{"id":164,"date":"2011-06-15T20:57:54","date_gmt":"2011-06-15T20:57:54","guid":{"rendered":""},"modified":"2011-06-15T20:57:54","modified_gmt":"2011-06-15T20:57:54","slug":"Bareste-Eugene-1814-1861-du-saint-simonisme-a-l-edition-populaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Livres-du-xixe-siecle\/Bareste-Eugene-1814-1861-du-saint-simonisme-a-l-edition-populaire.html","title":{"rendered":"Bareste, Eug\u00e8ne (1814-1861), du saint-simonisme \u00e0 l&rsquo;\u00e9dition populaire."},"content":{"rendered":"<em>Dans sa jeunesse, Eug&egrave;ne Bareste manifeste publiquement son attachement au saint-simonisme. Douze ans plus tard, il est le g&eacute;rant d&#39;un journal n&eacute; dans le mouvement r&eacute;volutionnaire de f&eacute;vrier 1848, et portant fi&egrave;rement pour un peu plus de trois ans, le titre de &quot;La R&eacute;publique&quot;.&nbsp; Mais en m&ecirc;me temps c&#39;est un publiciste qui exploite la cr&eacute;dulit&eacute; publique avec une s&eacute;rie d&#39;Almanachs, et d&#39;opuscules, plac&eacute;s sous le patronage farfelu de Nostradamus. <\/em><!--more-->Eug&egrave;ne Bareste, n&eacute; le 5 ao&ucirc;t 1814, &agrave; Paris ; mort le 3 juin 1861, &agrave; Paris. Si l&#39;on est assez bien inform&eacute; des activit&eacute;s journalistiques et d&#39;&eacute;dition de Bareste jusqu&#39;en 1851, on l&#39;est moins pour la p&eacute;riode des dix ans qui s&eacute;parent 1851 et 1861, apr&egrave;s le coup d&#39; &Eacute;tat du 2 d&eacute;cembre 1851. On sait qu&#39;&agrave; cette &eacute;poque, Bareste purge une peine de prison, li&eacute;e &agrave; un d&eacute;lit de presse. Peut-&ecirc;tre a-t&#39;il &eacute;t&eacute; plus tard sous-chef de bureau &agrave; la correspondance du Cr&eacute;dit foncier, emploi, dit-on, cr&eacute;&eacute; pour lui sp&eacute;cialement. Si c&#39;est le cas on est assez loin de l&#39;indication, donn&eacute;e parfois, d&#39;activit&eacute;s industrielles entreprises apr&egrave;s 1851.<br \/><br \/>Plus s&eacute;rieusement, d&#39;apr&egrave;s un article paru dans Le Figaro de H. De Villemessant, du 13 juin 1861, Eug&egrave;ne Bareste serait devenu [en janvier 1861] secr&eacute;taire du conseil de surveillance du Figaro. Le journal donne les pr&eacute;cisions suivantes : &laquo; Bareste, arriv&eacute; &agrave; la p&eacute;riode d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e d&#39;une maladie mortelle, mais toujours z&eacute;l&eacute;, toujours infatigable, assistait, il y a quinze jours, &agrave; la derni&egrave;re s&eacute;ance de notre conseil de surveillance. Depuis la fin de 1851, il avait quitt&eacute; le journalisme sans regrets et sans rancune contre d&#39;anciens adversaires. A force d&#39;intelligence, de pers&eacute;v&eacute;rance et de travail, il &eacute;tait parvenu &agrave; r&eacute;aliser une fortune modeste, mais suffisante pour un homme qui avait conserv&eacute;, dans la prose dess&eacute;chante des affaires, le go&ucirc;t toujours vif de la po&eacute;sie et de l&#39;&eacute;tude &raquo;.<br \/><br \/>Journaliste infatigable, Eug&egrave;ne Bareste s&#39;est essay&eacute; &agrave; &ecirc;tre aussi homme de lettres. On lui doit, dans cette veine, une description pleine de piquant de la manie phr&eacute;nologiste qui fait fureur apr&egrave;s 1830. Ce portrait, intitul&eacute; Le Phr&eacute;nologiste, para&icirc;t dans Les Fran&ccedil;ais peints par eux-m&ecirc;mes : encyclop&eacute;die morale du dix-neuvi&egrave;me si&egrave;cle, &eacute;dit&eacute;e par L&eacute;on Curmer. Eug&egrave;ne Bareste y est en bonne compagnie : la Porti&egrave;re est r&eacute;dig&eacute;e par Henri Monnier ; le Bourreau par F&eacute;lix Pyat ; l&#39; Amateur de livres par Charles Nodier ; le Rat par Th&eacute;ophile Gautier ; la Femme comme il faut par Honor&eacute; de Balzac.<br \/><br \/>1832. L&#39;ENGAGEMENT SAINT-SIMONIEN D&#39;EUG&Egrave;NE BARESTE.<br \/>Les notices biographiques, le plus souvent br&egrave;ves, consacr&eacute;es &agrave; Eug&egrave;ne Bareste, ne t&eacute;moignent pas toutes de son engagement saint-simonien. <br \/>Ainsi la n&eacute;crologie r&eacute;dig&eacute;e, en 1861, dans le Journal des arts, des sciences et des lettres, &laquo; publi&eacute; par une soci&eacute;t&eacute; de litt&eacute;rateurs, avec le concours de plusieurs membres de l&#39;Institut &raquo;, ne fait pas mention de cette appartenance.