{"id":132,"date":"2010-08-10T09:32:34","date_gmt":"2010-08-10T09:32:34","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-08-10T09:32:34","modified_gmt":"2010-08-10T09:32:34","slug":"Ampere-et-la-societe-chretienne-de-Lyon-1804","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Ampere-et-la-societe-chretienne-de-Lyon-1804.html","title":{"rendered":"Amp\u00e8re et la soci\u00e9t\u00e9 chr\u00e9tienne de Lyon, 1804."},"content":{"rendered":"<em>Math&eacute;maticien, physicien, chimiste, inventeur, Andr&eacute; Marie Amp&egrave;re  [1775-1836] a des convictions religieuses fortes. Il n&#39;h&eacute;site pas &agrave;  faire du pros&eacute;lytisme : il cr&eacute;e &agrave; Lyon, fin 1803-d&eacute;but 1804, une soci&eacute;t&eacute;  chr&eacute;tienne qui va fonctionner quelques mois. A partir de la fin de  l&#39;ann&eacute;e 1812, Amp&egrave;re participe aussi &agrave; une petite soci&eacute;t&eacute; de  m&eacute;taphysiciens regroup&eacute;e autour de Maine de Biran.<\/em><!--more--><p>&nbsp;<\/p><p>1804. UNE SOCIETE CHRETIENNE A LYON.<br \/><br \/>La petite soci&eacute;t&eacute; chr&eacute;tienne  qui se cr&eacute;e fin 1803, d&eacute;but 1804, &agrave; Lyon, &agrave; l&rsquo;initiative du  math&eacute;maticien et physicien Andr&eacute; Marie Amp&egrave;re [1775-1836] livre  p&ecirc;le-m&ecirc;le un certain nombre de noms,que nous indiquons ici en ordre  alphab&eacute;tique :<br \/><br \/><\/p><ul><li>Andr&eacute; Marie Amp&egrave;re [1775-1836], math&eacute;maticien et physicien.<\/li><li>Pierre Simon Ballanche [1776-1847] alors imprimeur &agrave; Lyon.<\/li><li>Cl&eacute;ment Barret , fr&egrave;re du Barret imprimeur.<\/li><li>Claude Julien Bredin [1776-1854], professeur d&rsquo;anatomie &agrave; l&#39;&Eacute;cole v&eacute;t&eacute;rinaire de Lyon.<\/li><li>Alexandre Humbert Chatelain [1778-1852], futur secr&eacute;taire de l&#39;&Eacute;cole v&eacute;t&eacute;rinaire<\/li><li>D&eacute;roche, associ&eacute; de l&#39;imprimeur Barret,<\/li><li>Louis  Furcy Grognier [1774-1837] professeur d&#39;Education, d&#39;hygi&egrave;ne et de  zoologie &agrave; l&#39;&Eacute;cole v&eacute;t&eacute;rinaire de Lyon, qui deviendra directeur de  l&#39;&Eacute;cole v&eacute;t&eacute;rinaire.<\/li><\/ul>Ces diff&eacute;rentes personnalit&eacute;s nouent entre  elles des relations personnelles , qui se croisant r&eacute;guli&egrave;rement vont  jusqu&rsquo;&agrave; former l&rsquo;&eacute;bauche d&rsquo;un r&eacute;seau social. D&rsquo;autant qu&rsquo;elles sont  toutes plus ou moins unies, par leur propre histoire lyonnaise, ou celle  de leurs parents, dans une m&ecirc;me haine du jacobinisme et de la  R&eacute;volution fran&ccedil;aise.<br \/><br \/>CLAUDE JULIEN BREDIN [1776-1854].<br \/><br \/>Une  place particuli&egrave;re doit &ecirc;tre donn&eacute;e &agrave; Claude Julien Bredin [1776-1854].  En 1803, il a vingt-sept ans. Dipl&ocirc;m&eacute; v&eacute;t&eacute;rinaire [1791] est depuis  1799, professeur d&rsquo;anatomie &agrave; l&#39;&Eacute;cole V&eacute;t&eacute;rinaire de Lyon-Vaisse dont  son p&egrave;re Louis Bredin est le directeur, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; directeur de  l&#39;&Eacute;cole v&eacute;t&eacute;rinaire d&rsquo;Alfort. A la mort de son p&egrave;re, Claude Julien  deviendra lui-m&ecirc;me directeur de l&#39;&Eacute;cole v&eacute;t&eacute;rinaire de Lyon.