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Notice de Victor Cousin Biographie

Année :  1827
  En 1827, V. Cousin [1792-1867] a trente quatre ans [il aura trente-cinq ans le 28 novembre 1827].
Il est revenu en France, après son incarcération en Allemagne, avec l’image d’un héros de la cause libérale. Il est devenu un familier de Hegel, de plus de vingt ans son aîné, et a noué contact avec le plus grand nombre de ses élèves et disciples. Johann Wolfgang von Goethe, dont la gloire est à son sommet, a même accepté de le recevoir…
A son retour il poursuit sa tâche d’éditeur de Descartes, publie des articles érudits dans le Journal des savants. Et les philosophes étrangers, de séjour en France, viennent lui rendre visite. En septembre 1827, à Paris,, il reçoit Hegel qu’il voit presque chaque jour, et qu’il raccompagne en octobre à Bruxelles.
Le Journal Le Globe lui ouvre ses colonnes et lui consacre de nombreux articles.

Résumé des années précédentes.

1809-1812. L’École normale.
Après de brillantes études au collège Charlemagne [où il obtient de nombreux prix, dont celui de discours latin] et alors qu’il est en classe de rhétorique [classe de première] il est distingué, sans être bachelier, pour entrer, par arrêté du 15 septembre 1810, à l’École normale, qui vient d’être créée. Il est classé premier de la première promotion, et y poursuit ses études pendant deux ans. Obtient sa licence en novembre 1811, et dès octobre 1812 est nommé élève répétiteur de grec et de latin, comme auxiliaire de François Villemain, dont il a été l’élève ; puis en 1813 est chargé de conférences de philosophie.

1813-1815. Doctorat et enseignement.
Docteur ès-lettres en juillet 1813, avec une thèse latine : Dissertation philosophica de methodo sive de analysi.
Continue d’enseigner à l’École normale. En 1814 est attaché comme agrégé au lycée impérial [Louis-le-Grand] et en été 1815 enseigne comme agrégé au collège Bourbon [lycée Condorcet].

1815. Enseignement à la Faculté des lettres de Paris.
Royer-Collard a été nommé professeur d’Histoire de la philosophie moderne à la Faculté des lettres de Paris, en octobre 1810. Mais, à la seconde Restauration, devenu président de la nouvelle Commission de l’Instruction publique, il est amené à désigner un suppléant. Il choisit V. Cousin, qu’il a pu distinguer au sein de la société spiritualiste constituée autour de Maine de Biran. Ce dernier monte dans la chaire de Royer-Collard en décembre 1815.

1817. Le Journal des savants ; les Archives philosophiques.
V. Cousin devient collaborateur régulier du Journal des savants [janvier 1817], pour lequel il publie des recensions d’ouvrages philosophiques français ou étrangers. Il y publiera jusqu’en 1862.
Il collabore également, à partir de juillet 1817, aux Archives philosophiques, qui viennent d’être créées par Royer-Collard, y rédige des recensions et des articles.

1817-1824. Voyages en Allemagne.
Premier voyage en Allemagne, fin juillet-mi-novembre 1817, où il rencontre Hegel à Heidelberg et Goethe à Weimar. Puis second voyage en août-septembre 1818, accompagné par Louis Bautain. À Munich, y rencontre longuement Friedrich Schelling.
Le troisième voyage, où il est accompagné par Napoléon Lannes, son élève, est rapidement interrompu par son arrestation à Dresde [15 octobre 1824], son incarcération à Berlin [jusqu’à la mi-février 1825], son assignation à résidence jusqu’en avril 1825.

1820. Victime de la répression.
V. Cousin continue d’assurer son enseignement à la Faculté des lettres de Paris, comme suppléant de Royer-Collard. Mais celui-ci entre dans l’opposition libérale en 1820. Par réprésailles, son suppléant est invité à ne pas remonter dans sa chaire. Ainsi V. Cousin perd son enseignement à la Faculté, et peu de temps après à l’École normale, celle-ci étant fermée par arrêté, en septembre 1822, comme foyer d’agitation.

1820-1825. Série d’éditions savantes.
Commence alors une série d’éditions savantes, qui se prolonge sur plusieurs années : il édite les oeuvres de Proclus [texte grec et commentaires en latin, six volumes, 1820-1827] ; une traduction des oeuvres de Platon [treize volumes, 1822-1840] ; une édition des oeuvres de Descartes [onze volumes, 1824-1826].

