [1715-1794].<\/p>\n\n\n\n<p>11 F\u00c9VRIER 1805. COMMISSION DU DICTIONNAIRE.<\/p>\n\n\n\n<p>Un d\u00e9cret imp\u00e9rial, en date de pluvi\u00f4se an XIII [f\u00e9vrier 1805], institue aupr\u00e8s de la Classe de la Langue et de la Litt\u00e9rature fran\u00e7aises une Commission du dictionnaire. Elle compte initialement cinq membres&nbsp;: Antoine Suard [1732-1817], en tant que Secr\u00e9taire perp\u00e9tuel&nbsp;; l&rsquo;abb\u00e9 Andr\u00e9 Morellet [1727-1819], un des r\u00e9dacteurs de l&rsquo;Encyclop\u00e9die de Diderot et d&rsquo;Alembert&nbsp;; Roch Ambroise Sicard [1742-1822]&nbsp;; Stanislas Jean de Boufflers&nbsp;[1738-1815], po\u00e8te et homme de lettres ; Antoine Vincent Arnault [1766-1834], biographe de Napol\u00e9on.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;abb\u00e9 Andr\u00e9 Morellet est le secr\u00e9taire de cette Commission.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette commission est l&rsquo;une des cinq commissions litt\u00e9raires de l&rsquo;Institut, qui se mettent en place progressivement&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Commission du Dictionnaire [pluvi\u00f4se an XIII&nbsp;; janvier-f\u00e9vrier 1805].<\/p>\n\n\n\n<p>Commission des Inscriptions et m\u00e9dailles [25 juin 1806].<\/p>\n\n\n\n<p>Dictionnaire de la langue des beaux-arts [23 avril 1807].<\/p>\n\n\n\n<p>Commission pour la continuation de l&rsquo;histoire litt\u00e9raire&nbsp;[27 mai 1807].<\/p>\n\n\n\n<p>Commission des travaux litt\u00e9raires charg\u00e9 de surveiller la continuation de la notice des manuscrits, du Recueil des ordonnances des Rois de France [\u2026].<\/p>\n\n\n\n<p>2 JANVIER 1811. COMMISSION EXAMINANT LE G\u00c9NIE DU CHRISTIANISME.<\/p>\n\n\n\n<p>Le ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur [<em>Jean<\/em><em>&#8211;<\/em><em>Pierre Bachasson<\/em><em>, <\/em><em>comte de Montalivet]<\/em>, en tant qu&rsquo;exer\u00e7ant la tutelle sur l&rsquo;Institut imp\u00e9rial, adresse, en d\u00e9cembre 1810, une lettre \u00e0 la Classe de la Langue et de la Litt\u00e9rature fran\u00e7aises, pour lui demander &lt; d&rsquo;\u00e9noncer une opinion motiv\u00e9e &gt; sur le G\u00e9nie du Christianisme de Fran\u00e7ois Ren\u00e9 de Chateaubriand [1768-1848]. Dont les cinq volumes de la premi\u00e8re \u00e9dition [G\u00e9nie du Christianisme, ou Beaut\u00e9s de la religion chr\u00e9tienne] \u00e9taient parus [\u00e0 Paris, chez Migneret] le 14 avril 1802, suivies de plusieurs r\u00e9\u00e9ditions en 1802, en 1803, en 1804, en 1809 [\u00e0 Lyon, chez Ballanche].<\/p>\n\n\n\n<p>Du mercredi 2 janvier au mercredi 27 f\u00e9vrier 1811 la Classe s&rsquo;occupe de cette question.<\/p>\n\n\n\n<p>Sept personnalit\u00e9s forment la Commission d&rsquo;examen&nbsp;: Pierre Daru [1767-1829], rapporteur de la commission&nbsp;; Antoine Vincent Arnault [1766-1834]&nbsp;; Pierre Louis Lacretelle [1751-1824]&nbsp;; l&rsquo;abb\u00e9 Andr\u00e9 Morellet [1727-1819]&nbsp;; Regnaud de Saint-Jean d&rsquo;Ang\u00e9ly [1760-1819]&nbsp;; Roch Ambroise Sicard [1742-1822]&nbsp;; N\u00e9pomuc\u00e8ne Lemercier [1771-1840].