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Notice de Victor Cousin Biographie

Année :  1814
  En 1814, V. Cousin [1792-1867] est âgé de vingt et un ans. [Il aura vingt deux ans le 28 novembre 1814]. Ce tout jeune homme a achevé ses études à l’École normale [1810-1812] et vient de déposer sa thèse latine de doctorat [juillet 1813].
Il est professeur dans un collège parisien, et déjà répétiteur à l’École normale, puis maître de conférences de littérature en 1814-1815.

Résumé des années précédentes.

1792-1810.
V. Cousin, né le 28 novembre 1792, est le second fils d’un ouvrier joaillier exerçant à Paris dans l’île de la Cité, au Marché neuf. Sa mère Marie Henriette, née Grivelet, est blanchisseuse.
Il entre au lycée Charlemagne en fin 1804 [il a alors douze ans], l’année de la création de ce lycée qui succède à l’École centrale de la rue Saint-Antoine [école créée en 1797, l’une des trois écoles centrales établies à Paris pour l’enseignement secondaire].
Pensionnaire dans la pension Lepître, V. Cousin fait toutes ses études au lycée Charlemagne. Il y redouble sa quatrième, mais passe directement de la classe de troisième à la classe de rhétorique [classe de première]. Il y obtient année après année les prix de grec ou de latin.

1809-1812. L’École normale .
Au collège Charlemagne, en classe de rhétorique, il obtient le prix du discours latin. Il est alors distingué, sans être bachelier, pour entrer sans concours, à dix-sept ans, par arrêté du 15 septembre 1810, à l’École normale, qui vient d’être créée et qui accueille, pour la première fois, dans sa section de lettres une cinquantaine d’élèves.
Il est classé premier de la première promotion, et y accomplit ses études pendant deux ans. Obtient sa licence en novembre 1811, et dès octobre 1812 est nommé élève répétiteur de grec et de latin, comme auxiliaire de François Villemain, dont il a été l’élève, auprès des étudiants de première année ; maître de conférences de littérature en 1814-1815, puis en 1815 [jusqu’en 1822] chargé de conférences de philosophie.

ÉLÉMENTS BIOGRAPHIQUES.
V. Cousin a soutenu sa thèse latine en juillet 1813 [mais sans soutenir de thèse française]. Dès l’année universitaire 1813-1814, il est chargé de conférences à l’École normale : il suit avec ses élèves les leçons de la Faculté des lettres, et les discute avec eux. Théodore Jouffroy Jean Philibert Damiron, Louis Bautain*, tous les trois de la promotion 1813, constituent son premier cénacle [BSH].

V. Cousin est également attaché comme agrégé au Lycée impérial, [première appellation du lycée Louis le Grand], pour être employé par le proviseur, suivant les besoins du service [BSH]. Cette nomination comme agrégé s’explique par le fait que, de 1810 à 1821, un maître attaché au Lycée impérial [Louis le Grand] ou au Lycée impérial Bonaparte [Condorcet], peut recevoir son titre de l’autorité centrale sur simple demande du proviseur.

ÉLÉMENTS INSTITUTIONNELS DE L’HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE.
L’Instruction publique et le Grand-Maître de l’Université.
La fonction de Grand-Maître de l’Université est assurée par Louis de Fontanes [1757-1821] qui a été, nommé Grand-Maître de l’Université au moment de la création de l’Université impériale, du 17 mai 1808, jusqu’au 15 février 1815 [fonction abolie par la première Restauration, mais rétablie ultérieurement pour le comte Frayssinous, en 1822].

Direction de l’École normale.
En 1814 [depuis sa création en 1810 et jusqu’en septembre 1815], le chef de l’École normale est Pierre Guéroult [1744-1821], professeur d’éloquence latine au collège de France [1809-1816].
Le médecin François Guéneau de Mussy [1774-1857], qui a été un temps médecin ordinaire du comte d’Artois [futur Charles X] lui succèdera en septembre 1815 au moment de la seconde Restauration, et sera directeur jusqu’en septembre 1822, date de l’ordonnance royale supprimant l’École normale, ordonnance contresignée par Jacques, comte de Corbière, ministre secrétaire d’état au département de l’intérieur.

