{"id":137,"date":"2010-10-02T22:53:09","date_gmt":"2010-10-02T22:53:09","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-10-02T22:53:09","modified_gmt":"2010-10-02T22:53:09","slug":"Hegel-et-la-dedicace-du-Gorgias-de-Platon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Hegel-et-la-dedicace-du-Gorgias-de-Platon.html","title":{"rendered":"Hegel et la d\u00e9dicace du Gorgias de Platon"},"content":{"rendered":"<em>En 1826, Victor Cousin [1792-1867] fait para&icirc;tre le troisi&egrave;me tome de sa traduction du grec en fran&ccedil;ais, des Oeuvres de Platon. Le volume contient les traductions de Protagoras, ou les sophistes ; Gorgias ou la rh&eacute;torique. En t&ecirc;te du volume se trouve, sur trois pages, compos&eacute;e en &eacute;criture dite &ldquo;anglaise&ldquo;, en forme d&#39;hommage public, la longue d&eacute;dicace de la traduction du Gorgias : &laquo; A Mr\/ G. W. F. Hegel,\/Professeur de Philosophie &agrave; l&#39;Universit&eacute; de Berlin.\/ &raquo;.<\/em><!--more--><p>&nbsp;LE TEXTE DE LA DEDICACE.<br \/><br \/>&laquo; &Agrave; Mr. G. W. F. Hegel, Professeur de Philosophie &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Berlin.<br \/>Je viens, mon cher Hegel, vous prier d&rsquo;accepter l&rsquo;hommage de cette traduction du Gorgias. Il &eacute;tait d&ucirc; sans doute &agrave; celui qui le premier repla&ccedil;a avec honneur, parmi les principes &eacute;ternels de la philosophie du droit, les maximes contenues dans cet antique monument. Mais un autre motif encore me dirige en vous adressant cet hommage.\/<br \/>Hegel, il y a dix ans que vous me re&ccedil;&ucirc;tes &agrave; Heydelberg comme un fr&egrave;re, et que, d&egrave;s le premier moment, nos &acirc;mes se comprirent et s&rsquo;aim&egrave;rent. L&rsquo;absence et le silence ne refroidirent pas votre amiti&eacute; ; et quand dans ces derniers temps, voyageant de nouveau en Allemagne, une police extravagante, dirig&eacute;e &agrave; son insu par une politique odieuse, osa attenter &agrave; ma libert&eacute;, me charger des accusations les plus atroces, et me d&eacute;clarer d&rsquo;avance convaincu et condamn&eacute;, vous accour&ucirc;tes spontan&eacute;ment vous pr&eacute;senter devant mes juges, leur dire que j&rsquo;&eacute;tais votre ami, et engager votre parole pour la mienne.\/<br \/>J&rsquo;ai voulu, Hegel, vous remercier publiquement de cette noble conduite, non pour vous ni pour moi, mais pour la philosophie. Vous avez prouv&eacute; qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas toujours une occupation st&eacute;rile, et que le g&eacute;nie de l&rsquo;abstraction peut tr&egrave;s bien s&rsquo;allier avec la fermet&eacute; de l&rsquo;&acirc;me et le courage dans la vie. Encore une fois, Hegel, je vous en remercie\/ &raquo; [Victor Cousin.\/ Paris, ce 15 juillet 1826].<br \/><\/p><div align=\"center\">{mosimage}<br \/><\/div><p><br \/>PREMIERE RENCONTRE.<br \/><br \/>C&#39;est au cours de son premier voyage en Allemagne, fin juillet-mi novembre 1817, que V. Cousin rencontre les grands hommes : Hegel &agrave; Heidelberg, et Goethe &agrave; Weimar.<br \/>Cousin [1792-1867] est alors &acirc;g&eacute; de vingt-quatre ans, et Hegel [1770-1831] alors &acirc;g&eacute; de quarante-sept ans est son a&icirc;n&eacute; de vingt-trois ans.<br \/>Hegel a d&eacute;j&agrave; publi&eacute; la Ph&eacute;nom&eacute;nologie de l&#39;Esprit [1807], la Science de la Logique [1812-1816] et vient de faire para&icirc;tre, comme manuel de son enseignement, la premi&egrave;re &eacute;dition de son Encyclop&eacute;die des sciences philosophiques [1817].<br \/>Apr&egrave;s avoir dirig&eacute; le gymnasium de Nuremberg et y avoir enseign&eacute; [1808-1816], Hegel re&ccedil;oit la proposition d&#39;enseigner &agrave; Erlangen, &agrave; Berlin, ou &agrave; Heidelberg. Il choisit d&#39;&ecirc;tre professeur &agrave; l&#39;Universit&eacute; de Heidelberg, dans le Bade-Wurtemberg. Nomm&eacute; en 1816, il va y rester jusqu&rsquo;en 1818, apr&egrave;s quoi il ira enseigner &agrave; Berlin.