1822. Précepteur chez les Lannes.
Il ne reste plus à V. Cousin, comme à beaucoup de jeunes enseignants de ce temps [Théodore Jouffroy, Paul Dubois, Antoine Charma], qu'à trouver un poste de précepteur dans une famille de l’aristocratie ou de la grande bourgeoisie : il devient précepteur de Napoléon Lannes, duc de Montebello [1801-1874], alors âgé de dix-neuf ans, fils aîné du maréchal Lannes, pair de France. C’est avec lui qu’il effectuera son troisième voyage en Allemagne en automne 1824.

1825-1826. Les Fragments philosophiques.
Mais la grande et nouvelle affaire c’est la préparation et l’édition des Fragments philosophiques. Jusque là « éditeur » de Proclus, de Platon, de Descartes, voilà la première œuvre que V. Cousin peut signer comme auteur. En rassemblant des textes déjà parus dans les Archives philosophiques ou dans le Journal des savants, et en soignant particulièrement la préface. Il en assure une large distribution auprès de ses relations philosophiques, en France et à l’étranger et confirme ainsi, sans disposer de chaire, son image du philosophe français par excellence.

1827
Éléments biographiques
La mort du père
Le père de V. Cousin meurt après une “longue et triste maladie” [une hémiplégie provoquée par une congestion cérébrale]. Cousin en informe Hegel [lettre du 15 mars 1827] :
« Je vous écris, mon cher Hegel, pour vous annoncer la mort de mon pauvre père, après une longue et triste maladie. Cet hiver a été triste pour moi et rempli par des soins pénibles et des travaux peu agréables. J’ai voulu à tout prix terminer mon Édition de Proclus, et tout autre travail cessant, je me suis mis à celui-là avec opiniâtrté, et grâce à Dieu, il est achevé». [Hegel. Corresondance III. Tel, Gallimard, page 138].
Dans la même lettre V. Cousin sollicite Hegel, pour que ce dernier lui adresse les cahiers de l’histoire de la philosophie et de la philosophie de l’histoire, recopiés avec soin par Gustave Hotho.

Hegel à Paris.
Hegel [1770-1831] est à Paris, tout le mois de septembre 1827. Il loge dans un appartement garni de la rue de Tournon. Il voit tous les jours V. Cousin qui prend soin de lui et de sa santé. En sa compagnie, il visite les monuments, les musées ; se rend au théatre et à l’Opéra ; dîne avec des personnalités, fait des excursions à Saint-Denis, à Montmorency en souvenir de J. J. Rousseau. Début octobre V. Cousin accompagne Hegel pour son retour, en prenant avec lui la dilligence jusqu’à Bruxelles.

Éléments institutionnels de l’histoire de la philosophie.
Un second concours d’agrégation en philosophie a lieu en 1827. Il est présidé par l’abbé Daburon. Quatre reçus : Patrice Larroque, abbé Perrot, Adolphe Garnier, Mahusiès, Llabour.
Un premier concours avait eu lieu en 1825. Le prochain concours aura lieu en 1830, présidé cette fois par V. Cousin.

Patrice Larroque.
[1801-1879]. Né le 27 mars 1801 ; mort le 15 juin 1879.
Agrégation de philosophie [1827]. La même année docteur ès-lettres [Paris, 1827], avec une thèse sur l’Influence du théatre sur les mœurs [Paris : impr. de A. Béraud. In-4, 8 p., 1827] La thèse latine [2 novembre 1827] porte sur la Théodicée selon la méthode géométrique.
Est nommé professeur de philosophie au collège royal de Grenoble. Publie en 1830, au moment du remaniement en profondeur de l’enseignement de la philosophie, des Éléments de philosophie, parus à la fois à Paris [Hachette, in-8, XIII-410 p.], à Grenoble [Baratier frères], à Lyon [Périsse frères], réédités en 1838, sous le titre : Cours de philosophie [Paris : Hachette, in-8, XV-400 p., 1838, 2ème édition].
Se définissant comme un déiste rationaliste, fait paraître en 1857 [15 octobre], dans le Journal des économistes, un article intitulé De l’Esclavage chez les nations chrétiennes, publié en tiré-à-part, en 1857 [Batignolles : impr. de Hennuyer] et réédité en 1860, 1864, 1870. La même année publie Examen critique des doctrines de la religion chrétienne [Paris : A. Bohné et Schultz, 2 volumes in-8] ; ainsi que Rénovation religieuse [Paris : A. Bohné, in-8, XI-422 p.], réédité en 1864 et en 1870.
Participe à la polémique liée à la parution de la Vie de Jésus d’Ernest Renan [1863] : Opinion des déistes rationalistes sur la Vie de Jésus selon M. Renan [Paris : E. Dentu, in-8, 38 p., 1863 ; réédité en 1864].
En 1870 [22 juin], adresse une lettre à Claude Bernard : La Physiologie matérialiste [Paris : impr. de C. Noblet, in-8, 7 p.].
Recteur d’académie, à Lyon, Cahors, Limoges.