<br \/>Autour  de Claude Julien Bredin et de son emploi &agrave; l&#39;&Eacute;cole v&eacute;t&eacute;rinaire de Lyon  s&rsquo;agr&egrave;gent Alexandre Humbert Chatelain [1778-1852], critique d&rsquo;art,  peintre, futur secr&eacute;taire de l&#39;&Eacute;cole V&eacute;t&eacute;rinaire ; et Louis Furcy  Grognier [1776-1837] professeur d&#39;Education, d&#39;hygi&egrave;ne et de zoologie &agrave;  l&#39;&Eacute;cole V&eacute;t&eacute;rinaire.<br \/><br \/>PIERRE SIMON BALLANCHE.<br \/><br \/>Une place  particuli&egrave;re doit &ecirc;tre donn&eacute;e aussi &agrave; Pierre Simon Ballanche  [1776-1847]. En 1803, il a vingt-sept ans. Depuis 1802 il est associ&eacute;  aux affaires de son p&egrave;re Hugues Jean Ballanche [1748-1816] qui est  imprimeur &eacute;tabli &agrave; son compte aux Halles de la Grenette depuis 1796. En  1802, cette imprimerie est une des plus importantes de Lyon. On y  imprimait des journaux : le Journal de Lyon et du Midi, l&rsquo;Almanach de la  Ville de Lyon, le vieux Calendrier nouveau journalier qu&rsquo;avait cr&eacute;&eacute;  Laurent Langlois en 1711, Les Petites affiches, le Bulletin de Lyon.  C&rsquo;est dans le Bulletin de Lyon que Pierre Simon Ballanche publie ses  premiers travaux litt&eacute;raires, et notamment Du sentiment consid&eacute;r&eacute; dans  ses rapports avec la litt&eacute;rature et les arts [1801].<br \/>On peut dire que tout ce qui se publie &agrave; Lyon en histoire, en arch&eacute;ologie, en sciences, sort de cette imprimerie.<br \/>A  tel point que va se constitue autour de l&rsquo;activit&eacute; d&rsquo;&eacute;dition de  Ballanche, et &agrave; l&rsquo;adresse familiale, puis au Palais des Arts, une  soci&eacute;t&eacute; litt&eacute;raire, avec la devise Amicitiae et litteris, salon que  fr&eacute;quente toute une pl&eacute;iade de personnalit&eacute;s : l&rsquo;homme politique Camille  Jordan [1771-1821] ; l&rsquo;homme de lettres Jean Baptiste Dugas-Montbel  [1776-1834] ; Joseph Marie G&eacute;rando [1772-1842] doublement laur&eacute;at de  l&rsquo;Institut national et de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Berlin ; Andr&eacute;-Marie Amp&egrave;re ;  l&rsquo;abb&eacute; Pierre Etienne de Bonnevie [1761-1849] ; le peintre Fleury  Richard et son confr&egrave;re R&eacute;voil.<br \/>Autour de Pierre Simon Ballanche et  de son activit&eacute; d&rsquo;&eacute;diteur s&rsquo;agr&egrave;ge Cl&eacute;ment Barret , fr&egrave;re du Cl&eacute;ment  Barret imprimeur qui a longtemps travaill&eacute; avec Hugues Jean Ballanche et  qui, apr&egrave;s s&rsquo;en &ecirc;tre s&eacute;par&eacute;, continue son activit&eacute; d&rsquo;imprimeur dans des  locaux du Palais Saint-Pierre, place des Terreaux. S&rsquo;agr&egrave;ge aussi  Desroche [ou D&eacute;roches], associ&eacute; de l&#39;imprimeur Barret,<br \/><br \/>LE R&Ocirc;LE DETERMINANT D&rsquo;AMPERE.