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Notice de l'auteur

Prénom :  Giuseppe [Michel Jean]
Nom :  Ferrari
Date de naissance :  1811
Date de décès :  1876
Profession :  Philosophe italien
Bref :  Philosophe et homme politique italien
Notice :  Né le 7 mars 1811, à Milan ; mort le 2 juillet 1876, à Rome.

Fils d’un médecin de Milan. Études au lycée-gymnase S. Alessandro [aujourd’hui Cesare Beccaria] de 1820 à 1827.

1828-1837. En Italie. Etudes et premiers travaux.
Études de droit à l’Université de Pavie. Doctorat en droit [juin 1832]. Avocat. Puis études de philosophie, où il est influencé par le juriste et philosophe Giovanni Domenico Romagnosi [1761-1835], représentant de l’époque des Lumières, interdit d’enseignement par les autorités autrichiennes, inspirateur des Annali universali di statistica, economica publica, storia, viaggi e commercio, autour desquelles se regroupent de jeunes intellectuels libéraux italiens. Ferrari s’intéresse à Hume, à Locke, à Cattaneo, à Vico.
G. Ferrari est reconnu, dès cette époque, pour ses travaux sur Gian Battista Vico dont il publie une édition des Œuvres complètes [6 volumes, 1835-1837], augmentées d’un volume sur l’Esprit de Vico [La Mente di Giambattista Vico, agiuntovi il primo scritto istorico di Vico [De Parthenopea conjuratione] Milano : Società tipogr. de classici italiani. In-8, XV-414 p. et portrait, 1837]. Réédité en 1853, à Milan, dans la Collection de la Société typographique des classiques italiens.
De Vico, il édite également les Principii di una scienza nuova d’intorno alla commune natura delle nazioni [Milano. Edizione delle opere classiche italiane del secolo XVIII. Aggiunta. X-XI. 2 volumes in-8, 1836]. Réédité en 1843.
G. Ferrari est connu également par son travail sur Romagnosi, publié dans la Bibliothèque italienne [La Mente di G. D. Romagnosi, Prato, 1839].
Publie une recension critique de l’ouvrage de Terenzio Mamiani [1800-1885], Rinnovamento della filosofia italiana.

1837-1859. En France.
Empêché de publier une revue philosophique par les autorités autrichiennes, il s’exile en France en 1837 comme réfugié politique [de 1838 à 1859, sauf un bref retour à Milan, au moment de la révolution de 1848].
Muni d’une lettre de recommandation de l’abbé Amedeo Peyron [1785-1870], spécialiste de grec et de copte, il rencontre V. Cousin [qui avait été en relation avec A. Peyron, à Milan en 1820, à l’occasion de la collation de manuscrits de Proclus].
Publie dans la Revue des Deux-Mondes, en juin 1839 et en février 1840, deux articles sur la Littérature populaire en Italie ; le premier ayant pour titre Venise [juin 1839, pages 690-720] ; le second Naples, Milan, Bologne [15 février 1840, pages 503-511]. Ces articles vont soulever une polémique avec Guillaume Libri, à laquelle il répond par Deux lettres à MM. les rédacteurs du Journal des savants, sur un article de M. Libri [Paris : impr. de Moquet. In-16, 16 p., sd].
Les textes de G. Ferrari seront repris en 2005, sous le titre Saggio sulla poesia popolare in Italia, avec une introduzione di Elisabetta Di Giovanni [Milano : F. Angeli. Collection Critica letteraria e linguistica. In-12, 159 p., 2005].

Il fait paraître également, en français, Vico et l’Italie [Paris : Éveillard, in-8, XV-480 p., 1839], qui « est comme le résumé de ses travaux parus [en Italie] sur Vico » [Vapereau]. Réédité, comme deuxième édition, en 1841-1842.

1840. Doctorat ès-lettres.
En France, devient docteur ès-lettres [la même année que A. Bontoux, Adolphe Garnier, François Marie Riaux, Émile Saisset, A. Berger] avec une thèse : De l’Erreur [Paris, 27 août 1840] publiée [Paris : impr. de Moquet. In-8, 73 p., 1840]. Sa thèse latine porte sur Campanella [De Religiosis Campanellae opinionibus. Parisiis : typis Moquet. In-8, 66 p., 1840].

Est nommé professeur au collège de Rochefort sur Mer [5 octobre 1840].

