{"id":142,"date":"2010-11-23T22:25:53","date_gmt":"2010-11-23T22:25:53","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-11-23T22:25:53","modified_gmt":"2010-11-23T22:25:53","slug":"Joseph-Willm-notice-necrologique-de-Hegel-1770-1831","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Joseph-Willm-notice-necrologique-de-Hegel-1770-1831.html","title":{"rendered":"Joseph Willm : notice n\u00e9crologique de Hegel (1770-1831)"},"content":{"rendered":"<em>Le lundi 14 novembre 1831, dans l&rsquo;apr&egrave;s-midi, Georg Wilhelm Hegel meurt &agrave; Berlin, vers cinq heures de l&rsquo;apr&egrave;s-midi, dans son appartement du Kupfergraben, dans sa soixante-deuxi&egrave;me ann&eacute;e. Quelques semaines plus tard, Joseph Willm [1792-1853], professeur &agrave; Strasbourg, r&eacute;dige en fran&ccedil;ais une notice n&eacute;crologique sur Hegel, pour le trente-troisi&egrave;me num&eacute;ro de la Nouvelle Revue germanique.<\/em><!--more--><br \/>&laquo; Hegel est mort ! Le plus c&eacute;l&egrave;bre des philosophes allemands, depuis que Schelling s&rsquo;est condamn&eacute; au silence, est mort &agrave; Berlin le 14 novembre, victime du chol&eacute;ra. Comme il arrive presque toujours lorsqu&rsquo;un homme distingu&eacute; descend de la sc&egrave;ne, tous les partis, &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Berlin surtout, sont unanimes dans leurs regrets ; ils se sont tendus la main sur sa tombe. Ce n&rsquo;&eacute;tait pas la faute pourtant des deux orateurs qui s&rsquo;&eacute;taient charg&eacute;s de faire l&rsquo;&eacute;loge de l&rsquo;illustre d&eacute;funt. L&rsquo;un d&rsquo;eux, M. Marheinke, est all&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; comparer Hegel &agrave; J&eacute;sus-Christ, et il est fermement persuad&eacute; que, sans plus tarder, les disciples du nouveau proph&egrave;te iront pr&ecirc;cher &agrave; tous les peuples le nouvel Evangile. Le second orateur, M. Foerster, n&rsquo;a compar&eacute; son ma&icirc;tre qu&rsquo;au grand Alexandre ; il pense qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;exemple des g&eacute;n&eacute;raux du h&eacute;ros mac&eacute;donien, les disciples de Hegel vont maintenant se partager l&rsquo;empire de la pens&eacute;e. Si l&rsquo;on en croit le bruit public, Hegel aurait d&eacute;clar&eacute;, peu de jours avant sa mort, que son c&oelig;ur &eacute;tait navr&eacute; en songeant que de tous ses partisans un seul l&rsquo;avait compris, et que cet homme unique l&rsquo;avait encore mal compris. Quoi qu&rsquo;il en soit de cette anecdote, toujours est-il certain qu&rsquo;il sera difficile de remplacer Hegel &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Berlin pour la philosophie sp&eacute;culative. Ni Fran&ccedil;ois Baader, ni Herbart ne sera appel&eacute;, et Schelling ne voudra pas venir. Il est probable qu&rsquo;on nommera professeurs titulaires les deux suppl&eacute;ans Ritter et Henning, et que pour plus de richesse on appellera Steffens, de Breslau.