<br \/><br \/>Andr&eacute;  Marie Amp&egrave;re [1775-1836], math&eacute;maticien, physicien et chimiste, est un  savant pr&eacute;coce dont les investigations sont multiples et qui s&rsquo;appuie  sur des travaux conduits &agrave; partir de son laboratoire d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;  install&eacute; &agrave; Lyon, dans son appartement de la rue Merci&egrave;re.<br \/>Amp&egrave;re a  d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; nomm&eacute; professeur de physique et de chimie &agrave; l&#39;&Eacute;cole Centrale  de Bourg-en-Bresse [f&eacute;vrier-mars 1803]. Puis, &agrave; la suite d&rsquo;une  inspection de deux membres de l&#39;Institut, Jean Baptiste Delambre  [1749-1822] tout nouveau Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Instruction publique  [juin 1802] et No&euml;l Gabriel Luce Villar [1748-1826], tout nouveau  Commissaire pour la formation des lyc&eacute;es [juin 1802] Amp&egrave;re, apr&egrave;s la  fermeture des &Eacute;coles centrales le 27 avril 1803, est nomm&eacute; professeur  des classes de math&eacute;matiques de 3&egrave;me et de 4&egrave;me au Lyc&eacute;e de Lyon.<br \/>Il y prononce sa premi&egrave;re le&ccedil;on le 5 juillet 1803.<br \/>Depuis  ao&ucirc;t 1799, il est mari&eacute; avec Julie Caron, rencontr&eacute;e en 1796. Un an  apr&egrave;s na&icirc;t un fils, Jean Jacques Amp&egrave;re [1800-1864], n&eacute; le 12 ao&ucirc;t 1800.<br \/>&Eacute;loign&eacute;  de la religion depuis la mort de sa s&oelig;ur, c&rsquo;est sous l&rsquo;influence  pressante de sa femme qu&rsquo;Amp&egrave;re se rapproche express&eacute;ment du  catholicisme fin mai-d&eacute;but juin 1803, quelques semaines avant le d&eacute;c&egrave;s  de son &eacute;pouse, le 13 juillet 1803.<br \/>C&rsquo;est dans cette p&eacute;riode  d&rsquo;exaltation religieuse, qui s&rsquo;&eacute;tend de fin 1803 &agrave; fin 1804, qu&rsquo;Amp&egrave;re  prend l&rsquo;initiative de constituer une petite soci&eacute;t&eacute; chr&eacute;tienne.<br \/><br \/>AMPERE, BALLANCHE ET BREDIN.<br \/><br \/>Amp&egrave;re  et Ballanche sont en relation autour de l&rsquo;ann&eacute;e 1797, au moment o&ugrave;  Amp&egrave;re quitte son village de Poleymieux au Mont-D&rsquo;Or o&ugrave; il a pass&eacute; sa  jeunesse, pour s&rsquo;installer &agrave; Lyon.<br \/>Ballanche fait partie de ce petit  groupe d&rsquo;amis, signal&eacute; par Sainte-Beuve qui se r&eacute;unissait dans  l&#39;apr&egrave;s-d&icirc;ner, de quatre &agrave; six, &agrave; un cinqui&egrave;me &eacute;tage, rue des  Cordeliers, chez Pierre Lenoir, pour parler science et litt&eacute;rature :  Andr&eacute; Marie Amp&egrave;re, Pierre Simon Ballanche, Cl&eacute;ment Barret, Jean Marie  Bonjour, avou&eacute; pr&egrave;s la cour royale de Lyon, Journet, Pierre Lenoir.<br \/>Les  relations de Ballanche et d&#39;Amp&egrave;re sont suffisamment proches pour que  Ballanche soit le t&eacute;moin du mariage civil d&rsquo;Amp&egrave;re en ao&ucirc;t 1799.<br \/>Ballanche,  comme Amp&egrave;re, sont &eacute;galement tous les deux &laquo; &eacute;mules &raquo; [autrement dit  correspondants] de la Soci&eacute;t&eacute; libre des sciences, lettres et arts cr&eacute;&eacute;e  en juillet 1800, sous le nom d&rsquo;Ath&eacute;n&eacute;e, qui se substitue &agrave; l&rsquo;ancienne  Acad&eacute;mie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon dissoute en ao&ucirc;t  1793.