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Notice de Victor Cousin Biographie

Année :  1850
   1850

En 1850 V. Cousin [1792-1867] a cinquante sept ans [il aura cinquante huit ans le 28 novembre 1850]. V. Cousin n’a plus guère d’influence directe que sur l’Académie des sciences morales et politiques.


Résumé des années précédentes.


1820-1828.

Jeune universitaire [il commence à enseigner à vingt ans] V. Cousin a été, sous la Restauration, en butte au pouvoir du ministère Villèle : cours suspendu fin 1820 ; suppression de l’École normale en septembre 1822 ; arrestation à Dresde, puis incarcération et assignation à résidence à Berlin [octobre 1824-avril 1825].

Il est plébiscité par la jeunesse étudiante, parisienne et libérale, lors de la reprise de son enseignement en avril 1828, dans la chaire de Royer Collard [Histoire de la philosophie moderne]. Ses cours sont sténographiés, séance par séance, et diffusés à plus d’un millier d’exemplaires.

Entre temps V. Cousin a publié coup sur coup les oeuvres de Proclus [texte grec et commentaires en latin, six volumes, 1820-1827] ; une traduction des oeuvres de Platon [treize volumes, 1822-1840] ; une édition des oeuvres de Descartes [onze volumes, 1824-1826] ; l'édition des Oeuvres de Maine de Biran [commencée en 1834, elle sera achevée en 1841, avec en tout quatre volumes].


1826-1828. Fragments philosophiques.

Il rassemble ses notes de cours et ses articles, sous le titre de Fragments philosophiques [1826], puis de Nouveaux fragments philosophiques [1828], précédées de copieuses préfaces, et donne à ses publications, qu’il diffuse énergiquement, un retentissement international, grâce aux liens tissés systématiquement avec les philosophes allemands [Hegel, Schelling], italiens, anglais et même américains. Il apparaît en Europe et aux États-Unis, comme le représentant de la nouvelle philosophie française, éclectique et spiritualiste.


1830-1840.

Affirmant haut et fort son soutien à la Charte, la Révolution de 1830 lui est favorable : élu à l’Académie française [1830] ; élu à l’Académie des sciences morales et politiques [1832] dès sa reconstitution, où dans la section de philosophie il fait élire ses partisans ; nommé Pair de France [1832-1848] ; promu commandeur de la Légion d’honneur.

Membre du Conseil royal de l’Instruction publique, il réforme l’enseignement de la philosophie ; président du jury d’agrégation, il oriente la philosophie universitaire vers un spiritualisme conservateur mais distinct de la religion.

Abandonnant l’enseignement, il se spécialise dans l’étude des systèmes d’enseignement [mission en Allemagne, 1831 ; en Hollande ; 1836 ; en Suisse, 1837]. Pour un temps très bref est Ministre de l’Instruction publique [mars 1840-octobre 1840] dans le second ministère Thiers.


Le feu croisé des critiques.

Mais autour de 1830 déjà les critiques se font nombreuses [A. Marrast ; P. Leroux ; E. Lerminier ; L. Bautain]. Elles visent surtout l’éclectisme, sa théorie des quatre systèmes émémentaires qui, selon V. Cousin, renferment l’histoire entière de la philosophie [dans l’ordre : sensualisme ; idéalisme ; scepticisme ; mysticisme], et sa fonction conciliatrice [il ya du vrai dans chaque système].

D’un autre côté, on lui reproche un panthéisme fataliste [Gatien-Arnoult, 1836 ; Gioberti, 1842]. Et, malgré ses concessions de plus en plus prononcées au catholicisme, les ultramontains font de V. Cousin un ennemi de la religion.


Perte d’influence.

La Révolution de 1848, avec, pour quelques mois, l’instauration très provisoire de la République, rejettent dans le passé la période ouverte en 1830. V. Cousin est un homme de ce temps révolu. Déjà depuis longtemps absent de l’enseignement philosophique, il se tourne amoureusement vers l’histoire des grandes dames du XVIIème siècle, tout en continuant à orienter les travaux de la section de philosophie de l’Académie des sciences morales et politiques.


L’année 1850


Éléments biographiques.

Dans le rapport d'agrégation de 1850, V. Cousin écrit : « Un professeur de philosophie est un fonctionnaire de l'ordre moral, préposé par l'État à la culture des esprits et des âmes, au moyen des parties les plus certaines de la science philosophique. »


Regroupement des œuvres.

