{"id":123,"date":"2010-05-25T09:15:29","date_gmt":"2010-05-25T09:15:29","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-05-25T09:15:29","modified_gmt":"2010-05-25T09:15:29","slug":"La-mort-de-labbe-Jean-Baptiste-Marcel-Flottes-1864","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/La-mort-de-labbe-Jean-Baptiste-Marcel-Flottes-1864.html","title":{"rendered":"La mort de l\u2019abb\u00e9 Jean Baptiste Marcel Flottes, 1864"},"content":{"rendered":"<em>L&#39;abb&eacute; Jean Baptiste Marcel Flottes [1789-1864] est d&#39;abord professeur de philosophie au s&eacute;minaire de Montpellier, puis au coll&egrave;ge de Montpellier. Il est nomm&eacute; professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Montpellier, au moment de la cr&eacute;ation de la facult&eacute; en 1838 et prononce sa premi&egrave;re le&ccedil;on le 4 janvier 1839. Il assure son enseignement jusqu&#39;en 1857.<\/em><br \/><!--more--><p>Mais il n&#39;est pas qu&#39;un professeur, il est aussi un abb&eacute;. Au s&eacute;minaire de Montpellier, il devient professeur de th&eacute;ologie dogmatique [1813-1817] Il re&ccedil;oit la pr&ecirc;trise en 1814. Il est aum&ocirc;nier du lyc&eacute;e [1815], en m&ecirc;me temps qu&#39;il est professeur de philosophie. Il est choisi comme grand-vicaire du dioc&egrave;se [1844].<br \/>De constitution faible d&egrave;s sa jeunesse, souvent malade, l&#39;abb&eacute; Jean Baptiste Marcel Flottes meurt &agrave; Montpellier dans la nuit du 24 au 25 d&eacute;cembre 1864. Voyez sa <a href=\"http:\/\/www.textesrares.com\/philo19\/noticeAuteur.php?nom_aut=Flottes&amp;prenom_aut=Jean+Baptiste+Marcel\"><strong>notice et sa bibliographie<\/strong><\/a> .<\/p><div align=\"center\">{mosimage}<br \/><br \/><\/div>Dans un ouvrage consacr&eacute; &agrave; la &quot; Vie de M. l&#39;abb&eacute; Flottes &quot; l&#39;auteur, l&#39;abb&eacute; C&eacute;sar Pierre Durand, d&eacute;crit les derniers moments de l&#39;abb&eacute; Jean Baptiste Marcel Flottes [Paris : Durand ; Montpellier : F. Seguin. In-8, 319 p., 1866].<br \/><br \/>&quot; Le 22 d&eacute;cembre 1864, au moment de son lever, l&#39;abb&eacute; Flottes &eacute;prouva quelque malaise. Il monte au deuxi&egrave;me &eacute;tage de la maison qu&#39;il habitait : c&#39;est l&agrave; qu&#39;il prenait ses repas, qu&#39;il vivait en soci&eacute;t&eacute;, qu&#39;il recevait ses amis. On s&#39;aper&ccedil;oit de quelque alt&eacute;ration dans ses traits ; lui-m&ecirc;me se plaint d&#39;une difficult&eacute; &agrave; parler. On l&#39;engage &agrave; redescendre dans son appartement. Il c&egrave;de : un eccl&eacute;siastique de ses amis qui se trouvait pr&eacute;sent lui offre son bras pour le soutenir ; il le refuse, descend avec pr&eacute;cipitation, se remet au lit. Le m&eacute;decin accourt : apr&egrave;s un examen rapide de son &eacute;tat, il lui demande pleine libert&eacute; d&#39;agir pour arr&ecirc;ter les progr&egrave;s du mal. S&#39;il le faut, r&eacute;pond le malade, agissez. Cette parole attestait en lui le sentiment d&#39;un coup de la derni&egrave;re gravit&eacute;. L&#39;excessive d&eacute;licatesse de son organisation lui faisait ordinairement repousser tout rem&egrave;de d&#39;une nature tant soit peu irritante : toute tentative &agrave; cet &eacute;gard provoquait un &eacute;vanouissement. Apr&egrave;s une l&eacute;g&egrave;re exclamation, t&eacute;moignage d&#39;affectueuse