{"id":154,"date":"2011-03-13T18:53:23","date_gmt":"2011-03-13T18:53:23","guid":{"rendered":""},"modified":"2011-03-13T18:53:23","modified_gmt":"2011-03-13T18:53:23","slug":"Auguste-Daunas-1814-1850-un-normalien-specialiste-de-Plotin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Auguste-Daunas-1814-1850-un-normalien-specialiste-de-Plotin.html","title":{"rendered":"Auguste Daunas [1814-1850], un normalien sp\u00e9cialiste de Plotin"},"content":{"rendered":"<em>Dans une carri&egrave;re, relativement br&egrave;ve, Auguste Daunas inscrit son nom dans l&#39;histoire de la philosophie, gr&acirc;ce &agrave; sa th&egrave;se fran&ccedil;aise, r&eacute;dig&eacute;e en 1848, ayant pour titre : &Eacute;tudes sur le mysticisme. Plotin et sa doctrine, publi&eacute;e &agrave; compte d&#39;auteur. Cette th&egrave;se est r&eacute;&eacute;dit&eacute;e plus de cent-trente ans plus tard par l&#39;&eacute;diteur allemand Scientia Verlag.<\/em><!--more--><p><br \/>La carri&egrave;re d&#39;Auguste Daunas, n&eacute; le 14 mai 1814, &agrave; Beaune [C&ocirc;te d&rsquo;Or], sans &ecirc;tre brillante, est somme toute assez classique : d&#39;abord l&#39;&Eacute;cole normale [1836], puis l&#39;agr&eacute;gation de philosophie [1840] enfin le doctorat [1848].&nbsp; &nbsp;<br \/>Au sortir de l&#39;Ecole, Auguste Daunas est nomm&eacute; tout d&#39;abord au coll&egrave;ge royal de Besan&ccedil;on [1839-1842]. Il est alors d&eacute;crit, par Louis Pasteur, qui est son &eacute;l&egrave;ve, comme un personnage &laquo; jeune, plein d&#39;&eacute;loquence, fier d&#39;avoir des disciples, d&#39;&eacute;veiller leurs facult&eacute;s, de diriger leur esprit &raquo;.<br \/>Auguste Daunas obtient, apr&egrave;s son doctorat, la chaire de philosophie du lyc&eacute;e de Marseille [1848-1850].<br \/><br \/>Mais son &eacute;tat de sant&eacute; tout &agrave; fait catastrophique, le fait interner, et il meurt dans les ann&eacute;es 1850-1851.<br \/><br \/>COLL&Egrave;GE ROYAL DE LYON.<br \/>[Claude] Auguste Daunas [et non pas Charles comme il est indiqu&eacute; parfois] est &eacute;l&egrave;ve au coll&egrave;ge royal de Lyon. En philosophie il est un des &eacute;l&egrave;ves de l&#39;abb&eacute; Joseph Matthias Noirot [1793-1880] professeur de philosophie au coll&egrave;ge de 1827 &agrave; 1852, enseignant qui jouit d&#39;une forte r&eacute;putation, et qui poursuivra sa carri&egrave;re comme Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;enseignement primaire, puis de l&rsquo;enseignement secondaire. <br \/><br \/>1836. L&#39;&Eacute;COLE NORMALE.<br \/>Sont re&ccedil;us &agrave; l&#39;Ecole normale, en 1836, dans l&#39;ordre alphab&eacute;tique : Jacques Adert [1817-1886] ; Ernest Bersot [ -1880]. ; Auguste Daunas [1814-vers 1850-1851]; Charles Delatour [1816-1871] ; Charles Delzons [1817-1872] ; Hilaire Garsonnet [1814-1876] ; Charles Guiselin [1816-1880] ; Louis Lacroix [1817-1881] ; Victor Modeste [1818-1893] ; Pierre Olivaint [1816-1871] ; Jean Peyrot [1813-1889] ; Victor Pitard [1817-1859] ; Constant Portelette [1816- ] ; Alfred Rouvray [1818-1872] ; Charles Verdi&egrave;re [1817- 1899] ; Charles Z&eacute;vort [1816-1887].<br \/>Auguste Daunas, qui y est boursier &agrave; part enti&egrave;re, c&#39;est &agrave; dire bien class&eacute; au concours d&#39;entr&eacute;e, y effectue une scolarit&eacute; de trois ans. Il se pr&eacute;sente sans doute &agrave; l&#39;agr&eacute;gation&nbsp; de philosophie l&#39;ann&eacute;e m&ecirc;me o&ugrave; sa scolarit&eacute; s&#39;ach&egrave;ve, mais n&#39;est pas re&ccedil;u. Seul Ernest Bersot est re&ccedil;u en 1839.<br \/>1840. AGR&Eacute;GATION DE PHILOSOPHIE.