Édition en cours.
En 1827, paraît le tome VI de Proclus :
VI. Tomus sextus, continens et septimum librum commentarii in Parmenidem Platonis, cum supplemento Damasciano.
[Le tome VI est le dernier tome. Le tome I et le tome II sont parus en 1820, le tome III et IV en 1821, le tome V en 1823].

Édition en cours :
Oeuvres complètes de Platon, traduites de grec en français, accompagnées de notes et précédées d'une introduction sur la philosophie de Platon. Paris : Bossange frères, in-8.
Le tome 4. [Paris : Bossange frères, 1827] contient les traductions des Dialogues socratiques.
L'édition des Oeuvres complètes de Platon, en treize volumes, commencée en 1822 se poursuit jusqu'en 1840

Articles dans le journal Le Globe.
[samedi 12 mai 1827] Paraît dans le Globe, tome 5, n° 17, samedi 12 mai 1827, pages 85-86, sur trois colonnes : Philosophie. Du vrai commencement de l'histoire de la philosophie [fragment communiqué par M. Victor Cousin].
Incipit : « C'est une erreur grave de confondre l'histoire de la philosophie avec celle de l'esprit humain et de l'humanité. En effet toutes les pensées ne sont point des pensées philosophiques, à proprement parler, ni dans l'espèce ni dans l'individu. L'homme individuel pense de bonne heure, et ses facultés, dans la culture la plus imparfaite, portent déjà des idées et des croyances de tout genre. Rien ne lui manque dans son premier élan pour atteindre à la vérité, ni en lui, ni autour de lui, ni au dessus de lui. Le monde existe ; Dieu existe : l'homme le sait et se sait lui-même, s'il a une seule idée. [...]
C'est la Grèce qui a donné la philosophie au genre humain : c'est donc en Grèce que commence l'histoire de la philosophie proprement dite ; et c'est là qu'il faut d'abord la chercher ; c'est là qu'elle a son enfance, ses tâtonnements, et ses progrès. Tout ce qui précède n'appartient pas même à son enfance : c'est une autre existence, un autre monde. »
[1828] Repris dans les Nouveaux fragmens philosophiques, par Victor Cousin, Paris : Pichon et Didier, 1828, pages 1-8.

[2 juin 1827] 1. V. Cousin fait paraître dans le journal Le Globe, tome 5, n° 26, 2 juin 1827, mais sans le signer, un article sur le récit des visites faites à Goethe, à Weymar [sic], le 17 octobre 1817, puis le 28 avril 1825.
L'article est annoncé par un chapeau de la rédaction du journal :
« Allemagne. Nous avons publié dans un de nos derniers numéros un extrait d'une lettre écrite de Weymar par M. Ampère fils, où se trouvaient quelques détails sur Goethe. Cette lettre nous procure une autre communication du même genre. Un de nos amis [V. Cousin] s'est souvenu à cette occasion qu'ayant visité deux fois Goethe, à huit ans d'intervalle, il avait, dans des notes rapides écrites à l'instant même, fixé les points principaux de leur conversation ou reproduit avec une sorte de vénération et une entière fidélité les paroles même de Goethe. Ce sont ces notes que nous confions à nos lecteurs : leur admiration pour ce grand poète donne de l'intérêt et du charme à tout ce qui le concerne ».
Le texte rédigé par V. Cousin se termine par ces confidences :
« M. de M., l'un des habitués de la maison de Goethe, qui y avait dîné, me dit que Goethe lui avait parlé de moi avec bonté, et qu'il n'avait pas voulu me laisser quitter Weimar sans me voir [malgré son état de santé]. En rentrant à mon auberge, le sommelier me dit que M. le ministre de Goethe avait envoyé savoir de mes nouvelles, et qu'il y avait une carte pour moi. Je compris à merveille que tant d'attentions ne s'adressaient point à ma personne, mais que, dans ma position, Goethe avait voulu me donner un témoignage public d'intérêt, et honorer l'ami de Hegel ; et j'en fus bien plus touché que s'il avait songé à moi. Déjà Goethe régnait sur mon imagination et mon intelligence ; dès ce moment mon âme aussi lui appartint tout entière ».