<br \/><br \/>La Gazette d&rsquo;Etat de Prusse renferme sur Hegel la n&eacute;crologie suivante : <br \/>&ldquo;Le 14 Novembre mourut &agrave; Berlin le c&eacute;l&egrave;bre philosophe George-Guillaume-Fr&eacute;deric Hegel. Il &eacute;tait n&eacute; le 27 Ao&ucirc;t 1770 &agrave; Stuttgart. A l&rsquo;&acirc;ge de dix-huit ans il se rendit &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Tubingue pour &eacute;tudier la philosophie et la th&eacute;ologie au s&eacute;minaire th&eacute;ologique. Il habita pendant plusieurs ann&eacute;es la m&ecirc;me chambre que Schelling, et se voua bient&ocirc;t avec lui exclusivement aux &eacute;tudes philosophiques. Re&ccedil;u docteur en philosophie, il v&eacute;cut quelque temps comme pr&eacute;cepteur, d&rsquo;abord en Suisse, puis &agrave; Francfort-sur-le-Mein. Au commencement du dix-neuvi&egrave;me si&egrave;cle, &agrave; la mort de son p&egrave;re, il profita de l&rsquo;esp&egrave;ce d&rsquo;ind&eacute;pendance que lui procura un modique h&eacute;ritage, pour aller s&rsquo;&eacute;tablir &agrave; I&eacute;na comme professeur priv&eacute; [Privatdocent], et ne tarda pas &agrave; se faire conna&icirc;tre par quelques &eacute;crits qu&rsquo;il publia en soci&eacute;t&eacute; avec Schelling. En 1806, apr&egrave;s le d&eacute;part de ce dernier, il fut nomm&eacute; professeur suppl&eacute;ant [extraordinarius], avec un faible traitement. Ce fut au bruit du canon de I&eacute;na que Hegel acheva sa Ph&eacute;nom&eacute;nologie de l&rsquo;esprit, par laquelle il se s&eacute;para pour toujours de la doctrine de Schelling. Forc&eacute; de quitter I&eacute;na, il se rendit &agrave; Bamberg, o&ugrave; pendant deux ann&eacute;es il r&eacute;digea le journal de cette ville. Nomm&eacute; en 1808 recteur du gymnase de Nuremberg, il fit dans cette carri&egrave;re nouvelle preuve de talent et d&rsquo;&eacute;nergie. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il &eacute;labora sa Logique de l&rsquo;&ecirc;tre, de l&rsquo;essence et de la notion [Logik des Seyns, des Wesens und des Begriffes ; N&uuml;rnberg, 1812-1816]. En 1816 il fut appel&eacute; &agrave; Heidelberg comme professeur de philosophie ; et lorsqu&rsquo;en 1817 il eut publi&eacute; la premi&egrave;re &eacute;dition de son Encyclop&eacute;die des sciences philosophiques, le premier soin de l&rsquo;homme d&rsquo;Etat &agrave; qui venait d&rsquo;&ecirc;tre confi&eacute;e la surveillance de l&rsquo;instruction publique en Prusse, fut d&rsquo;acqu&eacute;rir &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Berlin le premier philosophe de l&rsquo;&eacute;poque. Hegel, avide d&rsquo;une plus vaste sph&egrave;re, accepta, malgr&eacute; tout ce que fit le gouvernement de Bade pour le retenir, et arriva en automne 1818 &agrave; Berlin, o&ugrave; pendant treize ann&eacute;es il s&rsquo;appliqua, d&rsquo;abord second&eacute; par Solger, et dans les derniers temps par quelques disciples qu&rsquo;il avait form&eacute;s, &agrave; faire pr&eacute;valoir sa doctrine. Dans ce laps de temps il publia la Philosophie du Droit ; deux nouvelles &eacute;ditions refondues et augment&eacute;es de son Encyclop&eacute;die ; une seconde &eacute;dition de la premi&egrave;re partie de sa Logique, et plusieurs articles des Annales de la critique scientifique, dont il fut un des fondateurs. Son d&eacute;bit acad&eacute;mique manquait de cette dext&eacute;rit&eacute;, de cette abondance et de ce talent d&rsquo;expression qui sont souvent l&rsquo;apanage de la m&eacute;diocrit&eacute;. Mais quiconque avait une fois pris go&ucirc;t &agrave; la profondeur et &agrave; la solidit&eacute; de ses le&ccedil;ons, &eacute;tait comme entra&icirc;n&eacute; dans un cercle magique par la clart&eacute; avec laquelle