<br \/>Cette ann&eacute;e 1840, sous la pr&eacute;sidence de Th&eacute;odore Jouffroy, et non pas exceptionnellement de Victor Cousin qui vient d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; ministre de l&#39;Instruction publique, sont re&ccedil;us&nbsp;&agrave; l&#39;agr&eacute;gation de philosophie: Jules Barni [1818-1878], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale, promotion 1837 ; Auguste Walras [1801-1866], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale, promotion 1820 ; Charles Jourdain [1817-1886] ; Charles Z&eacute;vort [1816-1887], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale, promotion 1836 ; Auguste Daunas [1814-vers 1850-1851], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale, promotion 1836].<br \/><br \/>CARRI&Egrave;RE ENSEIGNANTE.<br \/>A la sortie de l&#39;Ecole normale, et en tant que normalien, est nomm&eacute; dans un coll&egrave;ge royal. Il est affect&eacute;, comme charg&eacute; de cours, au coll&egrave;ge royal de Besan&ccedil;on [1839], o&ugrave; il succ&egrave;de &agrave; Charles B&eacute;nard [1807-1898], lui aussi ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;Ecole normale [1828] et agr&eacute;g&eacute; de philosophie en 1831. Auguste Daunas reste &agrave; Besan&ccedil;on jusqu&#39;en 1842.<br \/>A la suite de quoi il est nomm&eacute; professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de Reims [d&eacute;partement de la Marne], et qui fait partie &agrave; cette &eacute;poque de l&#39;Acad&eacute;mie de Paris, alors tr&egrave;s vaste et comprenant les d&eacute;partements de l&#39;Aube, d&#39;Eure-et-Loir, de la Marne, de la Seine, de Seine-et-Marne, de Seine-et-Oise, de l&#39;Yonne.<br \/><br \/>DOCTEUR &Egrave;S-LETTRES.<br \/>Daunas est docteur &egrave;s-lettres [Paris, ao&ucirc;t 1848], avec une th&egrave;se latine&nbsp;: De Idea philosophiae determinanda [Saint Germain en Laye : impr. de Beau, in-8, 62 p., 1848].<br \/><br \/>La th&egrave;se fran&ccedil;aise a pour titre : &Eacute;tudes sur le mysticisme. Plotin et sa doctrine, par A. Daunas, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale, professeur de philosophie [Paris : chez l&rsquo;auteur, in-8, 201 p., 1848].<br \/>Elle a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e en fin octobre 1847 et l&#39;exemplaire, conserv&eacute; dans les archives de la Sorbonne, porte la mention : Vu et lu, &agrave; Paris, en Sorbonne, le 1er novembre 1847, par le doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Paris T. Vict. Le Clerc.<br \/><br \/>En 1848, sont &eacute;galement re&ccedil;us docteurs de la Facult&eacute; de Paris : l&rsquo;abb&eacute; Baret ; Guillaume Anne Patru ; Timoth&eacute;e Fabre ; L&eacute;on Montet ; Ferdinand Colincamp ; Auguste Geffroy ; Charles Gouraud ; Paul Janet ; Louis Speckert ; Charles Waddington. <br \/><br \/>MAINTIEN DE LA NOTORIET&Eacute; D&#39;AUGUSTE&nbsp; DAUNAS.<br \/>La m&eacute;moire que l&#39;on peut avoir d&#39;Auguste Daunas s&#39;est rapidement effac&eacute; de la communaut&eacute; intellectuelle. Il n&#39;a pas fait partie d&#39;une soci&eacute;t&eacute; acad&eacute;mique particuli&egrave;re du genre Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques. Son nom ne figure en France dans aucun dictionnaire philosophique proprement dit : ni, comme &laquo;&nbsp;entr&eacute;e&nbsp;&raquo; dans le Dictionnaire des Sciences philosophiques d&#39;Adolphe Franck [Hachette, 1875], ni a fortiori dans Le Dictionnaire philosophique, publi&eacute; un peu plus de cent ans plus tard, sous la direction de Denis Huisman [Puf, 1984].<br \/>Le Dictionnaire biographique et bibliographique des hommes les plus remarquables [&hellip;] par Alfred Dant&egrave;s [Paris : Auguste Boyer. 