<br \/>Rien non plus sur ce saint-simonisme dans la pourtant tr&egrave;s longue et pr&eacute;cise notice que lui consacre J. M. Qu&eacute;rard dans son tome 1 de La Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise contemporaine du XIX &egrave;me si&egrave;cle, notice r&eacute;dig&eacute;e il est vrai&nbsp; seulement vers la fin de l&#39;ann&eacute;e 1840, o&ugrave; Bareste, qui a encore plus de vingt ans &agrave; vivre, est qualifi&eacute; d&#39;&eacute;crivain artistique.<br \/>Il en est de m&ecirc;me, presque cent ans plus tard, dans le tome cinq du Dictionnaire de biographie fran&ccedil;aise de Pr&eacute;vost, Roman d&#39; Amat et H. Thibout de Morembert [Paris : Letouzey et An&eacute;. 1951], o&ugrave; une notice assez d&eacute;taill&eacute;e est consacr&eacute;e &agrave; cet homme de lettres : pas une seule allusion au saint-simonisme de Bareste.<br \/><br \/>Par contre l&#39;appartenance saint-simonienne d&#39;Eug&egrave;ne Bareste est clairement affirm&eacute;e dans le &laquo; Ma&icirc;tron &raquo;, autrement dit dans le Dictionnaire&nbsp; biographique du mouvement ouvrier fran&ccedil;ais. Publi&eacute; sous la direction de Jean Ma&icirc;tron [1910-1987]. [Paris : Les &Eacute;ditions ouvri&egrave;res, 12 avenue de la S&oelig;ur-Rosalie. Paris 13 &egrave;me. Tome 1, 1964].<br \/><br \/>La notice, reproduite ici int&eacute;gralement, qui ne fournit ni date de naissance, ni date de d&eacute;c&egrave;s, indique pour Bareste : &laquo; Saint-simonien. R&eacute;publicain en 1848. Il dirigeait La R&eacute;publique [26 f&eacute;vrier 1848-2 d&eacute;cembre 1851], quotidien d&#39;esprit conservateur, mais o&ugrave; &eacute;tait accueilli parfois des articles &eacute;voquant le saint-simonisme, sinon, comme dans la Presse, des anticipations socialistes [&hellip;].<br \/>Il serait venu en 1850 &agrave; Saint-&Eacute;tienne [Loire], avec un passeport au nom de Masset, pour inciter les ouvriers &agrave; s&#39;organiser dans des soci&eacute;t&eacute;s de bienfaisance et de secours mutuels. [&hellip;] &raquo;.<br \/><br \/>On sait aussi, par la Correspondance d&#39; Enfantin [tome 11 des Oeuvres de Saint-Simon et d&#39; Enfantin. Paris 1865-1878], qu&#39;Eug&egrave;ne&nbsp; Bareste a &eacute;t&eacute; de la cinquantaine de saint-simoniens participant le 1er juillet 1832, devant plus d&#39;un millier de badauds, aux premiers travaux qui visaient &agrave; l&#39;&eacute;dification d&#39;un temple saint-simonien.&nbsp; Dans le vaste parterre de la colonie saint-simonienne &eacute;tablie, en dehors du Paris d&#39;alors, au 145 de l&#39;avenue de M&eacute;nilmontant, trois groupes d&#39;hommes r&eacute;partis en pelleteurs, brouetteurs, remblayeurs, se divisent la t&acirc;che, enthousiasm&eacute;s par des chants compos&eacute;s &agrave; l&#39;occasion. Chacun de ces groupes se r&eacute;partissent, soit de membres de la &laquo; Famille &raquo; saint-simonienne, soit &laquo; d&#39; Hommes de Paris&raquo;. Bareste, brouetteur, n&#39;est pas de la Famille, mais&nbsp; du groupe des Hommes de Paris, &agrave; savoir : Julien Gall&eacute;, L&#39;Houmeaux, Eug&egrave;ne Bareste, Isma&yuml;l Urbain, Casimir Cayol, Doyen, Lucien Brunet, Barr&eacute;.<br \/>Engag&eacute; parmi les saint-simoniens, Bareste fait partie du groupe apostolique de M&eacute;nilmontant. Et Enfantin, dans une de ses lettres, d&eacute;clare aussi : &laquo; [Louis] Jourdan et Bareste ont &eacute;t&eacute; mes aides pour le d&eacute;m&eacute;nagement&nbsp; et m&#39;ont &eacute;t&eacute; fort utiles &raquo;.<br \/><br \/>Enfin, en 1862, dans l&#39;Histoire du Journal la Mode [Paris : au bureau du Journal La Mode nouvelle, rue Ste Anne, 1862] &eacute;crite par la vicomte E. de Grenville la participation de Bareste au groupe des saints-simoniens est clairement rapport&eacute;e : &laquo; Toutefois ses disciples [ceux de Saint-Simon] se recrutaient dans un monde de jeunes gens qui n&#39;&eacute;taient pas sans valeur. On comptait parmi eux des hommes intelligents qui, depuis ont suivi des routes bien diverses. M. Enfantin, &#8211; aujourd&#39;hui honn&ecirc;te chef de division de je ne sais plus quelle administration &ndash; &eacute;tait qualifi&eacute; de p&egrave;re, et avait, avec M. Bazard, la direction de la nouvelle &Eacute;glise. M. Michel Chevalier, le grand &eacute;conomiste des D&eacute;bats, &eacute;tait un des grands-pr&ecirc;tres, et avait pour acolytes, MM. [Adolphe] Gu&eacute;roult, Eug&egrave;ne Bareste, [Louis] Jourdan, F&eacute;licien David ; le Globe &eacute;tait le moniteur officiel de la secte nouvelle [&hellip;] &raquo;.