{"id":121,"date":"2010-05-10T21:01:58","date_gmt":"2010-05-10T21:01:58","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-05-10T21:01:58","modified_gmt":"2010-05-10T21:01:58","slug":"Pastoret-4-philanthrope-et-professeur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Pastoret-4-philanthrope-et-professeur.html","title":{"rendered":"Pastoret [4], philanthrope et professeur"},"content":{"rendered":"<!--more--><p>1799. RETOUR EN FRANCE.<br \/>Emmanuel Pastoret entre en France, fin 1799, sous le Consulat. Avec l&rsquo;autorisation de s&eacute;journer &agrave; Dijon, sous la surveillance de l&rsquo;autorit&eacute;.<br \/>Puis il revient &agrave; Paris, et r&eacute;int&egrave;gre l&rsquo;Institut national le 5 flor&eacute;al an VIII [25 avril 1800]. <br \/><br \/>1799-1805. SOCI&Eacute;T&Eacute; DES OBSERVATEURS DE L&rsquo;HOMME.<br \/>Emmanuel Pastoret fait partie de la soixantaine de membres de la Soci&eacute;t&eacute; des observateurs de l&rsquo;homme fond&eacute;e en 1799 et qui va fonctionner&nbsp; jusqu&rsquo;en 1805, avec des personnalit&eacute;s comme Nicolas Baudin [1750-1803]&nbsp;; Georges Cuvier [1769-1832]&nbsp;; Joseph Marie de G&eacute;rando [1772-1842]&nbsp;; Louis Fran&ccedil;ois Jaufret [1770-1850]&nbsp;; Fran&ccedil;ois Perron [1775-1810]&nbsp;; Philippe Pinel [1745-1826].<br \/>Pastoret fit partie du groupe&nbsp; des &laquo; arch&eacute;ologues, historiens &eacute;conomistes &raquo;, comprenant Ansse de Villoison [1750-1805], professeur de grec &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole des langues orientales vivantes&nbsp;; Mathieu Antoine Bouchaud [1719-1804], conseiller d&rsquo;&Eacute;tat &nbsp;; le d&eacute;put&eacute; Charles Fran&ccedil;ois Guilhem de Clermont-Lod&egrave;ve [1749-1814]&nbsp;; l&rsquo;hell&eacute;niste Pierre Henri&nbsp; Larcher [1726-1812]&nbsp;; Marcel&nbsp;; Aubin Louis Millin [1759-1818] conservateur du Cabinet des m&eacute;dailles &agrave; la Biblioth&egrave;que nationale&nbsp;; Papou&nbsp;; l&rsquo;&eacute;crivain Th&eacute;odore Conrad Pfeffel [1736-1809], le jurisconsulte Jean &Eacute;tienne Marie Portalis [1746-1807]&nbsp;; le philosophe et orientaliste Volney [1757-1820]&nbsp;; l&rsquo;historien Charles Athanase Walckenaer [1771-1852]. <br \/><br \/>1800. ACAD&Eacute;MIE DE L&Eacute;GISLATION.<br \/>L&rsquo;Acad&eacute;mie de L&eacute;gislation est cr&eacute;&eacute;e en 1800, par le juriste et homme politique&nbsp; Jean Denis Lanjuinais [1753-1827], d&eacute;put&eacute; d&rsquo;Ille-et-Vilaine&nbsp;; Guy Jean Baptiste Target [1733-1806] et Jean &Eacute;tienne Marie Portalis [1746-1807], tous trois membres de l&rsquo;Institut national. Gisors en est le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral.<br \/>Cette Acad&eacute;mie fonctionne jusqu&rsquo;en 1804. Pastoret est membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie, comme en t&eacute;moigne une carte au nom de Pastoret, sign&eacute;e par Jean Denis Lanjuinais.<br \/><br \/>1800. COMIT&Eacute; CENTRAL DES SOUPES &Eacute;CONOMIQUES.