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Notice de Victor Cousin Biographie

Année :  1852
  

En 1852 V. Cousin [1792-1867] a cinquante neuf ans [il aura soixante ans le 28 novembre 1852]. L’année 1852 se ressent des contre-coups du Coup d’État de décembre 1851. V. Cousin n’a plus d’influence directe que sur l’Académie des sciences morales et politiques. La philosophie est marginalisée et de nombreux professeurs refusent de prêter serment.


Résumé des années précédentes.


1820-1828.

Jeune universitaire [il commence à enseigner à vingt ans] V. Cousin a été, sous la Restauration, en butte au pouvoir du ministère Villèle : cours suspendu fin 1820 ; suppression de l’École normale en septembre 1822 ; arrestation à Dresde, puis incarcération et assignation à résidence à Berlin [octobre 1824-avril 1825].

Il est plébiscité par la jeunesse étudiante, parisienne et libérale, lors de la reprise de son enseignement en avril 1828, dans la chaire de Royer Collard [Histoire de la philosophie moderne]. Ses cours sont sténographiés, séance par séance, et diffusés à plus d’un millier d’exemplaires.

Entre temps V. Cousin a publié coup sur coup les oeuvres de Proclus [texte grec et commentaires en latin, six volumes, 1820-1827] ; une traduction des oeuvres de Platon [treize volumes, 1822-1840] ; une édition des oeuvres de Descartes [onze volumes, 1824-1826] ; l'édition des Oeuvres de Maine de Biran [commencée en 1834, elle sera achevée en 1841, avec en tout quatre volumes].


1826-1828. Fragments philosophiques.

Il rassemble ses notes de cours et ses articles, sous le titre de Fragments philosophiques [1826], puis de Nouveaux fragments philosophiques [1828], précédées de copieuses préfaces, et donne à ses publications, qu’il diffuse énergiquement, un retentissement international, grâce aux liens tissés systématiquement avec les philosophes allemands [Hegel, Schelling], italiens, anglais et même américains. Il apparaît en Europe et aux États-Unis, comme le représentant de la nouvelle philosophie française, éclectique et spiritualiste.


1830-1840.

Affirmant haut et fort son soutien à la Charte, la Révolution de 1830 lui est favorable : élu à l’Académie française [1830] ; élu à l’Académie des sciences morales et politiques [1832] dès sa reconstitution, où dans la section de philosophie il fait élire ses partisans ; nommé Pair de France [1832-1848] ; promu commandeur de la Légion d’honneur.

Membre du Conseil royal de l’Instruction publique, il réforme l’enseignement de la philosophie ; président du jury d’agrégation, il oriente la philosophie universitaire vers un spiritualisme conservateur mais distinct de la religion.

Abandonnant l’enseignement, il se spécialise dans l’étude des systèmes d’enseignement [mission en Allemagne, 1831 ; en Hollande ; 1836 ; en Suisse, 1837]. Pour un temps très bref est Ministre de l’Instruction publique [mars 1840-octobre 1840] dans le second ministère Thiers.


Le feu croisé des critiques.

Mais autour de 1830 déjà les critiques se font nombreuses [A. Marrast ; P. Leroux ; E. Lerminier ; L. Bautain]. Elles visent surtout l’éclectisme, sa théorie des quatre systèmes émémentaires qui, selon V. Cousin, renferment l’histoire entière de la philosophie [dans l’ordre : sensualisme ; idéalisme ; scepticisme ; mysticisme], et sa fonction conciliatrice [il ya du vrai dans chaque système].

D’un autre côté, on lui reproche un panthéisme fataliste [Gatien-Arnoult, 1836 ; Gioberti, 1842]. Et, malgré ses concessions de plus en plus prononcées au catholicisme, les ultramontains font de V. Cousin un ennemi de la religion.


Perte d’influence.

La Révolution de 1848, avec, pour quelques mois, l’instauration de la République, puis le Coup d’État de décembre 1851 rejettent dans le passé la période ouverte en 1830. V. Cousin est un homme de ce temps révolu. Déjà depuis longtemps absent de l’enseignement philosophique, il se tourne amoureusement vers l’histoire des grandes dames du XVIIème siècle, tout en continuant à orienter les travaux de la section de philosophie de l’Académie des sciences morales et politiques.


