{"id":150,"date":"2011-01-23T16:43:24","date_gmt":"2011-01-23T16:43:24","guid":{"rendered":""},"modified":"2011-01-23T16:43:24","modified_gmt":"2011-01-23T16:43:24","slug":"La-mort-de-Frederic-Ozanam-1813-1853","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/La-mort-de-Frederic-Ozanam-1813-1853.html","title":{"rendered":"La mort de Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam (1813-1853)"},"content":{"rendered":"<em>Intellectuel catholique, second titulaire, apr&egrave;s Claude Fauriel, de la chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Paris [1844-1853], Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam est une figure dominante de l&#39;action men&eacute;e contre la pauvret&eacute; par la Soci&eacute;t&eacute; Saint-Vincent de Paul, dont il est le cr&eacute;ateur en 1833.<\/em><!--more--><p><br \/>L&#39;historien religieux Fran&ccedil;ois Z&eacute;non Collombet [1808-1853] publie dans la Revue du Lyonnais, &agrave; laquelle il collabore r&eacute;guli&egrave;rement, un article n&eacute;crologique sur Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam.<br \/>L&#39;article est repris en tir&eacute; &agrave; part : Notice sur A. Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam, par F. Z. Collombet [Lyon : impr. de Girard et Josserand. Rue Saint-Dominique, 13. In-8, 21 p., 1873].<br \/>Pendant sa mission scientifique [1] dont nous avons parl&eacute;, Ozanam [2] recueillit les mat&eacute;riaux d&#39;un livre qu&#39;il publia en 1850, les Documents in&eacute;dits pour servir &agrave; l&#39;histoire litt&eacute;raire de Italie depuis le VIIIe si&egrave;cle jusqu&#39;au XIIIe. Ce volume pr&eacute;sente de v&eacute;ritables richesses et beaucoup d&#39;aper&ccedil;us nouveaux, beaucoup de pi&egrave;ces tout &agrave; fait inconnues [3]. On doit &agrave; cette m&ecirc;me mission un autre livre qui parut en 1852, Les Po&egrave;tes franciscains en Italie au treizi&egrave;me si&egrave;cle [4]. <br \/><br \/>Comment r&eacute;sister &agrave; de si longs, &agrave; de si p&eacute;nibles travaux [5] ? Il aurait fallu renoncer &agrave; toute &eacute;tude s&eacute;rieuse , mais cette &acirc;me ardente et passionn&eacute;e pour la v&eacute;rit&eacute; ne pouvait se priver de cet aliment intellectuel de la science. Cette d&eacute;vorante activit&eacute; [6] l&#39;usa en quelques ann&eacute;es. <br \/><br \/>Ozanam alla une derni&egrave;re fois , au mois d&#39;ao&ucirc;t de l&#39;ann&eacute;e pass&eacute;e, demander la sant&eacute; au ciel trompeur de l&#39;Italie [7]. Cette ann&eacute;e toutefois ne s&#39;&eacute;coula point pour lui dans un st&eacute;rile repos ; le religieux voyageur fonda plusieurs conf&eacute;rences de St-Vincent de Paul [8], et prit la parole au milieu de ces r&eacute;unions pour les&nbsp; diriger et leur imprimer le v&eacute;ritable esprit de l&#39;association. <br \/><br \/>Le s&eacute;jour de Pise [9] ne lui rendit pas la sant&eacute;. Une maladie aux reins, qui avait fini par paralyser son organisation tout enti&egrave;re, fit de rapides progr&egrave;s et ne laissa plus d&#39;espoir sur le r&eacute;tablissement de sa sant&eacute;. Ozanam voulut mourir dans sa patrie, et, comme Audin avant lui, il rentra sans pouvoir aller jusqu&#39;au bout. <br \/><br \/>Il s&#39;arr&ecirc;ta &agrave; Marseille, o&ugrave; il devait trouver les parents de Mme Ozanam. Celle-ci ne l&#39;a pas quitt&eacute; un seul instant, non plus que ses deux fr&egrave;res, M. l&#39;abb&eacute; Ozanam et le Docteur Charles [10], qui l&#39;ont entour&eacute; des soins les plus tendres et les plus affectueux. <br \/>Le surlendemain de son arriv&eacute;e , il re&ccedil;ut le saint Viatique avec une parfaite r&eacute;signation, &eacute;difia