{"id":167,"date":"2011-07-07T09:26:30","date_gmt":"2011-07-07T09:26:30","guid":{"rendered":""},"modified":"2011-07-07T09:26:30","modified_gmt":"2011-07-07T09:26:30","slug":"Francisque-Bouillier-1813-1899-historien-de-la-philosophie-bibliographie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Francisque-Bouillier-1813-1899-historien-de-la-philosophie-bibliographie.html","title":{"rendered":"Francisque Bouillier (1813-1899), historien de la philosophie, bibliographie"},"content":{"rendered":"<em>Son &quot;Histoire de la philosophie cart&eacute;sienne&quot; (1854) est encore r&eacute;&eacute;dit&eacute;e de nos jours. Mais &agrave; c&ocirc;t&eacute; de cette oeuvre d&#39;histoire de la philosophie, il existe presque deux cents interventions, discours, brochures, rapports, m&eacute;moires, ouvrages, tir&eacute;s &agrave; part. Cette bibliographie s&#39;efforce d&#39;en rendre compte. <\/em><br \/><!--more--><p>ORIENTATION G&Eacute;N&Eacute;RALE DE LA BIBLIOGRAPHIE.<br \/>Cette bibliographie, bri&egrave;vement comment&eacute;e, de Fran&ccedil;ois Cyrille, dit Francisque Bouillier [1813-1899] comporte plus de cent quatre-vingt entr&eacute;es. <br \/>Cette quantit&eacute; s&#39;explique pour beaucoup par la diversit&eacute; de la trajectoire de ce professeur de philosophie, dont la carri&egrave;re universitaire s&#39;&eacute;tend sur pr&egrave;s de quarante-cinq ans : ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale, professeur de coll&egrave;ge royal, professeur et doyen de Facult&eacute; en province, recteur d&#39;Acad&eacute;mie, Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Instruction publique pour l&#39;enseignement secondaire, directeur de l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, &agrave; nouveau Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral. <br \/>Quant aux soci&eacute;t&eacute;s acad&eacute;miques, pendant une dur&eacute;e de cinquante-six ans : correspondant puis membre titulaire de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques ; associ&eacute; libre, membre et enfin &eacute;m&eacute;rite de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences, belles-lettres et des arts de Lyon.<br \/>&nbsp;<br \/>PUBLICATIONS ACAD&Eacute;MIQUES.&nbsp;&nbsp; <br \/>Apr&egrave;s l&#39;entr&eacute;e &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale [1834], les trois ann&eacute;es d&#39;&eacute;tudes et l&#39;agr&eacute;gation de philosophie obtenue directement &agrave; la sortie [1837] les deux premi&egrave;res publications de Francisque Bouillier concernent ses th&egrave;ses de doctorat &egrave;s-lettres [1839].<br \/><br \/>Nomm&eacute; professeur de philosophie [1839] dans la chaire de philosophie de la Facult&eacute; des Lettres de Lyon nouvellement recr&eacute;&eacute;e, des tir&eacute;s &agrave; part, selon la coutume de l&#39;&eacute;poque, reprennent les diff&eacute;rentes le&ccedil;ons prononc&eacute;es &agrave; l&#39;ouverture annuelle des cours [1839 ; 1842 ; 1843 ; 1844 ; 1845], textes publi&eacute;s dans la Revue du Lyonnais.<br \/><br \/>LAUR&Eacute;AT DE L&#39;INSTITUT.<br \/>Mais en m&ecirc;me temps Francisque Bouillier, sur les conseils de V. Cousin, participe au concours de philosophie propos&eacute; par l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques sur le Cart&eacute;sianisme. A partir de son M&eacute;moire, qui lui permet d&#39;&ecirc;tre un des deux laur&eacute;ats, il publie un premier ouvrage en un volume [Histoire et critique de la r&eacute;volution cart&eacute;sienne, 1842], repris et approfondi en deux volumes [Histoire de la philosophie cart&eacute;sienne, 1854], puis r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1868. <br \/>Ce travail lui permet d&#39;&ecirc;tre &eacute;lu associ&eacute; libre [1843] de l&#39;Acad&eacute;mie des Beaux-Arts, sciences et lettres de Lyon, puis membre titulaire [1845]. Ce sont autant de discours n&eacute;cessaires et de communications possibles. Sa r&eacute;sidence lyonnaise le conduit aussi &agrave; &ecirc;tre, avec le soutien de V. Cousin, non pas membre titulaire, mais le seul correspondant de nationalit&eacute; fran&ccedil;aise [1842] de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, pour la section de Philosophie.&nbsp; <br \/><br \/>SP&Eacute;CIALISTE DE DESCARTES.