<br \/>Ce comit&eacute;, cr&eacute;&eacute; le 27 septembre 1800 [5 vend&eacute;miaire an IX], &eacute;tabli 8 rue du Coq-H&eacute;ron f&eacute;d&egrave;re les diff&eacute;rents fourneaux, c&rsquo;est &agrave; dire les nombreux bureaux de bienfaisance distribuant de la nourriture, sous une administration commune qui groupe les souscriptions [l&rsquo;unit&eacute; de souscription annuelle&nbsp; &eacute;tant fix&eacute;e &agrave; dix-huit franc], &eacute;tablit l&rsquo;&eacute;quivalence entre les bons, effectue des achats en gros pour diminuer les co&ucirc;ts.<br \/>Ce comit&eacute; est &agrave; l&rsquo;initiative de la fondation de vingt fourneaux &agrave; Paris, la distribution de 1.600.000 soupes, l&#39;exemple donn&eacute; &agrave; toutes les villes des d&eacute;partements dont vingt-quatre ont &eacute;tabli des fourneaux. <br \/>En 1800, Emmanuel Pastoret est nomm&eacute; pr&eacute;sident de ce comit&eacute;&nbsp;; le chimiste et pharmacien Antoine Alexis Cadet de Vaux [1743-1828], vice-pr&eacute;sident&nbsp;;&nbsp; le naturaliste et industriel Benjamin Delessert [1773-1847], tr&eacute;sorier&nbsp;; Mathieu de Montmorency [1766-1826], secr&eacute;taire&nbsp;; le m&eacute;decin et naturaliste Augustin Pyrame de Candolle [1778-1841], vice-secr&eacute;taire.<br \/>Sous l&rsquo;impulsion d&rsquo;Emmanuel Pastoret ce Comit&eacute; central reprend, le 6 novembre 1802, la tradition et l&rsquo;appellation de l&rsquo;ancienne Soci&eacute;t&eacute; philanthropique [fond&eacute;e &agrave; l&rsquo;origine en 1780 et fonctionnant jusqu&rsquo;en 1794].<br \/><br \/>1800. LA SOCI&Eacute;T&Eacute; DE CHARIT&Eacute; MATERNELLE.<br \/>En m&ecirc;me temps qu&rsquo;Emmanuel Pastoret se r&eacute;introduit dans la vie sociale, par l&rsquo;interm&eacute;diaire de la bienfaisance, son &eacute;pouse Ad&eacute;la&iuml;de joue elle aussi la carte de la philanthropie religieuse &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des d&eacute;sh&eacute;rit&eacute;s.<br \/>Ad&eacute;la&iuml;de Pastoret, et Mme Dupont de Nemours reconstituent en 1800, la Soci&eacute;t&eacute; de Charit&eacute;&nbsp; maternelle. &laquo; Une soci&eacute;t&eacute; de ce genre&nbsp; avait &eacute;t&eacute; fond&eacute;e en 1784, par Mme de Fougeret, fille d&rsquo;un administrateur des h&ocirc;pitaux,&nbsp; et pr&eacute;sid&eacute;e &agrave; partir de 1788, par la reine Marie-Antoinette &raquo; [Bassan]. Cette soci&eacute;t&eacute; reconstitu&eacute;e est pr&eacute;sid&eacute;e &agrave; nouveau par Mme de Fougeret, n&eacute;e Anne-Fran&ccedil;oise d&#39;Outremont&nbsp;; Ad&eacute;la&iuml;de Pastoret en est nomm&eacute;e secr&eacute;taire.<br \/>Napol&eacute;on d&eacute;cide de transformer cette soci&eacute;t&eacute; en une grande institution, compos&eacute;e de mille dames, payant une cotisation de cinq cents francs, &eacute;tendant son action non seulement sur tous les quartiers de Paris, mais aussi sur quarante villes.<br \/>En d&eacute;cembre 1810, Marie-Louise, qui vient d&rsquo;&eacute;pouser Napol&eacute;on en avril, organise la Conseil g&eacute;n&eacute;ral de la Soci&eacute;t&eacute;, o&ugrave;, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de Cambac&eacute;r&egrave;s, Laplace et Liancourt, Mme de S&eacute;gur et Mme Pastoret occupent les postes de vice-pr&eacute;sidentes.<br \/><br \/>F&Eacute;VRIER 1801. MEMBRE DU CONSEIL G&Eacute;N&Eacute;RAL DES HOSPICES.