toutes les personnes pr&eacute;sentes &agrave; cette touchante c&eacute;r&eacute;monie, et mourut trois jours apr&egrave;s, le 8 septembre, dans les bras des siens , en chr&eacute;tien ferme et plein de foi. <br \/><br \/>Heureux ceux qui meurent ainsi, jeunes et pleur&eacute;s , ayant en peu d&#39;ann&eacute;es noblement rempli une belle t&acirc;che ! Assez peu importent quelques volumes de plus ou de moins ; le vain bruit qui se fait autour d&#39;une publication litt&eacute;raire ne vaut pas, &agrave; l&#39;heure supr&ecirc;me, la douceur d&#39;une bonne action et le souvenir des devoirs s&eacute;rieusement remplis. <br \/><br \/>[1]. LA MISSION SCIENTIFIQUE D&#39;OZANAM.<br \/>Narcisse Achille de Salvandy [1795-185], alors qu&#39;il est une deuxi&egrave;me fois ministre de l&#39;Instruction publique de Louis-Philippe [f&eacute;vrier 1845-f&eacute;vrier 1848], donne en ao&ucirc;t 1846, &agrave; Fr&eacute;deric Ozanam [1813-1853], jeune professeur de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, dont la sant&eacute; est chancelante, une mission pour l&#39;Italie.<br \/>Ozanam se fait remplacer &agrave; la Facult&eacute; des Lettres par Jacques Auguste Demogeot [1808-1894] et se rend en Italie avec sa femme et sa fille. Il quitte Paris le 17 novembre 1846 et s&#39;installe &agrave; Rome le 24 janvier 1847. Il passe l&#39;hiver et le printemps 1847 en Italie.<br \/>Selon sa mission, Ozanam recherche des documents sur l&#39;histoire de la culture en Italie&nbsp; pour&nbsp; servir &agrave; l&#39;histoire des lettres pendant les premiers si&egrave;cles du moyen &acirc;ge.<br \/><br \/>A son retour en France, Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam reprend son enseignement dans la chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; en 1844, apr&egrave;s la mort de Charles Fauriel [1772-1844], le premier titulaire de la chaire, qu&#39;il avait remplac&eacute; depuis janvier 1841.<br \/><br \/>[2]. OZANAM. BIOGRAPHIE EN BREF.<br \/>Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam [1813-1853], n&eacute; le 23 avril 1813, &agrave; Milan, capitale du Royaume fran&ccedil;ais d&#39;Italie. Mais en 1815, le trait&eacute; de Vienne, repla&ccedil;ant la Lombardie sous domination autrichienne, sa famille s&#39;installe &agrave; Lyon, o&ugrave; son p&egrave;re continue d&#39;exercer la m&eacute;decine.<br \/>&Eacute;tudes secondaires &agrave; Lyon, o&ugrave; il a l&lsquo;abb&eacute; Joseph Matthias Noirot [1793-1880] comme professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de Lyon.<br \/>En novembre 1831, Ozanam est &agrave; Paris o&ugrave; il fait ses &eacute;tudes de Droit et de Lettres. Docteur en droit [1836], il revient &agrave; Lyon [1837] et exerce comme avocat. Il y obtient en juillet 1839 la chaire de Droit commercial, qu&#39;il inaugure &agrave; la mi-d&eacute;cembre 1839.<br \/>Docteur &egrave;s-lettres [Paris, 7 janvier 1839], avec une th&egrave;se sur Dante : Dante et la philosophie catholique au treizi&egrave;me si&egrave;cle ; par A. F. Ozanam, docteur en droit, docteur &egrave;s-lettres. [Paris : Deb&eacute;court, libraire-&eacute;diteur. Rue des Saints-P&egrave;res, 69. in-8, 411 p., 1839]. &nbsp;<br \/>Ozanam souhaite quitter l&#39;enseignement du droit et pouvoir succ&eacute;der aupr&egrave;s de la toute nouvelle Facult&eacute; des lettres de l&#39;Universit&eacute; de Lyon, &agrave; la chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re d&#39;Edgar Quinet, qui sera bient&ocirc;t nomm&eacute; au coll&egrave;ge de France [1841] dans la chaire de Langue et de litt&eacute;rature de l&rsquo;Europe m&eacute;ridionale.