<br \/>Amp&egrave;re et Claude Julien Bredin font connaissance un peu plus  tardivement, en novembre 1803. Dans l&#39;&eacute;loge d&#39;Amp&egrave;re que Bredin lira &agrave;  l&#39;Acad&eacute;mie de Lyon en 1837, apr&egrave;s la mort d&rsquo;Amp&egrave;re, il est indiqu&eacute; : &laquo;  Au mois d&#39;ao&ucirc;t suivant [1803], Amp&egrave;re apprit qu&#39;&agrave; l&#39;&Eacute;cole v&eacute;t&eacute;rinaire  dans un cours de morale, je professais la doctrine de l&#39;Absolu pour  laquelle il &eacute;tait passionn&eacute; et con&ccedil;ut le vif d&eacute;sir de se lier avec moi.  Une premi&egrave;re entrevue n&#39;eut cependant lieu que l&#39;un des premiers jours  de novembre. Bien que partant des m&ecirc;mes principes, nous ne marchions pas  longtemps sur la m&ecirc;me ligne, et des discussions tr&egrave;s anim&eacute;es  s&#39;&eacute;lev&egrave;rent entre nous qui furent &agrave; l&#39;origine de la sainte et  indissoluble amiti&eacute; qui nous unit et dont je rends gr&acirc;ce &agrave; Dieu, comme  ce qu&#39;il a eu de plus heureux et de meilleur dans ma vie &raquo;.<br \/>Quant &agrave;  Claude Julien Bredin il fait la connaissance de Ballanche gr&acirc;ce &agrave;  Jacques Roux-Bordier [1771-1822], genevois d&rsquo;origine, ancien &eacute;l&egrave;ve de  l&rsquo;Ecole v&eacute;t&eacute;rinaire de Lyon, qui vit la majeure partie de son temps &agrave;  Lyon.<br \/>C&rsquo;est ce m&ecirc;me Jacques Roux-Bordier, ancien professeur de  math&eacute;matiques &agrave; l&#39;Ecole centrale de Lyon, int&eacute;ress&eacute; par Kant, par le  mysticisme et l&rsquo;illuminisme, qui a pr&eacute;sent&eacute; Claude Julien Bredin &agrave; Andr&eacute;  Marie Amp&egrave;re.<br \/><br \/>LES REUNIONS ET LES THEMES DE LA SOCIETE CHRETIENNE.<br \/><br \/>La  premi&egrave;re r&eacute;union, qui se tient chez Bredin, a lieu le 24 f&eacute;vrier 1804  [4 vent&ocirc;se an XII]. Amp&egrave;re en assure la pr&eacute;sidence, Claude Julien Bredin  le secr&eacute;tariat.<br \/><br \/>Une seconde r&eacute;union a lieu le 2 mars 1804 [11  vent&ocirc;se, an XII]. Au cours de cette s&eacute;ance, Amp&egrave;re en sa qualit&eacute; de  pr&eacute;sident &laquo; rappelle &agrave; l&#39;assembl&eacute;e que l&#39;objet de la r&eacute;union est la  recherche de la v&eacute;rit&eacute;, et que chaque soci&eacute;taire doit concourir &agrave; ce  but, de tous ses moyens. On se formerait une fausse id&eacute;e de la Soci&eacute;t&eacute;  chr&eacute;tienne si l&#39;on pensait que les opinions n&#39;y seront pas libres ? Il  sera permis &agrave; chacun d&#39;&eacute;lever des doutes et de faire des objections.  Quelle est pour l&#39;homme, l&#39;&eacute;tude la plus importante ? N&#39;est-ce pas celle  de lui-m&ecirc;me? La connaissance de sa destination future, et de ses  rapports avec son cr&eacute;ateur, n&#39;est-elle pas la plus pr&eacute;cieuse? Le s&eacute;jour  de l&#39;homme sur la terre n&#39;est pas le but de sa cr&eacute;ation &raquo;.