{"id":151,"date":"2011-01-24T14:23:22","date_gmt":"2011-01-24T14:23:22","guid":{"rendered":""},"modified":"2011-01-24T14:23:22","modified_gmt":"2011-01-24T14:23:22","slug":"Jugement-d-un-ancien-sur-Henri-Bergson","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Jugement-d-un-ancien-sur-Henri-Bergson.html","title":{"rendered":"Jugement d&rsquo;un ancien sur Henri Bergson"},"content":{"rendered":"<em>Emmanuel Joyau [1850-1924], professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Clermont, a une cinquantaine d&#39;ann&eacute;es quand il a &agrave; appr&eacute;cier la port&eacute;e d&#39;un certain normalien et agr&eacute;g&eacute; de philosophie du nom d&#39;Henri Bergson [1859-1941], qui, quinze ans plus t&ocirc;t a &eacute;t&eacute;&nbsp; charg&eacute; de conf&eacute;rences de philosophie [1884-1887] &agrave; l&#39;Universit&eacute; de Clermont.<\/em><!--more--><br \/><br \/>Emmanuel Joyau [1850-1924] publie en 1899 un ouvrage faisant l&#39;historique d&eacute;taill&eacute; de l&#39;enseignement de la philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Clermont, sous le titre : La Chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Clermont, 1855-1893 [Clermont-Ferrand : Typographie et lithographie G. Mont-Louis. In-8, 58 p., 1899].<br \/>LES PROFESSEURS DE PHILOSOPHIE A CLERMONT-FERRAND.<br \/>La Facult&eacute; des Lettres de Clermont, cr&eacute;&eacute;e initialement en 1808, supprim&eacute;e par la Restauration, et reconstitu&eacute;e par le d&eacute;cret du 22 ao&ucirc;t 1854, voit la cr&eacute;ation d&#39;une chaire de philosophie par d&eacute;cret du 8 ao&ucirc;t 1855. <br \/>Jusqu&#39;&agrave; 1893, les cinq titulaires de la chaire de philosophie sont successivement, de 1855 &agrave; 1858, F&eacute;lix Nourrisson [1825-1899] ; de 1858 &agrave; 1871, Antonin Rondelet [1823-1893] ; de 1872 &agrave; 1875, Louis Victor Arren [1833-1893] ; de 1875 &agrave; 1877, Jules Francisque G&eacute;rard [1839-1898] ; de 1877 &agrave; 1893, Henri Pierre D&eacute;sir&eacute; Luguet [1833-1893].<br \/><br \/>EMMANUEL JOYAU. <br \/>Emmanuel Joyau [1850-1924], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;Ecole normale sup&eacute;rieure [1869], agr&eacute;g&eacute; de philosophie [1873], docteur &egrave;s-lettres [Paris, 1879].<br \/>Professeur de philosophie au lyc&eacute;e d&#39;Auch [1873], de Limoges [1874], d&#39;Angoul&ecirc;me [1879], de Douai [1883]. Charg&eacute; de cours &agrave; la Facult&eacute; d&#39;Aix [1887], de Clermont-Ferrand [1893], titulaire de la chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Clermont-Ferrand en 1894.<br \/>C&#39;est alors qu&#39;il est lui-m&ecirc;me le sixi&egrave;me titulaire de la chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Clermont qu&#39;Emmanuel Joyau publie son ouvrage. D&eacute;sireux d&#39;&ecirc;tre juste et complet, il consacre &agrave; la fin de son livre quelques lignes sur le relativement jeune Henri Bergson, alors &acirc;g&eacute; de quarante ans, dont &laquo;&nbsp;l&#39;influence, dit-il, sera sans doute f&eacute;conde pour le progr&egrave;s des &eacute;tudes philosophiques &raquo;. <br \/><br \/>Le jugement de l&#39;a&icirc;n&eacute; se confirmera aussi bien pour ce qui est des &eacute;tudes philosophiques que des honneurs concernant le cadet : membre titulaire de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques [14 d&eacute;cembre 1901], membre de l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise [12 f&eacute;vrier 1914], prix Nobel de Litt&eacute;rature [8 d&eacute;cembre 1927].