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Notice de l'auteur

Prénom :  [Louis] Gustave
Nom :  Vapereau
Date de naissance :  1819
Date de décès :  1906
Profession :  
Bref :  
Notice :   Vapereau, Gustave

Né le 4 avril 1819, à Orléans ; mort le 17 avril 1906, à Morsang sur Orge [Essone]. [Havelange indique Paris 5ème].

 

Pseudonyme : Écrit avec Maurice Tourneux, et signe sous le pseudonyme collectif de G. M. Valtour.

Écrit aussi sous le pseudonyme d’Adrien Tell.

 

Études.

Études au petit séminaire, puis au collège d’Orléans. Remporte le prix d’honneur de philosophie lors d’un concours entre tous les collèges de France. Bachelier ès-lettres et bachelier ès-sciences.

Ancien élève de l’École normale [1838], la même année que Charles Waddington. Sort de l’École avec sa licence.

 

Carrière universitaire.

Chargé du cours de philosophie au collège royal d’Angoulême, «mais sa nomination ayant été rapportée est attaché comme suppléant au collège Rollin » [Havelange], à Paris.

Gustave Vapereau est le secrétaire de V. Cousin en 1842. C'est sous sa direction qu'il rédige le Mémoire sur les Pensées de Pascal, rapport à l'Académie française sur la nécessité d'une nouvelle édition de cet ouvrage, lu par V. Cousin, entre avril et août 1842.

 

Agrégation de philosophie en 1843 [cette année, sous la présidence de V. Cousin, sont reçus : Charles Waddington ; Victor Bastien ; Gustave Vapereau ; Joseph Ferrari].

Après l’agrégation est professeur de philosophie au collège royal de Tours [1842-1852], et devient en octobre 1842, titulaire de la chaire. Il y enseigne également l’allemand, pendant cinq ans, à partir de 1845.

En 1844, prononce un discours de distribution des prix : Du Caractère libéral, moral et religieux de la philosophie moderne, qui provoque des attaques de la part des cléricaux.

 

1844. Dictionnaire des sciences philosophiques d’Adolphe Franck.

Contribue par quelques notices [signées GV ] : Gravesande, Mérite, Nécessité, Ordre, au Dictionnaire des sciences philosophiques d’Adolphe Franck, dont le premier fascicule paraît fin 1843, la publication durant, pour la première édition jusqu’en 1852. Une deuxième édition paraît à dater du 15 janvier 1875. Une troisième édition en 1885.

 

1848-1849. La Liberté de penser.

Collabore à la revue fondée, en fin 1848, par le professeur de philosophie Amédée Jacques [1813-1865] : La Liberté de penser [1848-1851]. Y publie plusieurs articles : De la Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray [1848, tome 1, pages 370-390 ] ; Du Divorce [1848, tome 2, pages 214-242]; De la Réforme pénitentiaire [1849, tome 3, quinzième et seizième livraison, pages 199 sq. et 300 sq. ].

Les textes sur la Réforme pénitentiaire sont tirés à part en brochure et font l’objet d’une polémique de la part du journal catholique L’Univers. G. Vapereau répond par une Lettre de M. Vapereau, professeur de philosophie, à M. le rédacteur de L'Univers [en réponse à un article du 15 mai 1849] [Tours : impr. de Lecesne ; In-8, 3 p.,].

 

1852. Nominations successives.

En septembre 1852, est nommé professeur de rhétorique [et non de philosophie] au lycée d’Angoulême, puis en octobre 1852 professeur à Grenoble. G. Vapereau refuse le poste. Il est mis en disponibilité, avec le traitement d’agrégé sans emploi.

L’année suivante, en novembre 1853, est chargé de la suppléance de la classe de rhétorique au lycée du Mans. Ne se rendant pas à son poste, G. Vapereau est considéré comme démissionnaire.