<br \/>En f&eacute;vrier 1801, sous le Consulat, Bonaparte cr&eacute;e le Conseil g&eacute;n&eacute;ral des hospices et secours publics de Paris. Les arr&ecirc;t&eacute;s du 27 niv&ocirc;se, du 15 pluvi&ocirc;se, du 29 germinal en d&eacute;finissent les missions. <br \/>Ce conseil, qui va fonctionner jusqu&rsquo;en f&eacute;vrier 1848, joue le r&ocirc;le de direction centrale des &eacute;tablissements hospitaliers et des secours publics.<br \/>Emmanuel Pastoret pose sa candidature aupr&egrave;s du ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur Jean-Antoine Chaptal. <br \/>&Agrave; la suite de cette d&eacute;marche Emmanuel Pastoret fait partie des onze membres nomm&eacute;s &agrave; vie du Conseil, pr&eacute;sid&eacute; par Nicolas Frochot, pr&eacute;fet de la Seine, &agrave; savoir&nbsp;:&nbsp; Aguesseau&nbsp;; Richard d&rsquo;Aubigny&nbsp;; l&rsquo;archiviste Camus [remplac&eacute; &agrave; sa mort par Camet de la Bonardi&egrave;re]&nbsp;; Benjamin Delessert&nbsp;; Duquesnay&nbsp;; Fieff&eacute;&nbsp;; Mourgues&nbsp;; Parmentier&nbsp;; Pastoret&nbsp;; le m&eacute;decin Auguste Thouret.<br \/><br \/>1801. AD&Eacute;LA&Iuml;DE PASTORET CR&Eacute;E UNE PREMI&Egrave;RE SALLE D&rsquo;ASILE.<br \/>&Eacute;pouse d&rsquo;Emmanuel Pastoret, Ad&eacute;la&iuml;de n&eacute;e Piscatory, cr&eacute;e en 1801 une sorte de salle d&rsquo;asile pour recueillir et &eacute;lever les tout petits enfants que les parents pauvres, &eacute;loign&eacute;s de la maison par leurs travaux journaliers, laissaient seuls, expos&eacute;s &agrave; mille dangers. <br \/>Comme le rapportent les textes qui t&eacute;moignent de cette exp&eacute;rience&nbsp;: Elle choisit une soeur de charit&eacute;, s&oelig;ur Fran&ccedil;oise &laquo; &agrave; laquelle elle adjoignit une m&egrave;re de famille qui nourrissait encore, les installa rue de Miromesnil, dans deux grandes pi&egrave;ces bien chauff&eacute;es, contenant chacune six berceaux, et les &eacute;quipa de linge, de sucre, etc. &raquo; C&#39;&eacute;tait en r&eacute;alit&eacute; plut&ocirc;t une cr&egrave;che qu&#39;une salle d&#39;asile. &laquo; Les douze berceaux furent bient&ocirc;t occup&eacute;s. Quelques-unes des m&egrave;res venaient une ou deux fois le jour pour allaiter leurs enfants et les reprenaient le soir, une fois leur travail termin&eacute;. <br \/>Les soins assidus qu&#39;exigeaient ces douze enfants &eacute;puis&egrave;rent rapidement les forces des deux femmes charg&eacute;es du service&nbsp;: elles durent bient&ocirc;t renoncer &agrave; cette t&acirc;che trop p&eacute;nible pour elles. Mais cependant Mme Pastoret fit &eacute;lever jusqu&#39;au dernier les enfants qu&#39;elle avait r&eacute;unis &raquo; [Simon Maire INRP]. <br \/><br \/>1803. &Eacute;DITEUR DE BALTHAZARD MARIE &Eacute;MERIGEON.<br \/>Emmanuel Pastoret &eacute;dite le Nouveau commentaire sur l&rsquo;ordonnance de la marine de Balthazard Marie &Eacute;merigeon&nbsp;: Nouveau commentaire sur l&#39;ordonnance de la marine du mois d&#39;ao&ucirc;t 1681, par M*** [Paris&nbsp;: Bossange, Masson et Besson. 3 volumes in-12, An XI-1803].<br \/><br \/>28 JANVIER 1803. DANS LA CLASSE D&rsquo;HISTOIRE ET LITT&Eacute;RATURE ANCIENNE.