<br \/><br \/>1834. BIOGRAPHIE DES HOMMES DU PEUPLE.<br \/>Dans une collection qui s&#39;intitule Biblioth&egrave;que pour cinq francs, Eug&egrave;ne Bareste fait para&icirc;tre une Biographie des hommes du peuple, ou Quelques mots sur quelques hommes qui se sont fait un nom&nbsp; par Eug&egrave;ne Bareste [Paris : A. Rion. In-18, 35 p., 1834]. <br \/>L&#39;ouvrage est r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1852, sans nom d&#39;auteur. Biographie des hommes du peuple. Troisi&egrave;me &eacute;dition, revue et corrig&eacute;e : deux cent cinquante notices sur quelques hommes qui se sont fait un nom dans l&#39;histoire [Paris : P.-H. Krabbe. In-12, 35 p., 1852]. Existe aussi avec un autre nom d&#39;&eacute;diteur [Paris : Adolphe Rion et Compagnie. In-12, 35 p., sd].<br \/><br \/>ADOLPHE RION, CULTURE POPULAIRE ET ID&Eacute;OLOGIE R&Eacute;PUBLICAINE.<br \/>Travailler avec Adolphe Rion n&#39;est pas chose anodine. Adolphe Rion, qui &eacute;crit parfois sous le pseudonyme d&#39; Andr&eacute; le P&egrave;re, &eacute;tabli au 18 rue des Grands-Augustins, est, avec cette collection Biblioth&egrave;que pour cinq francs, l&#39;&eacute;diteur d&#39;une cinquantaine d&#39;ouvrages bon march&eacute;, &agrave; deux sous, tout &agrave; la fois de la litt&eacute;rature populaire li&eacute;e &agrave; l&#39;histoire [une Histoire de Paris, une Histoire de la d&eacute;couverte de l&#39;Am&eacute;rique, une Histoire des Gaules]&nbsp; ;&nbsp; de la grammaire [Nouveau trait&eacute; des participes et le mauvais langage corrig&eacute;] ; de la morale [Maximes des moralistes anciens et modernes] ; de la r&eacute;&eacute;dition de textes de Bernardin de Saint-Pierre, de Buffon, de Florian, de Fontenelle, de Benjamin Franklin, de Jean de La Fontaine, de Lhomond, etc.<br \/><br \/>Mais en m&ecirc;me temps Adolphe Rion, en tant qu&#39;&eacute;diteur de la Propagande r&eacute;publicaine, fait para&icirc;tre des brochures, qui disent clairement son engagement r&eacute;publicain et sa sympathie pour la Soci&eacute;t&eacute; des droits de l&#39;homme : Pourquoi nous sommes r&eacute;publicains et ce que nous voulons , par le citoyen Gu&eacute;rineau, ouvrier ; Proc&egrave;s des vingt-sept ou de la Soci&eacute;t&eacute; des droits de l&#39;homme et des &eacute;l&egrave;ves de l&#39;&Eacute;cole polytechnique. Discours de Raspail ; Pourquoi le peuple est r&eacute;publicain, et quelle est la r&eacute;publique que veut le peuple ; une &eacute;dition de la D&eacute;claration des droits de l&#39;homme et du citoyen de 1793, qui lui vaut un proc&egrave;s.<br \/>Quelques mois auparavant, en 1833, Adolphe Rion avait publi&eacute; le prospectus de la collection Ouvrages r&eacute;publicains. Association de propagande d&eacute;mocratique.<br \/>Vers 1850, Adolphe Rion publiera, toujours dans la veine de l&#39;&eacute;dition bon march&eacute; et populaire, une Biblioth&egrave;que pour tout le monde. <br \/><br \/>1836. JOURNALISTE EN&nbsp; PROVINCE.<br \/>En 1836, Eug&egrave;ne Bareste est pour quelques mois r&eacute;dacteur de la partie litt&eacute;raire du Journal de l&#39;Aube, imprim&eacute; &agrave; Troyes. Il y fournit, de juillet &agrave; novembre une s&eacute;rie d&#39;articles sur la biographie des grands hommes du d&eacute;partement. <br \/>Il y publie &eacute;galement, sur quatre articles, une biographie du savant math&eacute;maticien Jacques Antoine Joseph Cousin [1759-1800], puis des articles sur Fran&ccedil;ois Denis Camusat [1700-1732], dont la famille est originaire de Troyes, auteur d&#39;une Histoire critique des journaux [1734], ouvrage posthume et paru sans nom d&#39;auteur. En m&ecirc;me temps il r&eacute;dige des feuilletons historiques et publie des Lettres sur Paris.<br \/><br \/>1837. JOURNALISTE ARTISTIQUE A PARIS.