il savait montrer chaque objet et par l&rsquo;&eacute;nergie de l&rsquo;inspiration du moment. Dans son commerce intime et dans la soci&eacute;t&eacute;, la science n&rsquo;apparaissait point ; il n&rsquo;aimait pas &agrave; s&rsquo;en parer ; elle ne franchissait pas la salle acad&eacute;mique et le cabinet. Il pr&eacute;f&eacute;rait m&ecirc;me la conversation des gens du monde &agrave; celle des savans. Le gouvernement prussien lui rendit justice, en lui accordant l&rsquo;ordre de l&rsquo;aigle rouge de troisi&egrave;me classe. Son influence s&rsquo;&eacute;tendait jusqu&rsquo;aux nations &eacute;trang&egrave;res. Les Fran&ccedil;ais s&rsquo;appropri&egrave;rent sa philosophie de l&rsquo;histoire : Cousin, Ch&acirc;teaubriand, Lerminier, Michelet, et &agrave; la fin les Saint-Simoniens, le connaissaient, l&rsquo;&eacute;tudiaient, l&rsquo;extrayaient ; les Anglais donn&egrave;rent &agrave; ses ouvrages une place dans leurs biblioth&egrave;ques, et son nom p&eacute;n&eacute;tra jusque dans le nouveau-monde. Il mourut le jour anniversaire de la mort de Leibnitz, et sa d&eacute;pouille, comme il en avait exprim&eacute; le voeu, repose &agrave; c&ocirc;t&eacute; de celle de Fichte&rdquo; &raquo;<br \/><br \/>JOSEPH WILM [1792-1853] EN 1831.<br \/>Joseph Willm apr&egrave;s avoir enseign&eacute; &agrave; Lyon, a &eacute;t&eacute; pr&eacute;cepteur &agrave; Paris. <br \/>Professeur de litt&eacute;rature, il assure un Cours d&rsquo;histoire de la philosophie et de logique [1829-1830] au Gymnase protestant de Strasbourg.<br \/>Il vient de publier [1829] des Premi&egrave;res lectures fran&ccedil;aises pour les &eacute;coles primaires de l&rsquo;Alsace, avec un vocabulaire fran&ccedil;ais-allemand [Strasbourg : F. G. Levrault. In-12, XII-204 p., 1829] , ainsi que [1831] des Morceaux choisis de litt&eacute;rature allemande, en fran&ccedil;ais et en allemand [Paris-Strasbourg : F. G. Levrault. In-8, VIII-418 p., 1831].<br \/><br \/>La n&eacute;crologie de Hegel qu&rsquo;il signe para&icirc;t dans le trente-troisi&egrave;me num&eacute;ro de la Nouvelle Revue germanique ; recueil litt&eacute;raire et scientifique, par une Soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;hommes de lettres fran&ccedil;ais et &eacute;trangers. [Paris : F. G. Levrault, &eacute;diteur, rue de la Harpe, n&deg; 81 ; m&ecirc;me maison, rue des Juifs, n&deg; 33, &agrave; Strasbourg ; &agrave; Bruxelles, &agrave; la Librairie parisienne. In-8, 1831]. Tome 9, pages 368-370.<br \/><br \/>Elle se compose &agrave; la fois du texte proprement dit de Joseph Willm, somme toute assez court, et de la longue citation de l&rsquo;article n&eacute;crologique de La Gazette d&rsquo;Etat de Prusse. <br \/><br \/>LA NOUVELLE REVUE GERMANIQUE.<br \/>La Nouvelle Revue germanique fait suite &agrave; la Bibllioth&egrave;que allemande qui para&icirc;t sur trois ans, en 1826, 1827, 1828.<br \/>Le premier num&eacute;ro de la Nouvelle Revue germanique sort en janvier 1829, &agrave; raison de quatre num&eacute;ros par an.<br \/>La revue est dirig&eacute;e par Joseph Wilm, et anim&eacute;e par le jeune journaliste et po&egrave;te Xavier Marmier [1808-1892] qui vient de publier des Esquisses po&eacute;tiques [Paris : chez les Marchands de nouveaut&eacute;. In-12, 175 p., 1831], futur professeur de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; Rennes [1839], &eacute;lu &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise en 1870.