Élèves reçus à l’École normale supérieure, section lettres, 1814.
Charles Alexandre, futur Inspecteur général ; Defrenne ; Théodore Derôme [agrégation des lettres en 1822] ; Dijon ; Victor Fontanier, futur Consul de France à Civita-Vecchia ; Fourteau ; Vincent Augustin Fribault, professeur de philosophie au lycée de Rouen ; Godebert ; Michel Guérard [agrégation de grammaire en 1831]; Joseph Guichemère [agrégation des lettres en 1822] ; Jean Louis François Jannet, futur proviseur du lycée de Versailles ; Lemarchand ; Macarel-Dufayel ; Jacques Michel [agrégation des lettres, Dijon, 1827] ; Mirambeau ; Navière-Laboissière ; Revel, futur caissier au lycée Louis le Grand ; Charles Roussel [agrégation de grammaire, Nîmes] 1825]; Alexandre Sabathier [agrégation de grammaire, Paris 1822] ; Jean Varney.

Les docteurs ès-lettres en 1814.
Fondée par la loi du 10 mai 1806, l'Université impériale est organisée en mars et septembre 1808. Trois grades sont définis : baccalauréat ; licence ; doctorat.
Un premier doctorat est délivré en 1810, à la Faculté de Besançon ; deux doctorats à la Faculté de Paris, en 1811 ; neuf doctorats à la Faculté de Paris en 1812 ; un doctorat à Poitiers en 1812 ; six doctorats à la Faculté de Paris en 1813 ; un à Grenoble ; un à Poitiers.

En 1814, il y a quatre doctorats à la Faculté des lettres de Paris :

*Charles Renouard [1794-1878]. Futur procureur général à la Cour de cassation.
Ancien élève de l’École normale [1812].
Docteur ès-lettres [Paris, 27 juillet 1814], avec une thèse Sur le style des prophètes hébreux [Paris : impr. de Crapelet. In-4, 32 p., 1814]. La thèse latine porte sur De Identitate personali [Paris : impr. De Crapelet. In-4, 20 p.].
Député de la Somme [5 mars 1839-12 juin 1842].
Membre de l’Académie des sciences morales et politiques [1861].

Baron, futur professeur au lycée d’Orléans.
Docteur ès-lettres [Paris, 28 juillet 1814], avec une thèse sur Homère [in-4, 31 p.]. La thèse latine porte sur De animae immortalitate [in-4, 22 p.]

*[Augustin Nicolas] Épagomène Viguier [1793-1867]. Futur inspecteur général de l’Instruction publique.
Ancien élève de l’École normale [1811].
Doctorat ès-lettres [Paris, 28 juillet 1814] avec une thèse de Belles-lettres, littérature ancienne et moderne : Du Principe et de l'esprit des lois du goût appliquées à la littérature, [Paris : impr. Fain, in-4, 64 p., 1814]. Une dissertation philosophique, en latin, a été soutenue l'année précédente : De praecipuis errorum causis [Paris : in-4, 23 p., 1813].

*Henri [Joseph Guillaume] Patin [1793-1876]. Futur doyen de la Faculté des lettres de Paris.
Ancien élève de l’École normale [1811].
Docteur ès-lettres [Paris, 30 juillet 1814] avec une thèse De l’emploi des Harangues chez les historiens [in-4, 20 p.] Édité [Paris : impr. de Fain, in-4, 20 p., 1814]. La thèse latine porte sur L’Immortalité de l’âme [de Animi immortalitate] [In-4, 22 p.]. Éditée [Paris : impr. de Fain. In-4, 22 p., 1814].
Professeur d’éloquence française, puis professeur de poésie latine à la Faculté des lettres de Paris [1832-1876].
Secrétaire perpétuel de l’Académie française [juin 1871].