<br \/>Au moment de la r&eacute;organisation de l&rsquo;Institut qui supprime la classe des Sciences morales et politiques et r&eacute;partit les membres entre quatre classes, Pastoret est nomm&eacute;, par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; consulaire du 28 janvier 1803, membre de la Classe d&rsquo;Histoire et Litt&eacute;rature ancienne [troisi&egrave;me classe].<br \/><br \/>1803. RECHERCHES SUR LE COMMERCE ET LE LUXE DES ROMAINS.<br \/>En&nbsp; 1803, Pastoret donne lecture, devant les membres de l&rsquo;Institut, d&rsquo;un M&eacute;moire dont le titre g&eacute;n&eacute;ral est&nbsp;: Recherches et observations sur le commerce et le luxe des Romains, et sur leurs lois commerciales et somptuaires.<br \/>Ce m&eacute;moire se subdivise en deux parties&nbsp;: <br \/>Un premier m&eacute;moire, lu le 3 juin 1803, qui porte sur les Six premiers si&egrave;cles de Rome. <br \/>Publi&eacute; dans Histoire et M&eacute;moires de l&rsquo;Institut royal de France, classe d&rsquo;Histoire et de Litt&eacute;rature ancienne. Tome troisi&egrave;me. [Paris&nbsp;: de l&rsquo;Imprimerie royale. Chez Firmin Didot, libraire, imprimeur de l&rsquo;Institut. Rue Jacob, n&deg;24. 1818-1822, tome VII. Pages285-354].<br \/>Un second m&eacute;moire, lu le 15 octobre 1803, qui porte sur&nbsp;: Septi&egrave;me si&egrave;cle de Rome et premi&egrave;res ann&eacute;es du huiti&egrave;me.<br \/>Publi&eacute; dans Histoire et M&eacute;moires de l&rsquo;Institut royal de France, classe d&rsquo;Histoire et de litt&eacute;rature ancienne. Tome troisi&egrave;me. [Paris&nbsp;: de l&rsquo;Imprimerie royale. Chez Firmin Didot, libraire, imprimeur de l&rsquo;Institut. Rue Jacob, n&deg;24. 1818. Pages 355-440].<br \/><br \/>1804. CONTRIBUTION AUX ARCHIVES LITT&Eacute;RAIRES DE L&rsquo;EUROPE.<br \/>Les Archives litt&eacute;raires de l&rsquo;Europe, ou M&eacute;langes de litt&eacute;rature, d&rsquo;histoire et de philosophie par une Soci&eacute;t&eacute; de gens de lettres, suivis d&rsquo;une Gazette litt&eacute;raire universelle, sont publi&eacute;es &agrave; Paris, chez Xhrouet, imprimeur du Publiciste, rue des Moineaux, n&deg; 16, et &agrave; Tubingue, chez Cotta. Elles ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;es en 1804 et paraissent jusqu&rsquo;en 1808. Elles forment un ensemble de dix-sept volumes.<br \/>Emmanuel Pastoret y fournit quelques articles.<br \/><br \/>18 F&Eacute;VRIER 1804. PROFESSEUR AU COLL&Egrave;GE DE FRANCE.<br \/>Le 18 f&eacute;vrier 1804 [28 pluvi&ocirc;se an XII], Emmanuel Pastoret est &eacute;lu professeur au coll&egrave;ge de France, dans la chaire&nbsp; de Droit de la nature et des gens, o&ugrave; il succ&egrave;de &agrave; l&rsquo;&eacute;conomiste et jurisconsulte&nbsp; Mathieu Antoine Bouchaud [1719-1804], titulaire de la chaire de 1773 jusqu&rsquo;&agrave; sa mort, le 1er f&eacute;vrier 1804.<br \/>Il y commente les juristes du droit naturel Hugo Grotius et Samuel von Puffendorf.<br \/>En 1817, il se fait suppl&eacute;er par Joseph Naudet [1786-1878] ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de litt&eacute;rature &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale [1816-1822].<br \/>Il d&eacute;missionne le 11 novembre 1821, alors qu&rsquo;il est devenu vice-pr&eacute;sident de la chambre des Pairs le 26 mai 1821. Il est remplac&eacute;, en 1822, par Xavier de Portets, qui occupe la chaire de 1822 &agrave; 1854. [chaire &agrave; laquelle V. Cousin a pos&eacute;, sans succ&egrave;s, sa candidature].