1875] mentionne bri&egrave;vement Daunas comme r&eacute;f&eacute;rence bibliographique dans l&#39;article Plotin [page 798]. <br \/>On ne trouve trace de lui, que dans des nomenclatures tr&egrave;s sp&eacute;cialis&eacute;es : Annuaire des anciens &eacute;l&egrave;ves de l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, Notice sur le doctorat &egrave;s-lettres, et bien entendu, dans les notices du catalogue.bnf.fr en ligne, de la Biblioth&egrave;que nationale de France. Ou encore dans le Catalogue g&eacute;n&eacute;ral de la Librairie fran&ccedil;aise pendant vingt-cinq ans, 1840-1865 [Paris : O. Lorenz. 1868].<br \/><br \/>Sa th&egrave;se fran&ccedil;aise est pourtant r&eacute;&eacute;dit&eacute;e en 1980, en fac-simil&eacute; de l&#39;&eacute;dition de Paris, par l&#39;&eacute;diteur allemand Scientia Verlag : &Eacute;tudes sur le mysticisme. Plotin et sa doctrine, par A. Daunas [Aalen : Scientia Verlag. 24 cm, 201 p., 1980].<br \/>Cette r&eacute;&eacute;dition continue donc de faire vivre son nom, et lui assure, plus de cent cinquante ans apr&egrave;s sa mort, une relative notori&eacute;t&eacute;.<br \/><br \/>UN FAISCEAU D&#39;&Eacute;TUDES SUR PLOTIN ET L&#39;&Eacute;COLE D&#39;ALEXANDRIE.<br \/>Cette &eacute;tude d&#39;Auguste Daunas sur Plotin s&#39;inscrit dans la tradition des nombreux travaux consacr&eacute;s &agrave; Plotin, et plus largement &agrave; l&#39;&Eacute;cole d&#39;Alexandrie, tout au long du XIX &egrave;me si&egrave;cle : <br \/><br \/>De Jacques Matter [1791-1864], les deux ouvrages publi&eacute;s &agrave; presque vingt ans de distance : l&#39;Essai historique sur l&#39;&Eacute;cole d&#39;Alexandrie et le coup d&#39;&oelig;il comparatif sur la litt&eacute;rature grecque, depuis le temps d&#39;Alexandre le Grand jusqu&#39;&agrave; celui d&#39;Alexandre S&eacute;v&egrave;re [Paris : F. G. Levrault. Deux volumes in-8, 1820], puis Jacques Matter &eacute;tant devenu Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral, r&eacute;&eacute;dit&eacute; et refondu sous le titre de L&#39;Histoire de l&#39;&Eacute;cole d&#39;Alexandrie compar&eacute;e aux principales &eacute;coles [Paris : Hachette. Trois volumes, in-8, 1840].<br \/><br \/>Le cours prononc&eacute; le 23 d&eacute;cembre 1831, par Hector Poret, sur l&#39;&Eacute;cole d&rsquo;Alexandrie, comme Discours d&#39;ouverture &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, dans la chaire d&#39;Histoire de la philosophie ancienne de V. Cousin [Paris&nbsp;: Papinot, libraire. Rue de la Sorbonne, n&deg;14. In-8, 38 p.,1832].<br \/>Hector Poret, agr&eacute;g&eacute; des lettres [1821], ancien professeur de philosophie au coll&egrave;ge Rollin, est professeur suppl&eacute;ant de V. Cousin de 1831 &agrave; 1838.<br \/><br \/>1841. L&#39;IMPORTANCE DU CONCOURS DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DES SCIENCES MORALES;<br \/>Et surtout le Concours propos&eacute; &agrave; l&#39;initiative de Victor Cousin par l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, prix du Budget, le samedi 24 avril 1841, dont le terme &eacute;tait fix&eacute; au 1er janvier 1843 : Examen critique de l&#39;&Eacute;cole d&#39;Alexandrie.<br \/>Le programme avait &eacute;t&eacute; d&eacute;fini de la mani&egrave;re suivante : <br \/><br \/>1.Faire conna&icirc;tre, par des analyses &eacute;tendues et approfondies, les principaux monuments de cette &eacute;cole depuis le II &egrave;me si&egrave;cle de notre &egrave;re, o&ugrave; elle commence avec Ammonius, Saccas et Plotin jusqu&rsquo;au VI &egrave;me si&egrave;cle, o&ugrave; elle s&rsquo;&eacute;teint, avec l&rsquo;antiquit&eacute; philosophique, &agrave; la cl&ocirc;ture des derni&egrave;res &eacute;coles pa&iuml;ennes, par le d&eacute;cret c&eacute;l&egrave;bre de 529, sous le consulat de D&eacute;cius et sous le r&egrave;gne de Justinien.