<br \/>Toute sa vie durant Francisque Bouillier va appara&icirc;tre comme le sp&eacute;cialiste incontest&eacute; de Descartes. Il va profiter de cette reconnaissance et conforter son statut en publiant, surtout&nbsp; pour l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences, belles-lettres et des arts de Lyon, de nombreux articles se rapportant de pr&egrave;s ou de loin &agrave; Descartes [sur d&#39;Aguesseau, Arnauld, le cart&eacute;sianisme de Bossuet, F&eacute;nelon, Fontenelle, Malebranche et la vision en Dieu, Moli&egrave;re et Gassendi,&nbsp; Nicole, l&#39;hypoth&egrave;se cart&eacute;sienne des b&ecirc;tes-machines ] ; et une &eacute;dition des Oeuvres du p&egrave;re j&eacute;suite Claude Buffier, qui prend sa place dans la collection d&#39;une biblioth&egrave;que philosophique &agrave; bon march&eacute; propos&eacute; par l&#39;&eacute;diteur Charpentier, investie par V. Cousin et ses &eacute;l&egrave;ves.<br \/><br \/>En m&ecirc;me temps il m&egrave;ne son propre travail philosophique, tourn&eacute; tout d&#39;abord vers la philosophie allemande [Kant, Fichte], puis tr&egrave;s rapidement, notamment dans les le&ccedil;ons d&#39;ouverture, vers la promotion des th&egrave;mes de la philosophie et de la morale de l&#39;&eacute;clectisme spiritualiste. <br \/><br \/>ASSOCIER TOUTES LES ACAD&Eacute;MIES.<br \/>D&egrave;s 1845, Francisque Bouillier initie une r&eacute;flexion sur l&#39;Association des diff&eacute;rentes acad&eacute;mies de province, propose un Plan d&#39;association universelle [1846], th&egrave;me qu&#39;il va poursuivre&nbsp; en 1857 : L&#39;institut et les Acad&eacute;mies de province ; en 1878 : l&#39;Institut de France et les soci&eacute;t&eacute;s savantes.<br \/><br \/>MORALISTE DU BON SENS.<br \/>Il se pla&icirc;t &agrave; appara&nbsp;&nbsp;&nbsp; &icirc;tre comme un moraliste en &eacute;crivant sur le vrai et le faux optimisme [1846], l&#39;optimisme [1848], sur la perfectibilit&eacute; [1850] sur le plaisir et la douleur [1864, 1865], la Querelle des anciens et des modernes en morale [1869],&nbsp; la Conscience en psychologie et en morale [1872], La vraie conscience [1882], Morale et progr&egrave;s [1875], &Eacute;tudes famili&egrave;res de psychologie et de morale [1884], Nouvelles &eacute;tudes famili&egrave;res de psychologie et de morale [1887], Questions de morale pratique [1889].<br \/>C&#39;est, dans cette m&ecirc;me perspective, qu&#39;il consacre un de ses cours &agrave; la Facult&eacute; aux Offices de Cic&eacute;ron [1854].<br \/><br \/>DES &Eacute;DITIONS SCOLAIRES.<br \/>En 1845, Francisque Bouillier publie Manuel de l&#39;histoire de la philosophie, &agrave; l&#39;usage des candidats au baccalaur&eacute;at &egrave;s-lettres, repris en 1867, sous le nom de Notions d&#39;histoire de la philosophie, r&eacute;&eacute;dit&eacute; &agrave; plusieurs reprises, en 1874, 1878, 1882, 1891, 1896, avec la collaboration de Marin Ferraz [1828-1898] qui lui a succ&eacute;d&eacute;, en 1864, dans la chaire de Philosophie de la Facult&eacute; des Lettres de Lyon. <br \/>En 1855, Francisque Bouillier fait para&icirc;tre&nbsp; des Analyses critiques des ouvrages de philosophie compris dans le programme du baccalaur&eacute;at &egrave;s-lettres [1855], r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1868, 1873, 1875. <br \/>Une fois &agrave; la retraite, apr&egrave;s 1879, publie une &eacute;dition scolaire De la Recherche de la v&eacute;rit&eacute;, par N. Malebranche [1880, 1889] ; une &eacute;dition partielle des Lettres provinciales de Pascal [1886] ; une &eacute;dition des Nouveaux essais sur l&#39;entendement humain et de la Monadologie de Leibniz [1886].<br \/>&nbsp;<br \/>L&#39;IDENTIT&Eacute; DE L&#39;&Acirc;ME ET DU PRINCIPE VITAL.<br \/>Spiritualiste d&eacute;clar&eacute;, adversaire du vitalisme de l&#39;&Eacute;cole m&eacute;dicale de Montpellier,&nbsp;&nbsp; plusieurs de ses publications sont consacr&eacute;es &agrave; la d&eacute;fense de l&#39;animisme, selon lequel il y a identit&eacute; de l&#39;&acirc;me pensante et du principe vital, comme le soutient son ouvrage : De l&#39;unit&eacute; de l&#39;&acirc;me pensante et du principe vital [1859, 1862, 1873].<br \/><br \/>MEMBRE TITULAIRE DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES.<br \/>&Eacute;lu membre titulaire de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques [1875], dans la section de Philosophie, Francisque Bouillier assume les diff&eacute;rentes charges li&eacute;es &agrave; cette fonction. <br \/>Ce sont les Rapports sur les concours de philosophie : l&#39;&Eacute;cole de Padoue [1879] ; sur l&#39;Association des id&eacute;es [1881] ;&nbsp; sur le Libre-arbitre [1885] ; sur la Th&eacute;odic&eacute;e [1891], sur De la Personnalit&eacute; [1895]. <br \/>De nombreux Rapports sur des ouvrages de philosophie. <br \/>Des Discours &agrave; des fun&eacute;railles, alors que Francisque Bouillier, est pr&eacute;sident de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques : celles d&#39;Hippolyte Carnot [1888] ; de Rosseeuw Saint-Hilaire [1889] ; d&#39;&Eacute;mile Beaussire [1889], d&#39;Ernest Havet [1889] ; de Charles Lucas [1889] ; ou &agrave; l&#39;occasion d&#39;un d&eacute;c&egrave;s : Fustel de Coulanges [1889]. <br \/>Des Notices n&eacute;crologiques, sur Luigi Ferri [1898] ; sur le recteur &Eacute;mile Charles [1898]. <br \/>Il lit &eacute;galement des M&eacute;moires dont il est l&#39;auteur.&nbsp; <br \/><br \/>BIOGRAPHIES ET AUTO-BIOGRAPHIE. <br \/>Ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1834], Francisque Bouillier r&eacute;dige pour l&#39;Annuaire&nbsp; de l&#39;Association des anciens &eacute;l&egrave;ves, des notices n&eacute;crologiques sur des camarades de sa promotion : Eug&egrave;ne Baret [1888], Henri Joseph Chevriaux [1884], Antoine Mac&eacute; de L&eacute;pinay [1892], Alexis Pierron [1879], Constant Rollier [1877]. &Eacute;galement sur Alexandre Mouillard, de la promotion 1828 [1873], et Vincent Joguet, de la promotion 1833 [1875].<br \/>Enfin en 1897, il publie une sorte d&#39;autobiographie sous le titre de Souvenirs d&#39;un vieil universitaire. <br \/>&nbsp;<br \/>BIBLIOGRAPHIE D&Eacute;TAILL&Eacute;E.<br \/><br \/>Premi&egrave;res classes &agrave; l&#39;&eacute;cole paroissiale de saint Cyr au Mont d&#39;Or, puis au pensionnat du Verbe incarn&eacute; &agrave; Lyon. &Eacute;tudes &agrave; Paris, au coll&egrave;ge Stanislas, puis au coll&egrave;ge Bourbon dans la classe de seconde. <br \/>Revient &agrave; Lyon, o&ugrave; il b&eacute;n&eacute;ficie de l&#39;enseignement de Louis M&eacute;zi&egrave;res [1793-1832] en rh&eacute;torique. En philosophie il est l&#39;&eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;abb&eacute; Joseph Matthias Noirot [1793-1880], c&eacute;l&eacute;brit&eacute; de l&#39;&eacute;poque en mati&egrave;re d&#39;enseignement de la philosophie. <br \/>Francisque Bouillier, se pr&eacute;parant au concours de l&#39;&Eacute;cole normale, b&eacute;n&eacute;ficie des le&ccedil;ons d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;es d&#39;Alphonse Beljame, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1811] alors Inspecteur d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Lyon. Class&eacute; cinqui&egrave;me, est re&ccedil;u &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale [novembre 1834], ainsi que treize autres &eacute;l&egrave;ves. <br \/>Apr&egrave;s trois ans d&#39;&eacute;tudes, o&ugrave; il suit en philosophie les cours de Jean Philibert Damiron, Bouillier est re&ccedil;u &agrave; l&#39;agr&eacute;gation de philosophie, le premier hors ligne [ao&ucirc;t 1837], alors que V. Cousin est le pr&eacute;sident du jury. Cette ann&eacute;e, D&eacute;sir&eacute; Joseph Henne [1812-1869], lui aussi ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale de l&#39;ann&eacute;e 1834, est le seul autre candidat re&ccedil;u.<br \/>{mospagebreak heading= }<\/p><p>ANN&Eacute;E 1837.<\/p><p>Francisque Bouillier est nomm&eacute; professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal d&rsquo;Orl&eacute;ans [1837-1839].Francisque Bouillier, &agrave; Orl&eacute;ans, succ&egrave;de &agrave; Benjamin Lafaist [1808-1867], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1829], agr&eacute;g&eacute; de philosophie [1832], docteur &egrave;s-lettres [Paris, 1833] ; et est remplac&eacute; en 1839, par Auguste Debs [1813-1849], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1834], agr&eacute;gation de philosophie en 1838<br \/>Dans un concours g&eacute;n&eacute;ral institu&eacute; par Achille de Salvandy [1795-1856], ministre de l&#39;Instruction publique [avril 1837-mars 1839], dans le second minist&egrave;re Mol&eacute;, concours entre les coll&egrave;ges de Paris et ceux de province, un des &eacute;l&egrave;ves de Bouillier, Gustave Vapereau [1819-1906], futur auteur du Dictionnaire des contemporains remporte le premier prix de philosophie. Et Michel &Eacute;mile Talbert [1820-1882], futur proviseur au coll&egrave;ge Rollin obtient un accessit.