<br \/>Les &eacute;changes entre Hegel et Cousin ont lieu en fran&ccedil;ais. Contrairement aux propos tardifs de V. Cousin, Hegel parle et &eacute;crit fort bien le fran&ccedil;ais.<br \/>Une premi&egrave;re rencontre a lieu fin juillet, puis une seconde tout &agrave; fait d&eacute;cisive &agrave; la fin de ce premier s&eacute;jour de Cousin, &agrave; la veille m&ecirc;me de son retour en France.<br \/>Cousin, vingt ans plus tard, rend compte en d&eacute;tail de ses souvenirs : &laquo; Cependant, par scrupule de conscience, je me d&eacute;cidai &agrave; aller voir M. Hegel quelques heures avant le d&eacute;part de la voiture. Mais ce jour-l&agrave; la voiture partit sans moi ; le lendemain, elle partit sans moi encore, et le surlendemain je ne quittai Heidelberg qu&rsquo;avec la ferme r&eacute;solution d&rsquo;y revenir et d&rsquo;y s&eacute;journer quelque temps avant de rentrer en France.<br \/><\/p><div align=\"center\">{mosimage}<\/div><p>Que s&rsquo;&eacute;tait-il donc pass&eacute; ? J&rsquo;avais trouv&eacute; sans le chercher l&rsquo;homme qui me convenait. D&egrave;s les premiers mots, j&rsquo;avais plu &agrave; M. Hegel , et il m&rsquo;avait plu ; nous avions pris confiance l&rsquo;un dans l&rsquo;autre, et j&rsquo;avais reconnu en lui un de ces hommes &eacute;minents auxquels il faut s&rsquo;attacher, non pour les suivre, mais pour les &eacute;tudier et les comprendre, quand on a le bonheur de les trouver sur sa route.<br \/><br \/>Il n&rsquo;est pas tr&egrave;s facile d&rsquo;expliquer cette sympathie si prompte et si forte qui m&rsquo;attira vers le professeur de philosophie de l&rsquo;Universit&eacute; d&rsquo;Heidelberg. M. Hegel n&rsquo;avait point encore la renomm&eacute;e qui pouvait exercer quelque prestige sur l&rsquo;imagination d&rsquo;un jeune homme : il ne passait alors que pour un &eacute;l&egrave;ve distingu&eacute; de M. Schelling. Ce n&rsquo;&eacute;taient pas non plus sa brillante &eacute;locution et le charme de sa parole qui avaient pu me s&eacute;duire ; il s&rsquo;est toujours exprim&eacute; avec peine en allemand, et il parlait tr&egrave;s mal le fran&ccedil;ais. Voici comment je me rends compte du go&ucirc;t que je ressentis d&rsquo;abord pour lui. A Francfort, le seul esprit sup&eacute;rieur que j&rsquo;eusse rencontr&eacute; &eacute;tait Schlegel, et Schlegel &eacute;tait mystique et illib&eacute;ral ; au fond, il d&eacute;testait la r&eacute;volution fran&ccedil;aise et la France, tandis que moi j&rsquo;adorais la r&eacute;volution, la libert&eacute; et la philosophie. Mon jeune spiritualisme avait m&ecirc;me de la peine &agrave; ne pas &ecirc;tre injuste envers le mysticisme. M. Hegel aimait la France, il aimait la r&eacute;volution de 1789, et, pour me servir d&rsquo;une expression de l&rsquo;empereur Napol&eacute;on, que M. Hegel me rappelait souvent, lui aussi il &eacute;tait Bleu. Il &eacute;tait &agrave; la fois tr&egrave;s lib&eacute;ral et tr&egrave;s monarchique, et ces deux sentiments sont aussi au plus haut degr&eacute; et dans mon c&oelig;ur et dans ma raison. Il connaissait parfaitement l&rsquo;histoire de la r&eacute;volution fran&ccedil;aise, qui m&rsquo;&eacute;tait famili&egrave;re, et nous en parlions perp&eacute;tuellement. J&rsquo;&eacute;tais charm&eacute; de trouver dans un homme de son &acirc;ge et de son m&eacute;rite mes sentiments les plus intimes ; et lui, d&eacute;j&agrave; vieux, semblait comme r&eacute;chauffer son &acirc;me au feu de la mienne. Et puis M. Hegel &eacute;tait un esprit d&rsquo;une libert&eacute; sans bornes. Il soumettait &agrave; ses sp&eacute;culations toutes choses, les religions aussi bien que les gouvernements, les arts, les lettres, les sciences ; et il pla&ccedil;ait au-dessus de tout la philosophie. Il me laissa voir pour ainsi dire le fant&ocirc;me d&rsquo;id&eacute;es grandes et vastes ; il me