<br \/><br \/>1808. CONTRIBUTION AU RAPPORT HISTORIQUE DE DACIER.<br \/>Emmanuel Pastoret est contributeur, pour ce qui concerne la l&eacute;gislation, du &laquo;Rapport historique sur les progr&egrave;s de l&rsquo;histoire et de la litt&eacute;rature ancienne&nbsp; depuis 1789, et sur leur &eacute;tat actuel &raquo;, r&eacute;dig&eacute; par Joseph Dacier [1742-1833], secr&eacute;taire perp&eacute;tuel de la Classe d&rsquo;Histoire de l&rsquo;Institut depuis f&eacute;vrier 1803.<br \/>Napol&eacute;on, en 1802, a fait la demande de ce Rapport &agrave; l&rsquo;Institut de France. La Commission qui rassemble les mat&eacute;riaux est compos&eacute;e de huit membres de la Classe d&rsquo;Histoire et de Litt&eacute;rature ancienne de l&rsquo;Institut&nbsp;: Ennius Quirinus Visconti [1751-1818], Conservateur des antiques au Mus&eacute;e du Louvre, pour la philologie&nbsp;;&nbsp; Antoine Silvestre de Sacy [1758-1838], professeur de Persan au coll&egrave;ge de France, pour les langues et la litt&eacute;rature orientale&nbsp;; de Sainte-Croix [1746-1809] pour l&rsquo;histoire ancienne&nbsp;; dom Michel Jean Joseph Brial [1743-1828] b&eacute;n&eacute;dictin de la congr&eacute;gation de Saint-Maur, pour la diplomatique et l&rsquo;histoire du moyen-&acirc;ge&nbsp;; Pierre Charles Levesque [1736-1812], professeur d&rsquo;Histoire et de morale au coll&egrave;ge de France pour l&rsquo;histoire moderne&nbsp;; Paschal Fran&ccedil;ois Joseph Gossellin [1751-1830], conservateur du d&eacute;partement des M&eacute;dailles de la Biblioth&egrave;que nationale, pour la g&eacute;ographie ancienne&nbsp;; Emmanuel Pastoret [1756-1840], professeur au coll&egrave;ge de France, pour la l&eacute;gislation&nbsp;; de G&eacute;rando [1772-1842], secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Minist&egrave;re de&nbsp; l&rsquo;int&eacute;rieur, pour la philosophie.<br \/>Pr&eacute;sent&eacute; &agrave; l&rsquo;Empereur, le 20 f&eacute;vrier 1808, par une d&eacute;putation de la Classe d&rsquo;Histoire et de Litt&eacute;rature ancienne [troisi&egrave;me classe] de l&rsquo;Institut. Cette d&eacute;putation est compos&eacute;e de Charles L&eacute;vesque, pr&eacute;sident&nbsp;; Boissy d&rsquo;Anglas, vice-pr&eacute;sident&nbsp;; Andr&eacute; Dacier, secr&eacute;taire perp&eacute;tuel&nbsp;; Antoine Silvestre de Sacy&nbsp;; Ennius Quirinus Visconti&nbsp;; Emmanuel Pastoret&nbsp;; Paschal Fran&ccedil;ois Joseph Gossellin&nbsp;; De G&eacute;rando&nbsp;; dom Michel Jean Joseph Brial&nbsp;; l&rsquo;historien Clermont Lod&egrave;ve de Sainte-Croix&nbsp;; Dutheil&nbsp;; l&rsquo;historien Hubert Paschal Ameilhon.<br \/>Le texte en sera &eacute;dit&eacute; en 1810 [Paris&nbsp;: de l&rsquo;Imprimerie imp&eacute;riale, par les soins de J. J. Marcel, directeur de l&rsquo;Imprimerie imp&eacute;riale. Ikn-8, X-355 p., 1810]. <br \/>Le rapport auquel participe Pastoret fait partie d&rsquo;une s&eacute;rie de six rapports, &eacute;galement &eacute;dit&eacute;s&nbsp;: Sciences math&eacute;matiques&nbsp;; Chimie et sciences de la nature&nbsp;; Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise&nbsp;; Histoire et litt&eacute;rature ancienne&nbsp;; Beaux-Arts.