<br \/><br \/>LES FUN&Eacute;RAILLES DE HEGEL.<br \/>Deux jours apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s, le mercredi 16 novembre, ont lieu les fun&eacute;railles de Hegel. <br \/>Fun&eacute;railles solennelles, par d&eacute;rogation avec la pratique en vigueur, qui voulait que les victimes du chol&eacute;ra fussent transport&eacute;es dans les vingt-quatre heures, et clandestinement, dans un cimeti&egrave;re r&eacute;serv&eacute;. <br \/>Les deux fils de Hegel, Karl et Immanuel, ainsi que le pasteur Philipp Marheineke et le conseiller Johannes Schulze conduisaient le deuil.<br \/>Selon sa volont&eacute;, Hegel est enterr&eacute; aupr&egrave;s de son ami Karl Wilhelm Ferdinand Solger [1780-1819], et aupr&egrave;s du philosophe&nbsp; Johann Gottlieb Fichte [1762-1814], qu&rsquo;il a remplac&eacute; &agrave; l&rsquo;automne 1819 dans la chaire de philosophie de Berlin, laiss&eacute;e vacante depuis 1814.<br \/><br \/>LES FILS DE HEGEL.<br \/>Mari&eacute; en 1811 &agrave; Marie H&eacute;l&egrave;ne Susanna von Tucher [1791-1855], fille du baron Jobst Wilhelm von Tucher, Georg Wilhelm Friedrich Hegel e&ucirc;t deux fils : <br \/>l&rsquo;a&icirc;n&eacute;, Karl von Hegel [1813-1901], enseignant, qui collabora &agrave; la premi&egrave;re &eacute;dition en dix-neuf volumes des &OElig;uvres de Hegel, dite &eacute;dition des &laquo; amis du d&eacute;funt &raquo;, en publiant en 1887 Briefe von und an Hegel [Lettres de et &agrave; Hegel]. futur professeur d&rsquo;histoire &agrave; Rostock [1848], puis &agrave; Erlangen [1856] ; <br \/>le cadet, Immanuel Hegel [1814-1891], fonctionnaire prussien, qui deviendra en 1865, pr&eacute;sident du Consistoire de la province de Brandebourg.<br \/><br \/>LE PASTEUR PHILIPP MARHEINEKE.<br \/>C&rsquo;est dans le grand amphith&eacute;&acirc;tre de l&rsquo;Universit&eacute; de Berlin, devant une masse d&rsquo;&eacute;tudiant, que le pasteur et th&eacute;ologien protestant Philipp [Konrad] Marheineke [1780-1846], qui a &eacute;t&eacute; un disciple de Hegel, prononce en effet une oraison fun&egrave;bre. Il sera l&rsquo;un des sept membres de la Soci&eacute;t&eacute; des amis du d&eacute;funt qui veilleront &agrave; l&rsquo;&eacute;dition des &OElig;uvres de Hegel en dix-neuf volumes [Philipp Marheineke ; Johann Schulze ; Eduard Gans ; Leopold von Henning ; Gustav Hotho ; Karl Ludwig ; Friedrich F&ouml;rster], en publiant en 1832 les deux volumes de &Uuml;ber die Philosophie der Religion nebst einer Schrift &uuml;ber die Beweise vom Dasein Gotte [Le&ccedil;ons sur la philosophie de la religion. Avec un &eacute;crit sur les preuves de l&rsquo;existence de Dieu].<br \/>A la fin des fun&eacute;railles il donne une b&eacute;n&eacute;diction sur la tombe.<br \/>Marheineke a &eacute;t&eacute; professeur de th&eacute;ologie &agrave; Erlangen [1805], professeur &agrave; Heidelberg [1807], pr&eacute;dicateur et professeur &agrave; Berlin [1811]. Il est le principal repr&eacute;sentant de la philosophie h&eacute;g&eacute;lienne dans le domaine de la th&eacute;ologie.<br \/><br \/>LE CONSEILLER JOHANNES SCHULZE.