sensibilit&eacute; envers la personne qui depuis plusieurs ann&eacute;es lui prodiguait avec un pieux d&eacute;vouement les soins les plus attentifs, il perdit la parole. La paralysie qui l&#39;avait frapp&eacute; faisait des progr&egrave;s rapides. Son confesseur, appel&eacute; en toute h&acirc;te, le trouva jouissant de toute la pl&eacute;nitude de son intelligence ; le sacrement de l&#39;extr&ecirc;me onction fut administr&eacute;. Sa couche fun&egrave;bre &eacute;tait entour&eacute;e de pr&ecirc;tres, d&#39;amis recueillis et profond&eacute;ment afflig&eacute;s. Il re&ccedil;ut ce sacrement avec les signes manifestes de la foi la plus vive. Pendant quatre jours, parmi les efforts tent&eacute;s pour arr&ecirc;ter les progr&egrave;s du mal, des lueurs d&#39;esp&eacute;rance venaient quelquefois temp&eacute;rer la douloureuse impression produite par ce triste &eacute;v&eacute;nement. On a pu juger, dans cette circonstance, de la haute estime et des vives sympathies qu&#39;il s&#39;&eacute;tait concili&eacute;es. La ville enti&egrave;re fut &eacute;mue : c&#39;&eacute;tait comme un deuil public. On se succ&eacute;dait sans interruption dans la maison qu&#39;il habitait, pour s&#39;informer de ce qu&#39;on avait &agrave; craindre ou &agrave; esp&eacute;rer. Nous v&icirc;mes des hommes graves &eacute;clater en sanglots. Toutes les classes de la soci&eacute;t&eacute; &eacute;taient confondues dans un m&ecirc;me sentiment : tous, en s&#39;informant mutuellement de l&#39;&eacute;tat du malade, &eacute;changeaient entre eux des paroles de regret et de v&eacute;n&eacute;ration ; ses rares talents, sa modestie, sa charit&eacute; surtout, bien connue dans les rangs du peuple, &eacute;taient le sujet de toutes les conversations. <br \/>Enfin, apr&egrave;s quatre jours de maladie, pendant lesquels le v&eacute;n&eacute;rable pr&ecirc;tre parut avoir presque constamment pr&ecirc;t&eacute; une attention intelligente aux paroles pieuses qui lui &eacute;taient adress&eacute;es, il entra dans une douce et paisible agonie, le 24 d&eacute;cembre, vers le milieu de la nuit, au moment o&ugrave; les fid&egrave;les se disposaient &agrave; aller adorer le Dieu naissant dans une cr&egrave;che, pour pr&eacute;parer &agrave; notre mortalit&eacute; une nouvelle naissance et une vie sans fin. &quot;L&#39;abb&eacute; Flottes est mort durant la nuit de No&euml;l, la nuit sainte par excellence. Son &acirc;me brisait doucement les derniers liens, quand l&#39;Eglise entonnait le sublime cantique des anges : Gloire &agrave; Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de volont&eacute; ! Quelle fin providentiellement heureuse pour cette pacifique nature de philosophe, si chr&eacute;tiennement spiritualiste ; pour ce savant et digne pr&ecirc;tre, dont toute la vie a &eacute;t&eacute; une active pr&eacute;dication de l&#39;Evangile !&quot;&quot;. <p>&nbsp;<\/p><p>jjb 05-2010 <br \/><\/p><br \/><br \/>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>L&#39;abb&eacute; Jean Baptiste Marcel Flottes [1789-1864] est d&#39;abord professeur de philosophie au s&eacute;minaire de Montpellier, puis au coll&egrave;ge de Montpellier. Il est nomm&eacute; professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Montpellier, au moment de la cr&eacute;ation de la facult&eacute; en 1838 et prononce sa premi&egrave;re le&ccedil;on le 4 janvier 1839. 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