En 1850, paraissent comme regoupement d'oeuvres déja publiées, en trois volumes :

1 er volume : Loi de 1833. École normale. Ministère de 1840.

2ème volume : Discussions de 1843, 1844, 1845, 1846. Défense de l'Université et de la philosophie. Paris. 1850.

3ème volume : Discussion de 1847 sur l'enseignement et l'exercice de la médecine. Paris. 1850, in-12.


Fait paraître :

De l’Enseignement et de l’exercice de la médecine et de la pharmacie, discours prononcés à la Chambre des Pairs, en 1847, par M. Victor Cousin. Paris : J. B. Baillière, in-18, VIII-320 p., 1850.


Recension dans le Journal des savants.

Publication dans le Journal des savants d'une recension de Leibnitii animadversiones ad cartesii principia philosophiae, etc., par le docteur Guhrauer : in-8, Bonn, 1844. Journal des savants, premier article, août 1850, pages 486-501 ; deuxième article, septembre 1850, pages 526-546 ; troisième et dernier article, pages 599-611.

Incipit : « Leibnitz, en divers endroits de sa vaste correspondance, parle à ses amis du nouvel écrit [son propre écrit] qui vient d'être retrouvé dans la bibliothèque d'Hanovre, et publié par les soins de M. le docteur Guhrauer ; il en fait mieux connaître l'étendue, le caractère et l'objet. »


À l'Académie française.

Élection et réception.

Essayiste et critique littéraire, Désiré Nisard [1806-1888] est élu, au fauteuil 39, le 28 novembre 1850, en remplacement de l'abbé Charles de Féletz [1767-1850], décédé le 11 février 1850. Il sera reçu, le 22 mai 1851, par Saint Marc Girardin [1801-1873]. Alfred de Musset, qui s’était présenté, obtient 5 voix.


À l'Académie des sciences morales et politiques.

Le 5 janvier 1850, V. Cousin présente des observations à la suite de la lecture par Léon Faucher de son mémoire sur La Criminalité en Angleterre.

Léon Faucher [1803-1854] est membre de l’Académie des sciences morales et politiques, section d’économie politique [fauteuil 1], où il a été élu le 3 février 1849. Le thème de l’étude de la criminalité prend une grande place dans les travaux de l’Académie des sciences morales et politiques.


Sujet mis au concours : Examen des systèmes de théodicée.

Sur proposition de V. Cousin, section de philosophie, prix du budget, est mis au concours, le 18 mai 1850 : Examen critique des principaux systèmes modernes de théodicée (terme le 31 octobre 1852). Sera prorogé jusqu'en 1854.


Le programme est défini de la manière suivante :

Le caractère des mémoires demandés par l’Académie doit être, sous la forme de la critique et de l’histoire, essentiellement théorique et spéculatif.

Les concurrents mettront surtout en relief l’esprit général des différents systèmes, leur méthode, leurs principes, leurs résultats.

ils pourront comprendre dans leur travail les systèmes contemporains les plus célèbres, particulièrement ceux qui sont sortis de la dernière philosophie allemande. Ils les considérerons dans leurs rapports avec l’état présent des connaissances humaines et avec les besoins réels des sociétés modernes.

Ils conclueront en faisant connaître la doctrine qui leur paraît conforme à la vérité.

Le prix sur rapport de Jean Philibert Damiron sera décerné le 20 mai 1854 à Émile Saisset [1814-1863] qui, à cette époque, est chargé du cours complémentaire de philosophie grecque et latine au Collège de France.

Émile Saisset sera élu à l’Académie des sciences morales et politiques, le 7 février 1863 [fauteuil 1], en remplacement de Jean Philibert Damiron [1794-1862], décédé le 11 janvier 1862.


Élection.

Thomas Henri Martin [1813-1884] est élu correspondant [Rennes, Ile et Vilaine] de l’Académie des sciences morales et politiques, section de philosophie [place 5], le 19 janvier 1850, en remplacement de James Prichard [1786-1848], décédé le 22 décembre 1848. En juillet 1871 il deviendra membre libre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, libérant son fauteuil pour Alfred Fouillée, élu correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques, section de philosophie [place 5], le 4 mai 1872.