<br \/>Paraissent en 1907, L&#39;&Eacute;volution cr&eacute;atrice ; en 1919, L&#39;&Eacute;nergie spirituelle ; en 1922, Dur&eacute;e et simultan&eacute;it&eacute; ; en 1932, Les Deux sources de la morale et de la religion ; en 1934, La Pens&eacute;e et le mouvant.<br \/><br \/>LE TEXTE DU JUGEMENT D&#39;EMMANUEL JOYAU SUR BERGSON.<br \/>Nous ne saurions oublier dans cet historique, M. Bergson [1]&nbsp; qui, professeur de philosophie au Lyc&eacute;e de Clermont depuis 1883, fut, &agrave; partir de 1884 [2], charg&eacute; de faire deux&nbsp; conf&eacute;rences par semaine &agrave; la Facult&eacute;. M. Bergson, n&#39;&eacute;tant que ma&icirc;tre de conf&eacute;rences, ne fit pas de cours et ne fut pas connu du public ; mais il rendit les plus grands services aux &eacute;tudiants : il avait un sens profond des probl&egrave;mes m&eacute;taphysiques, une rare p&eacute;n&eacute;tration de psychologue, un remarquable talent de parole, le go&ucirc;t le plus d&eacute;licat en mati&egrave;re de style. Il donnait l&#39;exemple d&#39;un travail infatigable : il avait publi&eacute; chez Delagrave [1884] une &eacute;dition des Extraits de Lucr&egrave;ce [3] avec une longue introduction o&ugrave; il &eacute;tudiait avec une &eacute;gale comp&eacute;tence la physique de Lucr&egrave;ce, sa po&eacute;sie et sa langue ; il traduisit de l&#39;anglais l&#39;ouvrage tr&egrave;s consid&eacute;rable et tr&egrave;s int&eacute;ressant de J. Sully sur les Illusions des Sens et de l&#39;Esprit [4] ; il envoya &agrave; la Revue philosophique [nov. 1886] une note sur la Simulation inconsciente dans l&#39;hypnotisme [5]. Enfin, c&#39;est &agrave; Clermont qu&#39;il pr&eacute;pare une th&egrave;se profond&eacute;ment originale et suggestive qu&#39;il soutint en 1889 sur les Donn&eacute;es imm&eacute;diates de la conscience [6]. Il avance cette opinion quelque peu paradoxale que les &eacute;tats de conscience ne diff&eacute;rent jamais de quantit&eacute; ni d&#39;intensit&eacute;, mais de qualit&eacute;, ce qui nous emp&ecirc;che de nous en faire une id&eacute;e exacte, c&#39;est qu&#39;aux donn&eacute;es&nbsp; imm&eacute;diates de la conscience nous m&ecirc;lons toujours des &eacute;l&eacute;ments emprunt&eacute;s &agrave; la notion d&#39;espace, si famili&egrave;re &agrave; notre esprit, qu&#39;il nous est rarement possible de nous en d&eacute;gager. Nulle part l&#39;influence de ces mauvaises habitudes d&#39;esprit et de langage, de ces associations d&#39;id&eacute;es vicieuses, ne se fait sentir d&#39;une fa&ccedil;on plus n&eacute;faste qu&#39;&agrave; propos de la question du libre-arbitre ; elle n&#39;est insoluble, d&#39;apr&egrave;s M. Bergson, que parce qu&#39;elle est mal pos&eacute;e et toutes les objections&nbsp; que l&#39;on &eacute;l&egrave;ve contre la libert&eacute; morale de l&#39;homme disparaissent quand on comprend le caract&egrave;re absolument diff&eacute;rent des divers ordres de causes. Le sujet de la th&egrave;se latine est la th&eacute;orie d&#39;Aristote sur l&#39;Espace.<br \/>En 1896, M. Bergson a publi&eacute; un autre livre, &laquo; Mati&egrave;re et M&eacute;moire &raquo; [7], o&ugrave; il fait preuve des m&ecirc;mes qualit&eacute;s de penseur et d&#39;&eacute;crivain ; son &acirc;ge permet d&#39;esp&eacute;rer encore une longue s&eacute;rie de travaux. N&eacute; &agrave; Paris, en 1859, &eacute;l&egrave;ve de l&#39;Ecole normale en 1878, professeur aux Lyc&eacute;es d&#39;Angers [1881], puis de Clermont [1883], M. Bergson quitta cette ville en 1888. D&#39;abord professeur au Lyc&eacute;e Henri-IV [8], &agrave; Paris, il a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; l&#39;an dernier ma&icirc;tre ce conf&eacute;rences &agrave; l&#39;Ecole normale [9] ; c&#39;est un poste d&#39;honneur que plus que tout autre il &eacute;tait digne de remplir et son influence sera sans doute f&eacute;conde pour le progr&egrave;s des &eacute;tudes philosophiques.