De novembre 1853 à septembre 1870, G. Vapereau assure un enseignement dans des établissements libres, notamment au collège Sainte-Barbe. Et publie un Résumé élémentaire de logique, spécialement rédigé pour les élèves de la section scientifique, conformément au programme du baccalauréat ès-sciences [Paris : impr. de Goyer. In-8, 48 p., lithographié. 25 mai 1854].

 

1854. Avocat.

En 1852, au lendemain du Coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte, abandonne l’enseignement.

Étudie le droit à Paris, et se fait inscrire comme avocat [1854]. Mais n’exerce pas, et se tourne vers des activités éditoriales. Se consacre à la rédaction de dictionnaires encyclopédiques, publiés par la librairie Hachette.

 

1858-1893. Le Dictionnaire universel des contemporains.

En 1858, Gustave Vapereau édite un « Dictionnaire universel des contemporains, contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers. Ouvrage rédigé et continuellement tenu à jour, avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays » [Paris : Librairie Hachette et Cie, en deux volumes, le tome I de A à H, le tome II de I à Z, 1858].

Ce dictionnaire connaîtra de nombreuses éditions, réactualisées à chaque fois, pour tenir compte au plus près de l’actualité. Il paraît aussi en un seul volume, dans la reliure de l’éditeur. L’ouvrage est imprimé sur deux colonnes, et comporte, à chaque fois, environ mil cinq cents pages, recueillant autour de quatre cents à cinq cents notices. Première édition en 1858 ; deuxième édition en 1861, avec un supplément en 1863 ; troisième édition en 1865 ; quatrième édition en 1870 [entièrement refondue et considérablement augmentée], avec un supplément en 1873, par Gustave Vapereau et Léon Garnier.

Cinquième édition en 1880, avec un premier supplément en 1881 et un deuxième supplément en 1882 ; sixième édition en 1893, avec un supplément en 1895.

L’édition de 1893, qui comprend certaines notices plus anciennes, ainsi que des notices nouvelles, indique en plus, en bas de page, la totalité des entrées publiées dans les éditions antérieures, avec à chaque fois la date de naissance et de décès de l’auteur, ainsi que les éditions du Vapereau où se trouvent ces entrées [exemple 1-2 signifie première et seconde édition, 3-5, troisième, quatrième, cinquième édition, etc.]. L’ouvrage est toujours imprimé sur deux colonnes, et comporte [avec son supplément de 1895] un peu plus de mil sept cents pages, recueillant environ quatre à cinq cents notices.

 

Publications encyclopédiques.

En 1857 et 1858, édite huit numéros d’un Bulletin international du libraire et de l'amateur de livres, format in-8.

 

De 1858 à 1868 fait paraître une revue annuelle sous le titre « L’Année littéraire et dramatique, ou revue annuelle des principales productions de la littérature française et des traductions des oeuvres les plus importantes des littératures étrangères classées et étudiées par genre avec l’indication des évènements les plus remarquables appartenant à l’histoire littéraire, dramatique et bibliographique de l’année » [Paris : Hachette, in-12]. Soit un total de onze tomes.

À partir de 1876, publie « Le Dictionnaire universel des littératures, Contenant : 1. Des notices sur les ecrivains de tous les temps et de tous les pays et sur les personnages qui ont exercé une influence litteraire; l'analyse et l'appreciation des principales oeuvres individuelles, collectives, nationales, anonymes, etc.;... 2. La théorie et l'histoire des differents genres de poesie et de prose... 3. La bibliographie generale et particuliere, les ouvrages a consulter sur les questions d'histoire, de theorie et d'erudition » [Paris : Hachette. In-8, XVI-2096 p. 1876]. Deuxième édition en 1884.

 

Puis en 1876 : « Éléments d'histoire de la littérature française, contenant : I, Esquisse générale de l'histoire de la littérature française ; II, Suite de notices sur les époques, les genres et les principaux écrivains, avec un choix d'extraits » [Paris : Hachette. 2 volumes in-16. Premier volume : Des origines au règne de Louis XIII ; deuxième volume : Règnes de Louis XIII et de Louis XIV, 1876]. Cette publication se poursuit jusqu’en 1914.