pr&eacute;senta, dans le langage un peu scholastique qui lui &eacute;tait propre, une masse de propositions g&eacute;n&eacute;rales plus hardies et plus &eacute;tranges les unes que les autres, et qui firent sur moi l&rsquo;effet des t&eacute;n&egrave;bres visibles du Dante. Tout ne m&rsquo;y &eacute;tait pas enti&egrave;rement inintelligible, et ce que j&rsquo;en saisissais me donnait un ardent d&eacute;sir d&rsquo;en conna&icirc;tre davantage. Il y avait du moins entre M. Hegel et moi quelque chose de commun, une foi commune dans la philosophie, une commune conviction qu&rsquo;il y a eu ou qu&rsquo;il peut y avoir pour l&rsquo;esprit humain une science vraiment digne de ce nom qui n&rsquo;atteint pas seulement l&rsquo;apparence, mais la r&eacute;alit&eacute; des choses, qui n&rsquo;exprime pas seulement les r&ecirc;ves mobiles de l&rsquo;imagination humaine, mais les caract&egrave;res intrins&egrave;ques des &ecirc;tres. M. Hegel &eacute;tait dogmatique ; et, sans que je pusse encore me bien orienter dans son dogmatisme, il m&rsquo;attirait par l&agrave;. De son c&ocirc;t&eacute;, il me savait gr&eacute; des efforts que je faisais pour l&rsquo;entendre et de mon go&ucirc;t pour les grandes sp&eacute;culations. Ainsi se forma notre amiti&eacute;, et cette liaison &agrave; la fois de c&oelig;ur et d&rsquo;esprit qui ne s&rsquo;est jamais d&eacute;mentie, alors m&ecirc;me qu&rsquo;avec le temps la diff&eacute;rence de nos vues en m&eacute;taphysique se d&eacute;clara de plus en plus, et que la politique demeura notre seul et dernier lien.<br \/><br \/>Au bout de quelques jours, je restai persuad&eacute; que, pour ne pas &ecirc;tre &agrave; ma port&eacute;e, le professeur de philosophie de l&rsquo;universit&eacute; d&rsquo;Heidelberg n&rsquo;en &eacute;tait pas moins un esprit du premier ordre, en possession d&rsquo;une grande doctrine, digne d&rsquo;&ecirc;tre s&eacute;rieusement &eacute;tudi&eacute;e. Je reconnus en m&ecirc;me temps l&rsquo;impossibilit&eacute; de parcourir utilement l&rsquo;Allemagne enti&egrave;re en quelques mois, quand on est expos&eacute; &agrave; rencontrer dans la moindre universit&eacute; des hommes aussi remarquables &raquo;.<br \/><br \/>DEUXIEME VOYAGE EN ALLEMAGNE.<br \/><br \/>En ao&ucirc;t-septembre 1818, V. Cousin effectue un second voyage en Allemagne, accompagn&eacute; par Louis Bautain [1796-1867], son ancien &eacute;l&egrave;ve &agrave; l&#39;Ecole normale, professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de Strasbourg, depuis octobre 1816.<br \/><br \/>On dispose d&rsquo;une lettre de Hegel &agrave; V. Cousin, &eacute;crite en fran&ccedil;ais, envoy&eacute;e de Heidelberg, en date du 5 ao&ucirc;t 1818, qui lui conseille un certain nombre de contacts [Friedrich Heinrich Jacobi, Friedrich Wilhelm Joseph&nbsp; Schelling]. Mais cette lettre, envoy&eacute;e tardivement, arrive alors que V. Cousin est d&eacute;j&agrave; en Allemagne. Cousin va jusqu&rsquo;&agrave; Munich, rencontre Friedrich Schelling [1775-1854] et Friedrich Heinrich Jacobi [1743-1819].<br \/><br \/>Au cours de ce second voyage, Victor Cousin ne rencontre pas Hegel.<br \/><br \/>DEUXIEME RENCONTRE ET TROISIEME VOYAGE.<br \/><br \/>La rencontre a lieu &agrave; la fin du troisi&egrave;me voyage, voyage commenc&eacute; &agrave; l&#39;automne 1824.<br \/>Suspect&eacute; d&rsquo;entretenir des relations avec les chefs de la Burschenschaft, association patriotique et lib&eacute;rale d&rsquo;&eacute;tudiants allemands, V. Cousin qui voyage avec Louis Napol&eacute;on Lannes, duc de Montebello [1801-1874] dont il a &eacute;t&eacute; le pr&eacute;cepteur, est arr&ecirc;t&eacute; &agrave; Dresde par la police saxonne &agrave; l&#39;initiative de la Prusse, &agrave; la mi-octobre 1824.<br \/><br \/>Incarc&eacute;r&eacute; pr&egrave;s de cinq mois &agrave; Berlin, Cousin est remis en libert&eacute; au d&eacute;but f&eacute;vrier 1825, mais doit rester &agrave; la disposition des autorit&eacute;s prussiennes encore quelques semaines. Il ne reviendra en France qu&#39;au d&eacute;but mai 1825.