<br \/><br \/>2.Insister particuli&egrave;rement sur Plotin et sur Proclus ; montrer le lien syst&eacute;matique qui rattache l&rsquo;&eacute;cole d&rsquo;Alexandrie aux religions antiques, et le r&ocirc;le qu&rsquo;elle a jou&eacute; dans la lutte du paganisme expirant contre la religion nouvelle.<br \/><br \/>3.Apr&egrave;s avoir reconnu les ant&eacute;c&eacute;dents de la philosophie d&rsquo;Alexandrie, en suivre la fortune &agrave; travers les &eacute;coles chr&eacute;tiennes du Bas-Empire et du Moyen Age, et surtout au XIV &egrave;me si&egrave;cle, dans cette philosophie qu&rsquo;on peut appeler philosophie de la Renaissance.<br \/><br \/>4.Appr&eacute;cier la valeur historique et la valeur absolue de la philosophie d&rsquo;Alexandrie.<br \/>D&eacute;terminer la part d&rsquo;erreur et la part de v&eacute;rit&eacute; qui s&rsquo;y rencontrent, et ce qu&rsquo;il est possible d&rsquo;en tirer au profit de la philosophie de notre si&egrave;cle.<br \/><br \/>Le rapport sur ce concours, effectu&eacute;&nbsp; par Barth&eacute;lemy Saint-Hilaire, est lu dans les s&eacute;ances du 27 avril et du 4 mai 1844. <br \/>Publi&eacute; dans Compte-rendus des S&eacute;ances et travaux de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, 1840-1841, pages 373-374.<br \/><br \/>Le prix est remport&eacute; par &Eacute;tienne Vacherot, directeur des &eacute;tudes et ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale.<br \/>&Eacute;tienne Vacherot publie son travail, deux ans plus tard, sous le titre Histoire critique de l&#39;&Eacute;cole d&#39;Alexandrie, par M. E. Vacherot, directeur des &eacute;tudes &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale. Ouvrage couronn&eacute; par l&#39;Institut, Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques [Paris : Librairie philosophique de Ladrange, 19 quai des Augustins. Trois tomes in-8, VIII-603+446+VII-524 p., 1846-1851]. Le premier et le deuxi&egrave;me tome paraissent en 1846.<br \/><br \/>Enfin le travail de Jules Simon [1814-1896], r&eacute;dig&eacute; trop tard pour pouvoir concourir, mais qui para&icirc;tra cependant sous le titre : Histoire de l&#39;&Eacute;cole d&#39;Alexandrie [Paris : Joubert. Deux volumes in-8, 1845].<br \/><br \/>R&Eacute;F&Eacute;RENCES &Agrave; LA TH&Egrave;SE D&#39;AUGUSTE DAUNAS.<br \/>Et les ouvrages sp&eacute;cialis&eacute;s de philosophie qui traitent de ces questions ne manquent pas d&#39;indiquer le travail d&#39;Auguste Daunas dans leurs r&eacute;f&eacute;rences;<br \/><br \/>C&#39;est le cas de Jules Simon, qui signe J. S. l&#39;article qu&#39;il consacre &agrave; Plotin, dans la premi&egrave;re &eacute;dition du Dictionnaire des Sciences philosophiques [1851] de Franck, avec une mention approximative li&eacute;e &agrave; l&#39;erreur d&#39;un prote [Consulter la th&egrave;se de M. Daunas sur Platon] ou plus exacte dans la seconde &eacute;dition du Dictionnaire [1875].<br \/><br \/>En 1876, Gustave Vapereau, dans son Dictionnaire universel des litt&eacute;ratures, dans l&#39;article Plotin, cite la th&egrave;se de Daunas, page 1616. De m&ecirc;me, le Grand Dictionnaire universel du XIX &egrave;me si&egrave;cle de Pierre Larousse. <br \/><br \/>C&#39;est encore le cas en 1886, dans la seconde &eacute;dition de l&#39;Essai sur l&#39;histoire de la critique chez les Grecs, d&#39;&Eacute;mile Egger [Paris : G. Pedone-Lauriel. In-8, 1886], page 474.<br \/><br \/>1848. MEMBRE DU JURY D&#39;AGR&Eacute;GATION DE PHILOSOPHIE.