<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est dans la s\u00e9ance du 23 janvier, que Sicard fait lecture des observations qu&rsquo;il a r\u00e9dig\u00e9 sur le G\u00e9nie du Christianisme. Cette lecture est suivie de quelques observations verbales sur le m\u00eame sujet. Le 13 f\u00e9vrier Sicard fait lecture du r\u00e9sum\u00e9 des observations faites pr\u00e9c\u00e9demment.<\/p>\n\n\n\n<p>Son rapport est \u00e9dit\u00e9&nbsp;: Rapport de M. l&rsquo;abb\u00e9 Sicard, l&rsquo;un des membres de la commission charg\u00e9e de l&rsquo;examen du \u00ab\u00a0G\u00e9nie du christianisme\u00a0\u00bb, lu \u00e0 la s\u00e9ance de la classe de la langue et de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise de l&rsquo;Institut, le 23 janvier 1811.<\/p>\n\n\n\n<p>[Paris : impr. de A. Clo. In-8, 72 p., 1811].<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est le 13 f\u00e9vrier \u00e9galement que la Classe r\u00e9sumant ses travaux, les r\u00e9duit \u00e0 six points essentiels. Parmi lesquels&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&lt; Le G\u00e9nie du Christianisme, consid\u00e9r\u00e9 comme ouvrage de litt\u00e9rature, a paru \u00e0 la classe d\u00e9fectueux quant au fond et au plan &gt;.<\/p>\n\n\n\n<p>&lt; L&rsquo;\u00e9clat du style et la beaut\u00e9 des d\u00e9tails n&rsquo;auraient pas suffi pour assurer \u00e0 l&rsquo;ouvrage le succ\u00e8s qu&rsquo;il a obtenu, et que ce succ\u00e8s est d\u00fb aussi \u00e0 l&rsquo;esprit de parti et \u00e0 des passions du moment, qui s&rsquo;en sont empar\u00e9s, soit pour l&rsquo;exalter \u00e0 l&rsquo;exc\u00e8s, soit pour le d\u00e9primer avec injustice &gt;.<\/p>\n\n\n\n<p>La Classe pense &lt; que l&rsquo;ouvrage, tel qu&rsquo;il est, pourrait m\u00e9riter une distinction &gt;.<\/p>\n\n\n\n<p>21 MARS 1816. SICARD MAINTENU DANS LA R\u00c9ORGANISATION DES ACAD\u00c9MIES.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;ordonnance royale du 21 mars 1816, sign\u00e9e par Louis XVIII, et contresign\u00e9e par Vincent Marie Vi\u00e9not Vaublanc [1756-1845], ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur dans le minist\u00e8re Richelieu, r\u00e9organise l\u2019Institut, rend aux quatre classes le titre d\u2019Acad\u00e9mie et les noms des anciennes compagnies, ainsi que leur rang de pr\u00e9s\u00e9ance&nbsp;: Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, Acad\u00e9mie des Inscriptions et Belles-Lettres, Acad\u00e9mie des Sciences, Acad\u00e9mie des Beaux-Arts.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, sont exclues onze personnalit\u00e9s [dans l&rsquo;ordre alphab\u00e9tique]&nbsp;: Antoine Vincent* Arnault [1766-1834] exclu et proscrit ; Hugues Bernard Maret* duc de Bassano [1763-1839] ; Lucien* Bonaparte [1775-1840] exclu et proscrit ; Dominique Joseph* Garat [1749-1833] ; Jean Jacques R\u00e9gis de Cambac\u00e9r\u00e8s [1757-1824] ; Charles Guillaume* \u00c9tienne [1777-1845], r\u00e9\u00e9lu en 1819 ; le cardinal Jean Sifrein* Maury [1746-1817] exclu d\u00e8s 1814 ; Philippe Antoine* Merlin [de Douai] [1754-1838] exclu et proscrit ; Michel* Regnaud de Saint Jean d&rsquo;Ang\u00e9ly [1760-1819] ; Pierre Louis* Roederer [1795-1835] ; Emmanuel Joseph* Siey\u00e8s [1748-1836].<\/p>\n\n\n\n<p>Sicard quant \u00e0 lui est maintenu dans la r\u00e9organisation, en tant que membre de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p>27 juin 1822. FRAYSSINOUS SUCC\u00c8DE \u00c0 SICARD.