{"id":170,"date":"2011-09-03T20:26:11","date_gmt":"2011-09-03T20:26:11","guid":{"rendered":""},"modified":"2011-09-03T20:26:11","modified_gmt":"2011-09-03T20:26:11","slug":"La-Logique-d-Aristote-mise-au-concours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/La-Logique-d-Aristote-mise-au-concours.html","title":{"rendered":"La Logique d&rsquo;Aristote mise au concours"},"content":{"rendered":"<em>En 1835, pour la deuxi&egrave;me fois, Aristote est mis &agrave; l&#39;honneur par l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques. La section de Philosophie, sur la proposition de Victor Cousin, a en effet donn&eacute; pour th&egrave;me de concours : l&#39;Examen critique de l&#39; Organum d&#39;Aristote. Le prix sera remis en novembre 1837, &agrave; Jules Barth&eacute;lemy Saint-Hilaire [1805-1895], qui a entrepris parall&egrave;lement le consid&eacute;rable travail de traduire la totalit&eacute; des textes d&#39;Aristote qui nous sont parvenus.<\/em><!--more--><p>D&Eacute;FINITION DU TERME ORGANUM.<br \/>On comprend, dira Adolphe Franck dans  son livre sur Aristote, sous le nom collectif d&#39; Organum plusieurs  trait&eacute;s parfaitement distincts, ou du moins g&eacute;n&eacute;ralement adopt&eacute;s et  reconnus pour tels :Le trait&eacute; des Cat&eacute;gories, dont le but est de faire  conna&icirc;tre les principes g&eacute;n&eacute;raux de l&#39;intelligence, ou les formes de la  pens&eacute;e ; le trait&eacute; de l&#39;Interpr&eacute;tation o&ugrave; sont expos&eacute;es les r&egrave;gles  g&eacute;n&eacute;rales et les formes du langage, consid&eacute;r&eacute;es seulement sous le point  de vue de la logique, comme expression des op&eacute;rations de l&#39;intelligence  et non pas des op&eacute;rations de l&#39;&acirc;me en g&eacute;n&eacute;ral ; les Analytiques, o&ugrave; l&#39;on trouve toutes les r&egrave;gles et les formes du syllogisme ;  les Topiques, ou lieux communs, qui nous repr&eacute;sentent dans leur totalit&eacute;  ce que l&#39;on comprend encore aujourd&#39;hui sous le nom de Dialectique,  l&#39;art d&#39;interroger et de r&eacute;pondre ;  les Arguments sophistiques, o&ugrave; l&#39;on indique &agrave;la fois et les principaux sophismes, et les moyens de les r&eacute;soudre &raquo;.  CALENDRIER ET MONTANT DU PRIX.<br \/> Le sujet : Examen critique de l&#39;Organum d&#39;Aristote, sur proposition de  Victor Cousin, est mis au concours le 28 mars et le 4 avril 1835. <br \/> Le terme est fix&eacute; au 31 d&eacute;cembre 1836 &laquo; Les M&eacute;moires doivent &ecirc;tre remis &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie avant le 1er janvier 1837 &raquo;.<br \/> <br \/> Le montant du prix est fix&eacute; &agrave; mille cinq cents francs.<br \/> <br \/> C&#39;est le deuxi&egrave;me concours propos&eacute; par l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales  et politiques, au nom de sa section de Philosophie, depuis 1833. Le  premier concours Examen critique de l&#39;ouvrage d&#39;Aristote, intitul&eacute; :  M&eacute;taphysique, avait &eacute;t&eacute; propos&eacute; en juin 1833, et d&eacute;cern&eacute; en avril 1835 &agrave;  F&eacute;lix Ravaisson.<br \/> &nbsp;<br \/> PROGRAMME.<br \/> Le programme est d&eacute;fini de la mani&egrave;re suivante : <br \/> 1.Discuter l&#39;authenticit&eacute; de l&#39;Organum et des diverses parties dont il se compose.<br \/> 2.Faire conna&icirc;tre l&#39;Organum par une analyse &eacute;tendue, d&eacute;terminer le plan, le caract&egrave;re et le but de cet ouvrage.<br \/> 3.En faire l&#39;histoire ; exposer l&#39;influence de la Logique d&#39;Aristote sur  tous les grands syst&egrave;mes de logique de l&#39;antiquit&eacute;, du moyen-&acirc;ge et de  la philosophie moderne.