[1857] 2. L'article sur Goethe est reproduit, sous une forme un peu plus développée, dans les Fragments et souvenirs [Paris : Didier, 1857, p. 150-160].

[14 juin 1827] Paraissent dans le Globe des articles de recension , sans doute de la main même de V. Cousin. Tome 5, n° 31, jeudi 14 juin 1827, pages 162-163 ; tome 5, n° 32, samedi 16 juin 1827, pages 167-168. Sous le titre : Philosophie. Oeuvres complètes de Platon, traduites par Victor Cousin. Tome 5. Argument du Lysis [communiqué par M. Cousin]. Un chapeau précède le long extrait.
Incipit : « Les amis de la philosophie apprendront avec plaisir qu'après avoir terminé la seule édition complète du philosophe français qui sépare les temps modernes du moyen-âge, ainsi que la publication de tous les manuscrits inédits de ce philosophe alexandrin après lequel commence le moyen-âge et finit l'antiquité, M. Cousin revient avec un nouveau zèle à l'entreprise qu'il a formée depuis plusieurs années de faire connaître en France, par une traduction accompagnée des dissertations nécessaires, le père de toute vraie philosophie, celui qui, quatre siècles avant notre ère, ouvrit à la pensée de l'homme les routes parcourues depuis avec tant de gloire par Proclus et par Descartes. On voit qu'il s'agit de la traduction de Platon. Nous pouvons annoncer qu'il va paraître un nouveau volume. Il renfermera cinq dialogues, savoir le Lysis, l'Hippias, le Ménéxène, l'Ion, et l'Euthydème. De ces cinq dialogues, le plus célèbre et le moins connu est le Lysis. [...] Tous les critiques veulent que le Lysis soit le pendant du Charmide [...] ».

[3 novembre 1827] V. Cousin fait paraître dans le journal Le Globe [3 novembre 1827], un article sur-titré Philosophie-Platon, sur le caractère général des compositions platoniciennes
Incipit : « Il y a dans l'ensemble des compositions de Platon trois manières bien distinctes, comme il y a trois époques différentes de sa vie. Nourri dans le sein de la religion et de la poésie, ses premiers essais philosophiques sont tout pénétrés des habitudes de sa jeunesse. On sent déjà, il est vrai le grand métaphysicien dans le fond de sa pensée, mais la forme retient quelque chose du dithyrambe et de la tragédie : le philosophe porte encore les bandelettes du prêtre et la lyre du poète ; ses idées sont des dogmes et sa parole un chant. Aucune vérité essentielle ne lui manque, mais toutes les vérités sont dans son âme et dans ses écrits sous la forme de pressentiments sublimes, et non de démonstrations rigoureuses ».
On y trouve une inspiration nettement hégélienne [Janet p. 234], dans lequel il décrit les trois étapes de la démarche platonicienne, et dépeint l’idéal du philosophe : « Cet homme alors représenterait le tout dans son individualité ; que dis-je ! il serait tout en même temps qu’il resterait un individu ; il serait l’existence elle-même plus la conscience de cette existence, c’est à dire qu’il aurait accompli le cercle de l’existence ; il en aurait atteint la perfection, la perfection de l’existence n’étant pas d’être seulement, mais de se connaître et de se comprendre. » On y trouve à nouveau une apologie de l’éclectisme : « Cependant l’idée de l’éclectisme est aujourd’hui dans le monde. Elle est l’idée du siècle en philosophie ; et il faudra bien qu’il se présente un homme qui la réalise ; car cet homme est nécessaire ».
Ce texte aurait du vraisemblablement paraître en tête du sixième volume des traductions, mais cela n’a pas été fait.

À l'Académie française.
Élection de Royer-Collard.
Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845] est élu à l'Académie française le 19 avril 1827, en remplacement du mathématicien Pierre Simon de Laplace, par un vote unanime. Il est reçu par Pierre Daru, le 13 novembre 1827.
À sa mort, est remplacé par Charles de Rémusat [1797-1875], élu le 8 janvier 1846.

Réception de Charles Dorimond de Féletz.
Charles Dorimond de Féletz [1767-1850], qui a été élu à l’Académie française, le 4 décembre 1826, est reçu le 17 avril 1827, par Louis-Simon Auger. C’est de Féletz qui, quelques années plus tard, recevra V. Cousin, dans la séance publique du 5 mai 1831.