<br \/><br \/>Sollicit&eacute; par V. Cousin, Ozanam se pr&eacute;sente &agrave; l&#39;agr&eacute;gation des lettres d&#39;enseignement sup&eacute;rieur pour les litt&eacute;ratures anciennes et modernes et est re&ccedil;u premier le 4 octobre 1840. <br \/>Il devient, &agrave; Paris, le suppl&eacute;ant de Claude Charles Fauriel [1772-1844], assure son premier cours le 9 janvier 1841, puis devient, en novembre 1844, &agrave; la suite de la mort de Charles Fauriel, survenue le 15 juillet 1844,&nbsp; le titulaire de la chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris.<br \/>En m&ecirc;me temps il donne un enseignement en classe de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge Stanislas.<br \/>&nbsp;<br \/>[3]. BEAUCOUP DE PIECES TOUT A FAIT INCONNUES.<br \/>C&#39;est &agrave; la suite de cette mission officielle en Italie qu&#39;il publie en 1850, trois ans apr&egrave;s son s&eacute;jour : Documents in&eacute;dits pour servir &agrave; l&#39;histoire litt&eacute;raire de Italie depuis le&nbsp; VIII e si&egrave;cle jusqu&#39;au XIII e, avec des recherches sur le moyen &acirc;ge italien, par A. F. Ozanam, professeur de litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris. [Paris : Jacques Lecoffre et Cie, &eacute;diteurs. Rue du Vieux-Colombier, 29. Ci-devant rue du Pot-de-Fer Saint-Sulpice, 8. 416 p.,1850]. <br \/>L&#39;ouvrage porte sur Des &Eacute;coles et de l&#39;instruction publique en Italie aux temps barbares.<br \/>De nombreux extraits de l&#39;ouvrage sont publi&eacute;s comme articles dans la revue catholique Le&nbsp; Correspondant. <br \/><br \/>[4]. LES POETES FRANCISCAINS.<br \/>C&#39;est aussi &agrave; la suite de ce voyage qu&#39;Ozanam publie en 1852, cinq ans apr&egrave;s sa mission : Les Po&egrave;tes franciscains en Italie au treizi&egrave;me si&egrave;cle, avec un choix de petites fleurs de Saint Fran&ccedil;ois traduites de l&#39;italien suivis de recherches nouvelles sur les sources po&eacute;tiques de la Divine Com&eacute;die, par A. F. Ozanam, professeur de litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Paris [Paris : Jacques Lecoffre et Cie, &eacute;diteurs. Rue du Vieux-Colombier, 29. In-8, 440 p.,1852].<br \/><br \/>[5]. R&Eacute;SISTER A DE SI LONGS TRAVAUX.<br \/>Apr&egrave;s son retour en France, et la reprise de ses cours, Ozanam fait para&icirc;tre ses &Eacute;tudes Germaniques pour servir &agrave; l&#39;Histoire des Francs, en deux tomes, qui reprennent la mati&egrave;re de ses cours de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des lettres : <br \/><br \/>Tome I. Les Germains avant le christianisme. Recherches sur les origines, les traditions, les institutions des peuples germaniques et sur leur &eacute;tablissement dans l&#39;Empire romain. Par A. F. Ozanam, Professeur de litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Paris [Paris : Jacques Lecoffre et Cie, &eacute;diteurs. Rue du Vieux-Colombier, 29. Ci-devant rue du Pot-de-Fer Saint-Sulpice, 8. In-8, XVIII-428 p.,1847].<br \/><br \/>Tome II. La Civilisation chr&eacute;tienne chez les Francs. Recherches sur l&#39;histoire eccl&eacute;siastique, politique et litt&eacute;raire des temps m&eacute;rovingiens et sur le r&egrave;gne de Charlemagne. Par A. F. Ozanam, Professeur de litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Paris [Paris : Jacques Lecoffre et Cie, &eacute;diteurs. Rue du Vieux-Colombier, 29. Ci-devant rue du Pot-de-Fer Saint-Sulpice, 8. In-8, 560 p.,1849].