{"id":139,"date":"2010-10-28T19:50:21","date_gmt":"2010-10-28T19:50:21","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-10-28T19:50:21","modified_gmt":"2010-10-28T19:50:21","slug":"Jean-Jacques-Ampere-et-la-mort-de-Ballanche-1848","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Jean-Jacques-Ampere-et-la-mort-de-Ballanche-1848.html","title":{"rendered":"Jean-Jacques Amp\u00e8re et la mort de Ballanche, 1848"},"content":{"rendered":"<em>&Eacute;crivain catholique, philosophe mystique et homme de lettres, Pierre Simon Ballanche, n&eacute; &agrave; Lyon, le 4 ao&ucirc;t 1776, meurt &agrave; Paris, le 12 juin 1847. Il est inhum&eacute; au cimeti&egrave;re Montparnasse, dans le caveau o&ugrave; sera enterr&eacute; deux ans plus tard son amie Juliette R&eacute;camier [1777-1849].<\/em><!--more-->Imm&eacute;diatement apr&egrave;s la mort de Ballanche, Jean-Jacques Amp&egrave;re [que Ballanche consid&eacute;rait comme son fils], se met &agrave; &eacute;crire un ouvrage de c&eacute;l&eacute;bration : Ballanche, par J.-J. Amp&egrave;re, de l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise [Paris&nbsp; : A. Ren&eacute; et Cie, imprimeurs-&eacute;diteurs, rue de Seine, 32. In -18, 248 p., 1848], qui sera r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1849.<br \/><br \/>C&#39;est dans ce livre d&#39;hommage que Jean-Jacques Amp&egrave;re [1800-1864], alors professeur de Litt&eacute;rature au coll&egrave;ge de France, consacre une page &agrave; la mort de Ballanche.<br \/><br \/>&laquo; Dans les premiers jours du mois de juin de cette ann&eacute;e, M. Ballanche, dont la sant&eacute; &eacute;tait depuis longtemps tr&egrave;s-fr&ecirc;le, fut atteint d&rsquo;une fluxion de poitrine que sa grande faiblesse rendit bient&ocirc;t dangereuse &#8230; Pendant les huit jours que dura sa maladie, la douceur et la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; d&rsquo;&acirc;me du malade ne l&rsquo;abandonn&egrave;rent pas un instant ; il ne montra aucune inqui&eacute;tude, pour n&rsquo;inqui&eacute;ter personne ; mais ses amis ne doutent point qu&rsquo;il n&rsquo;ait senti toute la gravit&eacute; du danger ; durant les derniers jours, il faut aussi entour&eacute; que le permettait le repos n&eacute;cessaire &agrave; sa faiblesse. Un ancien ami, M. Dupr&eacute;, ne le quitta point ; enfin il &eacute;prouva une grande joie lorsque celle qui &eacute;tait la vie de son c&oelig;ur vint s&rsquo;&eacute;tablir aupr&egrave;s de lui, souffrante elle-m&ecirc;me, et quand ses yeux n&rsquo;avaient pas soulev&eacute; un voile qui pour quelque temps est retomb&eacute; avec ses larmes. &nbsp;<br \/>M. Ballanche, d&egrave;s les premiers jours de sa maladie, avait r&eacute;clam&eacute; les secours de la religion ; le neuvi&egrave;me, il s&rsquo;&eacute;teignit avec le calme d&rsquo;un sage, la r&eacute;signation d&rsquo;un saint, et, comme il l&rsquo;avait dit lui-m&ecirc;me, il s&rsquo;endormit dans le sein d&rsquo;une grande esp&eacute;rance.<br \/>Le surlendemain, vers l&rsquo;heure o&ugrave; tous les jours il se rendait &agrave; l&rsquo;Abbaye-aux-Bois, il en franchissait la grille une derni&egrave;re fois, escort&eacute; d&rsquo;amis en deuil et d&rsquo;un grand nombre d&rsquo;hommes &eacute;minents, tous p&eacute;n&eacute;tr&eacute;s profond&eacute;ment de la perte que faisaient en ce jour les lettres, la philosophie et la religion. Son illustre ami, M. de Chateaubriand, fondait en larmes ; tous les c&oelig;urs &eacute;taient remplis d&rsquo;&eacute;motion et de recueillement ; un sentiment unanime d&rsquo;attendrissement et de respect r&eacute;gnait aussi dans la foule choisie qui l&rsquo;accompagna au cimeti&egrave;re. Ce sentiment trouva un interpr&egrave;te qui le satisfit pleinement dans le discours de M. de Tocqueville.<br \/>Un po&egrave;te penseur, l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve et l&rsquo;ami de M. Ballanche, M. de la Prade, apr&egrave;s avoir pass&eacute; la nuit pieusement aupr&egrave;s de ses d&eacute;pouilles mortelles, vint prononcer sur sa tombe , au nom de cette partie de la jeunesse qui voyait en lui plus sp&eacute;cialement le chef d&rsquo;une &eacute;cole d&eacute;vou&eacute;e, et en particulier au nom de la patrie lyonnaise, de touchants adieux &raquo;.","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>&Eacute;crivain catholique, philosophe mystique et homme de lettres, Pierre Simon Ballanche, n&eacute; &agrave; Lyon, le 4 ao&ucirc;t 1776, meurt &agrave; Paris, le 12 juin 1847. 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