<br \/>Professeur &agrave; Weimar [1808], pr&eacute;cepteur des enfants de Schiller, Johannes Schulze [1786-1869] est conseiller minist&eacute;riel &agrave; Berlin [1818], o&ugrave; il participe &agrave; la refonte du syst&egrave;me scolaire prussien. Ami de Hegel, il va participer &agrave; l&rsquo;&eacute;dition collective de ses &OElig;uvres en dix-neuf volumes en publiant en 1832 Ph&auml;nomenologie des Geistes [Ph&eacute;nom&eacute;nologie de l&rsquo;Esprit]. <br \/><br \/>LE CONSEILLER AULIQUE FRIEDRICH FOERSTER.<br \/>Apr&egrave;s le discours de Philipp Marheineke dans le grand amphith&eacute;&acirc;tre, mais cette fois pr&egrave;s de la tombe, le conseiller aulique Friedrich [Christoph] F&ouml;rster [1791-1868] prononce &agrave; son tour un discours au nom de ses &eacute;l&egrave;ves et de ses amis. En r&eacute;f&eacute;rence avec le vocabulaire cod&eacute; de la Franc-ma&ccedil;onnerie, il c&eacute;l&egrave;bre Hegel comme &laquo; l&rsquo;&eacute;toile du syst&egrave;me solaire de l&rsquo;esprit humain &raquo;.<br \/>Ecrivain et historien, Friedrich F&ouml;rster est aussi l&rsquo;un des sept membres de la Soci&eacute;t&eacute; des amis du d&eacute;funt qui veilleront &agrave; l&rsquo;&eacute;dition des &OElig;uvres de Hegel en dix-neuf volumes. Il publiera en 1834 les deux volumes de Georg Wilhelm Friedrich Hegel&#39;s vermischte Schriften [Divers &eacute;crits].<br \/><br \/>LE PHILOSOPHE MYSTIQUE FRANZ XAVER VON BAADER.<br \/>Professeur catholique de philosophie et de th&eacute;ologie &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Munich [1826], et ami de Schelling, [Bendikt] Franz Xaver von Baader [1765-1841] en effet ne sera pas appel&eacute; pour reprendre &agrave; Berlin la chaire de Hegel.<br \/><br \/>LE P&Eacute;DAGOGUE JOHANN FRIEDRICH HERBART.<br \/>Successeur d&rsquo;Immanuel Kant &agrave; K&ouml;nigsberg, le p&eacute;dagogue et philosophe Johann Friedrich Herbart [1776-1841] ne sera pas non plus appel&eacute;, malgr&eacute; sa sollicitation, pour reprendre &agrave; Berlin la chaire de Hegel. <br \/>Herbart a &eacute;t&eacute; professeur &agrave; G&ouml;ttingen [1805], professeur de philosophie et de p&eacute;dagogie &agrave; K&ouml;nigsberg [1809], puis &agrave; nouveau professeur &agrave; G&ouml;ttingen [1833]. <br \/><br \/>SCHELLING NE VOUDRA PAS VENIR.<br \/>Comme quoi il est difficile de pr&eacute;dire l&rsquo;avenir ! Le texte de Joseph Willm est &eacute;crit en novembre 1831. Certes la rupture des deux amis&nbsp; Schelling-Hegel s&rsquo;est produite en 1807. Friedrich Wilhelm Joseph Schelling [1775-1854], apr&egrave;s une p&eacute;riode de c&eacute;l&eacute;brit&eacute;, a connu longue p&eacute;riode d&rsquo;&eacute;clipse [entre 1809 et 1827]. <br \/>Et depuis 1827, Schelling est enseignant &agrave; la nouvelle Universit&eacute; de Munich.<br \/>Il va y rester jusqu&rsquo;en 1841.<br \/>Mais en 1841, appel&eacute; par le roi Fr&eacute;d&eacute;ric-Guillaume IV, soucieux de limiter l&rsquo;influence de l&rsquo;h&eacute;g&eacute;lianisme, Schelling accepte de quitter Munich, pour occuper la chaire de Hegel &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Berlin jusqu&rsquo;en 1846 &hellip;<br \/><br \/>LE SUPPL&Eacute;ANT RITTER.<br \/>L&rsquo;historien de la philosophie Heinrich Julius Ritter [1791-1869], &eacute;tudiant &agrave; Berlin, est, en 1824, charg&eacute; de cours de philosophie &agrave; Berlin, est professeur &agrave; Kiel [1833], puis &agrave; G&ouml;ttingen [1837].<br \/>Sera &eacute;lu en France, le samedi 20 janvier 1838, correspondant de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, section de philosophie [place 4].