<br \/>En 1837, Eug&egrave;ne Bareste est &agrave; Paris. Il collabore au journal Le Corsaire, journal des spectacles, de la litt&eacute;rature, des arts et des modes, cr&eacute;&eacute; en 1823, et d&#39;opinion lib&eacute;rale ; ainsi qu&#39;au journal La Paix, o&ugrave; il y traite de questions d&#39;art. Dans ce journal donne des articles sur les expositions de l&#39;Ecole des beaux-arts, qu&#39;il signe Eug&egrave;ne B. <br \/><br \/>A partir de janvier 1837 &eacute;galement, il coop&egrave;re &agrave; l&#39; Artiste, journal de la litt&eacute;rature et des beaux-arts,&nbsp; dont le num&eacute;ro 1 para&icirc;t en 1831, et dirig&eacute; par Fran&ccedil;ois Fortun&eacute; Guyot de F&egrave;re. Il commence par publier des articles non sign&eacute;s, puis &agrave; partir de la mi-f&eacute;vrier jusqu&#39;en mai 1837 une s&eacute;rie de six articles sur l&#39;Histoire de la peinture sur verre. Et en 1839, un article sur les Tapisseries.<br \/>De juin &agrave; ao&ucirc;t 1837, Eug&egrave;ne Bareste rend compte du Cours d&#39;arch&eacute;ologie que D&eacute;sir&eacute; Raoul Rochette, bient&ocirc;t secr&eacute;taire perp&eacute;tuel de l&#39;Acad&eacute;mie des beaux-arts, assure comme professeur au cabinet des Antiques de la Biblioth&egrave;que royale [1828-1854], dont il est le conservateur depuis 1819.<br \/><br \/>1838-1840. COLLABORATION &Agrave; LA REVUE DU XIX &Egrave;ME SI&Egrave;CLE.<br \/>Eug&egrave;ne Bareste y fait le compte-rendu de cours ou d&#39;ouvrages &agrave; leur publication. Ainsi il rend compte d&#39;un travail de Ferdinand de Lasteyrie [1810-1879] sur l&#39;Histoire de la peinture sur verre, d&#39;apr&egrave;s ses monuments en France, qui pr&eacute;figure la publication des deux volumes de l&#39;Histoire de la peinture sur verre d&#39;apr&egrave;s ses monuments en France, par Ferdinand de Lasteyrie [Paris : impr. de Firmin-Didot fr&egrave;res, fils et Cie, 1853-1857].<br \/>De m&ecirc;me,&nbsp; &eacute;crit un article sur l&#39;Introduction &agrave; la pal&eacute;ographie universelle , de MM. Silvestre de Sacy et Champollion-Figeac ; sur l&#39;Histoire des Ch&acirc;teaux de France de L&eacute;on Gozlan [1803-1866] qui fera l&#39;objet des deux volumes parus ult&eacute;rieurement en 1857 : &nbsp;Les Ch&acirc;teaux de France ; par L&eacute;on Gozlan [Paris : Michel L&eacute;vy fr&egrave;res, 1857].<br \/>Les articles se succ&egrave;dent, parmi lesquels : des souvenirs de l&#39;Empire ; le compte-rendu du Salon de 1840, sur les tableaux religieux et d&#39;histoire.<br \/><br \/>1838. COLLABORATION A LA REVUE DE PARIS.<br \/>En 1838, Eug&egrave;ne Bareste &eacute;crit, dans la Revue de Paris, le compte-rendu d&#39;un ouvrage de Charles Magnin Sur les Origines du th&eacute;&acirc;tre.<br \/>Charles Magnin [1793-1862], conservateur au D&eacute;partement des Imprim&eacute;s &agrave; la Biblioth&egrave;que nationale [&agrave; partir de 1832], &eacute;lu en 1838 membre de l&#39; Acad&eacute;mie des Inscriptions et belles-lettres, a fait para&icirc;tre en 1838 le premier [et unique] tome de son ouvrage Les Origines du th&eacute;&acirc;tre moderne, ou Histoire du g&eacute;nie dramatique depuis le I er jusqu&#39;au XVI &egrave;me si&egrave;cle, pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&#39;une introduction contenant des &eacute;tudes sur les origines du th&eacute;&acirc;tre antique, par M. Charles Magnin [Paris : L. Hachette. In-8, 5-XXXII-522 p. et 2 p. d&#39;errata. 1838]. C&#39;est la reprise de l&#39;enseignement qu&#39;il a assur&eacute; en 1834-1835, comme suppl&eacute;ant de Claude Fauriel [1772-1844], dans la chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re de la Facult&eacute; des Lettres de Paris.<br \/><br \/>1839. REVUE &Eacute;TRANG&Egrave;RE DE LA LITT&Eacute;RATURE DES SCIENCES ET DES ARTS.<br \/>La Revue &eacute;trang&egrave;re op&egrave;re un choix d&#39;articles, extraits des meilleurs ouvrages et recueils p&eacute;riodiques publi&eacute;s en Europe. [Saint-P&eacute;tersbourg : chez Fd. Bellizard et Cie, libraires-&eacute;diteurs. 1839].<br \/>Y paraissent, dans le tome trenti&egrave;me,&nbsp; trois articles d&#39;Eug&egrave;ne Bareste, dans la rubrique Beaux-Arts, sur le Salon de 1839. <br \/><br \/>1839. PROPH&Eacute;TIE SUR NAPOL&Eacute;ON DANS LE JOURNAL LE SI&Egrave;CLE. <br \/>Joseph Marie Qu&eacute;rard [1797-1865], dans la notice d&eacute;taill&eacute;e qu&#39;il consacre en 1840 &agrave; Eug&egrave;ne Bareste dans son tome 1 de La litt&eacute;rature fran&ccedil;aise contemporaine du XIX &egrave;me si&egrave;cle, signale d&#39;autres articles : dans le Journal des Tribunaux des fragments sur le Tribunal r&eacute;volutionnaire et une Histoire sommaire de ce tribunal ; dans le Journal g&eacute;n&eacute;ral de la France une Histoire des architectes m&eacute;caniciens de la Renaissance ainsi qu&#39; une Histoire des graveurs c&eacute;l&egrave;bres.