Mention, recension et compte-rendu d'ouvrages de V. Cousin.
Mention dans le Journal des savans du volume 6 [et dernier] des Oeuvres de Proclus.

Dans le Journal des savans, février 1827, pages 110-119, le second article de compte-rendu, par F. Daunou, des Oeuvres de Descartes, publiées par M. Victor Cousin. Le premier article est paru en février 1826.

Articles de T. J. [Théodore Jouffroy], faisant le compte-rendu du volume 4 des Oeuvres de Platon. Journal Le Globe, tome 4, n° 96 et tome 5, n° 2, jeudi 24 mars et samedi 7 avril 1827. Ce compte-rendu porte aussi sur les Oeuvres de Proclus : « Oeuvres inédites de Proclus, philosophe grec du cinquième siècle, d'après les manuscrits de la Bibliothèque royale de Paris, publiées par Victor Cousin. Le dernier volume vient de paraître. »
Deuxième article : pages 5-9.

Fragments du volume 5 des Oeuvres complètes de Platon. Journal Le Globe, tome 5, n° 31, 32, 47, 63, juin-août 1827

Annonce du volume 5 des Oeuvres complètes de Platon. Journal Le Globe, tome 5, n° 68, 8 septembre 1827.

Fragments du volume 6 des Oeuvres complètes de Platon. Journal Le Globe, tome 5, n° 92, 3 novembre 1827

Traduction, ou édition, à l'étranger des oeuvres de V. Cousin.
Philosophie in Frankreich : eine Folge von Abhandlungen, von Royer-Collard, V. Cousin, [Nicolas] Massias. Göttingen, XXIX, 156 p., 1827.

Correspondance : lettres... de, à, au sujet de... V. Cousin.
J. G. Farcy, séjournant à Florence, à V. Cousin.
« [...] J’ai rencontré quelques Italiens instruits, qui ne se trouvaient eux-mêmes à Florence que par accident. Ils connaissent votre nom et rien de vos oeuvres. Ils ont entendu parler de la réforme philosophique qui s’essaye chez nous ; et sur le seul soupçon de Platonisme et de spiritualisme, ils la méprisent profondément. J’ai eu l’occasion de m’apercevoir que la plupart des Italiens en sont à ce point. Le souffle physique a soufflé aussi fort ici que chez nous, et c’est de chez nous qu’il y a pénétré. L’idéologie, la philanthropie et la statistique accomplissent le cercle des connaissances morales et philosophiques ; leur chef et maître, celui qui l’a dit, c’est M. de Tracy ; ils le lisent et s’en nourissent. Ils parlent aussi de M. de Gérando, mais plutôt par ouï-dire. Ils ne savent de la philosophie écossaise que le nom, et ne vont pas même jusqu’à M. de Laromiguière. Dans cette connaissance et cette adoration exclusive d’un seul système, ils ne songent seulement pas au doute, commencement de la sagesse. [...]. » [Rome. 7 avril 1827].

Critique, commentaires, articles et ouvrages concernant V. Cousin.
Friedrich Wilhelm Carové [1789-1852] publie en 1827 Religion und Philosophie in Frankreich [Göttingue : 2 volumes, in-8, 1827], dans lequel il rend compte favorablement de la première préface [1826] aux Fragments de philosophie de V. Cousin. Ce dernier déclare, en parlant de ce livre, qu’il signale dans une note : « La préface de ces Fragments méritait seule d’être un peu remarquée. Elle le fut bien au-delà de mon attente. Accueillie en Allemagne avec indulgence, elle y trouva [en Friedrich Wilhelm Carové] un interprète habile. » [Préface de la deuxième édition des Fragmens philosophiques, 1833].
Le titre complet de cet ouvrage de F. W. Carové est : Religion und Philosophie in Frankreich : eine Folge von Abhandlungen, von Royer-Collard, V. Cousin, und Massias ; aus dem Französischen übertragen und mit Anmerkungen begleitet von F. W. Carové. G¨€ottingen : Vandenhoeck und Ruprecht, in-12, XXIX-156 p., 1827.
Contient la traduction du français en allemand du Prospectus des Oeuvres complètes de Descartes, rédigé par V. Cousin ; la traduction de la première leçon de la troisième année [1813] de Royer-Collard ; la traduction de la préface de l’édition de 1826 des Fragments philosophiques de V. Cousin ; la traduction d’une lettre de Nicolas Massias, contenant le résumé de son système de philosophie.

Le 16/11/2018