<br \/><br \/>ANN&Eacute;E 1839.<br \/><br \/>Francisque Bouillier pr&eacute;pare, sous la direction de Victor Cousin son doctorat &egrave;s-lettres. L&#39;&eacute;dition du texte de la th&egrave;se en fran&ccedil;ais est la premi&egrave;re publication de Bouillier.<br \/><br \/>1839.<br \/>Quorumdam Platonis dialogorum et quarumdam Pascalii ad provincialem amicum epistolarum comparatio. [Aureliae&nbsp;: ex typographia A. Gatineau. In-8, 60 p., 1839]. <br \/><br \/>Il s&#39;agit du texte de la th&egrave;se en latin, soutenue devant La Facult&eacute; des Lettres de Paris. Le th&egrave;me est celui de la comparaison des Dialogues de Platon et des Provinciales de Pascal. La th&egrave;se est imprim&eacute;e &agrave; Orl&eacute;ans<br \/>Le texte imprim&eacute; est pr&eacute;c&eacute;d&eacute; de la mention : <br \/>&laquo; Vu et lu en Sorbonne, le 1er janvier 1839 par le Doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Paris. J. Vict. Le Clerc.<br \/>Permis d&#39;imprimer. L&#39;Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral charg&eacute; de l&#39;administration de l&#39;Acad&eacute;mie de Paris. Rousselle.<br \/>Cette th&egrave;se sera soutenue par Francisque Bouillier &raquo;.<br \/><br \/>Jean Victor Le Clerc [1789-1865] ancien ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale, professeur d&#39;&Eacute;loquence latine &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris [1824-1865] est doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Paris de 1832 &agrave; 1865. A ce titre il lit et vise toutes les th&egrave;ses &agrave; soutenir &agrave; Paris.<br \/><br \/>1839.<br \/>Sur La L&eacute;gitimit&eacute; de la facult&eacute; de conna&icirc;tre. [Orl&eacute;ans&nbsp;: impr. de A. Gatineau. In-8, 128 p., 1839].<br \/><br \/>Il s&#39;agit du texte de la th&egrave;se en fran&ccedil;ais, soutenue &agrave; Paris le 29 ao&ucirc;t 1839. <br \/>Cinq docteurs soutiennent leurs th&egrave;ses la m&ecirc;me ann&eacute;e &agrave; Paris : Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam, Jean Pierre Charpentier, Charles Weiss, Francisque Bouillier, Jules Simon.<br \/>Francisque Bouillier, qui compose sa th&egrave;se latine et sa th&egrave;se fran&ccedil;aise sous la direction de Victor Cousin, est alors professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal d&#39;Orl&eacute;ans o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; en 1837, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; re&ccedil;u &agrave; l&#39;agr&eacute;gation de philosophie [ao&ucirc;t 1837].<br \/>Quant &agrave; V. Cousin, qui apr&egrave;s 1830 a gard&eacute; une conf&eacute;rence de philosophie aupr&egrave;s des &eacute;l&egrave;ves de troisi&egrave;me ann&eacute;e de l&#39;&Eacute;cole normale, il est devenu, en septembre 1835, directeur de l&#39;&Eacute;cole [1837-1840]. <br \/>Selon Camille Latreille, dans son livre : Francisque Bouillier, le dernier des cart&eacute;siens. [Paris : Hachette. In-12, 257 p., 1907] Bouillier dans sa th&egrave;se &laquo; y combattait le doute sceptique &eacute;mis par Jouffroy sur cette l&eacute;gitimit&eacute; de la facult&eacute; de conna&icirc;tre, sous pr&eacute;texte qu&#39;elle est ind&eacute;montrable &raquo;.<br \/><br \/>1839.<br \/>Discours d&#39;ouverture prononc&eacute; par M. Bouillier, professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Lyon.<br \/>La Revue du Lyonnais. S&eacute;rie 1. Num&eacute;ro 10 [1839]. Pages 443-455.<br \/><br \/>Le texte est &eacute;galement &eacute;dit&eacute; en 1840, en tir&eacute; &agrave; part, avec un titre sp&eacute;cifique : D&eacute;finition de la philosophie, son pass&eacute;, son pr&eacute;sent.<br \/><br \/>Le discours d&eacute;bute ainsi : &laquo; Si, pour la premi&egrave;re fois, une chaire destin&eacute;e &agrave; l&#39;enseignement public de la Philosophie est &eacute;tablie dans la ville de Lyon, le go&ucirc;t des &eacute;tudes philosophiques n&#39;y est pas une chose nouvelle. [&hellip;] &raquo;.