<br \/><br \/>Mais surtout Joseph Marie Qu&eacute;rard indique une contribution de Bareste au quotidien Le Si&egrave;cle, journal politique, litt&eacute;raire et d&#39;&eacute;conomie sociale r&eacute;cemment cr&eacute;&eacute; en 1836.<br \/>En effet, dans le dernier semestre de 1839, Eug&egrave;ne Bareste y fait para&icirc;tre&nbsp; en feuilleton : Une Proph&eacute;tie concernant la famille de Napol&eacute;on et sign&eacute;e Un ancien s&eacute;nateur.<br \/>C&#39;est chronologiquement le point de d&eacute;part de la s&eacute;rie des publications qu&#39;Eug&egrave;ne Bareste va consacrer par la suite, avec succ&egrave;s, au th&egrave;me de la proph&eacute;tie, d&eacute;marrant avec un gros ouvrage historique consacr&eacute; &agrave; Nostradamus. <br \/><br \/>1840. BARESTE &Eacute;DITEUR D&#39;UN NOSTRADAMUS.<br \/>En 1840, Eug&egrave;ne Bareste fait para&icirc;tre, Nostradamus, par Eug&egrave;ne Bareste ; I. Vie de Nostradamus. II. Histoire des oracles et des proph&egrave;tes. III. Centuries de Nostradamus. IV. Explication des quatrains proph&eacute;tiques. Orn&eacute; d&#39;un portrait authentique de Nostradamus, par Aim&eacute; de Lemud [Paris : Maillet, &eacute;diteur, rue de l&#39;Est, 31 et chez tous les marchands de nouveaut&eacute;s. In-12, XVIII-527 p., portrait. 1840]. <br \/>Un texte d&#39;avertissement, de deux pages, dat&eacute; du 29 juin 1840, est plac&eacute; en t&ecirc;te du volume : &laquo;[l&#39;auteur] n&#39;a pas voulu faire para&icirc;tre son volume au commencement de janvier, afin qu&#39;on ne le consid&eacute;r&acirc;t point comme un de ses nombreux almanachs sans valeur, ou comme une de ces brochures proph&eacute;tiques, qui ont toujours le grave inconv&eacute;nient de compromettre la cause qu&#39;elles veulent servir [&hellip;]&raquo;. <br \/><br \/>R&eacute;&eacute;dit&eacute; la m&ecirc;me ann&eacute;e, comme deuxi&egrave;me et troisi&egrave;me &eacute;dition. Avec sur la page de titre un texte de Charles Nodier, mis en page sous forme d&#39;un losange : Il est tr&egrave;s facile\/de comprendre le go&ucirc;t\/de tous les peuples pour les\/livres proph&eacute;tiques. Cette manie est le\/r&eacute;sultat tout naturel du plus naturel de nos\/penchants : l&#39;amour du merveilleux et de la curiosit&eacute;.\/Ce sont l&agrave; certainement de tr&egrave;s grandes pauvret&eacute;s de\/l&#39;esprit humain ; mais il est difficile de se d&eacute;fendre\/de l&#39;int&eacute;r&ecirc;t de curiosit&eacute; qu&#39;elles excitent\/quand le hasard fait concourir la\/pr&eacute;diction d&#39;un charlatan avec\/l&#39;histoire et, qui mieux\/est, avec la v&eacute;rit&eacute;.<br \/><br \/>1840. PROPH&Eacute;TIES, LA FIN DES TEMPS.<br \/>La m&ecirc;me ann&eacute;e [1840] et sans doute en fonction du succ&egrave;s de librairie du Nostradamus, Eug&egrave;ne Bareste fait para&icirc;tre : Proph&eacute;ties. La Fin des temps, avec une notice, par Eug&egrave;ne Bareste [&nbsp;Paris : Lavigne. In-18, XII-136 p., 1840]. Le livre reprend des th&egrave;mes d&eacute;j&agrave; abord&eacute;s dans le Nostradamus.<br \/>R&eacute;&eacute;dit&eacute; la m&ecirc;me ann&eacute;e, avec la m&ecirc;me pagination, comme deuxi&egrave;me, et troisi&egrave;me &eacute;dition. Une quatri&egrave;me &eacute;dition para&icirc;t en 1842 [Paris : Lavigne. in-16, XII-136 p., 1842]. Il existe une &eacute;dition en contre-fa&ccedil;on en 1849 [Bruxelles]. <br \/><br \/>C&#39;est le recueil d&#39;une vingtaine de textes se rapportant &agrave; des proph&eacute;ties &eacute;chelonn&eacute;es du XIII &egrave;me au XIX &egrave;me si&egrave;cle, pr&eacute;c&eacute;d&eacute; d&#39;un texte d&#39;une huitaine de pages d&#39;Eug&egrave;ne Bareste &laquo; A l&#39; &Eacute;diteur &raquo;. <br \/>Contient des chapitres sur les proph&eacute;ties de Cazotte [XVIII &egrave;me si&egrave;cle], le Liber mirabilis (Jean de Vatiguerro et saint C&eacute;saire) [XIII &egrave;me si&egrave;cle], l&#39;abb&eacute; Werdin [XIII &egrave;me si&egrave;cle] , J&eacute;r&ocirc;me Botin [1410], le cardinal d&#39;Ailly [1414], Jean Muller [1476], le moine de Padoue [XVI &egrave;me si&egrave;cle], Lichtenberger [1526] , Pierre Turrel [1531], Richard Roussat [1550], Olivarius [1542], le solitaire d&#39;Orval [1544], Torquatus [1555], sur l&#39;avenir de l&#39;Arabie, sur la Turquie [1561],&nbsp; Nostradamus [1558], le seigneur du Pavillon, Proph&eacute;tie sur la succession des papes (saint Malachie), la religieuse de Belley [1810], Martin le laboureur [1816], la croix de Mign&eacute; [1819-1826], une ancienne religieuse [1829].