<br \/><br \/>NOTES.<br \/><br \/>[1]. HENRI BERGSON [1859-1941].<br \/>N&eacute; le 18 octobre 1859, &agrave; Paris ; mort le 3 janvier 1941, &agrave; Paris. <br \/>&Eacute;tudes au lyc&eacute;e Bonaparte [aujourd&#39;hui Condorcet] ; prix d&#39;honneur de discours latin pour la classe de rh&eacute;torique [1875], premier prix de&nbsp; dissertation en fran&ccedil;ais et de math&eacute;matiques en classe de philosophie [1876], premier prix de math&eacute;matiques, cosmographie et m&eacute;canique en classe de math&eacute;matiques &eacute;l&eacute;mentaires. <br \/>Ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;Ecole normale sup&eacute;rieure [1878], agr&eacute;g&eacute; de philosophie [1881].<br \/><br \/>Nomm&eacute; professeur au lyc&eacute;e de Saint-Brieuc, il refuse ce poste et est nomm&eacute; au lyc&eacute;e d&#39;Angers [5 octobre 1881-septembre 1883]. Il est en m&ecirc;me temps professeur de litt&eacute;rature &agrave; l&#39;&Eacute;cole sup&eacute;rieure de jeunes filles d&#39;Angers.<br \/>Le 3 ao&ucirc;t 1882, prononce&nbsp; &agrave; la distribution des prix du lyc&eacute;e d&#39;Angers, un discours sur La Sp&eacute;cialit&eacute;.<br \/><br \/>En 1883, Bergson est nomm&eacute; professeur au lyc&eacute;e de Carcassonne [21 septembre], mais il refuse ce poste et est nomm&eacute; au lyc&eacute;e Blaise Pascal de Clermont [28 septembre 1883-septembre 1888]. <br \/>Le 5 ao&ucirc;t 1884, prononce, &agrave; la distribution des prix du lyc&eacute;e de Clermont, un discours sur La Politesse, qu&#39;il reprendra, en le retouchant, en 1892, &agrave; la distribution des prix du lyc&eacute;e Henri-IV.<br \/><br \/>[2]. CHARG&Eacute; DE&nbsp; CONF&Eacute;RENCES DE PHILOSOPHIE.<br \/>Henri Bergson, alors qu&#39;il est professeur de philosophie au lyc&eacute;e de Clermont est charg&eacute; de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;Universit&eacute; de Clermont&nbsp; [14 f&eacute;vrier 1884]. <br \/><br \/>Le 18 f&eacute;vrier 1884, il fait au Palais des Facult&eacute;s une conf&eacute;rence publique sur le Rire. <br \/>Quinze ans plus tard, [1er f&eacute;vrier-15 mars 1899], le texte en para&icirc;tra dans la Revue de Paris, puis sous forme d&#39;un livre en 1900 : Le Rire ; essai sur la signification du comique, par Henri Bergson [Paris : F&eacute;lix Alcan. Biblioth&egrave;que de philosophie contemporaine. In-18, VII-204 p., 1900].<br \/><br \/>[3]. EXTRAITS DE LUCR&Egrave;CE.<br \/>Extraits de Lucr&egrave;ce, avec un commentaire, des notes et une &eacute;tude sur la po&eacute;sie, la philosophie, la physique, le texte et la langue de Lucr&egrave;ce , par Henri Bergson [Paris : C. Delagrave. Collection des classiques latins. In-18, VIII-XLVII-159 p., 1884]. Le texte est en latin, les notes, commentaires et introduction en fran&ccedil;ais.<br \/>R&eacute;&eacute;dit&eacute; &agrave; de nombreuses reprises : 1896, 1901, 191&eacute;, 1917, 1918, 1924, 1937, 1955.<br \/><br \/>[4]. LES ILLUSIONS DES SENS ET DE L&#39;ESPRIT.<br \/>Le philosophe et psychologue associationniste anglais James Sully [1842-1923] fait para&icirc;tre en 1881 : Illusions. A psychological Study [London : C. K.