<br \/>En 1839, c&#39;est la premi&egrave;re fois que La Revue du Lyonnais, cr&eacute;&eacute;e en 1835, fait para&icirc;tre un texte de Francisque Bouillier, qui vient d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Lyon. Jusqu&#39;en 1864, date &agrave; laquelle F. Bouillier devient pour quelques mois recteur de l&#39;Acad&eacute;mie de Clermont, c&#39;est une vingtaine de textes qui seront publi&eacute;s dans la Revue du Lyonnais.<br \/><br \/>ANN&Eacute;E 1840.<br \/><br \/>1840.<br \/>D&eacute;finition de la philosophie, son pass&eacute;, son pr&eacute;sent. <br \/>Publi&eacute; en tir&eacute; &agrave; part [Lyon : impr. de L. Boitel. In-8, 15 p., 1840].<br \/><br \/>Il s&#39;agit du texte du Discours d&#39;ouverture prononc&eacute; &agrave; la s&eacute;ance inaugurale du cours de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Lyon.<br \/>C&#39;est un arr&ecirc;t&eacute; du 18 septembre 1838, d&#39;Achille de Salvandy [1795-1856] ministre de l&#39;Instruction publique, qui nomme les professeurs de la Facult&eacute; des Lettres de Lyon, r&eacute;cemment recr&eacute;e. <br \/>Cet arr&ecirc;t&eacute; fournit les noms des diff&eacute;rents professeurs : en Philosophie l&#39;abb&eacute; Joseph Matthias&nbsp; Noirot [1793-1880] ; en Histoire Achille Fran&ccedil;ois [1809-1865] ; en Litt&eacute;rature ancienne Nicolas Joseph Demons ; en Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise Jacques Auguste Raynaud ; en litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re Edgar Quinet [1803-1875]. <br \/>Mais c&#39;est finalement Francisque Bouillier qui est&nbsp; finalement nomm&eacute; professeur de Philosophie, l&#39;abb&eacute; Noirot, professeur au coll&egrave;ge royal ayant refus&eacute; le poste propos&eacute; par V. Cousin, mais qui esp&eacute;rait voir la chaire de philosophie occup&eacute;e par le tr&egrave;s catholique Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam [1813-1853] nomm&eacute; &agrave; la chaire de Droit commercial cr&eacute;&eacute;e par la municipalit&eacute; de Lyon [juillet 1839]. <br \/><br \/>Le cours inaugural de Francisque Bouillier a lieu en d&eacute;cembre 1839.<br \/>L&#39;enseignement de Francisque Bouillier &agrave; la Facult&eacute; des Lettres est imm&eacute;diatement attaqu&eacute; par les catholiques. Leur porte-parole est le professeur de philosophie Pierre Cl&eacute;ment Gourju [1814-1899] qui publie une brochure : Note sur le retour au christianisme par la philosophie, &agrave; l&rsquo;occasion du discours d&rsquo;ouverture prononc&eacute; par M. Bouillier, professeur &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Lyon, par M. P. C. Gourju [Roanne : impr. de P&eacute;risse. In-4, 16 p., 1840] : &laquo; Les quelques mots qui ont &eacute;t&eacute; bl&acirc;m&eacute;s dans la profession de foi &eacute;mise par M. Bouillier lui viennent de la bouche de M. Cousin, nous a-t-on dit. Si cela &eacute;tait, le fait n&rsquo;aurait rien d&rsquo;honorable pour le ma&icirc;tre ni pour le disciple. Que M. Cousin, qui flotte &agrave; tout vent de doctrine philosophique et politique, soit bien aise d&rsquo;inoculer ses opinions, chacun le comprend ; mais que le jeune et brillant professeur ne veuille pas conqu&eacute;rir l&rsquo;ind&eacute;pendance de son langage, c&rsquo;est de quoi peuvent s&rsquo;affliger les c&oelig;urs honn&ecirc;tes &raquo;.<br \/>{mospagebreak}<br \/>ANN&Eacute;E 1841.<br \/><br \/>1841.<br \/>Exposition de la doctrine de Fourier. Du cours de M. Ch. Victor Consid&eacute;rant, par Francisque Bouillier.<br \/>En tir&eacute; &agrave; part : [Lyon : impr. de L. Boitel. In-8, 16 p., 1841].<br \/><br \/>Le texte est paru initialement comme article dans La Revue du Lyonnais : s&eacute;rie 1, num&eacute;ro 13 [1841], pages 242-254.<br \/><br \/>Francisque Bouillier rend compte des le&ccedil;ons de Ch. Victor Consid&eacute;rant, exposant la doctrine de Fourier. Il ach&egrave;ve son article en &eacute;crivant : &laquo; La part de la doctrine de Fourier est encore assez grande et belle, et l&#39;humanit&eacute; aura sans doute quelque reconnaissance pour la m&eacute;moire de ceux, qui comme Fourier et son disciple, ont consacr&eacute; tous leurs travaux, toutes leurs pens&eacute;es &agrave; am&eacute;liorer les conditions de son existence en ce monde &raquo;.