CRITIQUE, COMMENTAIRES, ARTICLES ET OUVRAGES CONCERNANT V. COUSIN.
Théodore Jouffroy [1796-1842] entre pour deux ans à l’École normale au troisième trimestre de l’année 1813.
Il suit les cours de la Faculté des lettres, notamment les cours de philosophie. Ceux-ci sont enseignés par Pierre Laromiguière [chaire de philosophie] « reproduisant, dans un langage admirable de clarté et d’élégance, les doctrines métaphysiques de Condillac » et par Pierre Paul Royer-Collard [Histoire de la philosophie moderne] « attaquant, dans les leçons d’une incomparable logique, ces mêmes doctrines ».
Il suit aussi l’enseignement de V. Cousin, jeune maître de conférences de littérature en 1814-1815, puis maître de conférences de philosophie en 1815-1816, et qui à ce titre est chargé auprès des élèves de l’École normale d’expliquer et de commenter les enseignements de la Faculté. V. Cousin en décembre 1815 suppléera même l’enseignement de Royer-Collard à la Faculté.

Théodore Jouffroy dans la deuxième partie d’un texte intitulé De l’organisation des sciences philosophiques rend compte de l’histoire de ses pensées : « Ce fut à l’âge de vingt ans que je commençai à m’occuper de la philosophie […] ». Il témoigne de sa crise d’incrédulité. Et fait une description des thèses s’affrontant à la Faculté :
« La France, après le sommeil de l’Empire, s’éveillait alors au mouvement philosophique. Deux hommes, d’un caractère et d’un talent tout opposés, mais également rares, venaient de le ranimer : l’un, en reproduisant, dans un langage admirable de clarté et d’élégance, les doctrines métaphysiques de Condillac, avait, pour ainsi dire, ressuscité la philosophie du dix-huitième siècle à la Faculté des lettres ; l’autre, en attaquant, dans les leçons d’une incomparable logique, ces mêmes doctrines, venait de prendre l’initiative de l’inévitable réaction que le génie du dix-neuvième siècle naissant devait développer contre celui du dix-huitième. Deux années d’enseignement avaient suffi à ces deux illlustres professeurs pour poser le débat, et y entraîner à leur suite toute la jeunesse ; l’un et l’autre venaient de se taire, et l’Ecole normale était pleine du souvenir de leurs paroles et de l’ardent intérêt qu’elles avaient inspiré. Parmi les esprits distingués qu’elle renfermait, les deux philosophies avaient trouvé leurs représentants, et, comme dans le monde, mais avec plus de vivacité, d’enthousiasme et de force, deux camps s’y dessinaient. Les esprits élégants et sceptiques étaient pour les doctrines anciennes ; les esprits ardents, naturellement plus révolutionnaires, pour les nouvelles ; et dans les vives discussions qui s’engageaient, on ne pouvait pas encore prévoir, ce qui néanmoins dans un séminaire de jeunes gens devait nécessairement arriver, la défaite du passé et le triomphe complet des doctrines nouvelles. Un homme, ,tout jeune encore, mais qui depuis n’a jamais été plus remarquable par son éloquence qu’il ne l’était alors, se trouvait à la tête de ce dernier parti. Après avoir été au rang des élèves, il venait de passer à celui des maîtres. Une conférence de philosophie qui lui était confiée dans le sein de l’Ecole, et tout ce qui s’intéressait à ces débats, à quelque camp qu’il appartînt, attendait impatiemment l’ouverture de ses leçons. On peut juger si, dans la situation où je venais de tomber, moi qui n’avais entendu ni M. La Romiguière ni M. Royer-Collard, je partageais cette impatience.