<br \/><br \/><br \/>C&#39;est dans cet intervalle de temps entre f&eacute;vrier et mai 1825 que V. Cousin revoit Hegel, et la plupart de ses familiers : Eduard Gans [1798-1839] ; [Heinrich] Gustav Hotho [1802-1873] ; Leopold Dorotheus von Henning [1791-1856] ; Karl Ludwig Michelet [1801-1893]. Il rencontre &eacute;galement l&#39;homme politique prussien Friedrich August von St&auml;gemann [1763-1840] ; Reimer ; F. E. D. Schleiermacher [1768-1834].<br \/><br \/><br \/>INTERVENTION DE HEGEL EN FAVEUR DE COUSIN.<br \/><br \/>D&egrave;s qu&#39;il apprend l&#39;arrestation de V. Cousin, Hegel adresse une longue lettre au Baron von Schuckmann, Ministre prussien de l&rsquo;Int&eacute;rieur, en date du jeudi 4 novembre 1824, pour t&eacute;moigner en faveur de V. Cousin. Dans cette lettre, dont on connait le texte du brouillon, Hegel fait r&eacute;f&eacute;rence aux deux pr&eacute;c&eacute;dents voyages [1817 et 1818] de V. Cousin, au cours desquels, dit-il, il a fait &laquo; la connaissance de plusieurs professeurs de philosophie allemands, et m&rsquo;a en particulier rendu visite &agrave; Heidelberg &raquo;. &laquo; J&rsquo;ai vu en lui, dit Hegel, un&nbsp; homme qui s&rsquo;int&eacute;ressait tr&egrave;s vivement aux sciences, et en particulier &agrave; la discipline &agrave; laquelle il s&rsquo;est consacr&eacute;, et qui s&rsquo;effor&ccedil;ait notamment de conna&icirc;tre avec le plus d&rsquo;exactitude possible la fa&ccedil;on dont la philosophie est pratiqu&eacute;e en Allemagne &raquo; [Paris : Gallimard, collection Tel, n&deg;160. 1990. Hegel, Correspondance. Tome III, p. 70]. Il fait r&eacute;f&eacute;rence aux travaux de V. Cousin : la publication des &oelig;uvres de Descartes, de Platon, de Proclus.<br \/>Cette d&eacute;marche est confirm&eacute;e par Karl Rosenkranz [1805-1879], dans sa Biographie de Hegel, publi&eacute;e en 1844 : &laquo; &Agrave; peine Hegel e&ucirc;t-il connaissance de cet &eacute;v&egrave;nement, qu&rsquo;aussit&ocirc;t, le 4 novembre, il adressa au ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur et de la police un &eacute;crit &eacute;tendu dans lequel il s&rsquo;employait chaudement &agrave; la d&eacute;livrance du philosophe fran&ccedil;ais &raquo;.<br \/>C&#39;est pour remercier publiquement Hegel que Victor Cousin, qui depuis 1825 a commenc&eacute; &agrave; publier la traduction du grec en fran&ccedil;ais des Oeuvres compl&egrave;tes de Platon, en treize volumes, lui d&eacute;die en 1826, deux ans apr&egrave;s son arrestation en Allemagne, sa traduction du Gorgias, parue dans le tome 3 des &OElig;uvres de Platon, d&eacute;dicace sign&eacute;e en date du samedi 15 juillet 1826.<\/p><p>&copy; JJB 09-2010 <br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>En 1826, Victor Cousin [1792-1867] fait para&icirc;tre le troisi&egrave;me tome de sa traduction du grec en fran&ccedil;ais, des Oeuvres de Platon. Le volume contient les traductions de Protagoras, ou les sophistes ; Gorgias ou la rh&eacute;torique. En t&ecirc;te du volume se trouve, sur trois pages, compos&eacute;e en &eacute;criture dite &ldquo;anglaise&ldquo;, en forme d&#39;hommage public, la longue d&eacute;dicace de la traduction du Gorgias : &laquo; A Mr\/ G. W. F. Hegel,\/Professeur de Philosophie &agrave; l&#39;Universit&eacute; de Berlin.\/ &raquo;.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-137","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-philo-du-xixe-en-france-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/137","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=137"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/137\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=137"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=137"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=137"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}