Thomas Henri Martin était présenté en première ligne par la section de philosophie. En seconde ligne, et ex æquo étaient présentés : Charles Schmidt [Strasbourg] ; Blanc Saint Bonnet [Lyon] ; Hervé Bouchitté [Versailles] ; Christian Bartholmèss [Presles en Seine et Marne]. Thomas Henri Martin obtient 13 voix, soit l’unanimité des suffrages.

Christian Bartholmèss [1815-1856] sera élu correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques, section de philosophie, le 11 février 1854, en remplacement de Joseph Willm [1790-1853], décédé le 7 février 1853.

Ni Charles Schmidt [1812-1895] , ni Antoine Blanc de Saint-Bonnet [1815-1880], ni Hervé Bouchitté [1795-1861] ne seront ultérieurement élus.


La philosophie à l'Académie des sciences morales et politiques.

Dans les séances des 12 et 16 janvier 1850, puis du 2 février 1850, du 9 mars 1850, le secrétaire perpétuel François Mignet continue la lecture du mémoire de Michel Nicolas sur La Philosophie mystique de Gerson.

Michel Nicolas [1810-1886] est théologien, pasteur puis professeur de théologie à la Faculté de théologie de Montauban. Il a traduit de l’allemand, en 1838, De la Destination du savant et de l’homme de lettres par J. G. Fichte [Paris : Ladrange, in-8, 105 p., 1838].


Adolphe Franck, dans les séances du 2 et du 9 février 1850, lit son mémoire sur Le Principe et la nature des passions. Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, tome 17, 1850, pages 113-144.


Lecture le 16 février 1850, le 9, 16 et 23 mars, le 1er et 8 juin du Mémoire sur La Mettrie, par Jean Philibert Damiron.

Publié dans les compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, tome 17, 1850, pages 163-184 ; pages 245-276 et pages 327-353.

À la suite de cette lecture [le 9 mars] V. Cousin présente quelques observations.


Lecture le 23 février du Mémoire sur Newton, par Charles Mallet, Inspecteur de l’Académie de Paris.

Publié dans les compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, tome 17, 1850, pages 209-221 et pages 289-302.

Charles Mallet [1807-1875] est ancien élève de l’École normale [1826], agrégé de philosophie [1830], docteur ès-lettres [Paris, 1829], avec une thèse littéraire sur l’histoire de Rollin et une thèse philosophique sur les moyens d’arriver à la possession de la vérité.

Il était déjà intervenu en mai 1845, alors qu’il était professeur au collège Saint-Louis, pour lire un Mémoire sur Diodore Cronus et l’école philosophique de Mégare. Réinterviendra en mai et juin 1857 à l’Académie des sciences morales et politiques pour lire un Mémoire sur la vie et les écrits philosophiques de s’Gravesande.

Mais il ne sera pas élu à l’Académie des sciences morales et politiques.


Le 2 mars 1850, Adolphe Franck fait hommage à l’Académie de la huitième livraison du Dictionnaire des sciences philosophiques par une société de professeurs de philosophie.

La première édition du Dictionnaire des sciences philosophiques [édité par Adolphe Franck, qui fera apparaître son nom dans les éditions ultérieures de 1875 et de 1885] paraît de décembre 1843 à 1852, en plusieurs livraisons. La Préface de l’ouvrage est signée au 15 novembre 1843.


Le 13 avril 1850, Francisque Bouillier commence la lecture d’un Mémoire sur la philosophie de d’Aguesseau. La lecture est poursuivie et achevée le 20 avril 1850.

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, tome 18, 1850, pages 233-253.

Francisque Bouillier [1813-1899], professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Lyon, lauréat de l’Académie des sciences morales et politiques en 1838 [en même temps que Bordas-Demoulin], pour le concours sur l’Examen critique du catésianisme, est correspondant de l’Institut, section de philosophie, depuis avril 1842. Il finira par être membre titulaire, dans la section de philosophie [fauteuil 4] en décembre 1875, alors que, après avoir été directeur de l’École normale supérieure [1867-1871], il est inspecteur général de l’Instruction publique [1871-1876].


Mémoire sur Robinet, par Jean Philibert Damiron. La première partie de ce mémoire a été publié, dans les compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, tome 16, 1849, pages 175-181.

Une autre partie est publiée dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, tome 17, 1850, pages 383-414.


Dans la séance du 15 juin 1850, lecture de la Notice historique sur la vie et les travaux de Cabanis, par François Mignet, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques.

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, tome 17, 1850, pages 423-452.