<br \/> 4.Appr&eacute;cier la valeur intrins&egrave;que de cette logique et signaler les  emprunts utiles que pourrait lui faire la philosophie de notre si&egrave;cle. <br \/> <br \/> Deux m&eacute;moires ont &eacute;t&eacute; remis.<br \/> <br \/> RAPPORT.<br \/> Rapport verbal de Victor Cousin. <br \/> Rapport &eacute;crit de Philibert* Damiron, lu dans la s&eacute;ance du 4 novembre 1837.<br \/> <br \/> Publi&eacute; dans les M&eacute;moires de l&#39;Acad&eacute;mie royale des Sciences morales et  politiques de l&#39;Institut de France. Ann&eacute;e 1839. Tome II [deuxi&egrave;me  s&eacute;rie], pages 43-124 <br \/> [Paris : de l&#39;Imprimerie de Firmin Didot fr&egrave;res et Cie. Imprimeurs de l&#39;Institut, rue Jacob, n&deg; 56. In-4, 672 p., 1837]. <br \/> <br \/> PRIX D&Eacute;CERN&Eacute; &Agrave; BARTH&Eacute;LEMY-SAINT-HILAIRE.<br \/> Le prix est d&eacute;cern&eacute; &agrave; &laquo; Jules Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire &raquo;. <br \/> <br \/> M&eacute;moire n&deg;2. Manuscrit in-4 de 885 pages. [Archives de l&#39;institut]. <br \/> <br \/> Jules Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire [1805-1895], dans la p&eacute;riode 1835-1836,  o&ugrave; il prend connaissance su sujet mis &agrave; prix par l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences  morales et politiques, est employ&eacute; au Minist&egrave;re des Finances, &agrave; la  R&eacute;gie des contributions indirectes. <br \/> Depuis janvier 1832, il a commenc&eacute; l&#39;&eacute;dition et la traduction des  Oeuvres compl&egrave;tes d&#39;Aristote par La Politique traduite en fran&ccedil;ais  d&#39;apr&egrave;s le texte collationn&eacute; sur les manuscrits et les &eacute;ditions  principales par J. Barth&eacute;lemy-St-Hilaire [Paris : Imprim&eacute; par  autorisation du Roi &agrave; l&#39; Imprimerie royale. Deux volumes in-8, 1837]. En  obtenant, gr&acirc;ce &agrave; Victor Cousin, membre de la Commission des  impressions gratuites pr&egrave;s l&#39;Imprimerie royale, avec Villemain, Vitet,  Daunou, Arago, etc., l&#39;impression de son travail par l&#39;Imprimerie  royale. &nbsp;<br \/> En 1838, apr&egrave;s avoir remport&eacute; le prix de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales  et politiques, Jules Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire, toujours avec l&#39;appui de  Victor Cousin,&nbsp; est nomm&eacute; au coll&egrave;ge de France professeur titulaire de  la chaire Philosophie grecque et latine, chaire qu&rsquo;il occupe de 1838 &agrave;  1852, en remplacement de Th&eacute;odore Jouffroy [1796-1842], qui a  d&eacute;missionn&eacute; pour prendre la chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des  Lettres de Paris, rendue vacante par la mort de Pierre Laromigui&egrave;re.&nbsp; &nbsp;<br \/> Jules Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire est &eacute;lu membre titulaire de l&#39;Acad&eacute;mie  des Sciences morales et politiques, dans la section de Philosophie le 26  mars 1839.<br \/> <br \/> MENTION HONORABLE &Agrave; JOSEPH TISSOT.<br \/> Une mention honorable est d&eacute;cern&eacute;e &agrave; Joseph Tissot, &laquo; professeur de philosophie &agrave; Dijon &raquo;.<br \/> <br \/> M&eacute;moire n&deg;1. Manuscrit in-4 de 251 pages. [Archives de l&#39;Institut].