Et toutefois, et le débat qui s’agitait autour de moi, quand j’en eus compris le sujet, et les leçons si brillantes du jeune professeur qui devaient, dans le sein de l’Ecole du moins, y mettre fin, quand j’eus commencé à les suivre, se trouvèrent bien loin des choses auxquelles je rêvais et qui tourmentaient mon intelligence et mon coeur. Mon esprit, en abordant la philosophie, s’était persuadé qu’il allait rencontrer une science régulière qui, après lui avoir montré son but et ses procédés, le conduirait, par des chemins sûrs et bien tracés, à des connaissances certaines sur les choses qui intéressent le plus l’homme. Il ne s’était point rendu un compte bien net du cercle de questions que cette science embrassait ; mais il se l’était figuré immense ; et, parmi ces questions, il n’avait pas douté un moment qu’au premier rang, et comme la fin dernière de la philosophie, ne se trouvassent celles qui l’inquiétaient, celles dont, en perdant la foi, il avait perdu la solution. En un mot, mon intelligence, excitée par ses besoins et élargie par les enseignements du christianisme, avait prêté à la philosophie le grand objet, les vastes cadres, la sublime portée d’une religion. Elle avait égalé le but de l’une à celui de l’autre, et n’avait rêvé de différence entre elles que celle des procédés et de la méthode : la religion imaginant et imposant, la philosophie trouvant et démontrant.
Telles avaient été ses espérances ; et que trouvait-elle ? Toute cette lutte, qui avait ranimé les échos endormis de la Faculté et qui remuait les têtes de mes compagnons d’étude, avait pour objet, pour unique objet, la question de l’origine des idées. Condillac l’avait résolue d’une façon que M. La Romiguière avait reproduite en la modifiant. M. Royer-Collard, marchant sur les pas de Reid, l’avait résolue d’une autre ; et M. Cousin, évoquant tous les systèmes des philosophes anciens et modernes sur ce point, les rangeant en bataille en face les uns des autres, s’épuisait à montrer que M. Royer-Collard avait raison et Condillac tort. C’était là tout ; et, dans l’impuissance où j’était alors de saisir les rapports secrets qui lient les problèmes en apparence les plus abstraits et les plus morts de la philosophie aux questions les plus vivantes et les plus pratiques, ce n’était rien à mes yeux. Je ne pouvais revenir de mon étonnement qu’on s’occupât de l’origine des idées avec une ardeur si grande, qu’on eût dit que toute la philosophie était là. Encore si, pour consoler et rassurer ceux qu’on enfermait ainsi dans une aride et étroite question, on eût commencé par leur montrer le vaste et brillant horizon de la philosophie, et dans cette perspective les grands problèmes humains chacun à leur place, et le chemin à parcourir pour les atteindre, et l’utilité de la question de l’origine des idées pour les seconder, cette carte du pays, en m’éclairant, m’eût fait prendre patience. Mais non, cette carte régulière de la philosophie, qui n’existait pas et qui n’existe pas encore aujourd’hui, on ne pouvait la donner et le mouvement philosophique d’alors était encore trop jeune pour qu’on en sentît bien le besoin. M. La Romiguière avait recueilli comme un héritage la philosophie du dix-huitième siècle rétrécie en un problème, et ne l’avait pas étendue. Le vigoureux esprit de M. Royer-Collard, reconnaissant ce problème s’y était enfoncé de tout son poids et n’avait pas eu le temps d’en sortir. M. Cousin, tombé au milieu de la mêlée, se battit d’abord, sauf à en rechercher la solution plus tard. Toute la philosophie était dans un trou où l’on manquait d’air, et où mon âme, récemment exilée du christianisme, étouffait ; et cependant l’autorité des maîtres et la ferveur des disciples m’imposaient, et je n’osais montrer ni ma surprise ni mon désappointement.
Il est certain que, si je me fusse trouvé libre à l’époque de ma première renconre de la philosophie, comme peut l’être un étudiant qui suit les cours publics d’une Faculté, j’aurais laissé là mon maître et ses leçons, et je me serais mis à chercher seul la philosophie, qu’on ne me montrait pas, et à poursuivre à ma manière la solution des vérités qui m’intéressaient. Mais à l’Ecole nous étions soumis à un cours régulier d’études ; et, soit qu’on goûtât ou qu’on ne goûtât pas la philosophie, il fallait en écouter. Mon premier mouvement vint échouer contre ce devoir, et bientôt je trouvai des motifs de ne point regretter qu’il en eût été ainsi.
[…]