<br \/>L&nbsp;&#39;importance d&#39;Auguste Daunas en son temps se mesure au fait, qu&#39;&agrave; peine d&eacute;clar&eacute; docteur &egrave;s-lettres [le 19 ao&ucirc;t 1848] il est appel&eacute; pour faire partie, quelques jours apr&egrave;s, fin ao&ucirc;t 1848, du jury d&#39;agr&eacute;gation de philosophie pour l&#39;enseignement secondaire. <br \/>Le pr&eacute;sident du jury est l&#39;Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral Georges Ozaneaux [1795-1852], d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sident en 1847, qui a remplac&eacute; dans cette fonction V. Cousin qui avait assum&eacute; cette responsabilit&eacute; presque sans interruption entre 1830 et 1846 inclus et qui la reprendra en 1849. [Victor Cousin, notons-le en passant, est le pr&eacute;sident en 1848, d&#39;un jury d&#39;agr&eacute;gation des Facult&eacute;s].<br \/>Sont &eacute;galement membres : Joseph Danton [1814-1869] qui a &eacute;t&eacute; chef de cabinet du ministre Abel Fran&ccedil;ois Villemain, et Inspecteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Paris ; Am&eacute;d&eacute;e Jacques [1813-1865] fondateur de la revue La Libert&eacute; de penser ; Charles Mallet [1807-1876], inspecteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Paris depuis 1848 ; et enfin Auguste Daunas.<br \/>Dix places sont mises au concours. Il y a vingt candidats. Six seront re&ccedil;us agr&eacute;g&eacute;s.<br \/>Sont re&ccedil;us en 1848, dans l&#39;ordre de classement : Ernest Renan [1823-1892], &Eacute;mile Beaussire [1824-1889], Elme Caro [1826-1887], Fr&eacute;d&eacute;ric Morin [1823-1874], Alexandre Dupont, Jean Ren&eacute; Augustin Allanic [1805-1899].<br \/><br \/>Dans une lettre, en date du 21 ao&ucirc;t 1848, adress&eacute;e &agrave; sa s&oelig;ur Henriette, Ernest Renan d&eacute;crit la composition du jury. Et fait le portrait d&#39;Auguste Daunas : &laquo; Daunas est un jeune professeur de province, qui a eu le bonheur d&#39;&ecirc;tre pers&eacute;cut&eacute; par M. de Salvandy pour t&eacute;m&eacute;rit&eacute;s de doctrine, et qui maintenant est en grande faveur &raquo;.<br \/><br \/>PROFESSEUR AU LYC&Eacute;E DE MARSEILLE.<br \/>Juste apr&egrave;s son doctorat [ao&ucirc;t 1848] Auguste Daunas est nomm&eacute; dans la chaire de philosophie du lyc&eacute;e de Marseille. Il y remplace Pierre Benjamin Lafaist [1809-1867], professeur au lyc&eacute;e de 1838 &agrave; 1847, et qui vient d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Marseille tout nouvellement cr&eacute;&eacute;e.<br \/>Mais, malade, Auguste Daunas doit &ecirc;tre intern&eacute; en psychiatrie. Il d&eacute;c&egrave;de quelques mois apr&egrave;s.&nbsp; Il est alors remplac&eacute; par Antonin Rondelet [1823-1893], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1841], qui vient du lyc&eacute;e de Rennes.<br \/><\/p><p>JJB, 03-2011 <br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Dans une carri&egrave;re, relativement br&egrave;ve, Auguste Daunas inscrit son nom dans l&#39;histoire de la philosophie, gr&acirc;ce &agrave; sa th&egrave;se fran&ccedil;aise, r&eacute;dig&eacute;e en 1848, ayant pour titre : &Eacute;tudes sur le mysticisme. Plotin et sa doctrine, publi&eacute;e &agrave; compte d&#39;auteur. Cette th&egrave;se est r&eacute;&eacute;dit&eacute;e plus de cent-trente ans plus tard par l&#39;&eacute;diteur allemand Scientia Verlag.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-154","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-philo-du-xixe-en-france-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=154"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/154\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=154"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=154"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=154"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}