<br \/> <br \/> Joseph Tissot [1801-1876], agr&eacute;g&eacute; de philosophie en 1831. Docteur  &egrave;s-lettres [Dijon, 1831], avec une th&egrave;se latine latine portant sur les  notions de droit naturel et l&#39;&eacute;thique&nbsp;: De notionibus quibusdam juri  naturali et ethicoe communibus&nbsp;; de systematum utriusque disciplinae  speciebus&nbsp;; inter utramque scientiam differentia. [In-8]. La th&egrave;se  fran&ccedil;aise a pour titre : Du beau, particuli&egrave;rement en litt&eacute;rature. &nbsp;<br \/> Professeur de philosophie &agrave; Bourges [1834], puis au coll&egrave;ge royal de  Dijon, charg&eacute; de cours de philosophie [1836-1839] &agrave; la Facult&eacute; des  Lettres de Dijon. Puis professeur titulaire de la chaire de Philosophie &agrave;  la Facult&eacute; des Lettres de Dijon [1839-1870]. Doyen de la Facult&eacute; des  Lettres de Dijon [1868]. <br \/> &Eacute;lu correspondant de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, section de Philosophie, le 27 f&eacute;vrier 1869.<br \/> <br \/> Joseph Tissot [1801-1876] participe &agrave; plusieurs concours de la section  de Philosophie de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques : celui  de 1833, sur l&#39;Examen critique de l&#39;ouvrage d&#39;Aristote, intitul&eacute;  M&eacute;taphysique, o&ugrave;&nbsp; il obtient une mention honorable ; celui de 1835, sur  l&#39;Examen critique&nbsp; de l&#39;Organum d&#39; Aristote, o&ugrave; il obtient une mention  honorable ; celui de 1850, sur l&#39;Examen critique des principaux syst&egrave;mes  modernes de Th&eacute;odic&eacute;e, o&ugrave; il obtient une mention honorable ; celui de  1866, Exposer la philosophie de Kant, o&ugrave; il re&ccedil;oit le prix de mille cinq  cents francs [partag&eacute; avec Th&eacute;ophile Desdouits]&nbsp; ; celui de 1867, sur  la Folie consid&eacute;r&eacute;e au point de vue philosophique, o&ugrave; il re&ccedil;oit une  m&eacute;daille de mille cinq cents francs. &nbsp;<br \/> <br \/> PUBLICATION DE BARTH&Eacute;LEMY SAINT-HILAIRE EN LIAISON AVEC SON M&Eacute;MOIRE.<br \/> Jules Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire publie son travail en 1838, sous le titre : <br \/> De la Logique d&#39;Aristote [Paris : Ladrange. Deux volumes in-8, VI-450+408 pp., 1838].<br \/> <br \/> PUBLICATION DE JOSEPH TISSOT EN LIAISON AVEC SON M&Eacute;MOIRE.<br \/> Pas de publication.<br \/> <br \/> ADOLPHE FRANCK HORS-D&Eacute;LAI POUR CONCOURIR.<br \/> C&#39;est sur ce m&ecirc;me sujet qu&#39;Adolphe Franck [1809-1893], alors professeur  au coll&egrave;ge royal de Nancy, depuis 1834, avait cherch&eacute; &agrave; concourir. <br \/> Bien que hors d&eacute;lai pour concourir pour l&#39;Acad&eacute;mie, V. Cousin l&#39;avait  encourag&eacute; &agrave; publier son texte qui para&icirc;t en 1838 : *Esquisse d&#39;une  histoire de la logique, pr&eacute;c&eacute;d&eacute; d&#39;une analyse &eacute;tendue de l&#39;Organum  d&#39;Aristote, par Ad. Franck, professeur de philosophie [Paris&nbsp;: Librairie  classique de L. Hachette. Rue Pierre Sarrasin, n&deg;12. In-8, XV-315 p.,  M.DCCC.XXXVIII].<br \/> <br \/> Adolphe Franck t&eacute;moigne de ce soutien de V. Cousin &agrave; la fin de sa  Pr&eacute;face&nbsp;: &laquo; [Cet ouvrage] serait rest&eacute; longtemps encore sans voir la  lumi&egrave;re, si un homme qui a rendu &agrave; la philosophie les plus &eacute;clatants  services, l&rsquo;un des membres les plus illustres de la savante Acad&eacute;mie  dont nous avons ambitionn&eacute; le suffrage, ne nous avait fait esp&eacute;rer qu&rsquo;il  pourra &ecirc;tre de quelque profit pour l&rsquo;enseignement et pour la science.  Puisse le public partager son avis et imiter son indulgence&nbsp;! &raquo;.<br \/> Soucieux d&#39;appuyer la philosophie sur l&#39;histoire de la philosophie,  selon une vue ch&egrave;re &agrave; son ma&icirc;tre Victor Cousin, l&#39;&eacute;tude de Franck porte  essentiellement sur les ouvrages de logique d&#39;Aristote, mais brosse  aussi une description des syst&egrave;mes logiques de Bacon, Descartes, Kant,  Hegel [consid&eacute;r&eacute;s, avec Aristote, comme les grands ma&icirc;tres de la logique  et de la philosophie].