{"id":119,"date":"2010-05-10T20:55:41","date_gmt":"2010-05-10T20:55:41","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-05-10T20:55:41","modified_gmt":"2010-05-10T20:55:41","slug":"Pastoret-2-et-l-Ancien-regime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Pastoret-2-et-l-Ancien-regime.html","title":{"rendered":"Pastoret [2] et l&rsquo;Ancien r\u00e9gime"},"content":{"rendered":"<!--more--><p>Pastoret, &nbsp;[Claude] Emmanuel [Joseph Pierre].<br \/>[1755-1840].<br \/>N&eacute; [et baptis&eacute;] le 24 d&eacute;cembre 1755, &agrave; Marseille, Saint Martin [Provence, aujourd&rsquo;hui d&eacute;partement des Bouches-du-Rh&ocirc;ne]&nbsp;; mort le&nbsp; 28 septembre 1840, &agrave; Paris.<br \/>Certaines notices consacr&eacute;es &agrave; Emmanuel Pastoret indiquent parfois, par erreur, le 6 octobre 1756 comme date de naissance. <br \/>Jurisconsulte et homme politique. <br \/><br \/>SA FAMILLE.<br \/>Son&nbsp; p&egrave;re est Jean Baptiste Pastoret, avocat, lieutenant particulier de l&rsquo;Amiraut&eacute; de Marseille, procureur du tribunal de police de Marseille. Sa m&egrave;re est n&eacute;e Marguerite Graille.<br \/>Il est le deuxi&egrave;me enfant d&rsquo;une famille de trois. Son fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; est Antoine Joseph, conseiller de pr&eacute;fecture des Bouches-du-Rh&ocirc;ne. Sa s&oelig;ur cadette est Anne, mari&eacute;e &agrave; Marseille.<br \/><br \/>&Eacute;TUDES.<br \/>&Eacute;tudes au coll&egrave;ge de Marseille, puis &agrave; Lyon au coll&egrave;ge de Tournon, repris par les Oratoriens, &agrave; la suite de l&rsquo;expulsion des J&eacute;suites en novembre 1764.<br \/>&Eacute;tudes de droit &agrave; Aix, o&ugrave; il est re&ccedil;u avocat.<br \/><br \/>1777. PARTICIPATION &Agrave; LA VIE DE LA HAUTE SOCI&Eacute;T&Eacute; PARISIENNE.<br \/>Emmanuel Pastoret, alors qu&rsquo;il est &acirc;g&eacute; de vingt-deux ans, est envoy&eacute; &agrave; Paris. <br \/><br \/>Le baron Charles Athanase Walckenauer [1771-1852], secr&eacute;taire perp&eacute;tuel de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Inscriptions, dans la Notice historique sur la vie et les ouvrages de Pastoret, qu&rsquo;il lira le 30 juillet 1847 dans la s&eacute;ance annuelle de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Inscriptions et belles-lettres, sept ans apr&egrave;s la mort de Pastoret, explique les conditions de ce s&eacute;jour&nbsp;: <br \/><br \/>1.M. Jean Baptiste de Belloy [1709-1808] &eacute;v&ecirc;que de Marseille depuis 1756 fournit une recommandation aupr&egrave;s de M. de Malesherbes, qui a &eacute;t&eacute; Pr&eacute;sident de la cour des Aides en 1850.&nbsp; <br \/><br \/>2. M. Charles Pierre Claret, comte de Fleurieu [1738-1810], capitaine de fr&eacute;gate, directeur des ports et arsenaux depuis en janvier 1777, ami du p&egrave;re d&rsquo;Emmanuel Pastoret, fournit une lettre de recommandation aupr&egrave;s de d&rsquo;Alembert. <br \/><br \/>Gr&acirc;ce &agrave; Malesherbes, Emmanuel Pastoret est mis en rapport avec Anne Robert Jacques Turgot [1727-1781]&nbsp;; la famille Lamoignon&nbsp;; Charles Louis Fran&ccedil;ois de Paule de Barentin [1738-1819]&nbsp;; le pr&eacute;sident du Parlement de Paris Bochard de Sarron [1730-1794]&nbsp;; Anne C&eacute;sar chevalier de la Luzerne [1741-1791]&nbsp;; Louis de Noailles,&nbsp; duc d&rsquo;Ayen [1713-1793]&nbsp;; Auguste de Choiseul-Gouffier [1752-1817]&nbsp;; Cl&eacute;ment de Laverdy [1723-1793], ancien Contr&ocirc;leur g&eacute;n&eacute;ral des finances ; le po&egrave;te Jacques Delille [1783-1813], titulaire de la chaire de po&eacute;sie latine au coll&egrave;ge de France.