L‘année 1852.


Éléments biographiques.

Après le Coup d’État de décembre 1851, la section permanente du Conseil de l'instruction publique étant supprimée, V. Cousin y perd sa fonction [mars 1852]. Quelques semaines plus tard, V. Cousin, qui a cinquante neuf ans, est mis à la retraite [7 mai 1852].

V. Cousin engage une démarche, par l'intermédiaire de Sainte-Beuve, qui refuse, puis par l'intermédiaire de François Buloz, rédacteur en chef de la Revue des Deux-Mondes [qui rencontre à ce sujet Hippolyte Fortoul, le nouveau ministre de l’Instruction publique et des cultes], pour que ce soit Émile Saisset qui, à la Sorbonne, succède à V. Cousin. François Buloz [1803-1877] indique que É. Saisset n'a aucune chance. On parle même de supprimer la chaire de V. Cousin [lettre de François Buloz, à V. Cousin, le 3 novembre 1852].


Émile Grucker [1828-1904], en 1852, est le secrétaire de V. Cousin.

Compte-tenu de la suppression de l’agrégation de philosophie entre 1852 et 1863, É. Grucker ne passera l’agrégation de philosophie qu’en 1863. Docteur ès-lettres en 1866, deviendra professeur de littérature étrangère à la Faculté des lettres de Poitiers [1867], puis à la Faculté des lettres de Nancy


Éléments institutionnels de l’histoire de la philosophie.

L'agrégation de philosophie est suspendue en 1852 [les deux candidats reçus en 1851 sont Fréderick de Suckau, Louis Aubé, tandis que Hippolyte Taine est refusé à l’oral]. Elle ne reprendra qu’en 1863, le rétablissement du concours ayant été décidé par le nouveau ministre de l’instruction publique Victor Duruy [Dix reçus, dont Jules Lachelier, Pierre Leune, Émile Segond, Émile Grucker].


Article.

Lettres inédites de Mlle de Vertus à Mme la marquise de Sablé, publiées par M. Victor Cousin, membre de l'Institut, Bibliothèque de l'École des Chartes [1852, 3ème série, tome 3, p. 297].


Articles dans le Journal des savants.

Publication dans le Journal des savants de la suite des articles sur les Lettres inédites de madame la duchesse de Longueville à madame la marquise de Sablé. Cinquième article, janvier 1852, pages 40-56 ; sixième article, février 1852, pages 100-112 ; septième article, mars 1852, pages 174-194 ; huitième article, avril 1852, pages 247-262 ; neuvième article, juin 1852, pages 366-385 ; dixième et dernier article, juillet 1852, pages 422-440. [Les premiers articles sont parus en août, octobre, novembre, décembre 1851].


Articles dans le Journal des savants.

Lettres inédites de la duchesse de Longueville à La Rochefoucauld, à la princesse Palatine et à d'autres personnes pendant la Fronde. Journal des savants, premier article, octobre 1852, pages 605-618 ; deuxième article, novembre 1852, pages 683-696. La série des articles suivants reprendra jusqu'en mai 1853.

Incipit : Nous venons de trouver dans un des fonds les plus riches et les moins explorés de la Bibliothèque nationale, les Mélanges de Clérambault, de nouvelles lettres de la duchesse de Longueville, bien autrement intéressantes que toutes celles que nous avons jusqu'ici découvertes et publiées, puisqu'elles éclairent les deux points de sa vie par lesquels elles appartiennent à la fois à l'histoire et au roman : sa conduite dans la Fronde et sa liaison avec La Rochefoucauld. ».


Articles dans la Revue des Deux Mondes.

[15 mai 1852] La Jeunesse de Madame de Longueville. I. Mademoiselle de Bourbon aux carmélites. Revue des Deux-Mondes, 1852, tome 92, pages 609-640.


[15 juin 1852] II. Mademoiselle de Bourbon dans le monde. Les premiers amours du Grand-Condé. Revue des Deux-Mondes, 1852, tome 92, pages 1017-1062.