<br \/> <br \/> Adolphe Franck [1809-1893], est d&#39;abord professeur de philosophie au  coll&egrave;ge de Douai [1832]. Docteur &egrave;s-lettres [mai 1832, Toulouse], avec  une th&egrave;se en latin sur la Libert&eacute; [De Libertate], et une th&egrave;se en  fran&ccedil;ais : Des R&eacute;volutions litt&eacute;raires. <br \/> Agr&eacute;gation de philosophie en ao&ucirc;t-septembre 1832.<br \/> Il conna&icirc;t, dans l&rsquo;enseignement secondaire, une carri&egrave;re professorale  rapide qui le rapprochera assez vite de Paris, dans des chaires de plus  en plus importantes&nbsp;: professeur au coll&egrave;ge de Nancy [1834]&nbsp;; professeur  au coll&egrave;ge de Versailles [1838]&nbsp;; professeur de philosophie au coll&egrave;ge  Charlemagne [1840].<br \/> De 1849 &agrave; 1852, Adolphe Franck&nbsp; suppl&eacute;e Jules Barth&eacute;lemy-Saint-Hilaire  au Coll&egrave;ge de France, dans la chaire de Philosophie grecque et latine.  Il est charg&eacute; de cours au Coll&egrave;ge de France pour le Droit de la nature  et des gens, en 1854-1855. En janvier 1856 est nomm&eacute; professeur  titulaire [chaire du Coll&egrave;ge de France qu&rsquo;il occupera jusqu&rsquo;&agrave; sa  retraite en 1881]<br \/> &Eacute;lu &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, dans la section de Philosophie, le 20 janvier 1844.<br \/> <br \/> VICTOR COUSIN ET LE RETOUR &Agrave; ARISTOTE.<br \/> Depuis 1820, Victor Cousin a entrepris une s&eacute;rie d&#39;&eacute;ditions savantes :  celles des &oelig;uvres de Proclus, texte grec et commentaires en latin, six  volumes, 1820-1827 ; traduction des &oelig;uvres de Platon, en treize volumes  [1822-1840], traduction commenc&eacute;e en 1822, et dont le tome huit para&icirc;t  en 1832 ; enfin, une &eacute;dition des &oelig;uvres de Descartes, en onze volumes,  men&eacute;e &agrave; bien de 1824 &agrave; 1826. <br \/> Quant &agrave; l&#39;&eacute;dition des Oeuvres de Maine de Biran, elle est esquiss&eacute;e en 1832 et se poursuivra jusqu&#39;en 1841. <br \/> <br \/> Avec le premier concours de philosophie de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences  morales et politiques, qui renoue avec la tradition des prix de  l&#39;Institut de France, Victor Cousin cherche &agrave; donner une nouvelle  orientation aux recherches qu&#39;il patronne. <br \/> <br \/> Depuis 1830, il n&#39;enseigne plus &agrave; la Facult&eacute; des Lettres, o&ugrave; il se fait  remplacer en 1830-1831 par Jean Philibert Damiron [1830-1831], puis  l&#39;ann&eacute;e suivante, jusqu&#39;en 1838, par Hector Poret [1831-1838].<br \/> Il ne conserve son enseignement qu&#39;en troisi&egrave;me ann&eacute;e de l&#39;&Eacute;cole  normale. Et, en 1836, comme en t&eacute;moigne Jules Simon : &laquo; Il ne fit pas  autre chose que de lire avec nous le XII &egrave;me livre de la M&eacute;taphysique  d&rsquo;Aristote. Il fit de m&ecirc;me en 1837 &raquo;. <br \/> De m&ecirc;me plusieurs th&egrave;ses de doctorat soutenues &agrave; Paris, &agrave; partir de  1836, sont consacr&eacute;es &agrave; Aristote : la th&egrave;se latine de M. B. Jullien sur  De physica Aristotelis ; la th&egrave;se fran&ccedil;aise d&#39; &Eacute;tienne&nbsp; Vacherot sur la  Th&eacute;orie des premiers principes d&#39;Aristote. En 1837, la th&egrave;se fran&ccedil;aise  d&#39; Am&eacute;d&eacute;e Jacques, sur Aristote consid&eacute;r&eacute; comme historien de la  philosophie. En 1839, la th&egrave;se latine de Jules Simon De Deo Aristotelis.