<br \/>Gr&acirc;ce &agrave; d&rsquo;Alembert, Emmanuel Pastoret est mis en rapport avec le naturaliste Georges de Buffon [1707-1788]&nbsp;; le naturaliste Bernard Germain Lac&eacute;p&egrave;de [1756-1825]&nbsp;; l&rsquo;astronome Jean Sylvain Bailly [1736-1793], futur maire de Paris&nbsp;; l&rsquo;astronome Joseph J&eacute;r&ocirc;me Lalande [1732-1807]&nbsp;; le chimiste Antoine Lavoisier [1743-1794]&nbsp;; le math&eacute;maticien et astronome Pierre Simon Laplace [1749-1827].<br \/><br \/>1779. &Eacute;LOGE DE VOLTAIRE.<br \/>&nbsp;Voltaire [1694-1778], &eacute;lu membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise [1746], meurt le 30 mai 1778.<br \/>Emmanuel Pastoret participe&nbsp; au concours organis&eacute; par l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise pour le prix d&rsquo;&eacute;loquence de 1779 concernant l&rsquo;&Eacute;loge de Voltaire. <br \/>Pastoret n&rsquo;obtient pas le prix, mais cependant &eacute;dite son texte : [Amsterdam&nbsp;; Paris&nbsp;: Demonville. In-8, 20 p., 1779]. <br \/>C&rsquo;est La Harpe [1739-1803] qui gagne le prix, mais il le remporte sous le voile de l&rsquo;anonymat, car il est acad&eacute;micien. <br \/><br \/>1779-1781. VOYAGES &Agrave; L&rsquo;&Eacute;TRANGER.<br \/>Emmanuel Pastoret voyage pendant deux ans &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger&nbsp;: Suisse&nbsp;; Italie [Venise]&nbsp;; Allemagne [Weimar]&nbsp;; Hollande. Il visite les universit&eacute;s, y travaille, se lie &agrave; des personnalit&eacute;s. Il revient par moments &agrave; Paris.<br \/><br \/>28 MARS 1781. CONSEILLER &Agrave; LA COUR DES AIDES DE PARIS.<br \/>Malesherbes apporte son soutien &agrave; Emmanuel Pastoret, alors avocat, qui ach&egrave;te par l&rsquo;interm&eacute;diaire de son p&egrave;re, pour une somme d&rsquo;environ 110 000 livres, une charge &agrave; la Cour des Aides de Paris. &nbsp;<br \/>Cette cour juge, en dernier ressort, les appels des jugements des juridictions fiscales inf&eacute;rieures,&nbsp;les affaires issues du contentieux relatif aux impositions (tailles, aides, traites, gabelles, droits d&rsquo;octroi), des contentieux sur les fermes et des litiges relatifs aux exon&eacute;rations fiscales. La cour juge &eacute;galement de la noblesse des personnes.<br \/>Recr&eacute;&eacute;e en novembre 1774, la cour des Aides cessera ses fonctions le 22 janvier 1791.<br \/>Pastoret est tout d&rsquo;abord [1781] conseiller&nbsp;du roi en sa Cour des aides &agrave; Paris. Le 18 ao&ucirc;t 1787, Pastoret y combat, avec succ&egrave;s, l&rsquo;enregistrement d&rsquo;un &eacute;dit qui avait &eacute;t&eacute; d&eacute;j&agrave; refus&eacute; par le Parlement de Paris, ce qui avait d&eacute;j&agrave; valu &agrave; ce dernier d&rsquo;&ecirc;tre exil&eacute; &agrave; Troyes. &nbsp;<br \/>Puis le 17 d&eacute;cembre 1788, Emmanuel Pastoret est nomm&eacute; Ma&icirc;tre des requ&ecirc;tes de l&rsquo;H&ocirc;tel du roi.<br \/><br \/>1781. TRIBUTS OFFERTS &Agrave; L&rsquo;ACAD&Eacute;MIE DE MARSEILLE.