<br \/><br \/>[6]. CETTE D&Eacute;VORANTE ACTIVIT&Eacute; : L&#39;ERE NOUVELLE. <br \/>Mais, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de son activit&eacute; de chercheur et d&#39;enseignant, Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam m&egrave;ne une intense activit&eacute; journalistique. <br \/>Au lendemain de la R&eacute;volution de f&eacute;vrier, en avril 1848, Ozanam fonde avec l&#39;abb&eacute; Henry Maret [1805-1884], professeur &agrave; la Facult&eacute; de Th&eacute;ologie de la Sorbonne [1841], qui s&#39;est rendu c&eacute;l&egrave;bre avec son ouvrage Essai sur le panth&eacute;isme dans les soci&eacute;t&eacute;s modernes [1840] et la collaboration de l&#39;abb&eacute; Henri Dominique Lacordaire [1802-1861], le journal l&#39;&Egrave;re nouvelle, d&#39;orientation d&eacute;mocrate-chr&eacute;tienne. Neuf personnalit&eacute;s, qui ont toutes &eacute;t&eacute; des journalistes de la revue Le Correspondant signent le prospectus de l&#39;&Egrave;re nouvelle : l&#39;&eacute;conomiste Charles de Coux ; le docteur Henri Gouraud ;&nbsp; Edouard de Labaume ; l&#39;abb&eacute; Henri Dominique Lacordaire ; Prosper Lorain ; Eug&egrave;ne Loudun ; l&#39;abb&eacute; Henry Maret ; Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam ; Charles Sainte-Foi ; le docteur Jean Paul Tessier. <br \/><br \/>Le premier num&eacute;ro para&icirc;t le 15 avril et va bient&ocirc;t compter un peu plus de trois mille abonn&eacute;s. <br \/>Il y publie, entre le 15 avril 1848 et le 1er avril 1849 [date de la revente du journal &agrave; des acheteurs l&eacute;gitimistes], plus d&#39;une soixante d&#39;articles, cherchant &agrave; promouvoir un christianisme social et lib&eacute;ral et &agrave; soutenir un r&eacute;publicanisme mod&eacute;r&eacute;. <br \/>Ses articles sont surtout consacr&eacute;s &agrave; la question italienne et &agrave; la question sociale.<br \/>Il donne aussi des articles &agrave; la revue catholique Le Correspondant, qu&#39;il avait contribu&eacute; &agrave; cr&eacute;er en 1843, notamment des extraits de son livre sur La Civilisation chr&eacute;tienne chez les Francs.<br \/><br \/>A l&#39;occasion des &eacute;v&egrave;nements de 1848, Ozanam participe aussi quelques semaines &agrave; la vie politique. Tout en restant &agrave; Paris, il s&#39;engage pour se pr&eacute;senter, mais sans succ&egrave;s, &agrave; la d&eacute;putation, dans le d&eacute;partement du Rh&ocirc;ne, aux&nbsp; &eacute;lections l&eacute;gislatives du 23 avril 1848. <br \/><br \/>[7]. LE CIEL TROMPEUR DE L&#39;ITALIE.<br \/>Mais en 1852, Ozanam retombe malade et est oblig&eacute; d&#39;abandonner ses cours &agrave; la Facult&eacute; o&ugrave; il se fait suppl&eacute;er en novembre par Charles Beno&icirc;t [1815-1898],<br \/>ancien membre de l&#39;Ecole fran&ccedil;aise d&#39;Ath&egrave;nes, qui vient de donner en 1849 un cours&nbsp; compl&eacute;mentaire de Litt&eacute;rature grecque &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Paris,&nbsp; et qui sera plus tard Professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise et doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Nancy.<br \/><br \/>Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam, en fin 1852, obtient d&#39;Hippolyte Fortoul [1811-1856] ministre de l&#39;Instruction publique depuis le coup d&#39;&Eacute;tat du 2 d&eacute;cembre, une mission pour se rendre en Italie. Ses recherches doivent porter sur les origines des R&eacute;publiques italiennes.<br \/><br \/>Un peu auparavant, apr&egrave;s un voyage en Angleterre &agrave; l&#39;occasion de l&#39;Exposition universelle dans l&#39;&eacute;t&eacute; 1851, Ozanam est all&eacute; passer l&#39;&eacute;t&eacute; 1852 dans les Pyr&eacute;n&eacute;es, une saison aux Eaux-Bonnes, puis en ao&ucirc;t 1852, il s&#39;est rendu &agrave; Biarritz, puis &agrave; Burgos, en Espagne.<br \/>Revenu en France, il passe par Cannes et Marseille.