<br \/><br \/>6 MAI 1809. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE &Agrave; LA FACULT&Eacute; DES LETTRES.<br \/>Pr&eacute;par&eacute; par Antoine Fran&ccedil;ois de Fourcroy, directeur de l&#39;Instruction publique, depuis le 14 septembre 1802, un d&eacute;cret en date du 17 mars 1808, porte sur l&rsquo;organisation g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Universit&eacute;. Dans son article 15, le d&eacute;cret indique que la Facult&eacute; des lettres, &agrave; Paris, sera form&eacute;e de trois professeurs du coll&egrave;ge de France et de trois professeurs de belles-lettres des lyc&eacute;es.<br \/>En fait, huit professeurs seront nomm&eacute;s le 6 mai 1809 par Louis Marcellin de Fontanes [1757-1821] Grand-Ma&icirc;tre de l&rsquo;Universit&eacute;, depuis le 17 mars 1808. Une neuvi&egrave;me chaire est cr&eacute;&eacute;e le 19 septembre 1809.<br \/>La premi&egrave;re chaire, Histoire litt&eacute;raire et po&eacute;sie fran&ccedil;aise est bien attribu&eacute;e, en la personne de Jacques Delille [1738-1813], &agrave; un professeur du coll&egrave;ge de France, o&ugrave; il est titulaire de la chaire de Po&eacute;sie latine depuis 1778.<br \/>La deuxi&egrave;me chaire, Philosophie et opinion des philosophes est bien attribu&eacute;e, en la personne d&rsquo;Emmanuel Pastoret [1756-1840], &agrave; un professeur du coll&egrave;ge de France, o&ugrave; Pastoret est titulaire de la chaire Droit de la nature et des gens, chaire qu&rsquo;il occupe depuis 1804.<br \/>La troisi&egrave;me chaire, Histoire et g&eacute;ographie ancienne est bien attribu&eacute;e, en la personne de Pierre Charles Levesque [1736-1812], &agrave; un professeur du coll&egrave;ge de France, o&ugrave; Levesque est titulaire de la chaire Histoire et morale, depuis 1791.<br \/><br \/>Le 6 mai 1809 Emmanuel Pastoret nomm&eacute;, le 6 mai 1809, professeur titulaire&nbsp; &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Paris, dans la chaire Philosophie et opinion des philosophes, est en m&ecirc;me temps le premier doyen de la Facult&eacute; des lettres de Paris. Il n&rsquo;assure personnellement aucun cours et Charles Millon [1754-1839], professeur de philosophie au lyc&eacute;e Charlemagne, est nomm&eacute; adjoint de Pastoret pour l&rsquo;enseignement. Millon&nbsp; restera professeur-adjoint jusqu&rsquo;en 1814, alors que Royer-Collard sera nomm&eacute; professeur le 3 octobre 1810.<br \/><br \/>Emmanuel Pastoret, &eacute;lu au S&eacute;nat conservateur, le 14 d&eacute;cembre 1809, est remplac&eacute; par Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], deuxi&egrave;me titulaire de la chaire, du 24 octobre 1810 au 4 septembre 1845, et lui aussi doyen de la Facult&eacute; des Lettres.<br \/>Entre temps la chaire a chang&eacute; d&rsquo;intitul&eacute;&nbsp;: tout d&rsquo;abord Philosophie et opinions des philosophes, puis Histoire de la philosophie &agrave; partir du 24 octobre 1810, enfin Histoire de la philosophie moderne &agrave; partir de 1814.<br \/><br \/>14 D&Eacute;CEMBRE 1809. &Eacute;LU MEMBRE DU S&Eacute;NAT CONSERVATEUR.