<br \/>Emmanuel Pastoret &eacute;dite&nbsp;un recueil de po&eacute;sie : Tributs offerts &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie de Marseille, par M. de Pastoret, Conseiller &agrave; la Cour des Aides de Paris, membre de cette Acad&eacute;mie [Paris&nbsp;: chez Jombert jeune, rue Dauphine. In-12, 33 p., 1782]. Permis d&rsquo;imprimer au 25 octobre 1781. <br \/><br \/>L&rsquo;ouvrage rassemble quelques po&eacute;sies &eacute;crites vers 1779&nbsp;: <br \/>1.Les Soci&eacute;t&eacute;s de Paris. &Eacute;p&icirc;tre morale.<br \/>2. La Servitude abolie dans les domaines du Roi sous le r&egrave;gne de Louis XVI.<br \/>3. Les Com&eacute;diens de campagne.<br \/>4. L&rsquo;Id&eacute;e de la mort, &eacute;p&icirc;tre morale.<br \/><br \/>Emmanuel Pastoret sera &eacute;lu membre de l&rsquo;acad&eacute;mie de Marseille en 1782.<br \/><br \/>1782. MEMBRE DE L&rsquo;ACAD&Eacute;MIE DE MARSEILLE.<br \/>Cr&eacute;&eacute;e par lettres patentes en 1726, l&rsquo;Acad&eacute;mie des Belles-Lettres de Marseille devient en 1766 Acad&eacute;mie des Belles-Lettres, Sciences et Arts de Marseille.<br \/>L&rsquo;Acad&eacute;mie de Marseille, &agrave; travers les prix qu&#39;elle d&eacute;cerne et les ouvrages qu&#39;elle publie se donne pour mission de d&eacute;fendre la langue fran&ccedil;aise et promouvoir le rayonnement de l&#39;image de Marseille et de la Provence. <br \/>Emmanuel Pastoret en est &eacute;lu membre en 1782. <br \/><br \/>19 AVRIL 1782. RE&Ccedil;U DANS LA LOGE DES NEUF S&OElig;URS.<br \/>Comme en t&eacute;moigne le dipl&ocirc;me qui lui est remis, Emmanuel Pastoret est re&ccedil;u le 19 avril 1782, dans la loge ma&ccedil;onnique des Neuf-S&oelig;urs, du Grand-Orient de France, dont le nom est un hommage aux neuf muses. Il en sera premier orateur le 23 mai 1783, et &agrave; ce titre, &agrave; partir de cette date, prononce plusieurs discours de r&eacute;ception. Notamment un discours le 22 d&eacute;cembre 1783, pour les affiliations d&rsquo;Honor&eacute; Gabriel Riquetti Mirabeau [1749-1791], de l&rsquo;homme de lettres &Eacute;tienne Fran&ccedil;ois de Lantier [1734-1826], d&rsquo;&Eacute;tienne Louis Billardon, abb&eacute; de Sauvigny [1734-1809].<br \/>Emmanuel Pastoret est v&eacute;n&eacute;rable de la loge [autrement dit son plus haut responsable] en 1787 et en 1788.<br \/><br \/>1783. DISCOURS EN VERS SUR LA MAGISTRATURE.<br \/>Emmanuel Pastoret publie en 1783&nbsp;: Discours en vers sur l&#39;union qui doit r&eacute;gner entre la magistrature, la philosophie et les lettres, suivi d&#39;une lettre &agrave; M. de La Cretelle sur le danger de l&#39;&eacute;loquence dans l&#39;administration de la justice, par M. de Pastoret [&#8230; ]. [Paris : Jombert jeune. In-12, 29 p., 1783].<br \/>Il s&rsquo;agit de Pierre Louis La Cr&eacute;telle avocat au Parlement de Paris, qui s&rsquo;occupe de la r&eacute;daction de m&eacute;moires. Pastoret reproche aux avocats d&rsquo;&ecirc;tre plus &eacute;loquents que vrais.<br \/><br \/>21 AVRIL 1784. ASSOCI&Eacute; &Eacute;TRANGER DE L&rsquo;ACAD&Eacute;MIE D&rsquo;ANGERS.<br \/>Emmanuel Pastoret re&ccedil;oit le dipl&ocirc;me d&rsquo;associ&eacute; &eacute;tranger de l&#39;Acad&eacute;mie Royale des Sciences et Belles-Lettres d&#39;Angers, sign&eacute; en date du 21 avril 1784.<br \/><br \/>1784. TRADUCTION DES &Eacute;L&Eacute;GIES DE TIBULLE.<br \/>Traduit pendant son voyage en Italie, et &eacute;dite de mani&egrave;re anonyme en 1784, les &Eacute;l&eacute;gies&nbsp; du po&egrave;te latin Tibulle : Les El&eacute;gies, traduction nouvelle [par M. de Pastoret]. [&Agrave; Paris : de l&#39;imprimerie de Philippe Denys Pierre, Imprimeur ordinaire du Roi, &amp;c. Et se trouve chez Jombert jeune, Libraire, rue Dauphine. In-8, VIII-428-(5) pages. 