<br \/><br \/>En suite de quoi, &agrave; l&#39;automne 1852, Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam se rend avec sa femme Am&eacute;lie [n&eacute;e Soulacroix] et sa fille Marie en Italie, &agrave; G&ecirc;nes, puis &agrave; Livourne. <br \/><br \/>[8]. PLUSIEURS CONF&Eacute;RENCES DE SAINT-VINCENT DE PAUL..<br \/>C&#39;est le 23 avril 1833, que s&#39;&eacute;tait r&eacute;uni, pour la premi&egrave;re fois, sous le nom de Conf&eacute;rence de la charit&eacute;, dans le bureau du journal La Tribune catholique, au 18 rue du Petit-Bourbon&nbsp; Saint-Sulpice, un petit groupe de jeunes &eacute;tudiants autour du r&eacute;dacteur en chef Emmanuel Bailly : F&eacute;lix Clav&eacute;, Jules Devaux,&nbsp; Fran&ccedil;ois Lallier, Paul Lamache,&nbsp; Auguste Le Taillandier, Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam.<br \/>Ainsi se constitue la Soci&eacute;t&eacute; de saint-Vincent de Paul, orient&eacute;e vers la charit&eacute; aux plus pauvres, et se d&eacute;veloppe, avec deux mille participants en 1841, dix mille en 1845, essaim&eacute;s dans plus de cent villes ; &eacute;tablie en Angleterre, en &Eacute;cosse, en Irlande, en Belgique, en Italie.<br \/>Et, partout o&ugrave; il se rend, que ce soit aux Eaux-Bonnes, &agrave; Biarritz ou &agrave; Pise, il rend visite aux Soci&eacute;t&eacute;s existantes et excite leur z&egrave;le.<br \/><br \/>[9]. LE SEJOUR DE PISE NE LUI RENDIT PAS LA SANTE.<br \/>Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam est &agrave; Pise dans l&#39;hiver 1852-1853 et il y travaille &agrave; la Biblioth&egrave;que. <br \/>Mais son &eacute;tat de sant&eacute; empire. Les m&eacute;decins lui prescrivent l&#39;air de la mer. Ozanam s&#39;&eacute;tablit dans un petit village pr&egrave;s de Livourne.<br \/>On croit &agrave; une am&eacute;lioration. Il se rend &agrave; Florence, o&ugrave; il est nomm&eacute; acad&eacute;micien de la Crusca, en m&ecirc;me temps que l&#39;historien Cesare Balbo. Et va &agrave; Sienne.<br \/>Mais sa sant&eacute; est de plus en plus chancelante.<br \/>Il s&#39;&eacute;tablit finalement, plus au nord, dans le Pi&eacute;mont, au village Del Antignano, au pied du Montenero, &agrave; une heure de Livourne et &agrave; quelques minutes de la mer.<br \/><br \/>[10]. NON PLUS QUE SES DEUX FRERES.<br \/>Pr&eacute;venus par un t&eacute;l&eacute;gramme les deux fr&egrave;res de Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam se rendent aupr&egrave;s de lui :<br \/>Tout d&#39;abord Charles Ozanam [1824-1890] m&eacute;decin comme son p&egrave;re, qui arrive le 8 ao&ucirc;t ; puis l&#39;a&icirc;n&eacute;, l&#39;abb&eacute; Alphonse Ozanam [1804-1888], qui arrive le 20 ao&ucirc;t apr&egrave;s les f&ecirc;tes de l&#39;Assomption.<br \/><br \/>Le 31 ao&ucirc;t 1853, ils embarqueront &agrave; Livourne pour revenir en France, et&nbsp; accosteront &agrave; Marseille.<br \/>Ozanam d&eacute;barque le 2 septembre et y meurt le 8 septembre.<\/p><p>&copy; JJB, 01-2011 <\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Intellectuel catholique, second titulaire, apr&egrave;s Claude Fauriel, de la chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Paris [1844-1853], Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam est une figure dominante de l&#39;action men&eacute;e contre la pauvret&eacute; par la Soci&eacute;t&eacute; Saint-Vincent de Paul, dont il est le cr&eacute;ateur en 1833.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-150","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=150"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=150"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=150"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=150"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}