&nbsp; Paul &amp; C&deg;. The International scientific series. Volume XXXIV. In-12, XII-372 p., 1881].<br \/>Henri Bergson traduit cet ouvrage et le fait para&icirc;tre, de fa&ccedil;on anonyme en 1883, sous le titre :&nbsp; Les Illusions des sens et de l&#39;esprit, par James Sully [Paris : Germer Bailli&egrave;re. Biblioth&egrave;que scientifique internationale, 42. In-8, II-264 p., 1883].<br \/>L&#39;illusion, selon J. Sully, est la simulation d&#39;une connaissance imm&eacute;diate, qui rel&egrave;ve soit de la perception externe, de la perception interne, de la m&eacute;moire, de la croyance.<br \/><br \/>[5]. DE LA SIMULATION INCONSCIENTE.<br \/>L&#39;article d&#39;Henri Bergson &laquo; De la Simulation inconsciente dans l&#39;&eacute;tat d&#39;hypnotisme &raquo; para&icirc;t dans le num&eacute;ro de novembre 1886 de la Revue philosophique de la France et de l&#39;&eacute;tranger, dirig&eacute;e par Th&eacute;odule Ribot [Paris : F&eacute;lix Alcan], pages 525 sq.<br \/>Le texte est dat&eacute; de Clermont, 9 juillet 1886. <br \/>&laquo; Il y a deux mois environ, j&#39;appris qu&#39;un habitant de Clermont, M. V&#8230;, se livrait &agrave; des exp&eacute;riences d&#39;hypnotisme sur des jeunes gens de quinze &agrave; dix-sept ans, avec lesquels il obtenait de remarquables effets de suggestion mentale [&hellip;] &raquo;.<br \/><br \/>[6]. LES DONN&Eacute;ES IMM&Eacute;DIATES DE LA CONSCIENCE.<br \/>Henri Bergson pr&eacute;pare partiellement sa th&egrave;se &agrave; Clermont. Mais il en continue la r&eacute;daction &agrave; Paris. En effet, le 11 septembre 1888, il est charg&eacute; d&#39;une suppl&eacute;ance aux lyc&eacute;es parisiens Louis-le-Grand, et Henri-IV.<br \/>Et l&#39;ann&eacute;e suivante, est nomm&eacute; le 24 ao&ucirc;t 1889 au coll&egrave;ge Rollin [aujourd&#39;hui Jacques Decour], o&ugrave; il est en poste pendant l&#39;ann&eacute;e scolaire 1889-1890.<br \/><br \/>A la fin de l&#39;ann&eacute;e 1889, le 27 d&eacute;cembre, il soutient ses th&egrave;ses de doctorat, &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, alors que si&egrave;gent au jury Paul Janet, rapporteur ; &Eacute;mile Boutroux ; Charles Waddington : <br \/>La th&egrave;se principale, en fran&ccedil;ais : Essai sur les Donn&eacute;es imm&eacute;diates de la conscience [?Paris : F&eacute;lix Alcan, collection Biblioth&egrave;que de Philosophie contemporaine.&nbsp; in-8, VIII-182 p., 1889]. <br \/><br \/>La th&egrave;se secondaire, en latin : ?Quid Aristoteles de loco senserit? ?[Paris : F&eacute;lix Alcan. In-8, 82 p., 1889].&nbsp; <br \/><br \/>[7]. MATI&Egrave;RE ET M&Eacute;MOIRE.<br \/>Mati&egrave;re et m&eacute;moire. Essai sur la relation du corps &agrave; l&#39;esprit, par Henri Bergson [Paris : F. Alcan , Biblioth&egrave;que de philosophie contemporaine. in-8, III-279 p.,1896]. L&#39;ouvrage para&icirc;t &agrave; la fin de l&#39;ann&eacute;e.<br \/>R&eacute;&eacute;dit&eacute; &agrave; de nombreuses reprises : 1900 [deuxi&egrave;me &eacute;dition] ; 1903 [troisi&egrave;me &eacute;dition] ; 1906 [quatri&egrave;me &eacute;dition] ; 1908 [cinqui&egrave;me &eacute;dition] ; 1910 [sixi&egrave;me &eacute;dition] ; etc. <br \/><br \/>[8]. LYC&Eacute;E HENRI-IV.<br \/>Le 11 septembre 1888, Henri Bergson est charg&eacute; d&#39;une suppl&eacute;ance au lyc&eacute;e Louis-le-Grand et Henri-IV. Il est en charge pendant toute l&#39;ann&eacute;e scolaire 1888-1889.