1784. Avec approbation et privil&egrave;ge du Roi.]. Texte latin et traduction fran&ccedil;aise en prose en regard.<br \/>Comporte une Pr&eacute;face&nbsp;: &laquo; Unir l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance &agrave; la fid&eacute;lit&eacute;, tel est sans doute le but que doit se proposer un Traducteur. L&rsquo;ai-je atteint&nbsp;? c&rsquo;est au Public &agrave; en juger &raquo;. <br \/>Chaque &eacute;l&eacute;gie est suivie de Notes historiques et litt&eacute;raires tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;es avec des &eacute;claircissements, des r&eacute;f&eacute;rences aux m&oelig;urs antiques, et comprenant des imitations de Tibulle ou de fragments de traductions par d&rsquo;autres auteurs. <br \/><br \/>1784. PRIX DE L&rsquo;ACAD&Eacute;MIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES<br \/>Concourt pour le prix de l&#39;Acad&eacute;mie Royale des Inscriptions et Belles-Lettres, &agrave; P&acirc;ques 1784, sur cette question&nbsp;: Quelle a &eacute;t&eacute; l&#39;influence des loix maritimes des Rhodiens sur la marine des Grecs et des Romains, et l&#39;influence de la marine sur la puissance de ces deux peuples. <br \/>Emmanuel Pastoret remporte le prix. Il fait &eacute;diter sa dissertation&nbsp;: De l&rsquo;Influence des lois maritimes des Rhodiens sur la marine des Grecs et des Romains<br \/>&nbsp;[&Agrave; Paris&nbsp;: Chez Alexandre Jombert le jeune, rue Dauphine. In-8, 130 p., 1784].<br \/><br \/>13 D&Eacute;CEMBRE 1785. &Eacute;LU &Agrave; L&rsquo;ACAD&Eacute;MIE DES INSCRIPTIONS.<br \/>Avec le soutien de Malesherbes, de Buffon, de Turgot, le 13 d&eacute;cembre 1785, Emmanuel Pastoret est &eacute;lu associ&eacute; ordinaire de l&rsquo;Acad&eacute;mie royale des Inscriptions et belles-lettres. <br \/>Le r&egrave;glement de 1786, distingue alors les associ&eacute;s ordinaires [au nombre de quinze] n&eacute;cessairement &eacute;tablis &agrave; Paris, ayant le m&ecirc;me statut que les membres ordinaires, des associ&eacute;s libres [au nombre de vingt].<br \/>Parmi ces associ&eacute;s ordinaires on peut relever les noms de l&rsquo;abb&eacute; Gaspard Michel Leblond [1738-1809], biblioth&eacute;caire &agrave; la Mazarine, &eacute;lu associ&eacute; en 1772&nbsp;; le philologue Joseph Dacier [1742-1833], &eacute;lu membre associ&eacute; en 1772, futur secr&eacute;taire perp&eacute;tuel&nbsp;; le latiniste Jean Dussaulx [1728-1799], &eacute;lu associ&eacute; en 1776&nbsp;; &nbsp;Antoine Guen&eacute;e [1717-1803] professeur de rh&eacute;torique &agrave; la Sorbonne, &eacute;lu associ&eacute; en 1778&nbsp;; le major Louis F&eacute;lix Guinement de K&eacute;ralio [1731-1793], &eacute;lu membre associ&eacute; en 1780&nbsp;; l&rsquo;hell&eacute;niste Athanase Auger [1734-1792] &eacute;lu associ&eacute; en 1781&nbsp;; l&rsquo;hell&eacute;niste Jacques Nicolas Belin de Ballu [1753-1815], &eacute;lu associ&eacute; en 1787&nbsp;; Charles [Fran&ccedil;ois] Dupuis [1742-1809], professeur d&rsquo;&Eacute;loquence latine au coll&egrave;ge de France, &eacute;lu associ&eacute; en 1788&nbsp;;&nbsp; Charles [Pierre] Levesque [1736-1812], professeur d&rsquo;histoire, &eacute;lu associ&eacute; en 1789&nbsp;; l&rsquo;hell&eacute;niste et philologue Baptiste Gaspard d&rsquo;Ansse de Villoison [1750-1805], &eacute;lu associ&eacute; en 1791.<br \/><br \/>1787-1788. V&Eacute;N&Eacute;RABLE DE LA LOGE DES NEUF-S&OElig;URS.