1841. Échec provisoire à l’agrégation.
Tente de passer l'agrégation en 1841, mais est refusé, Théodore Jouffroy étant le président du jury cette année-là.
Comme l’année précédente, c'est Théodore Jouffroy, membre du Conseil royal, et non V. Cousin qui préside le jury d'agrégation de philosophie. Sont membres du jury : De Cardaillac, inspecteur de l’Académie de Paris ; Nicolas Bouillet, proviseur du collège royal Bourbon ; Alexandre Gibon, professeur de philosophie au collège royal Saint-Louis ; Adolphe Franck, agrégé de la Faculté des lettres de Paris. Il y a dix-neuf candidats et cinq places mises au concours. Sont reçus en cette année 1841 : Adolphe Mourier, Jean Maurial, Anthelme Gunet.
Joseph Ferrari [1811-1876], qui vient d’obtenir son doctorat ès-lettres en 1840, échoue pourtant cette année à l'agrégation de philosophie [il sera reçu en 1843, V. Cousin étant président du jury].
Dans le compte-rendu au Ministre de l’Instruction publique, en date du 11 septembre 1841, Théodore Jouffroy écrit : « [Ferrari, docteurès-lettres], remarquable par une variété de connaissances et une distinction d’esprit dont il a donné des preuves dans ses ouvrages ; […] digne d’être nommé si à une littérature très étendue [Ferrari] unissait à un plus haut degré les connaissances positives et la sévérité d’habitudes intellectuelles que le professeur de philosophie doit posséder. Le jury n’a pas hésité à ajourner [ce candidat] : une année d’études et de méditations achèvera [son] éducation philosophique ». [Journal général de l’Instruction publique, volume 10, mercredi 15 septembre 1841, n° 75, pages 442-443].

1841. Enseignant en difficulté à la Faculté de Strasbourg.
Avec l’appui de V. Cousin, il enseigne à la Faculté des lettres de Srasbourg, comme suppléant de l'abbé Bautain [29 octobre 1841]. Il édite son discours d’ouverture : Cours de philosophie, année 1841-1842 : discours d’ouverture [Strasbourg : impr. de P. Dupont, in-8, 16 p.].
Il y fait [21 janvier 1842] une leçon sur les doctrines de Platon, où il expose sa doctrine du mariage et celle de la communauté des biens. Une campagne de presse, conduite par la réaction religieuse, se déclenche contre lui. Le journal l'Univers déclare que son enseignement répand des germes de mort, qu'il tente d'implanter le matérialisme à l'Université.
Le journal l'Union catholique le désigne au mépris des pères de famille. Un libelle de A. de Humbourg, directeur d’un journal local, membre de la Société de saint Vincent de Paul à Paris est écrit contre lui : Opinion catholique sur l'enseignement universitaire et reproduction véritable de la philosophie sociale de M. Ferrari. La hardiesse de ses idées déchaîne les feuilles ultramontaines.
Ferrari est accusé de communisme et d’irreligion. Pour se défendre, Il publie : Idées sur la politique de Platon et d’Aristote, exposées en quatre leçons à la Faculté des lettres de Strasbourg, suivies d’un discours sur l’histoire de la philosophie à l’époque de la Renaissance, par J. Ferrari [Paris : Capelle, in-8, XXI-100 p., 1842]. Cependant, Abel Villemain [1790-1870], qui ayant succédé au ministère à V. Cousin, est à nouveau ministre de l'Instruction publique [octobre1840-décembre 1844], le destitue en 1842 [31 janvier 1842].

1843. Agrégation de philosophie.
En 1843, alors que V. Cousin est redevenu, comme à son habitude, le président du jury d'agrégation, J. Ferrari est reçu [le quatrième] à l'agrégation de philosophie, en même temps que, dans l’ordre de classement, Charles Waddington, Victor Bastien, Gustave Vapereau. Malgré tout G. Ferrari n’a pas de poste et reste en disponibilité.

Publie en avril 1843 un Essai sur le principe et les limites de la philosophie de l’histoire [Paris : Joubert, in-8, XVI-551 p., 1843].