<br \/><br \/>1840. UNE HISTOIRE ANCIENNE. R&Eacute;CIT SUR LA BRINVILLIERS.<br \/>Dans le tome troisi&egrave;me de Babel [4+452 p., frontispice et vignettes d&#39;apr&egrave;s Henri Monnier grav&eacute;es sur bois par A. G&eacute;rard], publication de la Soci&eacute;t&eacute; des gens de lettres, soci&eacute;t&eacute; de d&eacute;fense du droit d&#39;auteur qui vient juste d&#39;&ecirc;tre cr&eacute;e en 1838 [Paris : Jules Renouard et Cie, libraire de la Soci&eacute;t&eacute; des gens de lettre et de la Soci&eacute;t&eacute; de l&#39;histoire de France, rue de Tournon, n&deg; 6. In-8, 1840], revue regroupant &agrave; chaque fois quatre ou cinq nouvelles, Eug&egrave;ne Bareste fait para&icirc;tre, &agrave; la premi&egrave;re personne, un r&eacute;cit sur la terrible histoire&nbsp; de Marguerite&nbsp; d&#39;Aubray, marquise de Brinvilliers, ex&eacute;cut&eacute;e sur la place de Gr&egrave;ve, comme empoisonneuse en s&eacute;rie, le 16 janvier 1676.<br \/>Cette fiction historique, de pr&egrave;s de quatre-vingt pages, m&ecirc;lant l&#39;horreur d&#39;une histoire de crime et le destin tragique d&#39;une femme, est intitul&eacute;e&nbsp; Une nouvelle histoire ancienne. Elle prend place dans ce recueil entre une nouvelle de Andr&eacute; Delrieu [La B&ecirc;te f&eacute;roce], d&#39;Eug&egrave;ne Chapus [L&#39;Amour d&#39;une cr&eacute;ole] et Henry Monnier [Les m&eacute;contents, sc&egrave;nes populaires]. Eug&egrave;ne Bareste est en bonne compagnie : &eacute;crivent dans cette revue &eacute;ph&eacute;m&egrave;re l&#39;&eacute;crivain Jean Pons Guillaume Viennet, de l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise ; l&#39;auteur dramatique et romancier Alexandre de Lavergne ; le litt&eacute;rateur et critique d&#39;art Louis Viardot ; le po&egrave;te Victor Hugo. Eug&egrave;ne Bareste fera ult&eacute;rieurement partie de la Soci&eacute;t&eacute; des gens de lettres.<br \/><br \/>Le texte d&#39;Eug&egrave;ne Bareste est r&eacute;&eacute;dit&eacute; &agrave; plusieurs reprises : <br \/>En 1851. La Marquise de Brinvilliers, par Eug&egrave;ne Bareste [Paris : Boisgard, rue Suger, n&deg; 13. In-8, 16 p. Illustrations. 1851]. Dans une collection intitul&eacute;e Publications illustr&eacute;es, qui publie notamment Paul F&eacute;val.<br \/><br \/>En 1856. La Marquise de Brinvilliers, par Eug&egrave;ne Bareste [Paris : impr. de Gaillet. In-8, 16 p. illustrations. 1856]. Para&icirc;t dans une collection intitul&eacute;e Illustrations litt&eacute;raires.<br \/><br \/>Et encore, sans date : La Marquise de Brinvilliers, par Eug&egrave;ne Bareste [Paris : impr. de Pilloy fr&egrave;res. In-8, 16 p. illustrations. S. d.].<br \/><br \/>Il est &agrave; noter qu&#39;un peu plus tard, dans la livraison de 1842 de l&#39;Almanach illustr&eacute;, Eug&egrave;ne Bareste tente de justifier la Marquise de Brinvilliers.<br \/><br \/>1841. PARTICIPATION A L&#39;&Eacute;CHO DES FEUILLETONS.<br \/>Eug&egrave;ne Bareste participe, avec une soixantaine d&#39;auteurs, au premier num&eacute;ro de l&#39; &Eacute;cho des feuilletons, recueil de nouvelles, contes, anecdotes, &eacute;pisodes, etc. : extraits de la presse contemporaine : premi&egrave;re ann&eacute;e, par MM J.-B. Fellens et L.-P. Dufour [Paris : Chez les &eacute;diteurs, 30 rue Saint-Thomas-du-Louvre. Paris : Imprimerie de Sapia : 12 rue du Doyenn&eacute;. In-8, 506 p., 1841]. Ce p&eacute;riodique para&icirc;tra de 1841 &agrave; 1887.<br \/>Il y publie un texte court intitul&eacute; Nostradamus et Napol&eacute;on, pages 69-76 ; ainsi que Une Empoisonneuse sous Louis XIV, page 257-273 ; autrement dit r&eacute;emploie des textes parus par ailleurs.