<br \/>Emmanuel Pastoret a &eacute;t&eacute; re&ccedil;u le 19 avril 1782, dans la loge ma&ccedil;onnique des Neuf-S&oelig;urs. En 1787-1788, il est &eacute;lu V&eacute;n&eacute;rable, autrement dit ma&icirc;tre, de la loge des Neuf-S&oelig;urs. La loge, fond&eacute;e en 1776 par l&rsquo;astronome Joseph J&eacute;r&ocirc;me Lalande [1732-1807], est plac&eacute;e sous le patronage des Muses du Parnasse, les neuf filles de Zeus et de Mn&eacute;mosyne. C&rsquo;est dans cette loge que Voltaire a &eacute;t&eacute; initi&eacute; le 7 avril 1778, &agrave; quatre-vingt-quatre ans, quelques semaines avant sa mort [30 mai 1778].<br \/>Les V&eacute;n&eacute;rables successifs ont &eacute;t&eacute;&nbsp;: Joseph J&eacute;r&ocirc;me Lalande [1776-1779]&nbsp;; Benjamin Franklin [Mai 1779-mai1781]&nbsp;; Adrien Nicolas La Salle [1781-1783]&nbsp;; Nicolas Christiern de Thy de Milly [1783-1784]&nbsp;; Jean Baptiste Mercier Dupaty [1784]&nbsp;; L&eacute;once &Eacute;lie de Beaumont [1784-1785]&nbsp;; Claude Emmanuel Pastoret [1788-1789].<br \/>La loge subsiste jusqu&rsquo;en 1792. Puis se reconstitue en 1806, pour fonctionner jusqu&rsquo;en 1852.<br \/><br \/>1787. PUBLICATION DE ZOROASTRE, CONFUCIUS ET MAHOMET.<br \/>Emmanuel Pastoret, avant d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;lu en d&eacute;cembre 1785 &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des Inscriptions, participe &agrave; nouveau &agrave; un concours propos&eacute; par l&rsquo;Acad&eacute;mie des Inscriptions et belles-lettres.<br \/>Il remporte le prix qu&rsquo;il re&ccedil;oit officiellement alors qu&rsquo;il vient d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;lu.<br \/>Il publie son texte&nbsp;: Zoroastre, Confucius et Mahomet, compar&eacute;s comme sectaires, l&eacute;gislateurs et moralistes, avec le tableau de leurs dogmes, de leurs lois et de leur morale, par M. de Pastoret. [Paris : Buisson. In-8, IV-477 p&nbsp;., 1787]. <br \/>R&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1788, avec la m&ecirc;me pagination.<br \/>L&rsquo;ouvrage est traduit [et adapt&eacute;] en allemand, par &nbsp;Franz Lorenz von Dombay [1758-1810], sous le titre : <br \/>Auszug der Lebensgeschichte des Propheten Mohammeds mit Bezug auf dessen Religions-politische und moralische Gesetze, von Franz von Dombay [Agram : Verlag der k. k. bisch&ouml;flichen Buchhandlung. In-16, IV-208 p., 1795]. <br \/><br \/>1788. PUBLICATION DE MO&Iuml;SE CONSID&Eacute;R&Eacute; COMME L&Eacute;GISLATEUR.<br \/>Moyse, consid&eacute;r&eacute; comme l&eacute;gislateur et comme moraliste, par M. de Pastoret, conseiller de la Cour des Aides, de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Inscriptions et Belles-lettres, de celles de Madrid, Florence, Cortone, etc., etc. [Paris&nbsp;: chez Buisson, Libraire, H&ocirc;tel de Coetlosquet, rue Hautefeuille, n&deg;20. In-8, 2 ff.n.ch., 599 p., 1788. Sous le Privil&egrave;ge de l&rsquo;Acad&eacute;mie royale des Inscriptions et belles-lettres].<br \/><br \/>17 D&Eacute;CEMBRE 1788. MA&Icirc;TRE DES REQU&Ecirc;TES &Agrave; LA COUR DES AIDES.<br \/>Emmanuel Pastoret est nomm&eacute; Ma&icirc;tre des requ&ecirc;tes &agrave; la Cour des Aides le 17 d&eacute;cembre 1788. <br \/><br \/>Pendant quelque temps, il est le directeur g&eacute;n&eacute;ral des travaux relatifs &agrave; la l&eacute;gislation et &agrave; l&rsquo;histoire. Il est &laquo; conseiller du roi &raquo; en 1789. Et re&ccedil;oit de ce dernier l&rsquo;ordre de lire tous les cahiers de dol&eacute;ances, pour lui en rendre compte. [cf. Fernande Bassan].