<br \/> <br \/> En m&ecirc;me temps Victor Cousin veille &agrave; inscrire La M&eacute;taphysique d&#39;Aristote dans le programme du concours d&#39;agr&eacute;gation.<br \/> <br \/> Aussi peut-on parler, &agrave; propos de Victor Cousin &laquo; d&#39;un retour &agrave; Aristote  &raquo;.  http:\/\/pages.textesrares.com\/index.php\/Philo19\/Victor-Cousin-et-le-retour-dAristote.html<br \/> <br \/> SOURCES.<br \/> Depuis janvier 1842, soit un peu moins de dix ans apr&egrave;s sa  reconstitution, sur proposition de Fran&ccedil;ois Guizot, et par ordonnance  royale de Louis-Philippe du 26 octobre 1832, l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences  morales et politiques, publie chaque ann&eacute;e un Compte rendu tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;  des &laquo;&nbsp;S&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et  politiques &raquo;. <br \/> Le d&eacute;pouillement de ces comptes rendus, parus annuellement, r&eacute;dig&eacute;s par  Charles Verg&eacute; et M. Loiseau, puis par Charles Verg&eacute; seul, sous la  direction de Fran&ccedil;ois Mignet, secr&eacute;taire perp&eacute;tuel de l&#39;Acad&eacute;mie [Paris :  Alphonse Picard, libraire-&eacute;diteur, 82 rue Bonaparte], permet d&#39;acc&eacute;der  aux informations concernant l&#39;ensemble des concours propos&eacute;s  r&eacute;guli&egrave;rement par les diff&eacute;rentes sections [Philosophie ; Morale ;  L&eacute;gislation, droit public et jurisprudence ; &Eacute;conomie politique et  statistique ; Histoire g&eacute;n&eacute;rale et philosophique]. <br \/> <br \/> D&#39;autre part, en d&eacute;cembre 1901, l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et  politiques a fait para&icirc;tre, sous le titre Concours de l&#39;Acad&eacute;mie, la  liste int&eacute;grale des &laquo; sujets propos&eacute;s, prix et r&eacute;compenses d&eacute;cern&eacute;s,  liste des livres couronn&eacute;s ou r&eacute;compens&eacute;s &raquo;, pour la p&eacute;riode 1834-1900  [Paris : Imprimerie nationale. in-8, 260 p., d&eacute;cembre 1901]. avec une  Table des rapporteurs, une Table du nom des auteurs couronn&eacute;s, une Table  des mati&egrave;res.<br \/> <br \/> C&#39;est &agrave; partir de ces deux sources, compl&eacute;t&eacute;es succinctement  d&#39;informations biographiques et bibliographiques, que sont repris les  renseignements portant&nbsp; sur le deuxi&egrave;me concours de Philosophie de  l&#39;Acad&eacute;mie concernant l&#39;Examen critique de l&#39;Organum d&#39;Aristote.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>En 1835, pour la deuxi&egrave;me fois, Aristote est mis &agrave; l&#39;honneur par l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques. La section de Philosophie, sur la proposition de Victor Cousin, a en effet donn&eacute; pour th&egrave;me de concours : l&#39;Examen critique de l&#39; Organum d&#39;Aristote. Le prix sera remis en novembre 1837, &agrave; Jules Barth&eacute;lemy Saint-Hilaire [1805-1895], qui a entrepris parall&egrave;lement le consid&eacute;rable travail de traduire la totalit&eacute; des textes d&#39;Aristote qui nous sont parvenus.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-170","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-philo-du-xixe-en-france-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/170","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=170"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/170\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=170"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=170"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=170"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}