<br \/>Il y voisine, entre autres, avec&nbsp; Marie Aicard, Taxile Delord, Alexandre Dumas, Alfred des Essarts, Jules Janin, Eug&egrave;ne de Mirecourt, Charles Nodier, Eug&egrave;ne Scribe, Fr&eacute;d&eacute;ric Souli&eacute;, <br \/><br \/><a href=\"index.php\/Le-livre\/Almanach-prophetique-pittoresque-et-utile-pour-1850.html\">1841. L&#39;ALMANACH PROPH&Eacute;TIQUE, PITTORESQUE ET UTILE.<\/a> <br \/><a href=\"index.php\/Le-livre\/Almanach-prophetique-pittoresque-et-utile-pour-1850.html\">Almanach Proph&eacute;tique, Pittoresque et Utile pour 1841<\/a> , publi&eacute; par Nostradamus. Sous ce titre, para&icirc;t chaque ann&eacute;e, de 1841 jusqu&#39;&agrave; 1861, de fa&ccedil;on tr&egrave;s r&eacute;guli&egrave;re, une livraison broch&eacute;e en petit format [in-16], tenant ais&eacute;ment dans la poche, de l&#39;ordre de 192 pages, &agrave; chaque fois tr&egrave;s abondamment illustr&eacute;e d&#39;une centaine de gravures sur bois. La brochure est en vente d&egrave;s le mois d&#39;octobre pr&eacute;c&eacute;dant la date de l&#39;ann&eacute;e port&eacute;e sur l&#39;Almanach, au prix de&nbsp; cinquante centimes. <br \/><br \/>Avec, le plus souvent, une couverture jaune et un texte en rouge, illustr&eacute;e d&#39;un bois&nbsp; grav&eacute; repr&eacute;sentant un astrologue observant le ciel, ou assis &agrave; sa table du travail, suppos&eacute; figurer Nostradamus.<br \/>D&#39;autant que, de 1841 &agrave; 1848 inclus, le titre indique &laquo; publi&eacute; par Nostradamus &raquo;, puis &agrave; partir de 1849, le titre porte &laquo; publi&eacute; par un neveu de Nostradamus &raquo;.<br \/><br \/>Sur les vingt ans pr&eacute;sent&eacute;s par la p&eacute;riode 1841, ann&eacute;e de la premi&egrave;re publication, et 1861, ann&eacute;e du d&eacute;c&egrave;s d&#39;Eug&egrave;ne Bareste, l&#39;Almanach fait appel &agrave; &agrave; peu pr&egrave;s cent-cinquante illustrateurs, qui fournissent des vignettes de petit format. En utilisant parfois des bois qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;j&agrave; employ&eacute;s dans d&#39;autres ouvrages, et dont les graveurs sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;s.<br \/>Les collaborateurs les plus fr&eacute;quents sont Pierre Alexandre Beulant [1822-1896], Louis Joseph Brugnot [1814-1845], Prosper Adolphe L&eacute;on Cherrier [1806-1875], Charles Geoffroy [1819-1882], Alexandre de Saillet [1811-1866], Joseph Louis Trimolet [1812-1843], Charles Vernier [1831-1887]. Presque tous travaillent pour d&#39;autres publications, comme Le Charivari, le Magasin pittoresque, l&#39;Illustration.<br \/>Certains des graveurs, dont les bois sont utilis&eacute;s dans l&#39;Almanach, sont tr&egrave;s connus : Bertall [1820-1882],&nbsp; Honor&eacute; Daumier [1808-1879], Gavarni [1804-1866], Tony Johannot [1803-1852], C&eacute;lestin Nanteuil [1813-1873], Auguste Raffet [1804-1860].<br \/><br \/>Chaque num&eacute;ro est plac&eacute; sous le patronage de Nostradamus et donne une large place &agrave; l&#39;astrologie, aux proph&eacute;ties, aux tables tournantes, au spiritisme, &agrave; l&#39;Illuminisme.<br \/>Ainsi qu&#39;&agrave; des personnalit&eacute;s se rapportant &agrave; ces domaines : Alexandre de Cagliostro, Louis-Claude de Saint-Martin. Ou encore &agrave; des ph&eacute;nom&egrave;nes suppos&eacute;s frapper l&#39;imagination populaire et li&eacute;s &agrave; l&#39;astronomie : mar&eacute;es, &eacute;clipses, m&eacute;t&eacute;ores.<br \/>Les grands personnages sont c&eacute;l&eacute;br&eacute;s : Joinville, Catherine de M&eacute;dicis, Madame de Maintenon, Napol&eacute;on, Abd el-Kader, Bugeaud.<br \/>Des &eacute;crivains sont mis en avant : Rabelais, Silvio Pellico, Johann Joseph Gessner, F&eacute;licit&eacute; de La Mennais, Alphonse de Lamartine.<br \/>Une certaine place est donn&eacute;e &agrave; la peinture, domaine de comp&eacute;tence d&#39;Eug&egrave;ne Bareste, critique d&#39;art : David T&eacute;niers, Jacques Louis David, Th&eacute;odore Chass&eacute;riau, Jean-Baptiste Isabey ; &agrave; des pratiques insolites de cultures &eacute;loign&eacute;es : derviches tourneurs, mormons.