<br \/><br \/>LE SUPPL&Eacute;ANT HENNING.<br \/>Professeur de philosophie, Leopold [Dorotheus] von Henning [1791-1856]. Etudiant en droit &agrave; Heidelberg et &agrave; I&eacute;na, poursuit des &eacute;tudes &agrave; Berlin et devient r&eacute;p&eacute;titeur de Hegel. En 1825, il est charg&eacute; de cours, puis en 1835, professeur de philosophie &agrave; Berlin. <br \/>Participe &agrave; l&rsquo;&eacute;dition collective des &OElig;uvres de Hegel en dix-neuf volumes en publiant en 1833-1835 les deux volumes de Wissenschaft der Logik [Science de la Logique], et en 1840 Wissenschaften im Grundrisse [Encyclop&eacute;die des sciences philosophiques en abr&eacute;g&eacute;].<br \/><br \/>LA CARRI&Egrave;RE ULT&Eacute;RIEURE DE JOSEPH WILLM.<br \/>En 1834 Joseph Willm est nomm&eacute; l&rsquo;un des trois Inspecteur d&rsquo;acad&eacute;mie &agrave; Strasbourg, alors que Louis Magloire Cottard [1790-1871] est recteur [1831-1842]. <br \/>Il publie en 1835 [Paris : F. G. Levrault. In-8, 48+40 pp.], la traduction en fran&ccedil;ais du Jugement de M. Schelling sur la philosophie de M. Cousin, pr&eacute;c&eacute;d&eacute; de son Essai sur la nationalit&eacute; des philosophies, que Willm avait publi&eacute; d&rsquo;abord dans la Revue germanique. <br \/><br \/>A la m&ecirc;me &eacute;poque participe au concours de la section de philosophie de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques sur l&rsquo;Examen critique de la philosophie allemande. Apr&egrave;s deux reports, le prix est d&eacute;cern&eacute; &agrave; Joseph Willm, qui fait para&icirc;tre son texte sous le titre : Histoire de la philosophie allemande depuis Kant jusqu&#39;&agrave; Hegel, tome I en 1846 ; tome II et III, 1847 ; Tome IV, 1849. [Paris : Ladrange, in-8].<br \/><br \/>Enfin, en 1847, Joseph Willm est &eacute;lu, &agrave; l&rsquo;unanimit&eacute;, correspondant [Strasbourg. Bas Rhin] de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, section de Philosophie [place 4 bis], dans la s&eacute;ance du 13 f&eacute;vrier 1847, [place 4 bis], en remplacement de Jean Esquirol [1772-1840], d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 12 d&eacute;cembre 1840. <br \/><br \/>&copy; JJB 2010-11<br \/><br \/>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Le lundi 14 novembre 1831, dans l&rsquo;apr&egrave;s-midi, Georg Wilhelm Hegel meurt &agrave; Berlin, vers cinq heures de l&rsquo;apr&egrave;s-midi, dans son appartement du Kupfergraben, dans sa soixante-deuxi&egrave;me ann&eacute;e. Quelques semaines plus tard, Joseph Willm [1792-1853], professeur &agrave; Strasbourg, r&eacute;dige en fran&ccedil;ais une notice n&eacute;crologique sur Hegel, pour le trente-troisi&egrave;me num&eacute;ro de la Nouvelle Revue germanique.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-142","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-philo-du-xixe-en-france-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/142","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=142"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/142\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=142"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=142"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=142"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}