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s sa mort, survenue le 10 mai 1822, \u00e0 Paris, Sicard est remplac\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise par Denis* Frayssinous, \u00e9v\u00eaque d\u2019Hermopolis [1765-1841], \u00e9lu le 27 juin 1822, au fauteuil 3.<\/p>\n\n\n\n<p>Frayssinous est \u00e9lu face au po\u00e8te Casimir Delavigne [1793-1843] qui se pr\u00e9sentait pour la premi\u00e8re fois [et sera \u00e9lu ult\u00e9rieurement le 24 f\u00e9vrier 1825].<\/p>\n\n\n\n<p>Est re\u00e7u, le 28 novembre 1822, par le comte F\u00e9lix Jean Julien Bigot de Pr\u00e9ameneu [1747-1825], alors directeur de l&rsquo;Acad\u00e9mie.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;OCCUPATION DU FAUTEUIL 3 DE L&rsquo;ACAD\u00c9MIE FRAN\u00c7AISE.<\/p>\n\n\n\n<p>Le fauteuil 3 a \u00e9t\u00e9 occup\u00e9 successivement, en 1634 par Jacques de Serisay [1594-1653] ; en 1654, par Paul Philippe de Chaumont, \u00e9v\u00eaque de Dax [1617-1697] ; en 1697, par Louis Cousin [1627-1707] ; en 1707, par Jacques Louis de Valon, marquis de Mimeure [1659-1719] ; en 1719, par l&rsquo;abb\u00e9 Nicolas G\u00e9doyn [1677-1744] ; en 1744, par Fran\u00e7ois Joachim de Pierre, cardinal de Bernis [1715-1794] ; en 1803, par Roch Ambroise* Sicard [1742-1822].<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de 1822, le fauteuil 3 est occup\u00e9 en 1822 par Denis* Frayssinous [1765-1841]&nbsp;; en 1842, par \u00c9tienne Denis, duc Pasquier [1767-1862]&nbsp;; en 1863, par Jules Dufaure [1798-1881]&nbsp;; en 1881, par Victor Cherbulliez [1829-1899]&nbsp;; en 1900, par \u00c9mile Faguet&nbsp;[1847-1916] ; en 1918, par Georges Clemenceau&nbsp;[1841-1929] ; en 1930, par Andr\u00e9 Chaumeix [1874-1955]&nbsp;; en 1955, par J\u00e9r\u00f4me Carcopino [1881-1970]&nbsp;; en 1971, par Roger Caillois [1913-1978]&nbsp;; en 1980, par Marguerite Yourcenar [1903-1987]&nbsp;; en 1989, par Jean Denis Bredin [1929- ].<\/p>\n\n\n\n<p>SOURCE CONCERNANT SICARD.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\nhttp:\/\/www.gutenberg.org\/files\/38548\/38548-h\/38548-h.htm\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9lection du 24 juin 1801, r\u00e9int\u00e8gre l\u2019abb\u00e9 Roch Ambroise Sicard [1742-1822] dans la Classe de Litt\u00e9rature et Beaux-Arts de l&rsquo;Institut National des Sciences et des Arts. Il avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 le 20 novembre 1795, comme membre de l\u2019Institut national, dans la troisi\u00e8me classe [Litt\u00e9rature et Beaux-arts] section de Grammaire.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-1733","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1733","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1733"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1733\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1734,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1733\/revisions\/1734"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1733"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1733"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1733"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}