<br \/><br \/>La Revue du Lyonnais a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e en 1835, sous l&#39;impulsion de l&#39;imprimeur L&eacute;on Boitel [1806-1855]. Elle prend le nom de Revue de Lyon [1849-1850], de Revue lyonnaise [1881-1885], de Revue d&#39;histoire de Lyon [1902-1914]. Elle cesse de para&icirc;tre apr&egrave;s 1924.<br \/><br \/>ANN&Eacute;E 1842.<br \/><br \/>En 1842, Francisque Bouillier est &eacute;lu correspondant de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques.<br \/><br \/>Dans la s&eacute;ance du vendredi 22 avril 1842, Francisque Bouillier est &eacute;lu correspondant de l&#39;Institut [Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques], dans la section de philosophie [place 2] en remplacement de Pierre Pr&eacute;vost [1751-1839], d&eacute;c&eacute;d&eacute; le lundi 8 avril 1839. <br \/>Sur vingt-deux votants, F. Bouillier obtient d&egrave;s le premier tour vingt et un suffrages ; Herv&eacute; Bouchitt&eacute; [1795-1861], professeur d&#39;Histoire au coll&egrave;ge de Versailles,&nbsp; un suffrage. Joseph Marie Blanc Saint Bonnet [1785-1841], avocat, m&eacute;taphysicien et maire de Lyon, qui avait &eacute;galement &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; par la section n&rsquo;obtient aucun suffrage. <br \/><br \/><br \/>1842.<br \/>*Th&eacute;orie de Kant sur la religion dans les limites de la raison, ouvrage traduit de l&#39;allemand par M. le Docteur Lortet ; pr&eacute;c&eacute;d&eacute; d&#39;une Introduction par M. Francisque Bouillier, membre correspondant de l&#39;Institut, professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Lyon. <br \/>[Paris : Joubert, libraire, rue des Gr&egrave;s, 14, pr&egrave;s de la Sorbonne ; Lyon : Ch. Savy jeune, libraire-&eacute;diteur, quai des C&eacute;lestins, 48. In-12, XLII-106 p., 1842].<br \/><br \/>L&#39;Introduction annonc&eacute;e sur la page de titre est une Pr&eacute;face. Francisque Bouillier y &eacute;crit : &laquo;L&#39;ouvrage que nous publions est un abr&eacute;g&eacute; de l&#39;ouvrage de Kant, qui a pour titre : De la Religion dans les limites de la raison. Cet abr&eacute;g&eacute; est g&eacute;n&eacute;ralement attribu&eacute; &agrave; Kant lui-m&ecirc;me [&hellip;] &raquo;.<br \/>Le docteur Pierre Lortet [1792-1868], &eacute;tabli comme m&eacute;decin &agrave; Lyon ; li&eacute; &agrave; Edgar Quinet, &agrave; Jules Michelet et &agrave; Victor Cousin ; membre de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences, belles-lettres et arts de Lyon ; a v&eacute;cu quelques mois en Allemagne [1827] o&ugrave; il s&#39;est mari&eacute;. <br \/>Il traduit Johann Gottlieb Fichte :&nbsp; De l&#39;Id&eacute;e d&#39;une guerre l&eacute;gitime [Lyon : L. Baboeuf. in-8, XVI-50 p., 1831]&nbsp; ; et Immanuel Kant : Th&eacute;orie de Kant sur la religion dans les limites de la raison [Paris : Joubert, libraire, rue des Gr&egrave;s, 14, pr&egrave;s de la Sorbonne ; Lyon : Ch. Savy jeune, libraire-&eacute;diteur, quai des C&eacute;lestins, 48. In-12, XLII-106 p., 1842].<br \/><br \/>Pierre Lortet aura &eacute;galement une carri&egrave;re politique, comme d&eacute;put&eacute; du Rh&ocirc;ne &agrave; l&#39;Assembl&eacute;e nationale en avril 1848.<br \/><br \/>Les deux premi&egrave;res publications importantes de Francisque Bouillier, en dehors de sa th&egrave;se sont consacr&eacute;es &agrave; la philosophie allemande [Kant, 1842 ; Fichte, 1845]. Mais en r&eacute;alit&eacute; V. Cousin a d&eacute;j&agrave; orient&eacute; le travail de Francisque Bouillier sur Descartes : la pr&eacute;paration puis la r&eacute;daction du M&eacute;moire, li&eacute; au prix de la section de philosophie&nbsp; de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques a mobilis&eacute; Bouillier de juin 1838 &agrave; juin 1840. Par la suite F. Bouillier laissera de c&ocirc;t&eacute; la philosophie allemande.<br \/><br \/>1842.<br \/>Du sens commun rationnel et du sens commun empirique. <br \/>Discours d&#39;ouverture prononc&eacute; [en 1842] par M. Bouillier &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Lyon.<br \/>Republi&eacute; comme article paru dans La Revue du Lyonnais : s&eacute;rie 1, num&eacute;ro 16 [1842], pages 507-520.