[15 juillet 1852] III. Amour de Coligny pour Madame de Longueville - son duel avec le duc de Guise - Une nouvelle inédite du XVIIème siècle. Revue des Deux-Mondes, 1852, tome 93, pages 377-408.


[15 août1852] IV. Les Commencements de l’amour et de la Fronde. Revue des Deux-Mondes, 1852, tome 93, pages 633-670.


À l'Académie française.

Le poète et auteur dramatique Alfred de Musset [1810-1857] est élu, au fauteuil 10, le 12 février 1852, en remplacement d’Emmanuel Dupaty [1775-1851], décédé le 29 juillet 1851. Il est élu contre Philarète Chasles. Il sera reçu le 27 mai 1852, par Désiré Nisard [1806-1888].Il s’était déjà présenté en 1848 [contre Jean Vatout] et en 1850 [contre Nisard].


Le penseur Charles de Montalembert [1810-1870], candidat du parti catholique et royaliste, est élu au fauteuil 21, le 9 janvier 1851, en remplacement de François Xavier Joseph Droz [1773-1850], décédé le 9 novembre 1850. Il est reçu le 5 février 1852, par François Guizot.


L’avocat Pierre Antoine Berryer [1790-1868], candidat du parti catholique et royaliste, est élu le 12 février 1852 [fauteuil 4], en remplacement du comte de Saint-Priest [1805-1851], décédé le 27 septembre 1851. Il est reçu le 22 février 1855 par le comte Narcisse Achille de Salvandy [1795-1856].


À l’Académie des sciences morales et politiques.

Dans la séance du 10 avril 1852, V. Cousin présente, au nom de l’auteur, Félix Nourrisson, un ouvrage intitulé : Essai sur la philosophie de Bossuet, avec des fragments inédits [Paris, in-8, 1852].

Félix Nourrisson [1825-1899], professeur de philosophie eu collège Stanislas [1846-1849] a été reçu à l’agrégation de philosophie en 1850. L’ouvrage sur Bossuet, présenté par V. Cousin, est le texte de la thèse pour le doctorat ès-lettres présentée à Paris, en 1852. La thèse latine de F. Nourrisson porte sur la Correspondance de Bossuet et de Leibnitz. Lauréat de plusieurs concours de l’Académie des sciences morales et politiques [1860, 1863] ne sera élu membre de l’Académie, section de philosophie, qu’en 1870, en remplacement de Victor de Broglie.


La philosophie à l’Académie des sciences morales et politiques.

Jean-Philibert Damiron est élu vice-président de l’Académie des sciences morales et politiques pour l’année 1852 [17 suffrages sur 22 votants, 3 pour Augustin Thierry, 1 bulletin blanc]. Selon le mécanisme habituel il en deviendra le président l’année suivante, en 1853.


Publication dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1852, tome 21, pages 9-40 et pages 97-133, pages 237-263, du Mémoire sur Diderot de Jean Philibert Damiron [lu dans la séance des 13, 20 et 27 décembre 1851, puis du 3 janvier 1852].


Publication dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1852, tome 21, pages 163-183 et pages 281-300, tome 22, pages 139-153, pages 425-451 , du Mémoire sur le Sankhya de Jules Bethélemy Saint Hilaire, qui a commencé à être publié antérieurement.

Lu également dans la séance du 10 janvier 1852, du 7 et du 28 février 1852, et enfin du 6 mars 1852 [V. Cousin, dans les séances du 28 février et du 6 mars présente des observations].


Dans la séance du 31 janvier 1852, Jules Barthélemy Saint Hilaire présente, au nom de l’auteur, Pierre Braïlas de Corcyre [Corfou] un essai, écrit en grec moderne : Essai sur les idées premières et les principes.

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1852, tome 22, pages 469-475.


Dans la séance du 14 février 1852, Adolphe Franck communique un Travail sur les signes.


Mémoire sur la Nature, l’origine et la formation de la parole, par Adolphe Franck.

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1852, tome 21, pages 201-225.


Dans la séance du 13 mars 1852, puis du 20 mars 1852, Adolphe Garnier est admis à lire un Mémoire sur la parole, comme faisant partie du langage universel.