1838-1846. Collabore à la Revue des Deux-Mondes
J. Ferrari, à partir de 1838, collabore à la Revue des Deux-Mondes [fondée en 1831 par François Buloz]. Il le fait selon trois thèmes : celui de la littérature italienne ; celui de la philosophie ; celui de la politique contemporaine.
Publie successivement, sur la littérature italienne : Vico et son époque [à propos des Œuvres complètes de Vico], dans la Revue des Deux-Mondes [1er juillet 1838] ; De la littérature populaire en Italie : I. Venise, dans la Revue des Deux-Mondes [1er juin 1839], II. Naples, Milan, Bologne, dans la Revue des Deux-Mondes [15 février 1840].
Sur la philosophie : la Philosophie catholique en Italie, I. Rosmini et ses travaux, dans la Revue des Deux-Mondes [15 Mars 1844, pages 956-994], II. L’École de Rosmini et ses adversaires, les Partis politiques en Italie et le gouvernement pontifical en 1844, dans la Revue des Deux-Mondes [15 mai 1844, pages 643-688]. Il y met en cause les positions de l’abbé Vincenzo Gioberti [1801-1852], ce qui entraîne une réponse de Gioberti [Bruxelles : Méline et Cans et Cie, in-8, 42 p., 1844]. Dans la Revue des Deux-Mondes [1er août 1845, pages 389-434] Des Idées et de l’école de Fourier depuis 1830.
Sur la politique contemporaine : La Révolution et les révolutionnaires en Italie, I. Histoire du parti libéral italien, dans la Revue des Deux-Mondes [15 novembre 1844], I8I. Les Écrivains politiques, la Jeune Italie, la Poésie nationale, dans la Revue des Deux-Mondes [1er janvier 1845 ; L’Aristocratie italienne, De l’histoire et du rôle des familles nobles en Italie, dans la Revue des Deux-Mondes [15 août 1846].

1844-1848. Collabore à la Revue indépendante.
Giuseppe Ferrari collabore à la Revue indépendante [1841-1848], fondée le 1er novembre 1841 par Pierre Leroux, revue à laquelle collabore George Sand, Louis Viardot, puis Pascal Duprat.
Le 15 novembre 1844 et le 1er janvier 1845 fait paraître, dans la Revue indépendante, deux articles intitulés La Révolution et les réformes en Italie, publiés également en tiré à part [Paris : Amyot, in-8, 48 p., 1848].

À la veille de la révolution italienne, G. Ferrari publie un un article sur la situation politique en Italie, paru dans la Revue indépendante : La Révolution et les réformes en Italie [10 janvier 1848].

1848. La révolution italienne.
En 1847, publie un article sur La Renaissance italienne, dans la Revue indépendante [novembre 1847], dans lequel il manifeste sa sympathie à l’égard du camp démocratique et révolutionnaire, et argumente en faveur du fédéralisme.

À la suite du soulèvement victorieux de Milan contre les Autrichiens [18-23 mars 1848] se rend quelques semaines en Italie, à Milan, autour d’avril 1848, pour tenter de regrouper des forces démocratiques s’opposant à la politique piémontaise du gouvernement provisoire, mais sa tentative échoue, et Ferrari retourne à Strasbourg.

1848. Réintégration à Strasbourg.
La révolution de 1848 lui permet d'être réintégré comme suppléant dans son poste de Strasbourg [20 mars 1848], grâce au soutien d’Hippolyte Carnot, ministre de l’Instruction publique et des cultes de la Deuxième République, de fin février à juillet 1848, qui vient de succéder à Narcisse Achille de Salvandy [ministre du 1er février 1845 au 24 février 1848].
Mais, il est muté quelques mois plus tard, et en décembre 1848 [16 décembre] est nommé professeur de philosophie au lycée de Bourges : c’est Paul Janet [1823-1899], ancien secrétaire de V. Cousin [1845-1846], qui vient de soutenir son doctorat, qui est nommé à sa place à Strasbourg, tandis que G. Ferrari, déplacé et rétrogradé, le remplace à Bourges.
À Bourges, G. Ferrari participe à la vie politique locale au côté des républicains, fréquente les clubs, est dénoncé pour sa présence dans des « assemblées illicites » [Marc Vuilleumier]. Ces nouveaux incidents le font mettre en disponibilité [25 juin 1849]. Pour éviter une arrestation probable, il séjourne quelque temps à Bruxelles, puis revient à Paris après août 1849.
Entre temps a apporté sa contribution au nouveau journal de Félicité de Lamennais Le Peuple constituant [qui paraît brièvement du 27 février au 11 juillet 1848].