<br \/><br \/>Pour Francisque Bouillier la philosophie a &agrave; combattre deux ennemis. &laquo; Plac&eacute; entre ces deux sortes d&#39;ennemis, il est de mon devoir de d&eacute;fendre contre les uns et contre les autres, les int&eacute;r&ecirc;ts qui m&#39;ont &eacute;t&eacute; confi&eacute;s par l&#39;&eacute;tat, le jour o&ugrave; je fus nomm&eacute; &agrave; cette chaire &raquo;.<br \/><br \/>Le texte de ce discours d&#39;ouverture est republi&eacute; en 1844, comme une des deux annexes &agrave; l&#39;ouvrage Th&eacute;orie de la raison impersonnelle.<br \/><br \/>1842.<br \/>Histoire et critique de la r&eacute;volution cart&eacute;sienne, par M. Francisque Bouillier, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale, professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Lyon. <br \/>[Lyon :&nbsp; Imprimerie de L. Boitel, quai Saint-Antoine, 36. In-8, VII-448 p., 1842]. <br \/><br \/>Un tirage para&icirc;t aussi &agrave; Paris [Paris : Joubert. In-8, VII-448 p., 1842].<br \/>L&#39;ouvrage para&icirc;t bien en 1842, et non en 1844, comme il est parfois indiqu&eacute;.<br \/><br \/>Le livre, profond&eacute;ment modifi&eacute;, para&icirc;tra en 1854, en deux volumes, comme deuxi&egrave;me &eacute;dition, sous le titre : Histoire de la philosophie cart&eacute;sienne.<br \/>Enfin une troisi&egrave;me &eacute;dition, du vivant de Francisque Bouillier, para&icirc;t en 1868.<br \/><br \/>Le point de d&eacute;part de l&#39;ouvrage est le manuscrit du M&eacute;moire, r&eacute;dig&eacute; par Francisque Bouillier entre juin 1838 et juin 1840, pour r&eacute;pondre au sujet du prix propos&eacute; par la section de philosophie [prix du Budget] de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques le 23 juin 1838, et dont le terme est fix&eacute; au 15 juin 1840 : Examen critique du cart&eacute;sianisme. <br \/>Francisque Bouillier est un des deux laur&eacute;ats &agrave; obtenir le prix en avril 1841, &agrave; partager avec l&rsquo;essayiste Jean Bordas-Demoulin [1798-1859]. <br \/><br \/>C&#39;est le texte du M&eacute;moire remani&eacute; selon les directives de Jean Philibert Damiron qui non seulement sera &eacute;dit&eacute; en 1842 sous le titre Histoire et critique de la r&eacute;volution cart&eacute;sienne, mais en m&ecirc;me temps c&#39;est cet ouvrage qui lui servira de passeport pour &ecirc;tre &eacute;lu du premier coup, et presque &agrave; l&#39;unanimit&eacute;, correspondant de la section de Philosophie de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques le 22 avril 1842, en remplacement de Pierre Pr&eacute;vost [1751- 1839], d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 8 avril 1839. Francisque Bouillier &eacute;tant &eacute;lu &agrave; la place 2, la section de Philosophie pour les correspondants est alors compos&eacute;e de l&rsquo;anglais William Hamilton [place 1]&nbsp;; de l&rsquo;allemand Christian August Brandis [place 3]&nbsp;; de l&rsquo;allemand Heinrich Ritter [place 4]&nbsp;; de l&rsquo;anglais James Prichard [place 6]. La place 5 est vacante depuis le d&eacute;c&egrave;s d&rsquo;Esquirol, d&eacute;but janvier 1834, et ne sera remplac&eacute;e qu&rsquo;en f&eacute;vrier 1847. <br \/><br \/>Toute sa vie durant Francisque Bouillier va appara&icirc;tre comme le sp&eacute;cialiste incontest&eacute; de Descartes. Il va profiter de cette reconnaissance et conforter son statut en publiant, surtout&nbsp; pour l&#39;Acad&eacute;mie des Belles-lettres et des arts de Lyon, de nombreux articles se rapportant de pr&egrave;s ou de loin &agrave; Descartes [Arnauld, Bossuet, Fontenelle, Malebranche, Nicole].&nbsp; <br \/>{mospagebreak}<br \/>ANN&Eacute;E 1843.<br \/><br \/>En 1843, Francisque Bouillier est &eacute;lu associ&eacute; libre de l&#39;Acad&eacute;mie des Beaux-Arts, sciences et lettres de Lyon. Sera &eacute;lu membre titulaire, le 31 d&eacute;cembre 1845.<br \/><br \/>1843.<br \/>*Oeuvres philosophiques du P&egrave;re Buffier de la Compagnie de J&eacute;sus. Avec notes et introduction par Francisque Bouillier, membre correspondant de l&#39;Institut et Professeur &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Lyon.<br \/>[Paris : Charpentier, libraire-&eacute;diteur, 29 rue de Seine. In-18, XLVI-475 p., 1843]. Table des mati&egrave;res, pages 471-475. <br \/><br \/>Contient de Claude Buffier [1661- 1737] : Trait&eacute; des premi&egrave;res v&eacute;rit&eacute;s ; &Eacute;l&eacute;ments de m&eacute;taphysique ; Examen des pr&eacute;jug&eacute;s vulgaires.