Pierre Jean Georges Cabanis (1757-1808), avait été élu, le 15 décembre 1795, membre de la Classe des sciences morales et politiques, section d’analyse des sensations et des idées [fauteuil 3]. Sont également membres de cette section, comme résidants : le comte Volney [fauteuil 1] ; Jean Simon Levesque de Pouilly [fauteuil 2] ; Pierre Louis Ginguené [fauteuil 4] ; Alexandre Deleyre [fauteuil 5] ; Joachim Le Breton [fauteuil 6]. Après la suppression de la classe, il est nommé, par arrêté du 28 janvier 1803, membre de la Classe de la Langue et de la Littérature française


Notice sur la vie et les travaux de H. More par Adolphe Franck. Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, tome 18, 1850, pages 149-164.


Rapport verbal fait par Adolphe Franck, le 31 août 1850, sur une brochure intitulée Réfutation complète et radicale de l’association universelle basée sur le matérialisme, par P. Gandon [ouvrier cordonnier].

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, tome 18, 1850, pages 227-231.

P. Gandon venait de publier la brochure : Réfutation complète et radicale de l’association universelle basée sur le matérialisme [Paris-Batignolles : impr. de Hennuyer, in-8, 39 p., 1850].


Communication sur l’Histoire philosophique de l’Académie de Prusse par Christian Bartholmèss, lu par le secrétaire perpétuel, François Mignet, le 29 juin, le 6, 13 et 20 juillet 1850. Cette lecture est continuée le 21 et le 28 septembre 1850 par Ch. Giraud.

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, tome 18, 1850, pages 255-280.

Christian Bartholmèss [1815-1856] est en train de faire paraître : Histoire philosophique de l’Académie de Prusse depuis Leibniz jusqu’à Schelling, particulièrement sous Frédéric le Grand, par Christian Bartholmèss. Paris : M. Ducloux, 2 volumes in-8, 1850-1851.

Et, le livre une fois publié, c’est V. Cousin qui en fait l’hommage à l’Académie et présente un rapport verbal [février 1851] dans lequel il expose les mérites et l'utilité de l’ouvrage.

Sera élu correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques [Srasbourg], section de philosophie, le 11 février 1854, succèdant à Joseph Willm [1790-1853], décédé le 7 février 1853.


Dans la séance du 3 août 1850, Charles de Rémusat lit un travail de Louis Auguste Gruyer sur les Infiniments grands et les infiniments petits.

À la suite de cette lecture V. Cousin et Charles de Rémusat présentent des observations.

Louis Auguste Gruyer [1778-1866] est un essayiste et philosophe belge, auteur de plusieurs ouvrages de philosophie, dont des Principes de philosophie physique pour servir de base à la métaphysique de la nature et à la physique expérimentale [1845].


Le 19 octobre, les 2 et 23 novembre 1850, Charles Waddington est admis à lire un Mémoire sur Ramus, sa vie et ses écrits. Publié dans les compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, tome 18, 1850, pages 427-442.

Charles Waddington [1819-1914], ancien élève de l’École normale [1838], agrégé de philosophie [1843] est alors chargé d’un cours complémentaire à la Faculté des lettres. Pour son doctorat ès-lettres [Paris 1848], il a composé sa thèse latine sur La vie de Ramus, ses écrits, sa philosophie. Il prépare son ouvrage, qui paraîtra en 1855 : Ramus (Pierre de La Ramée) - Sa vie, ses écrits et ses opinions. Paris : Librairie Ch. Meyrueis et Cie, in-8, 480 p.,1855 [En 3 parties: "Vie de Ramus", "Du ramisme", et de son histoire; et "Ecrits de Ramus": extraits des écrits français, 20 lettres inédites, et un catalogue de ses écrits.].

Deviendra correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques, section de philosophie, le 20 juin 1863, succèdant à Christian Bartholmèss [1815-1856], décédé le 1er septembre 1856.

Il sera élu membre titulaire de l’Académie des sciences morales et politiques, section de morale [fauteuil 6] le 11 février 1888, en remplacement d’Elme Caro [1826-1887], décédé le 13 juillet 1887.


Rapport verbal sur un ouvrage de M. Brière de Boismont intitulé : De l’Ennui, par Adolphe Franck, dans la séance du 7 décembre 1850.

Publié dans les compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, tome 18, 1850, pages 453-454.