 

1870-1873. Carrière préfectorale.

Après la chute de Napoléon III, est nommé préfet du Cantal, par le gouvernement de Défense nationale [14 septembre 1870], gouvernement où Gambetta est ministre de l’Intérieur.

Puis, par le deuxième gouvernement de février 1871, où Ernest Picard est ministre de l’Intérieur, préfet de Tarn et Garonne [du 26 mars 1871 au 15 février 1873], où sous la pression des cléricaux il est mis en disponibilité.

Au titre de préfet de Tarn et Garonne prononce un discours de distribution des prix à l’occasion de l’inauguration du lycée de Montauban, le 7 août 1871. Publié en tiré à part [Montauban : impr. Forestié. In-8, 1871].

 

1877-1888. Inspecteur général.

Enfin, de 1877 à 1888, est Inspecteur général de l’Instruction publique pour les écoles publiques élémentaires. La suppression de son emploi, le fait admettre à la retraite en mars 1888. Reçoit le titre d’Inspecteur général honoraire.

 

Collaboration.

Collabore à de nombreux journaux : l’Illustration, le Petit journal, Manuel général de l’instruction primaire, la Revue française, la Revue de l’Instruction publique.

Contribue à l’Encyclopédie générale, avec l’article Allemagne (littérature et théatre) ; à L ‘Encyclopédie pédagogique avec l’article Littérature française.

 

Autres publications.

Appréciation générale des Misérables de M. Victor Hugo [Paris : impr. de C. Lahure. In-16, 34 p.,1862]. Extrait de la Revue de l'Instruction publique, 18 septembre 1862. Cinquième et dernier article d'une série dont les quatre premiers ont paru les 8 et 29 mai, 26 juin, 4 septembre 1862.

 

Préface, par G. Vapereau, aux Morceaux choisis de Denis Diderot, recueillis et annotés par Maurice Tourneux. [Paris : Charavay frères. In-16, XXI-316 p., portrait, 1881]. Réédité en 1883.

 

Édition scolaire de Molière Le Bourgeois gentilhomme [Paris. In-16, 1883].

 

Édition scolaire de Descartes Discours de la Méthode. Nouvelle édition publiée avec une introduction et des notes, par G. Vapereau [Paris : L. Hachette. In-16, XII-80 p., 1867].

 

Édition scolaire de Molière Les Précieuses ridicules [Paris. In-16, 1884].

 

L’Homme et la vie. Notes et impressions. [Paris : Hachette et Cie, in-16, II-243 p., 1896]. Repris des Choix de pensées parues dans l’Illustration, de 1880 à 1896, et signées G. M. Valtour, pseudonyme collectif de Gustave Vapereau et Maurice Tourneux [son gendre].

 

Référence.

Gustave Vapereau. Dictionnaire universel des contemporains. Paris [Hachette. Édition de 1893].

Jules Banchereau. Gustave Vapereau, 1819-1906, notice sur un Orléanais [Orléans, impr. de A. Gout. In-8, 16 p., portrait, 1907].

I. Havelange, F. Huguet, B. Lebedeff, Les Inspecteurs généraux de l'Instruction publique, dictionnaire biographique 1802-1914, Paris : Inrp, Cnrs, 1986.

Havelange et al. fournit les renseignements biographiques concernant ses parents [père : Mathieu Julien Vapereau [né autour de 1789-], boulanger ; mère : Marie Félicie Boisbourdin [née autour de 1789] ; son mariage avec Émilie Euphrasie Forest-Oresse, dont il a trois enfants, parmi lesquels Paul Vapereau, né autour de 1847 ; une de ses filles épouse le littérateur et bibliographe Maurice Tourneux [1849-1917].

Le Personnel de l'administration préfectorale 1800-1880 [Paris : Centre historique des Archives nationales. 1998].

 

 

 


© Textes Rares, Philo19
Le 16/11/2018