1849. Les Philosophes salariés.
C’est alors qu’il publie [annoncée par la Bibliographie de la France en septembre 1849], un ouvrage critique dénonçant la philosophie officielle et V. Cousin, son représentant typique : Les Philosophes salariés [Paris : Gustave Sandré, Éditeur des Œuvres de Pierre Leroux, rue Percée Saint-André des Arts, in-8, VII-168 p.,1849].
Après un Avant-propos, comprend 12 chapitres : 1. Les philosophes de la révolution ; 2. Première apparition des philosophes salariés ; 3. La réaction de l’éclectisme ; 4. La méthode de l’éclectisme ; 5. La science de M. Cousin ; 6. La vie d’après M. Cousin ; 7. La morale de M. Cousin ; 8. La religion de M. Cousin ; 9. M. Cousin historien ; 10. L’éclectisme au pouvoir ; 11. L’Académie des sciencesmorales ; 12. Conclusion.
Réédité. Paris ; Genève : Slatkine Reprints, collection Ressources. XIX+ VII+168 p., 1980. Avec une présentation de Marc Vuilleumier.
Réédité en 1983. Les Philosophes salariés ; (suivi de) Idées sur la politique de Platon et d'Aristote : et autres textes de Joseph Ferrari. Préface de Stéphane Douailler et Patrice Vermeren [Paris : Payot, collection Critique de la politique, In-12, 317 p., 1983].
L’essai, d’un ton polémique, prend parfois la forme pittoresque de dialogues : entre le Voltairien et le philosophe ; le professeur et l’ignorant ; le maître et l’élève ; le philosophe et le courtisan ; le philosophe et l’initié. Enfin, le chapitre sur l’Académie des sciences morales, qui fustige l’entreprise des Petits traités, met en scène V. Cousin, Adolphe Thiers, Charles Troplong, Hippolyte Passy, Adolphe Franck, tous auteurs de Petits traités, et personnages importants de l’Académie des sciences morales et politiques.

La déconstruction du « système » Cousin.
G. Ferrari expose le système de V. Cousin : la manière dont il réussit à imposer l’éclectisme, philosophie du juste milieu : « Avec l’avènement de Louis-Philippe, l’ère de la banque était arrivée, il fallait au juste-milieu une philosophie ni catholique ni libérale, ni légitimiste ni démocratique ».
V. Cousin l’impose par quatre moyens : l’École normale ; le concours d’agrégation ; le conseil royal de l’Instruction publique ; l’Académie des sciences morales.
À l’École normale, on enseigne l’éclectisme et on écarte la réflexion sur les idées philosophiques. V. Cousin condamna tous les élèves à user de toute leur énergie dans les questions d’érudition philosophique. De 1830 à 1849, toutes les thèses ont été constamment historiques.
Pour l’agrégation, elle est donnée par un jury éclectique presque toujours présidé par M. Cousin lui-même. « Il va sans dire que ce jury n’a jamais douté de l’excellence de l’éclectisme ni de la supériorité des éclectiques ». Le succès est impossible pour ceux qui ne sont pas au courant des moindres caprices de l’érudition officielle.
Grâce au conseil de l’Université, V. Cousin dispose du personnel des philosophes. « Il confirme les éclectiques fidèles dans leurs places, il donne de l’avancement aux plus zélés, il couronne les serviles ». Au contraire, y a-t-il des récalcitrants. « ils sont déplacés, tourmentés, dégradés, suspendus et définitivement destitués ».
Enfin, l’Académie des sciences morales « a sanctionné l’œuvre de M. Cousin. Composée d’une majorité attachée au juste-milieu, naturellement obligeante pour le chef de l’éclectisme, elle lui permit de lui amener des éclectiques et de fonder ainsi la faction de la philosophie. Il récompensa par l’Institut le zèle de ses séïdes ; il fit proposer des prix d’éclectisme ; il les fit décerner aux orthodoxes de l’école, et l’Académie des sciences morales appuya de son autorité le monopole de l’École normale, des concours, et du conseil de l’Université ».

1849-1851. Autour de la Révolution.
La même année [1849] fait paraître : Machiavel, juge des révolutions de notre temps [Paris : Joubert, in-8, 152 p., 1849]. Réédité en 2003, avec une préface de Georges Navet. [Paris : Payot et Rivages. Collection Critique de la politique. In-8, 194 p., 2003].

Publie, à Londres, Philosophia della Rivoluzione [Philosophie de la révolution], 2 volumes in-16.1851. L’adresse de Londres est fictive, en réalité l’ouvrage est édité à Capolago [Suisse]. Réédité en 1873, comme deuxième édition [Milano : F. Manini. 2 volumes in-8. 1873] et en 1880.