<br \/>Il existe aussi, &agrave; la m&ecirc;me date, une &eacute;dition portant la mention d&#39;&eacute;diteur : Adolphe Delahays, libraire. <br \/>L&#39;ouvrage s&#39;inscrit dans le prolongement de l&#39;&eacute;tude de Descartes et du cart&eacute;sianisme. Pour un certain nombre de critiques l&#39;oeuvre de Buffier annonce aussi les th&egrave;ses de la philosophie &eacute;cossaise sur le sens commun.<br \/>Alors que la Biblioth&egrave;que Charpentier voit le jour en 1838, c&#39;est en 1842 que commence &agrave; para&icirc;tre chez Charpentier, en format in-18, une biblioth&egrave;que philosophique &agrave; bon march&eacute;, collection qui compte rapidement une vingtaine de titres, avec les contributions de Victor Cousin, Francisque Bouillier, Am&eacute;d&eacute;e Jacques, Francis Riaux, &Eacute;mile Saisset, Jules Simon. <br \/><br \/><br \/>1843.<br \/>Du caract&egrave;re religieux de la philosophie enseign&eacute;e dans l&#39;Universit&eacute;. <br \/>Discours d&#39;ouverture prononc&eacute; [en 1843] par M. Bouillier &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Lyon.<br \/>Article paru dans La Revue du Lyonnais : s&eacute;rie 1, num&eacute;ro 18 [1843], pages 459-473.<br \/><br \/>Le texte de ce discours d&#39;ouverture est republi&eacute; en 1844, comme une des deux annexes &agrave; l&#39;ouvrage Th&eacute;orie de la raison impersonnelle.<br \/><br \/>1843.<br \/>A l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, Francisque Bouillier, &eacute;lu correspondant de la section de Philosophie depuis le vendredi &nbsp;22 avril 1842, lit, dans la s&eacute;ance du samedi 29 avril 1843 un M&eacute;moire sur la Raison personnelle.<br \/><br \/>Le texte du M&eacute;moire est destin&eacute; au Recueil des savants &eacute;trangers. Le M&eacute;moire est transmis &agrave; la section de philosophie pour que celle-ci en fasse un rapport [samedi 29 avril 1843]. <br \/>Il sera &eacute;dit&eacute; l&#39;ann&eacute;e suivante [1844] sous forme d&#39;un ouvrage : *Th&eacute;orie de la raison impersonnelle, par Francisque Bouillier, membre correspondant de l&#39;Institut, professeur &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Lyon. Avec en exergue une citation de Malebranche. [Paris : Joubert, libraire-&eacute;diteur, rue des Gr&egrave;s, n&deg; 14, pr&egrave;s de la Sorbonne. In-8, VII-400 p., 1844].<br \/><br \/>ANN&Eacute;E 1844.<br \/><br \/>1844.<br \/>Science des droits ou id&eacute;ologie politique.<br \/>Revue du Lyonnais. S&eacute;rie 1, num&eacute;ro 19 [1844], pages 102-104. <br \/><br \/>Dans la rubrique Bulletin bibliographique de la revue du Lyonnais, Francisque Bouillier rend compte de l&#39;ouvrage de Fran&ccedil;ois Rittiez : Science des droits ou id&eacute;ologie politique.<br \/>Si Francisque Bouillier reproche &agrave; Rittiez sa critique de l&#39;&eacute;clectisme, il n&#39;en d&eacute;clare pas moins : &laquo; La Science des droits ou l&#39;Id&eacute;ologie politique est donc un livre de science et non un livre inspir&eacute; par l&#39;esprit de parti et la pol&eacute;mique du jour, c&#39;est un livre qui doit valoir &agrave; son auteur l&#39;estime et la consid&eacute;ration de tous les hommes qui pensent et qui &eacute;tudient &raquo;.<br \/><br \/>L&#39;avocat Fran&ccedil;ois Rittiez publie en 1844 : Science des droits, ou Id&eacute;ologie politique [Paris : Pagnerre ; Lyon : Ch. Savy jeune. XXXIX-356 p., 1844]. F. Rittiez sera un moment r&eacute;dacteur en chef du censeur de Lyon. <br \/><br \/>1844.<br \/>Identit&eacute; du principe philosophique accus&eacute; de panth&eacute;isme avec les principes fondamentaux de la th&eacute;ologie chr&eacute;tienne.<br \/>Revue du Lyonnais. S&eacute;rie 1. num&eacute;ro 19 [1844]. Pages 275-285.<br \/><br \/>Une note en bas de premi&egrave;re page pr&eacute;cise : Cet article est un chapitre d&eacute;tach&eacute; &agrave; l&#39;avance d&#39;un nouvel ouvrage de M. Bouillier qui doit incessamment &ecirc;tre publi&eacute; &agrave; Paris, chez Joubert, sous ce titre : De la Nature de la Raison impersonnelle.<","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Son &quot;Histoire de la philosophie cart&eacute;sienne&quot; (1854) est encore r&eacute;&eacute;dit&eacute;e de nos jours. 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