<br \/>Enfin, &agrave; partir de 1856, une rubrique n&eacute;crologie permet de traiter de personnalit&eacute;s connues du grand public, et d&#39;affirmer un ancrage dans l&#39;actualit&eacute; : Charles de Lacretelle, Jacques Arago, &Eacute;mile de La B&eacute;dolli&egrave;re, Alfred de Musset, le Baron Th&eacute;nard, etc. <br \/><br \/>La publication se poursuit bien au-del&agrave; du d&eacute;c&egrave;s d&#39;Eug&egrave;ne Bareste [1861], et continue de para&icirc;tre au moins jusqu&#39;en 1903.<br \/>Cette modeste publication, qui s&#39;inscrit dans la lign&eacute;e de la litt&eacute;rature de colportage, aura un grand succ&egrave;s, &agrave; tel point que les commentaires d&#39;Eug&egrave;ne Bareste sur Nostradamus, l&#39;ont souvent fait surnommer par ironie Barestadamus.<br \/><br \/>1843. M&Eacute;MORIAL ET PROPH&Eacute;TIES DU PETIT HOMME ROUGE.<br \/>En 1843, Eug&egrave;ne Bareste fait para&icirc;tre, sans nom d&#39;auteur M&eacute;morial et proph&eacute;ties du Petit homme rouge par une Sibylle, depuis la Saint-Barth&eacute;lemy jusqu&#39;&agrave; la nuit des temps [Paris : Aubert et Cie. In-18, 126 p., 1843]. Huit figures hors-texte, grav&eacute;es &agrave; l&#39;eau-forte, dont une repr&eacute;sente une ex&eacute;cution r&eacute;volutionnaire, et deux autres Napol&eacute;on.<br \/><br \/>1842-1843. HOM&Egrave;RE ILLUSTR&Eacute;.<br \/>Sous le titre g&eacute;n&eacute;rique Hom&egrave;re illustr&eacute;, traduction nouvelle, pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&#39;une introduction et orn&eacute;e de 300 vignettes d&#39;apr&egrave;s les monuments grecs, Eug&egrave;ne Bareste fait para&icirc;tre deux ouvrages s&eacute;par&eacute;s :<br \/><br \/>En 1842, Odyss&eacute;e. Traduction nouvelle accompagn&eacute;e de notes, d&#39;explications et de commentaires, par Eug&egrave;ne Bareste, illustrations par Th&eacute;odore Devilly et A. Titeux. <br \/>[Paris, Lavigne, 1 rue du Paon Saint Andr&eacute;. In-8, 453 p., 1842]. Vignettes dans le texte et 12 planches hors texte grav&eacute;es sur bois par [Jean] Achille Pouget, Jean &Eacute;mile Montigneul. <br \/>L&#39;ouvrage est d&eacute;di&eacute; &agrave; &laquo; &Agrave; MM. Les Membres de l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise et de l&#39;Acad&eacute;mie des Inscriptions et belles-lettres. Messieurs, en vous d&eacute;diant cette nouvelle traduction de l&#39;Odyss&eacute;e, je crois remplir un devoir : car le plus grand des po&egrave;tes de l&#39;antiquit&eacute;, le divin Hom&egrave;re, a toujours trouv&eacute; parmi vous, non-seulement des admirateurs judicieux, fervents, enthousiastes, mais encore de c&eacute;l&egrave;bres &eacute;crivains pour le d&eacute;fendre contre ses d&eacute;tracteurs, et de savants philologues pour d&eacute;truire les malveillantes critiques qui ont &eacute;t&eacute; souvent dirig&eacute;es contre les deux admirables chefs-d&#39;&oelig;uvre de l&#39;art grec.<br \/>Personne n&#39;ignore, Messieurs, que les meilleurs travaux publi&eacute;s sur l&#39;Odyss&eacute;e et sur l&#39;Iliade sont sortis du sein de votre illustre assembl&eacute;e.<br \/>Je sais, Messieurs, qu&#39;en m&#39;adressant &agrave; vous, qui faites autorit&eacute; dans le monde litt&eacute;raire et savant, je m&#39;adresse &agrave; des juges &eacute;clair&eacute;s, comp&eacute;tents et s&eacute;v&egrave;res. Mais, Messieurs, c&#39;est parce que je compte sur votre g&eacute;n&eacute;reuse impartialit&eacute; que j&#39;ai os&eacute; soumettre &agrave; vos lumi&egrave;res une traduction qui, bien que faite avec conscience et dans le but de populariser en France l&#39;une des belles &eacute;pop&eacute;es hom&eacute;riques, n&#39;en est pas moins l&#39;&oelig;uvre d&#39;un jeune d&eacute;butant.<br \/>Messieurs, si vous daignez accepter cette d&eacute;dicace et m&#39;accorder vos suffrages, je me croirai assez pay&eacute; de mes peines et de mes veilles ; je m&#39;estimerai heureux d&#39;avoir abord&eacute; un travail si long et si difficile, et de m&#39;&ecirc;tre impos&eacute; la rude t&acirc;che de donner une version fid&egrave;le de l&#39;Odyss&eacute;e d&#39;Hom&egrave;re.<br \/>C(est en me soumettant d&#39;avance au jugement que vous daignerez porter sur mon travail, que j&#39;ai l&#39;honneur d&#39;&ecirc;tre, avec le pl","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Dans sa jeunesse, Eug&egrave;ne Bareste manifeste publiquement son attachement au saint-simonisme. 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