Adolphe Garnier [1800-1864] est alors professeur à la Faculté des lettres de Paris, dans la chaire de Philosophie, où, en 1845, il succède à Théodore Jouffroy dont il a été le suppléant [1838-1842].

Sera élu, en février 1860, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, section de morale [fauteuil 1], en remplacement d’Alexis de Tocqueville, décédé le 16 avril 1859.


Dans la séance du 27 mars 1852 [puis du 17 avril 1852], Francisque Lélut commence la lecture d’un Mémoire sur le sommeil, les songes et le somnambulisme.

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1852, tome 21, pages 361-391

Le docteur Francisque Lélut [1804-1877] est membre titulaire de l’Académie des sciences morales et politiques, section de philosophie, depuis janvier 1844.


Dans la séance du 24 avril 1852 [puis du 1er mai 1852], lecture du Mémoire sur la vision en Dieu, de Malebranche, par Francisque Bouillier, membre correspondant de l’Institut.

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1852, tome 21, pages 429-459 et 1852, tome 22, pages 37-68.

Francisque Bouillier [1813-1899], professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Lyon, est correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques, section de philosophie, depuis avril 1842.


Mémoire sur la sensibilité, par Adolphe Franck.

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1852, tome 21, pages 477-496.


Adolphe Franck lit, dans les séances des19 mars, 22 et 29 avril, 6 et 13 mai 1852, son rapport sur le concours de la section de morale [prix du Budget] proposé les 16 et 23 mai 1846 [terme du 30 septembre 1848], et prorogé au 30 novembre 1851. Le sujet proposé, mis au concours au rapport de François Droz [membre de la section de morale], et de Barthélemy Dunoyer [membre de la section de morale] était : Histoire des différents systèmes de philosophie morale qui ont été enseignés dans l’antiquité jusqu’à l’établissement du christianisme.

Le prix est décerné à Jacques [François] Denis, ancien élève de l’École normale professeur de philosophie au collège de Tournon. Une mention honorable est décernée à Xavier Rousselot, régent de philosophie au collège de Troyes.

Le rapport d’Adolphe Franck est publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques.

Jacques [François] Denis [1821-1886], ancien élève de l’Ecole normale [1841], agrégé de philosophie [1846], docteur ès-lettres avec une thèse sur la Rationalisme d’Aristote [Paris, 1847], la thèse latine porte sur l’origine du langage. Professeur de philosophie au lycée de tournon, puis professeur de littérature ancienne à l’Université de Caen.

Jacques Denis fera paraître : Histoire des théories et des idées morales dans l’antiquité, par J. Denis, ancien élève de l’École normale. Paris : Durand, 2 tomes in-8, VIII-423+453 p., 1856.


Dans la séance du 3 juillet 1852, Rapport verbal sur l’ouvrage de Adolphe Garnier, intitulé Traité des facultés de l’âme, contenant l’histoire des principales théories psychologiques, par Jean Philibert Damiron.

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1852, tome 22, pages 155-157.

Le Traité des facultés de l’âme, comprenant l’histoire des principales théories psychologiques, par Adolphe Garnier, vient de paraître en 1852 [Paris : L. Hachette, 3 volumes in-8, 1852]. Il sera régulièrement réédité : en 1865 [2ème édition publiée par Paul Janet, alors que A. Garnier [1800-1864] vient de mourir en 1864] ; en 1869 [l’ouvrage est couronné par l’Académie française] ; en 1872 ; en 1880.


Dans la séance du 11 septembre 1852, Rapport verbal sur la deuxième édition de l’ouvrage de Brierre de Boismont, intitulé Des Hallucinations, par Adolphe Franck.

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1852, tome 22, pages 321-322.

L’ouvrage du médecin aliéniste Alexandre [Jacques François] Brierre de Boismont [1798-1881] est paru en 1845. Une deuxième édition Des Hallucinations, ou Histoire raisonnée des apparitions, des visions, des songes, de l’extase, du magnétisme et du somnambulisme, par A. Brierre de Boismont. Paris : G. Baillière, in-8, XVI-720 p., 1852 ; Sera réédité en 1862, comme troisième édition.