<br \/><br \/>Il restera ma&icirc;tre des requ&ecirc;tes &agrave; la cour des Aides jusqu&rsquo;&agrave; la R&eacute;volution, qui supprime le syst&egrave;me des offices v&eacute;naux. Il recevra en 1790 le remboursement de ses charges&nbsp;; en mars comme ma&icirc;tre des requ&ecirc;tes et en juillet comme conseiller, soit pr&egrave;s de cent soixante dix mille livres.<br \/><br \/>1788. SOCI&Eacute;T&Eacute; DES AMIS DES NOIRS.<br \/>Jacques Pierre Brissot [1754-1793] cr&eacute;e en France, en 1788, une Soci&eacute;t&eacute; des amis des noirs &agrave; l&rsquo;imitation de la Soci&eacute;t&eacute; anglaise de l&rsquo;abolition de la traite des Noirs, cr&eacute;&eacute;e en 1787. Cette soci&eacute;t&eacute; commence ses travaux au mois de f&eacute;vrier 1788. Pastoret en est membre.<br \/>En effet, si &Eacute;tienne Clavi&egrave;res [1735-1793] futur ministre des Finances, et Honor&eacute; Gabriel Riquetti de Mirabeau [1749-1791], bient&ocirc;t d&eacute;put&eacute; du Tiers, sont parmi les membres signataires du proc&egrave;s-verbal de la premi&egrave;re s&eacute;ance, La Fayette, Bergasse, La Rochefoucauld, Lac&eacute;p&egrave;de, Volney, Destutt de Tracy, Lavoisier, Pastoret, P&eacute;tion, Siey&egrave;s, puis l&rsquo;abb&eacute; Gr&eacute;goire, sont au nombre des membres les plus actifs. <br \/><br \/>14 juillet 1789. MARIAGE AVEC AD&Eacute;LA&Iuml;DE ANNA LOUISE PISCATORY.<br \/>Le 14 juillet 1789, Emmanuel Pastoret &eacute;pouse Ad&eacute;la&iuml;de Anna Louise Piscatory [1765-1843], avec qui il est fianc&eacute; depuis 1788.<br \/>Son &eacute;pouse est n&eacute;e &agrave; Paris [Saint-Eustache] le 9 mars 1765. Elle est la fille de Pierre Joseph Piscatory de Vaufreland [1729-1799] n&eacute;gociant &agrave; Marseille, puis banquier &agrave; Paris,&nbsp; et de Marie Ad&eacute;la&iuml;de Rouill&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tang. Son oncle, Rouill&eacute; de l&#39;Estang, n&rsquo;ayant pas d&rsquo;enfant en fait son h&eacute;riti&egrave;re.<br \/>Les jeunes mari&eacute;s viennent habiter l&rsquo;h&ocirc;tel sis place Louis XV [aujourd&rsquo;hui place de la Concorde], au num&eacute;ro six, h&ocirc;tel construit en 1775, et&nbsp; appartenant depuis cette date &agrave; son oncle, Rouill&eacute; de l&#39;Estang, &eacute;cuyer, secr&eacute;taire du roi, tr&eacute;sorier-g&eacute;n&eacute;ral des deniers de la Police, [et aujourd&rsquo;hui si&egrave;ge de l&rsquo;Automobile club].<br \/>Marie Ad&eacute;la&iuml;de Rouill&eacute; d&eacute;c&eacute;dera quelques ann&eacute;es apr&egrave;s son mari, le 26 septembre 1843, au ch&acirc;teau de Fleury, &agrave; Meudon [Seine et Oise], o&ugrave; la famille s&rsquo;&eacute;tait retir&eacute;e apr&egrave;s 1830.<br \/>Un contrat de mariage avait &eacute;t&eacute; sign&eacute; les 21 juin et 8 juillet devant ma&icirc;tre Gibert, notaire &agrave; Paris, sign&eacute; de leurs Majest&eacute;s et de la Famille royale.<br \/><\/p><p>jjb 05-2010&nbsp; <br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-119","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-philo-du-xixe-en-france-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=119"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=119"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=119"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=119"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}