<br \/><br \/>On conna&icirc;t les th&egrave;mes qui ont &eacute;t&eacute; retenus par chacun des membres.<br \/><br \/><ul><li>Claude Julien Bredin : importance de la connaissance de la destination de l&#39;homme. ?<\/li><li>Louis Furcy Grognier : l&#39;homme trouve-t-il en soi les moyens de conna&icirc;tre sa destination?<\/li><li>Pierre Simon Ballanche : doit-il, peut-il y avoir une r&eacute;v&eacute;lation ? ?<\/li><li>Cl&eacute;ment Barre : la r&eacute;v&eacute;lation porte-t-elle des caract&egrave;res essentiellement divins ? ?<\/li><li>Deroche : histoire de la r&eacute;v&eacute;lation depuis l&#39;origine du monde. ?<\/li><li>Andr&eacute; Marie Amp&egrave;re : expos&eacute; des preuves historiques de la r&eacute;v&eacute;lation. ?<\/li><li>Alexandre Humbert Ch&acirc;telain : comparaison de la morale chr&eacute;tienne et de celle des philosophes. ?<\/li><li>Pierre Simon Ballanche : influence du christianisme sur le genre humain.<\/li><\/ul><br \/>UNE SOCIETE EPHEMERE.<br \/><br \/>On  a l&rsquo;habitude d&rsquo;ajouter &agrave; ces membres fondateurs une liste d&rsquo;associ&eacute;s :  Jean Marie Bonjour, avou&eacute; pr&egrave;s de la cour royale de Lyon, Deplace,  Coste, de Moidieu, Perrier, D&eacute;salines d&#39;Amb&eacute;rieu, Deplace jeune,  Tissier, Cholet, Peissonneau.<br \/>Mais Andr&eacute; Marie Amp&egrave;re ne souhaite pas rester &agrave; Lyon et engage des d&eacute;marches afin d&rsquo;&ecirc;tre appel&eacute; &agrave; Paris.<br \/>Il  est nomm&eacute;, le 2 octobre 1804, r&eacute;p&eacute;titeur d&rsquo;analyse &agrave; l&rsquo;Ecole  polytechnique aupr&egrave;s de Fran&ccedil;ois Sylvestre Lacroix [1765-1843], comme  rempla&ccedil;ant de Louis Benjamin Francoeur [1773-1819] qui vient de  d&eacute;missionner.<br \/>La soci&eacute;t&eacute; chr&eacute;tienne r&eacute;duite &agrave; quelques membres finit rapidement par ne plus se r&eacute;unir.<br \/><br \/><br \/>ANDRE MARIE AMPERE ET MAINE DE BIRAN.<br \/><br \/>Une  correspondance philosophique entre Andr&eacute; Marie Amp&egrave;re et Maine de Biran  existe d&egrave;s 1805, alors qu&rsquo;Amp&egrave;re, quittant son poste de professeur de  math&eacute;matiques transcendantes au lyc&eacute;e de Lyon, est install&eacute; &agrave; Paris  depuis fin 1804. Cette correspondance se poursuit jusqu&rsquo;en octobre 1817.<br \/>Quant  &agrave; Maine de Biran, d&egrave;s qu&rsquo;il est install&eacute; &agrave; nouveau &agrave; Paris, au 34 de la  rue Cassette, &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e 1812, pour pouvoir participer aux  travaux du Corps l&eacute;gislatif il cr&eacute;e autour de lui &laquo; une petite soci&eacute;t&eacute;  habituelle de m&eacute;taphysiciens &raquo;. Selon l&rsquo;expression qu&rsquo;il emploie dans  son Journal, Maine de Biran dit : Andr&eacute; Marie Amp&egrave;re, E. P. H. Duriveau,  directeur des &eacute;tudes &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole polytechnique ; quelquefois Venceslas  Jacquemont, ancien membre du Tribunat et Pierre Laromigui&egrave;re titulaire  de la chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Paris &laquo; sont ses  jouteurs &raquo;.