<br \/>Emmanuel Pastoret, nomm&eacute; le&nbsp; 6 mai 1809, comme titulaire d&rsquo;une chaire de philosophie, ne reste que quelques mois professeur et doyen de la Facult&eacute; des lettres de Paris, car il est&nbsp; &eacute;lu S&eacute;nateur le 14 d&eacute;cembre 1809, en remplacement du g&eacute;n&eacute;ral Pierre Garnier-Laboissi&egrave;re [1754-1809] d&eacute;c&eacute;d&eacute;. <br \/>Install&eacute; le 27 d&eacute;cembre 1799 [6 niv&ocirc;se an VIII] le S&eacute;nat, dit S&eacute;nat conservateur est l&rsquo;une des trois instances &eacute;tablie, au moment du Consulat, nouveau r&eacute;gime instaur&eacute; par la Constitution de l&rsquo;an VIII&nbsp;: S&eacute;nat, Tribunat, Corps l&eacute;gislatif. <br \/>Le S&eacute;nat, juge de la constitutionnalit&eacute; des lois, est compos&eacute; de quatre-vingt membres, d&rsquo;abord d&eacute;sign&eacute;s, puis coopt&eacute;s pour pourvoir au remplacement des membres d&eacute;c&eacute;d&eacute;s.<br \/>Des &eacute;lections de cooptation commencent &agrave; avoir lieu en mars&nbsp; 1806. Cette &eacute;lection du 14 d&eacute;cembre 1809 concerne trois personnalit&eacute;s&nbsp;: Ferdinand de La Ville [1753-1826], chambellan de Madame, ancien pr&eacute;fet du d&eacute;partement fran&ccedil;ais du P&ocirc;, &eacute;lu pour remplacer Vien, d&eacute;c&eacute;d&eacute;&nbsp;; Emmanuel Pastoret, doyen de la Facult&eacute; des Lettres, &eacute;lu pour remplacer le g&eacute;n&eacute;ral Garnier-Laboissi&egrave;re [1754-1809], d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 14 avril 1809&nbsp;; le comte Orillard de Villemanzy [1751-1830], inspecteur en chef aux revues, pour remplacer l&rsquo;amiral Morand de Galle [1741-1809], d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 23 juillet 1809.<br \/><br \/>9 JANVIER 1810. COMTE D&rsquo;EMPIRE.<br \/>Pastoret est nomm&eacute; comte de l&rsquo;Empire, par lettres patentes du 9 janvier 1810.<br \/><br \/>14 NOVEMBRE 1810. MEMBRE DU COMIT&Eacute; DE LA L&Eacute;GION D&rsquo;HONNEUR.<br \/>Le 14 novembre 1810, Emmanuel Pastoret&nbsp; est nomm&eacute; membre du comit&eacute; de consultation de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur.<br \/><br \/>1811. PARUTION DU TOME XV DES ORDONNANCES DES ROIS DE FRANCE.<br \/>&Eacute;dite, de 1811 &agrave; 1840, les tomes 15 &agrave; 20 des Ordonnances des rois de France de la troisi&egrave;me race.<br \/>En 1811, para&icirc;t le tome XV des Ordonnances des rois de France de la troisi&egrave;me race, recueillies par ordre chronologique. Contenant les ordonnances rendues depuis le commencement du r&egrave;gne de Louis XI jusqu&rsquo;au mois de juin 1463. Par M. le comte de Pastoret, membre de l&rsquo;Institut. [Paris&nbsp;: de l&rsquo;Imprimerie imp&eacute;riale. In-folio, LXXXI-891 pages, tables. 1811].<br \/><br \/>28 F&Eacute;VRIER 1811. MEMBRE D&rsquo;UNE COMMISSION S&Eacute;NATORIALE.<br \/>Membre de la Commission s&eacute;natoriale de la libert&eacute; individuelle, le 28 f&eacute;vrier 1811.<br \/>Cette commission est pr&eacute;vue dans la Constitution de l&rsquo;an XII [28 flor&eacute;al an XII-18 mai 1804] si&egrave;ge de 1804 &agrave; 1814.