<br \/><br \/>Apr&egrave;s un an [ao&ucirc;t 1889-octobre 1890] o&ugrave; il est professeur au coll&egrave;ge Rollin, Henri Bergson est &agrave; nouveau nomm&eacute; &agrave; Henri-IV, mais cette fois [14 octobre 1890] comme professeur rempla&ccedil;ant de H. Michel, dans une classe de philosophie pour v&eacute;t&eacute;rans&nbsp; et nouveaux [l&#39;autre professeur de philosophie est Paul Souquet].<br \/>Le 30 juillet 1892, prononce, &agrave; la distribution des prix du lyc&eacute;e Henri-IV, un discours sur la Politesse, version remani&eacute;e du discours de 1885, au lyc&eacute;e de Clermont.<br \/><br \/>En 1893, Bergson est nomm&eacute; &agrave; Henri-IV, professeur en titre dans la classe de philosophie, division A, pour v&eacute;t&eacute;rans [Kh&acirc;gne].<br \/>Ainsi, Henri Bergson reste &agrave; Henri-IV d&#39;octobre 1890 &agrave; f&eacute;vrier 1898, jusqu&#39;&agrave; sa nomination de ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;Ecole normale en f&eacute;vrier 1898.<br \/><br \/>En 1895, Bergson prononce le discours &agrave; la distribution des prix du Concours g&eacute;n&eacute;ral : Le Bon sens et les &eacute;tudes classiques.&nbsp;&nbsp; <br \/><br \/>[9]. MA&Icirc;TRE DE CONF&Eacute;RENCES &Agrave; L&#39;&Eacute;COLE NORMALE.<br \/>Le 24 f&eacute;vrier 1898, Henri Bergson est nomm&eacute; ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;Ecole normale.<br \/><br \/>L&#39;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente, mais Emmanuel Joyau omet de le signaler, Henri Bergson assure aussi, au coll&egrave;ge de France, pour le premier semestre 1897-1898, dans la chaire de Philosophie grecque et latine, la suppl&eacute;ance de Charles L&eacute;v&ecirc;que [1818-1900] malade.<br \/><br \/>Et apr&egrave;s la mort de Charles L&eacute;v&ecirc;que, le 4 janvier 1900, Henri Bergson sera &eacute;lu titulaire de la chaire de Philosophie grecque et latine, qu&#39;il occupera jusqu&#39;en 1904, date &agrave; laquelle il quitte la chaire de Philosophie grecque et latine, pour devenir, le 19 novembre 1904, titulaire de la chaire de Philosophie moderne, occup&eacute;e pr&eacute;c&eacute;demment par Gabriel Tarde [1843-1904]. Bergson est titulaire de la chaire de Philosophie moderne de 1904 &agrave; 1921.<br \/><br \/>Mais cela ne signifie pas pour autant que la carri&egrave;re de Bergson se d&eacute;roule sans difficult&eacute;s. En 1894 il a pos&eacute; sa candidature &agrave; la Sorbonne sans succ&egrave;s. Et refuse, la m&ecirc;me ann&eacute;e, une nomination de ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; Bordeaux.<br \/>En 1898, Henri Bergson, &agrave; nouveau pose sa candidature &agrave; la Sorbonne, sans succ&egrave;s.<br \/>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Emmanuel Joyau [1850-1924], professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Clermont, a une cinquantaine d&#39;ann&eacute;es quand il a &agrave; appr&eacute;cier la port&eacute;e d&#39;un certain normalien et agr&eacute;g&eacute; de philosophie du nom d&#39;Henri Bergson [1859-1941], qui, quinze ans plus t&ocirc;t a &eacute;t&eacute;&nbsp; charg&eacute; de conf&eacute;rences de philosophie [1884-1887] &agrave; l&#39;Universit&eacute; de Clermont.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-151","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-philo-du-xixe-en-france-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=151"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=151"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=151"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=151"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}