Au moment de sa première édition [1845] l’ouvrage avait fait l’objet d’une critique par Alfred Maury [1817-1892], qui avait fait l’hommage d’une brochure rédigée contre le texte de Brierre de Beaumont.


Dans la séance du 18 septembre 1852, Jules Barthélemy Saint Hilaire lit, au nom de Jean Philibert Damiron un Mémoire intitulé : Un chapitre de Locke et de Leibnitz sur l’enthousiasme.

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1853, tome 24, pages 259-284.


Dans la séance du 9 octobre 1852, Jules Barthélemy Saint Hilaire fait un rapport verbal sur un ouvrage de M. Braïlas, intitulé : Essai sur les idées premières et les principes [Corfou, in-8, 1851].


Dans la séance du 6, 13, 20, 27 novembre 1852, 18 décembre et 29 décembre 1852, lecture du Mémoire sur Helvétius, par Jean Philibert Damiron.

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1853, tome 23, pages 5-43 ; tome 24, pages 5-57 ; tome 25 [1853], pages 47-106 et pages 345-371.


Dans la séance du 20 novembre 1852, Charles de Rémusat adresse à l’Académie un exemplaire de l’ouvrage qu’il vient de publier sous le titre de Saint Anselme de Cantorbéry. Tableau de la vie monastique et de la lutte du pouvoir spirituel avec le pouvoir temporel au Xième siècle [Paris : Didier, in-8, 567 p., 1853].

L’ouvrage de Charles de Rémusat [1797-1875] sera réédité en 1868.


Mention, recension, fragments et compte-rendu d'ouvrages de V. Cousin.

Sir William Hamilton. Discussions on philosophy and literature, education and university reform, London, 1852. En tête de ce livre l'auteur place l'article qu'il avait publié, en octobre 1829, dans la Revue d'Edimburg, sur V. Cousin, sous le titre : M. Cousin's Course of philosophy.

William Hamilton [1788-1856] est l éditeur de Thomas Reid, et de Dugald Stewart. Professeur de logique et de métaphysique à l’université d’Édimburgh, il fit connaître Kant et les philosophes allemands auprès du public anglais. Il fut un des premiers logiciens anglais à créer une algèbre de la logique.


Traduction, ou édition, à l'étranger des oeuvres de V. Cousin.

Course of the History of Modern Philosophy, [de Victor Cousin], translated by Orlando William Wight, Edinburgh : T & T. Clark, 2 volumes in-8, 387+373 p.,1852. Cette édition est reprise en 1857 aux États-Unis, New York : D. Appleton & C°, 2 volumes in-8, 452+439 p. [Contient les leçons de 1828 et de 1829 du Cours de l’histoire de la philosophie moderne].


Correspondance : lettres... de, à, au sujet de... V. Cousin.

Sainte-Beuve recommande un certain Jules Revel, comme candidat au baccalauréat. Et discute du sujet de Rabelais comme thème du prix d'éloquence de l'Académie française. V. Cousin y est favorable. Sainte-Beuve est en désaccord. [Lettre de Sainte-Beuve, 18 mars 1852].


Critique, commentaires, articles et ouvrages concernant V. Cousin.

F. Chassay défenseur du mysticisme.

Frédéric Édouard Chassay fait paraître un ouvrage concernant partiellement V. Cousin. : Frédéric Édouard Chassay. Le Mysticisme catholique, réponse aux objections de MM. Pauthier, Pierre Leroux, Guizot, Jouffroy, Michelet, Cousin et B. Saint Hilaire par l'abbé Frédéric Édouard Chassay. Paris : Périsse frères, in-8XV-422 p., 1852.

L’abbé Frédéric [Édouard] Chassay [1816-1880] est déjà l’auteur, en 1847-1849, d’un Le Christ et les Évangiles, histoire critique des systèmes rationalistes contemporains sur les origines de la révélation chrétienne, en 3 volumes [tome 1 et 2 : La France ; tome 3 : L’Allemagne] Paris : J. Lecoffre, in-12.



Le 24/05/2018