L’aliéniste Alexandre Brierre de Boismont [1798-1881] vient de publier, comme tiré à part des Annales médico-psychologiques, De l’Ennui, taedium vitae. Paris : impr. de L. Martinet, in-8, 41 p., 1850.

Son livre sur Des Hallucinations, ou Histoire raisonnée des apparitions, des visions, des songes, de l’extase, du magnétisme et du somnambulisme [1845] fera l’objet, pour sa seconde édition de 1852 d’un Rapport verbal d’Adolphe Franck, publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1852, tome 22, pages 321-322.


Le 7 décembre 1850 le secrétaire perpétuel offre en hommage à l’Académie, de la part de M. Caracciolo, une brochure intitulée Exercices de philosophie critique, et deux fascicules de la Revue italienne.


Le 7 décembre 1850, Adolphe Garnier est admis à lire un mémoire sur La Nature et les principes de la morale et leur universalité.

Publié dans Compte-rendus des séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1851, tome 19, pages 457-472.

Adolphe Garnier [1800-1864] publie à la même époque : Morale sociale, ou Devoirs de l'État et des citoyens en ce qui concerne la propriété, la famille, l'éducation, la liberté, l'égalité, l'organisation du pouvoir, la sûreté intérieure et extérieure, par Adolphe Garnier. Paris : L. Hachette, in-8, 396 p., 1850.

Adolphe Garnier, est agrégé de philosophie en 1827, docteur ès-lettres avec une thèse : Critique de la philosophie de Thomas Reid (1840). En 1850, il est depuis cinq ans titulaire de la chaire de Philosophie à la Faculté des lettres de l’Académie de Paris, où il succède à T. Jouffroy, dont il a été le suppléant.

Sera élu, le 18 février 1860, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, section de morale [fauteuil 1], en remplacement d’Alexis de Tocqueville, décédé le 16 avril 1859.


Dans la séance du 28 décembre 1850, Adolphe Franck fait une communication sur les Théories sacrées des anciens Perses. Cette communication se prolongera le 1er mars 1851.

Publié dans Compte-rendus des séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 1851, tome 19, pages 109-143.


Élection.

Dans la séance du 28 décembre 1850, élection d’un membre, pour la section de morale, en remplacement du comte Alban de Villeneuve Bargemont [1784-1850], décédé le 8 juin 1850.

La liste proposée par la section est composée, en premier rang et hors ligne de Louis Reybaud. Au deuxième rang et ex æquo, Dufau, Frégier, Adolphe Garnier, Eugène Cauchy.

Sur 22 votants Louis Reybaud [1799-1879] obtient l’unanimité des suffrages. Il prend part à la séance du 4 janvier 1851.

Eugène [François] Cauchy [1802-1877] sera élu membre titulaire, dans la section de législation, le 23 juin 1866.


Correspondance : lettres... de, à, au sujet de... V. Cousin.

Sainte-Beuve écrit à V. Cousin pour lui emprunter la Vie de David Hume de Burton, en anglais. V. Cousin lui envoie immédiatement le livre. [Lettre de Sainte-Beuve, samedi 2 mars 1850] ; puis une autre lettre pour lui emprunter l'édition anglaise de Mme du Deffand [5 mars 1850].

De même, lettre de Sainte-Beuve à V. Cousin pour obtenir un ouvrage de Mlle de Scudéry [5 mai 1851].


Critique, commentaires, articles et ouvrages concernant V. Cousin.

Études sur la philosophie morale de M. V. Cousin, par Henri Baudrillart. Article paru dans la Revue des Deux Mondes, 1850, tome 83, page 38.

Cet article sera repris en 1858, dans Études de philosophie morale et politique. Paris : Guillaumin, in-18, pages 416 sq. L'article est très favorable à V. Cousin.

Henri Baudrillart [1821-1892] sera membre de l’Académie des sciences morales et politiques, section de politique, élu le 2 mai 1863. En mai 1866, il sera transféré dans la section de morale.


Seconde édition de Considerazioni sopra le dottrine religiose di Vittorio Cousin, Milano : in-8, 1155 p., 1850.

L’ouvrage de l’abbé Vincenzo Gioberti [1801-1852] a été traduit de l’italien en français par l’abbé V. Tourneur, en 1844. Les Considérations sont précédées d’un exposé méthodique du système de M. V. Cousin [par Gatien Arnoult]. Réédité en 1847.



Le 16/11/2018