<br \/>Cette &laquo; soci&eacute;t&eacute; spiritualiste &raquo; va fonctionner autour de  Biran pendant plusieurs ann&eacute;es. Y participent, de fa&ccedil;on plus ou moins  r&eacute;guli&egrave;re, en plus des personnes d&eacute;j&agrave; cit&eacute;es, des personnalit&eacute;s, comme  le docteur Alexandre Jacques Fran&ccedil;ois Bertrand [1795-1831], r&eacute;dacteur au  Globe ; G&eacute;rard Joseph Christian [1778-832], directeur du Conservatoire  des arts et m&eacute;tiers [1817] ; Joseph Marie baron de G&eacute;rando [1772-1842]  conseiller d&#39;&Eacute;tat ; Fran&ccedil;ois Guizot [1787-1874], professeur d&rsquo;Histoire  moderne &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Paris [1810-1815] ; Pierre  Laboulini&egrave;re [1780-1827], secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;fecture de Tarbes ;  Charles Loyson [1791-1819], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale et po&egrave;te &agrave;  ses heures ; Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845] doyen de la Facult&eacute;  des Lettres de Paris ; Albert Stapfer [1766-1840], ancien ministre  pl&eacute;nipotentiaire de Suisse en France ; Jean Fran&ccedil;ois Thurot [1768-1832],  ancien suppl&eacute;ant de Laromigui&egrave;re, professeur de Philosophie grecque et  latine au coll&egrave;ge de France [1814].<br \/>Les rencontres peuvent prendre la  forme de conversations en t&ecirc;te &agrave; t&ecirc;te, &agrave; trois ou &agrave; quatre ; de d&icirc;ners  permettant des d&eacute;bats ; des r&eacute;unions plus formelles, avec des expos&eacute;s de  travaux en cours ; des correspondances avec tel ou tel.<br \/><br \/>UN MODELE.<br \/><br \/>Et  compte-tenu de la proximit&eacute; de la relation Andr&eacute; Marie Amp&egrave;re-Maine de  Biran, il n&rsquo;est pas exclu de penser que c&rsquo;est la soci&eacute;t&eacute; chr&eacute;tienne  d&rsquo;Amp&egrave;re &agrave; Lyon, en 1804, toute &eacute;ph&eacute;m&egrave;re qu&#39;elle f&ucirc;t, qui a fourni &agrave;  Maine de Biran, &agrave; Paris, le mod&egrave;le de sa &laquo; petite soci&eacute;t&eacute; de  m&eacute;taphysiciens &raquo; qui va fonctionner pendant une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es de la  fin de l&rsquo;ann&eacute;e 1812, jusqu&rsquo;en 1822.<br \/><br \/><br \/>jjb 050810","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Math&eacute;maticien, physicien, chimiste, inventeur, Andr&eacute; Marie Amp&egrave;re  [1775-1836] a des convictions religieuses fortes. 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A partir de la fin de  l&#39;ann&eacute;e 1812, Amp&egrave;re participe aussi &agrave; une petite soci&eacute;t&eacute; de  m&eacute;taphysiciens regroup&eacute;e autour de Maine de Biran.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-132","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-philo-du-xixe-en-france-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=132"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=132"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=132"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=132"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}