« En réfléchissant depuis et sur les causes qui avaient déterminé notre jeune maître à nous laisser dans cette étrange situation, et sur les effets qui en avaient résultés pour moi, j’ai parfaitement compris les unes et je me suis félicité des autres. Jeune comme nous, et comme nous aussi nouveau venu dans la philosophie, M. Cousin, en débutant, partageait notre inexpérience. Ce que nous igniorions, il l’ignorait ; ce que nous aurions voulu apprendre, il aurait voulu le savoir. Mais, obligé d’enseigner et ne sachant pas, il avait judicieusement senti qu’il était des questions qui, par leur généralité même, ne pouvaient être vaincues par la force seule de l’esprit, et dont la solution exigeait une foule de recherches particulières préalables. Telles sont en effet toutes les questions qui portent sur l’ensemble de la philosophie et de son histoire. Il les avaient donc écartées et ajournées, et il s’était replié sur les questions particulières,et, parmi celles-ci, sur le petit nombre de celles qu’avaient commencé à aplanir les leçons de ses maîtres.Une fois aux prises avec ces questions, il nous avait fait assister à ses propres recherches, et, jeune comme il était, il avait porté dans ces recherches toute l’ardeur, toute l’analyse minutieuse, la scrupuleuse rigueur, qui sont le propre des débutants.
C’est ainsi que deux questions avaient rempli deux années d’enseignement ; de là tous les caractères de cet enseignement, de là aussi toutes ses chances : car ce qu’on vient de trouver, on l’enseigne avec une plénitude d’intelligence et cette candeur de conviction qu’on ne retrouve jamais ; et cette conviction, et cette ardeur, et cette rigueur de méthode, passent du maître aux élèves ; et c’est alors, et seulemnt alors, que le maître a des disciples. Plus tard, il ne trouve plus que des auditeurs. L’enthousiasme qu’il n’a plus, il ne lui est pas donné de le communiquer. Ainsi M. Cousin ne nous avait donné que ce qu’il avait pu nous donner, il n’avait pas choisi ; il avait obéi à la nécessité, mais cette nécessité même avait produit des effets que l’enseignement le mieux calculé n’aurait pu donner. En suivant la recherche ardente du maître, nous nous étions enflammés de son ardeur ; les excessives précautions que sa prudence avait répandues dans sa méthode nous avait appris à fond tout le détail de l’art de poursuivre la vérité et de la trouver. La même prudence, appliquée à l’examen des systèmes, nous avaitenseigné à pénétrer jusqu’aux entrailles des opinions philosophiques et à les juger profondément. Enfin, l’absence même de tout cadre, de tout plan, de toute idée sur l’ensemble de la philosophie, avait eu pour premier résultat, en nous la laissant inconnue, de la rendre plus séduisante à notre imagination et d’augmenter en nous le désir de pénétrer ses mystérieuses obscurités, et, pour second, de nous obliger à nous élever par nous-mêmes à ces hauteurs, à nous créer par nous-mêmes notre enseignement, à travailler par conséquent, à penser par nous-mêmes, et à le faire avec liberté et originalité : voilà ce que nous dûmes à M. Cousin. Je sortis de ses mains sachant très-peu, mais capable de chercher et de trouver, et dévoré de l’ardeur de la science et de la foi en moi-même. ».
Nouveaux mélanges philosophiques par Th ; Jouffroy, précédés d’une notice et publiés par Ph. Damiron.
La première édition est posthume, elle paraît en juin 1842, alors que T. Jouffrroy meurt le 1er mars. [Paris : Joubert, in-12, XLVIII-454 p., 1842].
Réédité en 1861 [Nouveaux Mélanges philosophiques par Th. Jouffroy, précédés d'une notice et publiées par Ph. Damiron. Deuxième édition. Paris : Librairie de L. Hachette et Cie, in-12, 341 p., 1861],
Réédité en 1872 [Nouveaux Mélanges philosophiques par Th. Jouffroy, précédés d'une notice et publiées par Ph. Damiron. Troisième édition. Paris : Librairie Hachette et Cie, in-12, 343 p., 1872],
Réédité en 1882 [Paris : Hachette, 1882. Quatrième édition, In-16, XXXVI-343 p., 1882].

Le 18/11/2018