<br \/>L&rsquo;article soixante stipule&nbsp;: &laquo; Une commission de sept membres nomm&eacute;s par le S&eacute;nat, et choisis dans son sein, prend connaissance, sur la communication qui lui en est donn&eacute;e par les ministres, des arrestations effectu&eacute;es conform&eacute;ment &agrave; l&#39;article 46 de la Constitution lorsque les personnes arr&ecirc;t&eacute;es n&#39;ont pas &eacute;t&eacute; traduites devant les tribunaux dans les dix jours de leur arrestation. &#8211; Cette commission est appel&eacute;e commission s&eacute;natoriale de la libert&eacute; individuelle &raquo;.<br \/>Les articles suivants indiquent&nbsp;: &laquo; Toutes les personnes arr&ecirc;t&eacute;es et non mises en jugement apr&egrave;s les dix jours de leur arrestation, peuvent recourir directement, par elles, leurs parents ou leurs repr&eacute;sentants, et par voie de p&eacute;tition, &agrave; la commission s&eacute;natoriale de la libert&eacute; individuelle [article soixante-et-un] &raquo;.<br \/>&laquo; Lorsque la commission estime que la d&eacute;tention prolong&eacute;e au-del&agrave; des dix jours de l&#39;arrestation n&#39;est pas justifi&eacute;e par l&#39;int&eacute;r&ecirc;t de L&#39;&Eacute;tat, elle invite le ministre qui a ordonn&eacute; l&#39;arrestation &agrave; faire mettre en libert&eacute; la personne d&eacute;tenue, ou &agrave; la renvoyer devant les tribunaux ordinaires [article soixante-deux]&raquo;. <br \/><br \/>4 AO&Ucirc;T 1811. CONSEILLER DE LA SOCI&Eacute;T&Eacute; MATERNELLE.<br \/>Le 4 ao&ucirc;t 1811 Emmanuel Pastoret est conseiller du Comit&eacute; central d&rsquo;administration de la Soci&eacute;t&eacute; maternelle.<br \/><br \/>3 JUILLET 1812. S&Eacute;ANCE PUBLIQUE DE LA CLASSE D&rsquo;HISTOIRE.<br \/>&Agrave; l&rsquo;Institut national la s&eacute;ance publique de la Classe d&rsquo;Histoire et de Litt&eacute;rature ancienne, du vendredi 3 juillet 1812, est pr&eacute;sid&eacute;e par le S&eacute;nateur comte Pastoret. <br \/><br \/>1813. MEMBRE DU CONSEIL D&rsquo;ADMINISTRATION DU S&Eacute;NAT.<br \/>Le 26 d&eacute;cembre 1812, Emmanuel Pastoret est &eacute;lu membre du grand Conseil d&rsquo;administration du S&eacute;nat pour 1813.<br \/><br \/>1814. SECR&Eacute;TAIRE DU S&Eacute;NAT POUR L&rsquo;ANN&Eacute;E 1814.<br \/>Le 28 d&eacute;cembre 1813, Emmanuel Pastoret est &eacute;lu secr&eacute;taire du S&eacute;nat pour l&rsquo;ann&eacute;e 1814.<br \/><br \/>1814. PARUTION DU TOME XVI DES ORDONNANCES DES ROIS DE FRANCE.<br \/>En 1814, para&icirc;t le tome XVI des Ordonnances des rois de France de la troisi&egrave;me race, recueillies par ordre chronologique. Contenant les ordonnances rendues depuis le mois de juin 1463 jusqu&rsquo;au mois de juin 1467. Par M. le comte de Pastoret, membre de l&rsquo;Institut. [Paris&nbsp;: de l&rsquo;Imprimerie royale. In-folio, CXXIV-1016 pages, tables. 1814].<\/p><p>jjb 05-2010&nbsp; <br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-121","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-philo-du-xixe-en-france-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/121","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=121"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/121\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=121"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=121"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=121"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}