Quelques mois après le coup d’État de Louis-Bonaparte, de décembre 1851, publie : L’Italia dopo il colpo di Stato del dicembre 1851 [Capolago, 1852],

Revient en Italie en 1859, au moment de l’annexion de la Lombardie au Piémont. Professeur d’histoire de la philosophie à l’Académie scientifique et littéraire de Milan, il enseigne aussi à Turin et à Pise. Partisan du fédéralisme, il s’oppose à Cavour et à sa démarche favorisant une monarchie unitaire, notamment en s’opposant à l’annexion de l’Italie méridionale [8 octobre 1860]. Député [à Turin], au premier Parlement de l’Italie en voie de réunification, en mars 1860 [7ème législature], il prend rang parmi les orateurs du parti radical et mazzinien, et siège jusqu’à la fin de 1876 [12ème législature]. Membre du conseil de l’enseignement.
Devient sénateur le 15 mai 1876. Il meurt, à Rome, quelques mois après.

Publications.
La Mente de Vico, 6 volumes, 1835-1837], réédité en 1853, à Milan
Principii di una scienza nuova d’intorno alla comune natura delle nazioni [Milano. 2 volumes in-8. 1836].
Vico et l’Italie [Paris : Éveillard, in-8, XV-480+4 p., 1839].
La mente di G. D. Romagnosi : saggio [Prato : Tipografia Guasti. In-8, 123 p., 1839].
De l’Erreur [Paris : impr. de Moquet, in-8, 67 p., 1840]. Il s’agit de la thèse pour le doctorat ès-lettres, soutenue à Paris, le 22 août 1840.
De Religiosis Campanellae opinionibus. [Parisiis : typis Moquet, in-8, 66 p., 1840]. Il s’agit du texte de la thèse latine soutenue pour le doctorat ès-lettres.
Deux lettres à MM. les rédacteurs du Journal des savants, sur un article de M. Libri [Paris : impr. de Moquet, in-16, 16 p., sd. (1840)].
Cours de philosophie, année 1841-1842 : discours d’ouverture [Strasbourg : impr. de P. Dupont, in-8, 16 p., 1841]
Vico et l'Italie [Paris : Capelle. In-12, XV, 480 p., 1841-1842]. L’ouvrage est déjà paru à Paris en 1839, chez un autre éditeur.
Idées sur la politique de Platon et d’Aristote : exposées en quatre leçons à la Faculté des lettres de Strasbourg ; suivies d’un discours sur l’histoire de la philosophie à l’époque de la Renaissance. [Paris : Capelle, in-8, XXI-100 p., 1842].
Essai sur le principe et les limites de la philosophie de l’histoire [Paris : Joubert, in-8, XVI-551 p., 1843].
En 1843, réédite de Giambattista Vico Principj di una scienza nuova d'intorno alla comune natura delle nazioni, secondo l'edizione del 1725 ; pubblicati con note da Giuseppe Ferrari ; si aggiungono Le vindiciae in acta eruditorum lipsiensia, ec. e la vita dell'autore [Milano : dalla societa tipografica de' classici italiani. Collection : Edizione delle opere classiche italiane del secolo 18. Aggiunta 10. In-8, XIX, 488 p., 1843]. Il s’agit d’une deuxième édition. Édité initialement en 1836.
La Révolution et les réformes en Italie [Paris : Amyot, in-8, 48 p., 1848].
Les Philosophes salariés, [Paris : Gustave Sandré, Éditeur des Œuvres de Pierre Leroux, rue Percée Saint-André des Arts, in-8, VII-168 p.,1849]. Réédité. Paris ; Genève : Slatkine Reprints, 1980. XIX+ VII+168 p. Réédité en 1983, avec une Préface de Stéphane Douailler et Patrice Vermeren, Paris : Payot, collection Critique de la politique, 1983.
Machiavel, juge des révolutions de notre temps [Paris : Joubert, in-8, 152 p., 1849]. Réédité en 2003, avec une préface de Georges Navet. [Paris : Payot et Rivages. Collection Critique de la politique. In-8, 194 p., 2003].
Filosofia della rivoluzione [Londres. 2 volumes in-16. 1851]. Est édité, en réalité, à Capolago [Suisse]. Réédité en 1873. Et en 1970, édité par Giuseppe Santonastaso [Milano : Marzorati. Collection Scrittori italiani. Sezione filosofica e pedagogica. In-8, 487 p., avec une bibliographie, des notes bibliographiques, un index.1970].
Federazione republicana [La Fédération républicaine] [Londres : s.n. In-8, 185 p., 1851].
L'Italia dopo il colpo di stato del 2 dicembre 1851 [Capolago : Tipografia Elvetica. In-8, 131 p., 1852].
Opere filosofiche e politiche di Giuseppe Ferrari [Capolago ; Tipografia Elvetica. 4 volumes in-8, 1854]
La mente di Giambattista Vico. Aggiuntovi il primo scritto istorico di Vico [Milano : dalla Societa tipografica de' classici italiani. In-8, VII-378 p., 1854]. Il s’agit de la seconde édition.
Histoire des révolutions d’Italie, ou Guelfes et Gibelins [Paris : Didier, 4 volumes in-8, 1858], traduit en italien en 1871-1873.
L’Annexion des Deux-Siciles [Paris : E. Dentu. In-8, 32 p., 1860]. C’est la traduction en français des deux discours de G. Ferrari : Discorsi sull’annessione delle Due Sicilie al Parlamento italiano nelle tornate dell’8 e 11 octobre 1860 [Torino, 1860]. Édité également à Florence : L' annessione delle Due Sicilie [Firenze : Stamperia Cenniniana. In-8, 27 p., 1860].
La Fédération italienne, deux discours de M. Joseph Ferrari, prononcés au parlement de Turin, dans les séances des 8 et 11 octobre 1860. Traduits sur le texte du Journal officiel, par H. Cernuschi et J. Wallon. [Paris : E. Dentu, 1860].
Histoire de la raison d’État [Paris : Lévy frères, in-8, XI-464 p., 1860]. Réédité en 1992, avec une préface de Robert Bonnaud [Paris : Ed. Kimé. Collection Le Sens de l’histoire.In-8, XIII-427 p., 1992].
Édite des Opuscules de Giambattista Vico : Opuscoli / Giambattista Vico ; posti in ordine da Giuseppe Ferrari [Napoli : stamp. de' classici latini. In-8, VIII, 351 p., 1860].
Carta figurativa e indice delle guerre municipali d'Italia secondo la storia delle rivoluzioni guelfe e ghibelline [Milano : Editori del Politecnico. Collection Opuscoli scelti sulle scienze e sulle arti ; 2. In-8, 28 p., carte. 1860]
La capitale d'Italia : discorso [Torino : tip. Botta. In-12, 19 p., 1861].
Corso sugli scrittori politici italiani [1862]
Prolusione al corso di filosofia della storia [1862]
A suoi elettori [Milano : Tipografia Manini. In-8, 8 p., 1866].
La mente di Pietro Giannone. Lezioni di Giuseppe Ferrari all' Istituto superiore di Milano. [Milano : tip. del Libero pensiero. In-8, VIII-127 p., 1868].
Lettere chinesi sull'Italia [Milano : coi tipi della Gazzetta di Milano. In-12, 53 p., 1869]
L'Incendio di Parigi [Firenze. In-8, paginé 536-560. 1871] Estratto dalla Nuova Antologia.
La Chine et l’Europe, leur histoire et leurs traditions comparées [Paris : Didier. In-8, VI-607 p.,1867]. Réédité en 1868, comme deuxième édition, même pagination.
Storia delle rivoluzioni d’Italia [Milan : E. Treves, 3 volumes, 1870-1872].Premère édition italienne, revue et augmentée par l’auteur.
Filosofia della rivoluzione [Milano : Stabil. tipografico-librario dell'edit. F. Manini. 2 volumes in-8, 1873] 2ème ed. riveduta dall'autore. La première édition, en Suisse, est de 1851.
Teoria dei periodi politici, di Giuseppe Ferrari [Milano : U. Hoepli, in-16, VIII-621 p., 1874].
« L’aritmetica nella storia » Rendiconti dell’Instituto Lombardo di scienze et lettere, 1875.
Reves et images [par Joseph Ferrari] [Reggio dans l'Emile : Impr. des Artigianelli. In- 8, 30 p., 1898].
Del deismo [Ginevra : ed. del Risveglio socialista-anarchico. Biblioteca socialista-anarchica, n° 11. In-12, 32 p., 1903] Extrait de Filosofia della rivoluzione, Londra, 1851.
Il senso dello stato. [Padova : Cedam. XIX-127 p., 1990].

Contribution.
Revue des Deux-Mondes, la Revue indépendante, Le Peuple constituant.

Référence.
Gustave Vapereau. Dictionnaire universel des contemporains. Paris. 1880. Page 667.
Rien dans Dictionnaire de Biographie française. Paris 1975

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Le 1/03/2017